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26/09/2011

combat contre l’impérialisme

Source : Telediaspora.net du 25/09/2011


La crise que vit la Côte d’Ivoire a vu essentiellement la confrontation de deux blocs idéologiquement opposés. D’une part, le bloc adoubé par la France colonialiste qui favorise une politique orientée vers le pillage peu scrupuleux des richesses du pays, cautionne le massacre des populations éburnéennes et conforte une élite de prébendiers (RHDP et consorts) animée par des relents égoïstes au détriment du bien-être des masses ivoiriennes. D’autres part, le bloc des Ivoirien(ne)s dignes (FPI-LMP-CNRD, etc.) qui refusent de se mettre sous le parapluie des puissances impérialistes et qui est orienté vers l’autodétermination d’une nation ivoirienne diversifiée mais homogène, une et indivisible. Cette catégorie d’Ivoirien(ne)s croit en outre à la construction d'un état fort, travailleur et disciplinée qui s'appuie sur une constitution boussole, avec pour objectif de faire réellement profiter aux Ivoirien(ne)s le fruit de leurs labeurs et les richesses de leur pays. Dans une déclaration prémonitoire faite lors de la fête de la Paix le 15 novembre 2000, le Président Laurent Gbagbo, le président légal et légitime de la Côte d'Ivoire, leader charismatique des Ivoirien(ne)s dignes, prévenait en ces termes : « un jour viendra où, dans ce pays, il y aura deux camps. D’un côté, celui dont le territoire et la nation se confondent pour le défendre de ce que nous sommes et de l’autre, celui pour lequel, ni la nation ni le territoire, encore moins la république que nous tentons de bâtir n’a de sens, encore moins de valeur ». Actuellement, nous vivons douloureusement cette vision prophétique du Président Laurent Gbagbo avec son corollaire de massacres, d’exactions, d’exécutions extrajudiciaires, de viols, de pillages et d’occupation illégale de domiciles privés. Et tout cela est le fait de certains de nos frères Ivoiriens ayant choisis de se soumettre aux puissances impérialistes particulièrement la France. Cette déclaration à nous faite par notre leader est une invitation à la réflexion et à l’action. Elle pose un problème existentiel au sein du camp des patriotes pour lequel le territoire et la nation se confondent i.e. le camp pour lequel la république a une valeur.




