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30/09/2011

LA FAUSSE POLEMIQUE SUR LE PRETENDU BRAQUGE DE LA BANQUE CENTRALE PAR LES HOMMES DE GBAGBO


Source: infoscôtedivoire.net du 30/09/2011

Plus de 5 mois après la prise du pouvoir par la force par Ouattara en Côte d’Ivoire, les solutions économiques du grand économiste tardent à se faire voir et sentir, et la « pluie de milliards » annoncée tarde à se concrétiser. Conséquence, le paiement des salaires des fonctionnaires est toujours irréguliers et incomplet, les budgets des administrations sont amputés et se mettent en place difficilement. C’est à ce moment qu’un débat malsain s’est installé en Côte d’Ivoire par rapport à une prétendue sortie de 340 milliards par le trésor des caisses de la banque centrale, qui priverait le gouvernement de moyens adéquats pour faire face à ses besoins. On laisse entendre que cette somme serait sortie de la banque centrale sans contre partie, ce qui expliquerait les difficultés financières du gouvernement, notamment dans le paiement des salaires, et la mise en circulation de billets de banque totalement usés.


La présente réflexion vise à éclairer le public sur les relations entre la banque centrale, les banques, le trésor et l’Etat pour que chacun puisse se faire une opinion sur le rôle de la banque centrale et les difficultés actuelles du trésor ivoirien.

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23:59 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bceao, uemoa, gbagbo, banque

POUR NE PAS QUE LE MENSONGE DEVIENNE VERITE , la déclaration des avocats du Président GBAGBO

Source : Telediaspora.net du 30/09/2011


Le président de la République de Côte-d’Ivoire est astreint au respect de certaines obligations, bien qu’il soit le détenteur exclusif du pouvoir exécutif. Ainsi il veille au respect de la Constitution et des engagements internationaux ; il est garant de l’indépendance de la Magistrature et assure l’exécution des décisions de justice.

C’est, donc, avec effarement qu’on a pu lire dans la presse cette exhortation, aux ivoiriens et prêtée à SEM OUATTARA, président de la République de Côte-d’Ivoire : « s’opposer à une décision de justice, même rendue en dernier ressort, lorsqu’on l’estime inique ou injuste ».

Ces propos tenus, selon le quotidien Fraternité matin, lors de la prestation de serment du Président de l’institution chargée de la régulation du droit, étaient prémonitoires quant au respect du droit et à l’avènement de l’Etat de droit en Côte d’Ivoire.

En effet, aucune loi de la République n’autorise personne ni le président de la République à s’opposer à des décisions de justice quelles qu’elles soient ; encore que c’est au président de la République qu’il incombe l’obligation de les faire exécuter en leur état !

SEM OUTARRA souhaitait que les juridictions ne donnent plus à personne l’occasion de se révolter violemment contre une décision de justice ; rapporte encore le quotidien.
Ce souhait semble être un leurre car les décisions iniques et injustes continuent d’avoir cours, avec pour cible notamment Monsieur Laurent GBAGBO, Président de la République de Côte d’Ivoire, des membres de sa famille, des collaborateurs et de simples citoyens qui ont commis le crime d’avoir choisi Laurent GBAGBO comme celui devant exercer en leur nom la souveraineté.

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ONU, Armée française : Que valent les plaintes de Gbagbo ? / La stratégie des avocats de l`ancien président


