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12/09/2011

Yamoussoukro: Philippe-Rémond enterré dans la broussaille



Source : Notre voie du 11/09/2011


Tué par les éléments des FRCI d’Alassane Dramane Ouattara le 31 mars dernier, lorsqu’ils sont entrés dans la capitale politique de la Côte d’Ivoire, le français Philippe Rémond Gabriel Hervé a été porté en terre jeudi dernier. Ses amis, les enseignants de l’INP-HB où il enseignait les sciences industrielles, les rotariens et quelques ressortissants français vivant à Yamoussoukro lui ont rendu un dernier hommage en présence du Consul de France. La cérémonie de séparation s’est déroulée dans les locaux d’Ivosep, dans la sobriété et la douleur.
Par la volonté du président de la République française, Nicolas Sarkozy, Philippe-Rémond Gabriel Hervé a été traité avec mépris. C'est-à-dire pas comme un ressortissant français. Alors que son père fut un officier (capitaine) de l’armée française. Pilote de son état, son avion a été abattu au cours d’une opération pour le compte de son pays. Sa mère d’un âge très avancé aujourd’hui, fut agent des services de renseignements généraux de la France. Philippe-Rémond a choisi de rester en Côte d’Ivoire après avoir été coopérant au Sénégal.
Malgré tous ces services que ses parents ont rendus à la France, le corps de Philippe n’a pas été rapatrié dans son pays, pour être remis à sa famille. Pire, son cercueil a été jeté dans une fausse dépourvue de toutes les commodités requises, dans un cimetière broussailleux qui risque d’être rasé dans les années à venir. Le président français n’a vraiment que faire d’un Français qui refuse de marcher dans le sillon tracé par son pays des droits de l’homme et des libertés. La preuve, ses assassins qui sont bien des hommes de l’armée de Ouattara jouissent actuellement d’une liberté totale. Aussi, sa mort n’a été annoncée de manière officielle, dans aucun des organes de la place. C’est dans les 24 heures qui ont précédé son inhumation que certains de ses amis et connaissances ont été informés.
On sait que des officiers des ex-FDS ont été inculpés, sous prétexte qu’ils auraient commandité la mort de M. Yves Lambelin. La dépouille mortelle de ce dernier a été rapatriée en France où elle a eu droit à tous les honneurs. Le tort de Philippe est qu’il a été un supporteur du Président Laurent Gbagbo. Sa mort montre bien que dans la France sarkozyenne, un Français n’est pas forcément l’égal d’un autre.



Ouattara Abdul-Mohamed

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