Pour la majorité des patriotes consultés et les membres de la représentation du FPI-Canada, il y a une convergence de perception. Etre membre d'un parti politique, signifie partager un idéal et une vision commune au-delà même de l’idéologie politique. C'est aussi croire aux objectifs à atteindre et aux moyens que l'on se donne pour les réaliser. La structure politique que l'on crée caractérise et matérialise cet idéal. Or, une majorité d'Ivoiriens adhèrent à la vision du Président Laurent Gbagbo pour son engagement politique en termes de souveraineté et de libertés tant individuelles que collectives pour la Côte d'Ivoire. En somme, l’approche politique d'ouverture et d'émancipation du Président Laurent Gbagbo fédère une grande partie de ses concitoyens. Sauf que la structure politique (Front populaire Ivoirien - FPI) qu’il a créée pour conduire à la réalisation de son projet de société ne semble pas être activement soutenue par certains de ses concitoyens qui, pourtant, lui sont proches et croient en sa vision. Certains errements, une communication presqu’absente et des comportements peu responsables de certains proches collaborateurs du Président ont semblé justifier cette hésitation. Mais l’heure est, on ne peut plus gravissime. Faudrait-il se focaliser sur ces égarements et ignorer les objectifs communs à atteindre? La réalisation d'un rêve n'exclut pas que d'éventuels obstacles puissent paraitre et entraver le chemin conduisant à l’accomplissement du rêve. Le plus important est d'en prendre conscience et de trouver des voies et moyens pour les annihiler. Sinon comment pourra-t-on voir l'aboutissement de la vision de notre pays que nous proposent le président Gbagbo et le FPI si ensemble les patriotes ne leur apportent pas un soutien de masse? À quoi sert-il d'adhérer à sa vision si nous nous refusons d’accompagner la structure politique (FPI) qui supporte ce combat républicain de Laurent Gbagbo ?
Une structure politique, dans son fonctionnement, peut avoir ses tares et ses insuffisances; mais si aucune action sérieuse et décisive n'est entreprise pour apporter les rectifications appropriées, l'aboutissement de la vision commune ne pourrait qu'être hypothétique. Si, en réalité, la vision commune nous convient, alors, battons-nous pour apporter des changements salvateurs aux insuffisances et manquements constatés, en son temps, dans le fonctionnement du FPI pour l'améliorer et ainsi fédérer le plus grand nombre de nos concitoyens.
Certaines expériences politiques contemporaines nous permettent d’espérer. Regardons l'expérience nord-américaine et plus particulièrement la récente élection fédérale canadienne du mois de Mai 2011 avec le record de sièges de députés obtenus au parlement à Ottawa par le Nouveau Parti Démocrate (NPD), le parti socio démocrate de feu l'honorable Jack Layton (July 18, 1950 – August 22, 2011). Des souverainistes, des libéraux, des membres des partis centristes et des citoyens ordinaires ont adhéré massivement au NPD à cause de la vision et des idéaux véhiculés par le défunt leader du NPD. Cette vision d’un Canada plus juste et égalitaire respectant la différence a suscité un réel espoir auprès de beaucoup de Canadien(ne)s. Il en résulte que le nombre de députés élus au compte du NPD est passé de 19 à 103 députés. En d'autres termes, nous invitons tous ceux et celles qui se reconnaissent dans le combat politique du Président Laurent Gbagbo à l'encourager pendant qu'il est illégalement incarcéré en se mettant en ordre de bataille pour promouvoir et pérenniser sa vision jusqu'à son aboutissement. L'essence même de la vitalité du FPI doit venir de la capacité de ses membres à faire à l'interne des critiques constructives sur les manquements fonctionnels de sa structure afin d'améliorer les moyens de réaliser sa vision. C’est pour ces raisons que tous les Patriotes qui adhèrent à la vision du Président Laurent Gbagbo, doivent comprendre l’importance de l'immense sacrifice que l’histoire de notre nation nous impose actuellement. La balkanisation du bloc du Président Laurent Gbagbo en "mille" petits partis est une fuite en avant. La dispersion de notre bloc ou de notre camp est la démonstration que nous, les dignes filles et fils d'Éburnie, ne sommes pas encore prêts ni pour le vrai combat de la décolonisation ni pour notre propre prise en main. Ce que nous proposons est un cri du cœur. Nous croyons que seule l’union autour du FPI sera salutaire pour le progrès de notre pays. Pour y arriver voici ce que nous proposons :
Avec votre accord, la représentation du FPI-Canada et des Patriotes ivoiriens au Canada, proposons au FPI et à ses alliés, une fusion en un parti politique unique dont la dénomination restera FPI (Front populaire Ivoirien) maintenant et (Front patriotique Ivoirien) plus tard lorsque tout sera devenu normal. Il s'agira de prendre l'initiative d'encourager les mouvements du camp présidentiel (LMP, CNRD, tous les partis alliés et tous les mouvements pro-Gbagbo) à adhérer au FPI contre le RHDP comme le Président Laurent Gbagbo l’avait prédit en novembre 2000. Le but serait de consolider et de renforcer le FPI dans un proche avenir afin de lutter plus efficacement. Nous sommes persuadés que cette union impose beaucoup de contraintes mais non insurmontables. Si nous refusons de nous unir maintenant, quel avenir aurons-nous devant les exactions, les persécutions, assassinats et les humiliations actuelles et futures? Les élections d’octobre 2010 ont consacré ce qui a été prédit depuis novembre 2000 par le président Laurent Gbagbo. Il faut parler d’une seule voix pour donner plus de poids aux revendications légitimes (de demande de libération de tous les camarades en prison et des biens, la sécurisation du territoire, le retour de tous les exilés, des élections législatives et communales transparentes etc…).
L'adhésion massive au FPI restera une décision facile si nous prenons conscience de qui est notre véritable adversaire commun. Le choix de se reconnaitre dans la vision du Président Laurent Gbagbo impose un certain nombre de sacrifices. Voici des pistes qui pourraient nous aider :
• faire montre de courage et de renonciation de soi ;
• favoriser l’intérêt national et réduire le « moi » à sa plus simple expression afin que les motivations et convictions personnelles ne puissent freiner notre sursaut national ;
• refuser de se complaire dans la qualité de chef d’un petit parti sans réelle importance ni impact sur la société autonome que nous voulons bâtir au risque de faire le lit à nos adversaires, ennemis de notre souveraineté ;
• être ouvert à l'inévitable changement que nous impose la situation d’exception que vit la Côte d'Ivoire ;
• ne pas craindre une quelconque incertitude inhérente au choix que nous devons faire en rapport avec une nouvelle structure politiquer dont nous ne maitrisons pas les statuts et règlements, la compétition, la perte de privilèges etc… ;
• éviter l'éclatement du camp présidentiel qui se dessine à l'horizon ;
• arrêter de se disperser si l’on croit à la vision du Président Laurent Gbagbo et Se mettre en ordre serré sous la bannière de notre champion le Front populaire ivoirien (FPI) ;
• arrêter nos atermoiements contre-productifs et croire en un grand bloc fort, fusionné, unique, puissant et solidaire avec un leadership affirmé ;
• ne pas affaiblir d’avantage l’alliance LMP en favorisant sa balkanisation qui, au demeurant, fait le lit à nos adversaires ;
• rester unis et consacrer notre alliance en une réalité démocratique forte pour résister et gagner le combat de la souveraineté. C’est ensemble que nous nous donnerons les moyens de vaincre les peurs et d’imposer notre vision d’une Afrique libérée ;
• ne pas se détourner de nos objectifs nobles de souveraineté et de libertés sans lesquels nous resterons encore et pour longtemps les esclaves des intérêts impérialistes.

