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16/05/2013

Justice des vainqueurs, tortures, traitements inhumains: Mélenchon s’en prend à Ouattara



Le service après-vente des interventions militaires de nos présidents successifs est un devoir qui dépasse les temporalités médiatiques. Quand la guerre a lieu, l’armée transporte les journalistes et les installe dans des points d’observations choisis par elle. Pendant quelques jours les « reporters » filment librement ce qu’il est prévu de les voir filmer et commentent librement en direct « sur place, depuis le terrain » leurs collègues en plateau à Paris qui leur lisent les dépêches de l’armée et du gouvernement. Jusque-là tout va très bien. En effet il ne saurait être question de laisser de tels énergumènes pourrir une guerre avec leurs inévitables otages ou leurs morts mis en exergue chaque jour au journal de vingt heures. Surtout que sur ces plateaux tournent avec suavité deux ou trois experts directement liés à nos Etats-Majors, revues et colloques savants, qui commentent des cartes du meilleur effet. De cette façon tout se déroule, avec une magnifique précision d’horloge, selon le plan prévu. Premier temps on intervient au nom des droits de l’homme comme le prouvent des images « tournées en caméras cachées au péril de notre vie ». Deuxième temps on commente les droits de l’homme bafoués avant notre glorieuse présence vu qu’il n’y a plus rien à montrer en image car les zones de combat sont interdites d’accès. Troisième temps la guerre est finie, les droits de l’homme sont rétablis, la population sort les drapeaux français tout neufs qu’elle cousait en cachette depuis des semaines. Les télés rentrent à la maison, les commentaires s’interrompent car le sujet est vite épuisé (surtout dans le désert où il n’y a vraiment personne). Depuis peu il y a une nouvelle séquence imposée : la visite sur place du président très bon très grand qui vient écumer la joie du peuple libéré. « Merci la France » « Sarkozy ! Sarkozy ! » à Benghazi. « Merci papa Hollande » à Tombouctou. Les sceptiques reçoivent le coup de grâce. Quoi qu’il en soit, quatrième temps, la guerre continue. Peu importe qu’elle continue. Le cirque est parti, le spectacle a lieu ailleurs. Les droits de l’homme retournent donc au présentoir de la bonne conscience, entre la tête de buffle empaillé et le portrait du Dalaï Lama. A partir de cet instant on ne peut revenir sur la scène de ces exploits guerriers qu’avec un masque et des gants, car il s’agira de fouiller dans la charogne.


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22:39 Publié dans ANALYSES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : en côte d’ivoire, comme hier au kosovo, comme à présent en lybie et très bientôt, c’est certain, au mali et en syrie, nos chers alliés politiques « amis des droits de l’homme » que n, c’est-à-dire hors de la quinzaine pendant laquelle les médias mo, d’odieux pourris et parfois même des criminels notoires. voyez c, les nord-américains sont là pour révéler qu’ils disposent de pre, quoi. je ne crois pas surprendre beaucoup de mes lecteurs en écr, là encore de prendre d’abord conscience du rôle d’illusionnistes, j’en conviens) des médias officialistes. en côte d’ivoire, des criminels de toutes sortes, massacreurs de civils, tortureurs de prisonniers civils, bourreurs d’urnes patentés, occupent dorénavant les postes clefs du régime « ami des droits , non commenté aux journaux de 20 heures français pourtant telleme, ouattara issiaka (alias ì wattao), hervé touré (alias ì vetcho ), koné zakaria et chérif ousmane ont tous été promus à des postes , au pays des droits de l’homme qui n’hésite pas à s’engager milit, sans doute, que s’appeler gbagbo et être le fils de son père, même si on n’a pas d’activité politique n’est pas bien malin. fa, les vainqueurs ont tous les droits. notamment celui de martyrise, cela va de soi. « vae victis » dit l’adage des romains, malheur aux vaincus. tout est alors permis contre eux. je ne veu, elle est pourtant réclamée par le tribunal pénal international. , je n’ai jamais dîné avec les gbagbo du temps où ils étaient puis, ni invité. j’étais à la gauche du ps et de l’internationale soci, et d’autres beaucoup moins à gauche. au bureau national du ps de, je me souviens que lui et son ministère ne seraient rien ni pers, je suis juste soulevé de dégoût par la lâcheté de ceux qui autor, je ne crois pas que alassane ouattara, ce soit la côte d’ivoire et je ne montre pas le pays du doigt à , vu la situation, le front populaire ivoirien et ses alliées ont appelé au boycott, la participation a été de 15%. le président « élu », alassane ouattara dit qu’elle a été de… 30%. pas de quoi pavoise, due au boycott et à la lassitude générale de la population, montre au contraire un pays prostré et abusé. et dans ce naufrag, le parti d’alassane ouattara a subi une sévère débâcle. a peine , le pdci ! sur le terrain de nombreux incidents ont eu lieu entre, juste une exaspération généralisée et une tension rappelant à to, président de la république de côte d’ivoire, a officiellement invité françois hollande à se rendre dans son p, sans la laisse ni la gamelle fournie par le service de communica, le temps qu’ils recoupent leurs informations, bref le temps qu’ils fassent le travail de journaliste