Source : L'Inter du 30/09/2011


Les avocats de Laurent Gbagbo font feu de tout bois. Les conseils de l`ex-chef de l`Etat semblent en effet décidés à mettre fin au silence face aux attaques et autres accusations portées contre l`ancien président ivoirien, détenu par les nouvelles autorités depuis le 11 avril 2011. Le mercredi 28 septembre dernier, la presse s`est fait l`écho d`une plainte des avocats de Gbagbo contre Mme Martine Aubry, l`ex-premier secrétaire du Parti Socialiste (PS) français, pour « propos outrageants », et d`une saisine de l`Organisation des Nations Unies (ONU), par courrier signé du porte-parole de l`ex-chef de l`Etat, Koné Katinan Justin, pour la création d`une commission d`enquête internationale sur les événements survenus en Côte d`Ivoire depuis septembre 2002, date de l`attaque du régime Gbagbo. Le 15 septembre dernier, c`était l`armée française qui était poursuivie en justice par les avocats de l`ex-président pour « assassinat et tentative d`assassinat », pendant la crise post-électorale contre sa personne et ses proches. Koné Katinan Justin, et le collectif d`avocats commis à sa défense, notamment Lucie Bourthoumieux, Roland Dumas, Jacques Verges, Marcel Ceccaldi, ont décidé de monter au créneau toutes les fois que Laurent Gbagbo sera « diffammé » ou victime de tout autre attaque dans le cadre de la crise militaro-politique en Côte d`Ivoire. Que valent cependant ces plaintes et autres saisines adressées à la France ou à l`Onu, qui ont pris une part active aux cotés d`Alassane Ouattara dans la bataille pour le contrôle du pouvoir contre Laurent Gbagbo ? La France et l`Onu peuvent-elles se dédire, après avoir voué aux gémonies un Laurent Gbagbo perçu comme le dictateur ivoirien qui voulait confisquer le pouvoir ? Finalement que recherchent les conseils de l`ex-chef de l`Etat ? Tentative de réponse : « Dans la logique de la communauté internationale, le choix est clair. Il y a une certaine Afrique qu`il faut combattre. Il y a une certaine Afrique dont la voix ne doit pas être entendue. Oui, de ce point de vue, la plainte peut ne même pas être enregistrée. Quant aux fondements de la plainte, je vous répète que le président Gbagbo a raison de déposer une plainte et elle est fondée. Il n`y a pas plus sourd que celui qui refuse d`entendre », a commenté Michel Amani N`Guessan, l`ancien ministre de la Défense de Laurent Gbagbo, dans un entretien chez le confrère Soir Info le mardi 20 septembre dernier. Le regard certainement du politicien.

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29/09/2011

Les vaines manœuvres de Ouattara pour livrer Gbagbo à la CPI


Source : Telediaspora.net du 29/09/2011




Il revient qu’Alassane Ouattara voudrait élargir les prisonniers politiques et militaires qu’il détient depuis son coup d’état du 11 avril 2011, à l’exception bien notable de Laurent GBAGBO dont il dit que le cas ne serait plus de sa compétence mais de la Cour pénale internationale. Mensonge éhonté quand on sait que le Procureur de la Cour pénale n’a pas encore obtenu de la Chambre préliminaire de sa juridiction, l’autorisation d’ouvrir une enquête sur le dossier ivoirien.

La Cour pénale internationale (CPI) va-t-elle être instrumentalisée par le régime ivoirien issu du coup de force du 11 avril 2011 et ses parrains ? Contre la lettre pourtant très claire de ses textes fondateurs, qui en font une juridiction subsidiaire, la CPI se verrait-elle reconnaître le principe de primauté sur les juridictions ivoiriennes par Alassane Dramane Ouattara et son garde des Sceaux ?

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Régime Ouattara, vers une fin irréversible