En conclusion, l’argumentaire, selon lequel l'on peut se reconnaitre dans une vision politique et se dissocier de la structure institutionnelle de base qui doit réaliser cette vision, semble léger et peut s'avérer être une démarche contre-productive dans la quête de cet idéal. C’est ici que notre proposition trouve son fondement.
La consolidation de notre bloc en un grand parti politique fort et solidaire sera le signal qui confirmera que, malgré la terreur qui s'est abattue et continue de l'être sur les nôtres, nous n'avons pas perdu notre lucidité et nos objectifs communs. Ainsi, la vision que nous partageons avec le Président Laurent Gbagbo survivra à la crise. Il faut amener les Ivoirien(ne)s qui se reconnaissent en notre champion à arrêter de dire; "Je suis pro-Gbagbo mais pas du FPI" ou "Je ne suis pas pro-Gbagbo mais j'adhère à ses thèses" ou encore "Je ne suis pas pro-Gbagbo mais panafricaniste". Actuellement, ce sont les Présidents Gbagbo, Mugabe, Thabo MBeki et le Guide Kadhafi qui sont à la tête de la lutte émancipatrice des peuples africains, du panafricanisme. Nous constatons que, pour la plupart, ces éminences sont considérées comme des "dictateurs" par les impérialistes. Cela confirme et dénote la justesse de leur combat. Alors, sensibilisons ensemble nos compatriotes qui se reconnaissent dans la vision de Gbagbo à se mettre sous sa bannière, une bannière unique, le FPI. Car nos adversaires ne tergiversent pas, ils recrutent et font payer des cartes d'adhésion aux nouveaux venus sous une bannière cible. Que cette adhésion au FPI que nous proposons soit vue comme une opportunité historique pour tout Ivoirien(ne) digne, aimant son pays et la constitution qui l'incarne. Cette union autour du FPI sera notre arme pour le combat d'émancipation que nous menons. Nous osons croire et compter sur la compréhension des uns et des autres afin de nous appuyer dans cette initiative. Le conseil des représentations FPI-Europe a, récemment, appelé les patriotes à franchir le pas en adhérant au FPI. Nous croyons que le conseil partage ce même idéal de fusion. Nous les saluons pour cette anticipation. Prenons courage et positionnons-nous pour l'autodétermination de notre chère Côte d'Ivoire afin de faire aboutir notre quête de libertés collectives et individuelles, de développement et de paix face à l'apologie de la terreur et la "justice des vainqueurs" que subissent, au quotidien, les Ivoirien(ne)s. Enfin nous saluons la décision courageuse du secrétariat général par intérim de suspendre la participation du FPI à la commission électorale indépendante (CEI), une structure tribaliste, partiale et partisane qui ne dit pas son nom. Ensemble nous vaincrons!
Que Dieu nous bénisse et sauve notre pays!
Ont signé :
Yro V. Djiezion / pour la représentation FPI-Canada
J-R Gnépé et Isaac Soro / pour les Patriotes
Bamba Y / la société civile

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