05/03/2012

Résolutions de la manipulation à l’Onu



Source : Notre voie : Du 05/03/2012

Lorsqu’elle émergea officiellement le 24 octobre 1945, l’Organisation des Nations Unies, née des cendres de la défunte Société des Nations, avait une ambition noble : maintenir la paix à travers le monde entier et faire d’elle, une réalité inéluctable dans chaque pays. L’unité et la camaraderie de tous ses pays membres devraient constituer les piliers de l’Organisation. Malheureusement, bientôt 67 ans après sa naissance, l’Onu a certes empêché une 3ème guerre mondiale, mais elle s’est portée complice active ou passive de conflits armés dans certains pays. Qui ont occasionné de milliers de morts et d’exactions de toutes sortes. Les raisons et le théâtre des opérations de ces guerres démontrent clairement l’instrumentalisation de l’Onu. Il s’agit des intérêts économiques et géostratégiques des pays puissants, membres de l’Organisation. Ces guerres se déroulent majoritairement dans les pays pauvres du Tiers-monde (Afrique, Amérique latine, Asie… et depuis quelque temps, Moyen et proche Orient).
L’Onu n’est plus au service de tous ses pays membres sans distinction. Elle n’est plus au service des peuples. Elle n’est plus l’Organisation des Nations Unies. Depuis l’émergence de la « guerre froide » puis sa fin avec la chute du mur de Berlin, l’Onu est devenue une « secte » au service des plus forts qui en imposent au plus faibles. L’Onu roule pour les pays puissants qui manœuvrent afin de contrôler les richesses des Etats pauvres. Les pays puissants financent l’Onu et désignent son Secrétaire général qui leur est corvéable et malléable à merci. Hier, le cache-sexe dont se servaient les puissances occidentales pour agir à travers l’Onu était la lutte contre le communisme ; aujourd’hui, il s’agit de la démocratie. Mais en réalité, la démocratie n’est pas la préoccupation, encore moins, la volonté des peuples des pays pauvres. Auquel cas, la France n’aurait pas soutenu, par exemple, Idriss Déby au Tchad, Denis Sassou N’Guesso au Congo-Brazzaville, Bozizé en Centrafrique ou Ali Bongo Omdimba au Gabon.
Afin de mener à bien leurs opérations à visée géostratégique et économique, les pays puissants utilisent l’Onu et ses résolutions. Ce fut le cas récemment en Côte d’Ivoire et en Libye. Pour renverser Laurent Gbagbo que Paris trouvait trop nationaliste et souverainiste, et installer Alassane Dramane Ouattara, « pion parfait » pour l’Elysée, la France a fait adopter la résolution 1975 sur fond de manipulation de l’opinion internationale relativement au « massacre des femmes d’Abobo ». En Lybie, c’est la résolution 1973 qui a servi d’instrument à la France et à l’Angleterre pour dégager « l’encombrant » Muammar Kadhafi et faire main-base sur les richesses pétrolières de la Libye. Officieux au départ, le soutien militaire de la France à la rébellion armée libyenne anti-Kadhafi est devenue officielle grâce à la résolution 1973. Qui a aussi servi de prétexte pour l’offensive militaire de l’Otan. Comme en Libye, les puissances occidentales accusent Bachar El Assad, le « leader nationaliste Syrien » de massacrer son peuple. Vrai ou faux, comme en Libye, on constate que la Syrie est ravagée par une rébellion armée que soutiennent les capitales occidentales. Comme en Libye, les pays puissants veulent s’appuyer sur une résolution de l’Onu pour renverser Bachar. Comme en Libye, les intérêts géostratégiques et économiques sont en embuscade. Mais cette fois-ci, la Russie et la Chine, sans doute gagnées par la lucidité, s’y opposent farouchement. Au motif qu’il faut éviter de « reproduire le scénario Libyen ». Où une rébellion armée a été soutenue et des islamistes ayant des liens avec Al Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi) installés au pouvoir. La Libye est aujourd’hui menacée par la charia et tous les acquis de l’ère Kadhafi (liberté encourageante pour les femmes, soins gratuits etc.) volent en fumée.




Didier Depry didierdepri@yahoo.fr