Hamed Bakayoko, ministre de l’intérieur d’Alassane Ouattara était récemment en visite au Ghana. Une visite de travail au cours de laquelle il a rencontré les exilés ivoiriens vivants dans ce pays. Les propos qu’il leur a tenus, lors de cette rencontre, ont fait la une des journaux proches du pouvoir, qui s’en sont donnés à cœur joie : « Arrêtez de rêver à des coups d`Etat » ou encore: « Aucune magie ne peut faire revenir Gbagbo au pouvoir ». Dans cette Côte d’Ivoire, version Alassane Ouattara, il est récurent de voir des ministres de la république étaler leurs carences politique sur la place publique: des bourdes Mme Kandia Camara, en passant par les dérives verbales de Koffi Koffi Paul, la liste de carences, vient de s’enrichir de celle du sieur Hamed Bakayoko. Mais ne dit-on pas que l’élève est à l’image du Maître ? Hamed Bakayoko, en effet n’a fait que traduire, par ses propos, la vision politique du régime d’Alassane Ouattara sur la situation que vit la Côte d’Ivoire. Pour ce régime, les populations proches de Laurent Gbagbo, notamment les ivoiriens réfugiés au Ghana, cherchent à opérer un coup d’Etat qui mettrait le Président Laurent Gbagbo au pouvoir. Pour le peuple ivoirien réputé pacifique, quoique résistant, cette appréciation des choses est tout à fait biaisée, car, dit-on, faire de la politique, c’est être capable d’avoir une bonne appréciation de la réalité. Et ne vient pas en politique le premier aventurier. Surtout lorsqu’on aspire à diriger une nation. La politique est un métier, une activité noble qui s’exerce avec aisance et habilité et qui ne souffre pas d’amateurisme. D’ailleurs, les amateurs politiques, tout de suite, on les reconnait. Dixit Laurent Gbagbo. En Côte d’ivoire, les amateurs en politiques sont connus : il s’agit de Ouattara et de son équipe gouvernementale. En effet, accuser les ivoiriens qui se reconnaissent en Laurent Gbagbo, de vouloir fomenter un coup d’Etat, c’est faire preuve de peu de sens critique. Car en réalité, ces ivoiriens ont pleinement épousé la vision de celui qui a affirmé : «… j’ai passé trente 30 années à lutter dans l’opposition sans prendre le moindre fusil, sans soulever le moindre couteau, ni la moindre aiguille. Et cela n’était pas dû à la personnalité du président Houphouët, ni à son charisme, mais cela était plutôt dû à la conception que j’ai de la politique ». De même, faire croire à ces ivoiriens qu’ils doivent oublier celui qu’ils ont élu pour leur dignité, c’est leur faire une injure et hisser le mépris à son paroxysme. Si Ouattara croit que le renversement de son régime, par un coup d’Etat militaire, viendrait des ivoiriens proches de Gbagbo, le délivrant ainsi des griffes de ses créanciers occidentaux, qu’il se détrompe très vite, car les causes de son imminente chute se trouvent ailleurs. A travers les non-dits du ministre de la république, nous verront comment ce régime si fébrile, porte en lui-même, les germes de sa chute et sème les ingrédients qui l’y conduiront irréversiblement.

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Régime Ouattara, vers une fin irréversible

Hamed Bakayoko, ministre de l’intérieur d’Alassane Ouattara était récemment en visite au Ghana. Une visite de travail au cours de laquelle il a rencontré les exilés ivoiriens vivants dans ce pays. Les propos qu’il leur a tenus, lors de cette rencontre, ont fait la une des journaux proches du pouvoir, qui s’en sont donnés à cœur joie : « Arrêtez de rêver à des coups d`Etat » ou encore: « Aucune magie ne peut faire revenir Gbagbo au pouvoir ». Dans cette Côte d’Ivoire, version Alassane Ouattara, il est récurent de voir des ministres de la république étaler leurs carences politique sur la place publique: des bourdes Mme Kandia Camara, en passant par les dérives verbales de Koffi Koffi Paul, la liste de carences, vient de s’enrichir de celle du sieur Hamed Bakayoko. Mais ne dit-on pas que l’élève est à l’image du Maître ? Hamed Bakayoko, en effet n’a fait que traduire, par ses propos, la vision politique du régime d’Alassane Ouattara sur la situation que vit la Côte d’Ivoire. Pour ce régime, les populations proches de Laurent Gbagbo, notamment les ivoiriens réfugiés au Ghana, cherchent à opérer un coup d’Etat qui mettrait le Président Laurent Gbagbo au pouvoir. Pour le peuple ivoirien réputé pacifique, quoique résistant, cette appréciation des choses est tout à fait biaisée, car, dit-on, faire de la politique, c’est être capable d’avoir une bonne appréciation de la réalité. Et ne vient pas en politique le premier aventurier. Surtout lorsqu’on aspire à diriger une nation. La politique est un métier, une activité noble qui s’exerce avec aisance et habilité et qui ne souffre pas d’amateurisme. D’ailleurs, les amateurs politiques, tout de suite, on les reconnait. Dixit Laurent Gbagbo. En Côte d’ivoire, les amateurs en politiques sont connus : il s’agit de Ouattara et de son équipe gouvernementale. En effet, accuser les ivoiriens qui se reconnaissent en Laurent Gbagbo, de vouloir fomenter un coup d’Etat, c’est faire preuve de peu de sens critique. Car en réalité, ces ivoiriens ont pleinement épousé la vision de celui qui a affirmé : «… j’ai passé trente 30 années à lutter dans l’opposition sans prendre le moindre fusil, sans soulever le moindre couteau, ni la moindre aiguille. Et cela n’était pas dû à la personnalité du président Houphouët, ni à son charisme, mais cela était plutôt dû à la conception que j’ai de la politique ». De même, faire croire à ces ivoiriens qu’ils doivent oublier celui qu’ils ont élu pour leur dignité, c’est leur faire une injure et hisser le mépris à son paroxysme. Si Ouattara croit que le renversement de son régime, par un coup d’Etat militaire, viendrait des ivoiriens proches de Gbagbo, le délivrant ainsi des griffes de ses créanciers occidentaux, qu’il se détrompe très vite, car les causes de son imminente chute se trouvent ailleurs. A travers les non-dits du ministre de la république, nous verront comment ce régime si fébrile, porte en lui-même, les germes de sa chute et sème les ingrédients qui l’y conduiront irréversiblement.

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28/09/2011

Ahoua Don Mello fait la genèse du « PONT Henri KONAN BEDIE ».Un exemple de guerre économique contre les pauvres et les pays émergents

Le Pont Henri KONAN BEDIE dont la première pierre a été posée à Abidjan le mercredi 7 septembre 2011, à grand renfort de publicité, est un projet initialement connu sous le nom de Pont Riviera-Marcory, dans le cadre « des 12 travaux de l’Eléphant d’Afrique » du régime du Président Bédié déjà en 1996.
En 1996 donc, pour cet important projet, la maîtrise d’œuvre est confiée au Bureau National d’Etudes Techniques et de Développement (BNETD) dirigé à l'époque par THIAM Tidiane. Monsieur THIAM désigne alors son ingénieur, le plus expérimenté de ce secteur, pour la conduite technique du projet.
Compte tenu des difficultés financières que rencontrait l'État de Côte d'Ivoire, une équipe technique entièrement ivoirienne, composée de juristes, d’économistes, d’ingénieurs, d’environnementalistes, de sociologues et de spécialistes de marché, proposa un BOT (Built, Operate and Transfert ; le BOT consiste à attribuer un projet par le biais d'appel d'offres à un opérateur privé qui le finance. Ce dernier se rembourse à travers une concession pour une période déterminée). Le projet est alors confié à un opérateur privé en charge de mobiliser le financement nécessaire à la réalisation du projet, et le remboursement devait par conséquent être assuré par un péage imposé aux automobilistes.
Un appel d’offres est lancé à cet effet et le Groupe BOUYGUES est choisi comme l’opérateur technique et financier du projet. Une convention de concession est signée après plus de deux ans d’études et de négociation. Le coût du projet est négocié à 91.8 milliards de FCFA avec une concession de 30 ans intégrant les frais financiers, les assurances et les différentes marges bénéficiaires.
Pour la réalisation du projet, le Groupe Bouygues crée une société privée de droit ivoirien (SOCOPRIM) conformément à la convention de concession. Le capital de SOCOPRIM est fixé à 28 milliards de FCFA, détenus par le groupe Bouygues (16 milliards de FCFA), l’Etat de Côte d’Ivoire (4.9 milliards de FCFA), la CAA (1.2 milliards de FCFA), le groupe TOTAL (1.25 milliards de FCFA), et le groupe DEG (4.65 milliards de FCFA). Des bailleurs de fonds sont contactés pour mobiliser le reste du financement nécessaire pour couvrir le coût du projet dont la SFI (21 milliards de FCFA), la BAD (18 milliards de FCFA), la CAA (2.8 milliards de FCFA), la BOAD (6 milliards de FCFA), le groupe PROPARCO (10 milliards de FCFA).

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26/09/2011

Sarkozy peut-il encore être candidat ?

Source : Telediaspora.net : du 26/09/2011

Nicolas Sarkozy peut-il encore être candidat ? La question n'avait pas encore été posée publiquement à droite, même si elle provoque depuis des mois de nombreux conciliabules. Cette fois, la voici au centre de la place publique. Le chef de l'Etat peut-il se représenter ? Peut-il conduire une majorité avec quelque chance de l'emporter lors de la présidentielle du printemps 2012 ? Toujours subtil dans l'art du planter de couteau, l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin l'a énoncé dès dimanche soir sur les télévisions : « S'il est candidat, Nicolas Sarkozy sera notre candidat. »

Tout est bien sûr dans le « si ». Car Nicolas Sarkozy se trouve aujourd'hui dans une situation tout à fait inédite sous la Ve République. La perte du Sénat par la majorité, une première depuis 1958, vient le souligner de manière spectaculaire. Enfin ! Cette alternance vient utilement, même si trop tardivement, montrer que nous sommes bien dans un régime démocratique, avec certes de dramatiques insuffisances, que nous n'avons jamais cessé de dénoncer à Mediapart. Cette Ve République, faite d'un faux présidentialisme (parce que sans contre-pouvoir), ressort plus de la monarchie républicaine, d'un bonapartisme aménagé, bref, elle organise une démocratie de faible intensité.

Le basculement du Sénat, jusque-là réservé à la droite par le biais d'un scrutin quasi censitaire (un corps électoral de 150.000 grands électeurs avec une sur-représentation des zones électorales traditionnellement conservatrices), vient soudain souligner l'usure du régime. Et, surtout, la défaite de l'hyperprésidence Sarkozy. Il y avait eu les défaites des municipales, des régionales, des cantonales. Et voilà maintenant ce qui ressemble fort à un séisme institutionnel. Pour en prendre la mesure, il suffit de se souvenir de la guerre de tranchées engagée dans les années 1980 entre le Palais du Luxembourg et la présidence de François Mitterrand.

Nous en sommes donc là : aucun président avant Nicolas Sarkozy n'a connu une telle combinaison de facteurs politiques négatifs et de dangers judiciaires. Car, il faut bien sûr le souligner : cette défaite politique intervient précisément au moment où l'Elysée se retrouve cerné par un scandale sans précédent, celui de l'affaire Karachi/Takieddine. Une affaire où se mêlent la mort de onze Français, de présumés financements occultes de campagne électorale mais aussi de possibles faits de corruption et d'enrichissement personnel qui ont perduré – par exemple via des contrats avec le dictateur libyen Kadhafi – jusqu'en 2008-2009.

Versant politique, versant judiciaire : c'est le cœur même de la Sarkozie qui semble sur le point d'être emporté. D'où une inquiétude grandissante des responsables de la droite et cette question : peut-il, doit-il y avoir une candidature alternative pour tenter d'échapper au désastre ?

La réponse se construira progressivement dans les semaines à venir. A partir d'un constat qui semble cette fois partagé : il ne reste plus grand-chose de ce qui avait fait la dynamique de victoire de Sarkozy avant et juste après 2007.

Symbole de ces difficultés présidentielles : la victoire à Paris de Pierre Charon, à la tête d'une liste dissidente contre l'avis du Président. Ce vieil ami de l'ancien maire de Neuilly, reconverti à l'Elysée en bouffon du Roi et protecteur de Carla Bruni, tant ses blagues et ses manœuvres amusèrent, fut limogé il y a quelques mois. Il n'a pas voulu l'entendre ainsi. Et il l'emporte. Comme l'emporta Patrick Devedjian au conseil général des Hauts-de-Seine, lorsqu'il s'opposa frontalement au limogeage décidé par la Sarkozie, emmenée dans ce département par les époux Balkany. Et Isabelle Balkany, après avoir été battue aux cantonales, est d'ailleurs battue ce dimanche aux sénatoriales, doublée par une liste dissidente construite contre les sarkozystes!

Il est ainsi frappant de voir combien de proches ou de ceux qui furent « fabriqués » ou promus par Nicolas Sarkozy ont aujourd'hui basculé dans l'opposition au chef de l'Etat : Rachida Dati, Rama Yade, Jean-Louis Borloo, Hervé Morin, Patrick Devedjian, Pierre Charon, Fadela Amara, Dominique Paillé... De la grande stratégie d'ouverture tant vantée par le président, il ne reste rien – à la notable exception, il est vrai, d'Eric Besson, qui n'est plus grand-chose : Jean-Pierre Jouyet fait désormais la campagne de François Hollande, et Martin Hirsch ne manque plus une occasion de dire le mal qu'il pense de cette majorité. Tandis que d'autres personnalités (Christian Blanc, Bernard Kouchner) ont sombré dans les oubliettes.

Juppé, Borloo, Villepin, Bayrou, Raffarin

Où est donc cette « dream-team » ou cette « Star-Ac » qui permit la dynamique du début de mandat de Nicolas Sarkozy ? Elle s'est dissoute, ne laissant que quelques acteurs comme Valérie Pécresse, Nathalie Kosciusko-Morizet et Xavier Bertrand : on conviendra que l'opinion a du mal à les remarquer...

Hors Nadine Morano – qui reprend avec une conviction sincère le rôle de Frédéric Lefebvre – et Claude Guéant, le chef de l'Etat n'a donc plus de spectaculaires grognards à même de faire vibrer l'opinion. Et ses colères, régulièrement rapportées par la presse, lorsqu'il enjoint aux uns et aux autres de monter en défense de l'Elysée, viennent bien souligner cet isolement nouveau.

Isolé mais aussi cerné désormais par tous ceux qu'il avait négligés, combattus ou humiliés avant et aussitôt après son élection de 2007. Les chiraquiens sont là, tels Juppé, Baroin, Le Maire, Bachelot, certes engagés à plein dans ce gouvernement mais demeurant si ce n'est étrangers, en tous les cas distants.

Ils l'ont déjà fait ou vont le faire savoir plus bruyamment à l'occasion des développements judiciaires du scandale Karachi/Takieddine. Eux ont fait la campagne de Chirac en 1995 et n'ont donc rien à voir, vont-ils souligner, avec le système de financement occulte qui apparaît avoir été construit sur les contrats d'armement. Ils n'ont rien à voir avec ce premier cercle sarkozyste dont les chevilles ouvrières ont été durant plus de vingt ans Patrick Gaubert, Nicolas Bazire, Brice Hortefeux, Claude Guéant et qui sont, aujourd'hui, tous inquiétés à des titres divers par la justice, si ce n'est déjà mis en examen.

Soupçons de financements occultes, corruption, enrichissement, surveillance téléphonique, pressions sur la justice, trafic d'influence : il y a un an l'affaire Bettencourt avait fait surgir ses possibles délits (ils sont encore à l'instruction). Voilà que le scandale Takieddine leur donne une tout autre dimension puisqu'il aide à dévoiler, non pas seulement la seule affaire du financement de la campagne présidentielle de 1995, mais la mise en place d'un système qui pourrait avoir perduré jusqu'en 2009, comme le montrent nos nombreuses enquêtes publiées depuis le début de l'été.

La droite ne pourra pas assumer un scandale de cette ampleur qui s'ajoute à d'incessantes défaites électorales. C'est déjà l'avertissement lancé par Jean-Louis Borloo et Hervé Morin qui se disent déterminés à construire une candidature centriste restant amarrée à l'UMP. C'est aussi en ce sens qu'il faut analyser la trajectoire marginale de Dominique de Villepin, qui a décidé la semaine dernière de saborder son mouvement République solidaire, pour, dit-il, retrouver une pleine et entière liberté. Juppé, Borloo, Villepin, Bayrou, Raffarin : cette configuration fait rire aujourd'hui. Mais dans trois mois ?



combat contre l’impérialisme

Source : Telediaspora.net du 25/09/2011


La crise que vit la Côte d’Ivoire a vu essentiellement la confrontation de deux blocs idéologiquement opposés. D’une part, le bloc adoubé par la France colonialiste qui favorise une politique orientée vers le pillage peu scrupuleux des richesses du pays, cautionne le massacre des populations éburnéennes et conforte une élite de prébendiers (RHDP et consorts) animée par des relents égoïstes au détriment du bien-être des masses ivoiriennes. D’autres part, le bloc des Ivoirien(ne)s dignes (FPI-LMP-CNRD, etc.) qui refusent de se mettre sous le parapluie des puissances impérialistes et qui est orienté vers l’autodétermination d’une nation ivoirienne diversifiée mais homogène, une et indivisible. Cette catégorie d’Ivoirien(ne)s croit en outre à la construction d'un état fort, travailleur et disciplinée qui s'appuie sur une constitution boussole, avec pour objectif de faire réellement profiter aux Ivoirien(ne)s le fruit de leurs labeurs et les richesses de leur pays. Dans une déclaration prémonitoire faite lors de la fête de la Paix le 15 novembre 2000, le Président Laurent Gbagbo, le président légal et légitime de la Côte d'Ivoire, leader charismatique des Ivoirien(ne)s dignes, prévenait en ces termes : « un jour viendra où, dans ce pays, il y aura deux camps. D’un côté, celui dont le territoire et la nation se confondent pour le défendre de ce que nous sommes et de l’autre, celui pour lequel, ni la nation ni le territoire, encore moins la république que nous tentons de bâtir n’a de sens, encore moins de valeur ». Actuellement, nous vivons douloureusement cette vision prophétique du Président Laurent Gbagbo avec son corollaire de massacres, d’exactions, d’exécutions extrajudiciaires, de viols, de pillages et d’occupation illégale de domiciles privés. Et tout cela est le fait de certains de nos frères Ivoiriens ayant choisis de se soumettre aux puissances impérialistes particulièrement la France. Cette déclaration à nous faite par notre leader est une invitation à la réflexion et à l’action. Elle pose un problème existentiel au sein du camp des patriotes pour lequel le territoire et la nation se confondent i.e. le camp pour lequel la république a une valeur.

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25/09/2011

Libération de l'Afrique : j'ai besoin d'une armée révolutionnaire !



Il faut apprendre de nos erreurs. Et nous en apprenons beaucoup. C’est pourquoi la Révolution Permanente a conclu qu’elle n’a pas besoin d’une armée républicaine, mais d’une armée révolutionnaire. Suivons ensemble cet Article hautement important.


Il faut apprendre de nos erreurs. Et nous en apprenons beaucoup. C’est pourquoi la Révolution Permanente a conclu qu’elle n’a pas besoin d’une armée républicaine, mais d’une armée révolutionnaire. Suivons ensemble cet Article hautement important.

Une Armée Républicaine, c’est quoi ?

Dans une République, une Armée Républicaine reste l’Armée nationale, chargée de défendre la Nation. Cela s’entend de l’ensemble des forces détenant de façon régulières les armes pour défendre les institutions, les autorités qui les incarnent, l’honneur de la Nation, la souveraineté nationale, les personnes et leurs biens.
L’Armée Républicaine est donc une armée de carrière, une armée professionnelle, formée pour faire la guerre conventionnelle, en cas d’agression extérieure. C’est aussi une armée composite, qui regroupe toutes les sensibilités sociales, politiques, religieuses. Elle est dans ce sens, une armée neutre politiquement, idéologiquement et spirituellement mais engagée aux ordres de celui qui en est le Chef suprême, c’est-à-dire, celui qui assure la fonction de Chef de l’Etat en toute légitimité.

Une telle armée est utile pour conduire les missions régaliennes de sécurité et de défense nationale, sans parti pris, mais selon les lois qui gouvernent la République.

Mais une telle armée ne peut pas conduire un combat révolutionnaire. C’est pourquoi la Révolution Permanente pense qu’elle est utile seulement en situation de paix et de rapports civilisés entre le pays et les autres Etats. Mais dans une posture d’agression asymétrique qui impose de conduire un combat révolutionnaire asymétrique, il faut une Armée Révolutionnaire aux côtés de l’Armée Républicaine.

Je m’explique

L’agression que subit actuellement l’Afrique ne trouve pas une réponse appropriée au plan militaire car les agresseurs ont conçu la stratégie en prenant en compte la pudeur républicaine qui caractérise les armées républicaines.

En effet, les agresseurs ne déclarent jamais la guerre directement. Car si tel est le cas, on serait en situation d’agression extérieure, ce qui libérera l’Armée Républicaine de cette pudeur.

Pour lier psychologiquement les mains de nos armées, ils mettent au devant de leurs projets d’agression, des fils du pays, généralement des renégats, armés, instrumentalisés, à qui ils promettent une impunité globale pour tous leurs crimes et le pouvoir d’Etat, une fois la conquête du pays parachevée.

Quand ces fils du pays, organisés sous la forme d’une rébellion, lancent leurs premières attaques contre l’Armée Républicaine, après avoir recruté des enfants soldats, le militaire de l’Armée Républicaine, formé pour protéger la vie de ses compatriotes se trouve devant un cas de conscience quand il tire et voit s’écrouler un enfant qui a l’âge d’un de ses fils. Alors son ardeur au combat s’en trouve ramollie. Et il est obligé de faire désertion, d’abdiquer, de laisser l’ennemi avancer.

Pendant ce temps, le vrai agresseur, dont les objectifs sont la reconquête du pays, son pillage et sa déconstruction, apporte le soutien militaire, logistique, médiatique qu’il faut aux enfants drogués, aux mercenaires armés, aux fils du pays instrumentalisés, pour s’offrir une victoire qu’il ne revendiquera qu’une fois l’imposture consommée dans un champ de ruine.

Alors il te faut une Armée Révolutionnaire

Elle n’est point une milice, une bande armée comme celle des renégats. L’Armée Révolutionnaire doit être conçue sous la forme d’une force d’élite au sein de l’Armée régulière, formée et équipée uniquement pour faire la guerre en situation d’agression asymétrique intérieure ou extérieure.

Elle doit être formée pour épouser une vision révolutionnaire et idéologique. Elle doit être formée pour conduire la guerre contre l’envahisseur, l’agresseur, d’où qu’il vienne et quelle que soit l’apparence qu’il emprunte. Cette Armée Révolutionnaire doit donc être une armée de guerre, non une armée de dissuasion classique.
Evidemment, sa grande force et sa très haute capacité opérationnelle restent des indicateurs pertinents de dissuasion. Mais sa vocation reste de faire aboutir une Révolution contre l’agresseur et de combattre en toutes situations de guerre.

Quand elle a fait aboutir la Révolution par un triomphe militaire et idéologique, elle retourne en caserne pour un recyclage afin d’entrer dans la peau de gardien des acquis de la Révolution, c’est-à-dire, de gardien en avant-poste de la Souveraineté nationale.

C’est pourquoi elle doit garder en tout temps, sa capacité militaire et la renforcer continuellement. Le renforcement et le rajeunissement de ses effectifs doivent rester également une priorité.

Alors, Cameroun, RD Congo, Guinée Equatoriale, Angola, et vous autres en phase d’étude pour trouver le mobile de votre agression, cet Article 92ème de la Révolution Permanente s’adresse à vous, après l’Article 90ème.
Sans des Armées Révolutionnaires, vous ne pourrez jamais mener de révolution contre la énième occupation coloniale qui a commencé avec la Côte d’Ivoire, la Libye et bientôt deux autres pays.

N’oubliez jamais le cas d’école de la Côte d’Ivoire ou de la Libye. Je vous ai prévenu.

A très bientôt.

Hassane Magued