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24/11/2011

Voici le cancer qui ronge la Côte d’Ivoire-Gbagbo, Ouattara : Qui a gagné la présidentielle ?(Suite et fin)

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Source : Notre voie : Du 23/11/2011

Depuis le 28 novembre 2010, la Côte d’Ivoire est coupée en deux camps partagés entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara ; deux camps convaincus chacun d’avoir gagné le scrutin présidentiel. Comment réconcilier ces deux camps, sans la vérité ? Dans l’analyse qui suit, l’Ivoirien Soro Jean Yves, démontre la nécessité de recoller les morceaux en passant par cette douloureuse vérité que les nouvelles autorités ivoiriennes et leurs parrains étrangers étouffent à la kalachnikov pour espérer régner en « paix ».
«Comme M. Gbagbo était le fils des élections, il fallait le contourner par des élections. Le pays comporte 19 régions. Sur les 14 régions qui représentent 90% de l’électorat, M. Gbagbo avait 7 point d’avance. C’est sur les 17% des 5 régions du Nord ou le scrutin a été faussé parce que la rébellion n’avait pas désarmé, que M. Ouattara a inversé les résultats. M. Gbagbo n’a donc pas perdu le scrutin du 28 novembre » (Interview à Notre Voie, du jeudi 3 novembre 2011, n°3975, p.6).
Sans trancher dans le vif le débat autour de qui, de Laurent Gbagbo et d’Alassane Ouattara, a remporté le second tour de l’élection présidentielle, les avocats français, Maître Jacques Vergès et Roland Dumas reviennent, dans un maître-livre intitulé « Crimes et fraudes en Côte d’Ivoire », sur ce qui s’est passé réellement le 28 novembre 2010 en Côte d’Ivoire. Ils donnent néanmoins des pistes de réflexion qui inclinent à penser que M. Ouattara n’est pas le véritable vainqueur de l’élection présidentielle. En effet, dans une étude sérieusement documentée, ils démontrent que, le jour du vote, dans le Nord du pays, à Korhogo et dans plusieurs villes de la région, les représentants dans les bureaux de vote du candidat Laurent Gbagbo et des électeurs soupçonnés d’être ses partisans ont été chassés des bureaux de vote. D’autres, plus malheureux, ont été copieusement battus ou tués par les éléments de la rébellion armée favorable à M. Ouattara, les Forces nouvelles. Les dérives délictueuses et criminelles ont été à la base d’une fraude massive et grossière qui a entaché gravement la sincérité du scrutin. Les échanges suscités par ces fraudes à la Commission électorale indépendante (Cei) ont paralysé ladite institution qui a été incapable de proclamer les résultats provisoires dans le délai légal. C’est au Golf Hôtel, QG du candidat Alassane Ouattara, que M. Youssouf Bakayoko, président de la CEI, a proclamé hors délai et à titre individuel, ce qu’il a appelé des résultats provisoires. La suite est connue de l’opinion même si les puissants moyens de communication de la communauté internationale ont, avec acharnement, tenté de travestir les faits et la réalité (Notre Voie, des samedi 5 et dimanche 6 novembre 2011, p.6 n°3977, article de M. César Ebrokié : « Crimes et fraudes en Côte d’Ivoire » ; Le livre de Dumas et Vergès sur le 28 novembre 2010).

Entre vérité et mensonge,
la jeunesse divisée




La joute oratoire entre le président de l’Alliance pour le changement (Apc), mouvement proche du régime Ouattara, principalement de M. Soro Guillaume, M. Alphonse Soro, et le Secrétaire national par intérim de la jeunesse du Front populaire ivoirien (Jfpi), M. Koua Justin, le samedi 29 octobre 2011, au siège du Congrès national pour la résistance et la démocratie (Cnrd), porte la marque d’une Côte d’Ivoire qui gagnerait à exorciser ses vieux démons en refusant la posture résignée du singe qui ne veut rien entendre, rien dire, rien voir. Intervenant, en effet, sur la situation sociopolitique et réconciliation nationale, M. Alphonse Soro qui a ouvert les échanges, a soutenu d’entrée que « c’est Alassane Outtara qui a gagné l’élection présidentielle de novembre 2010. Et il est normal qu’il ait en face de lui, une opposition libre de mener ses activités, notamment les meetings et d’autres marches ». Poursuivant ses propos, M. Alphonse Soro a souhaité que « les propos qui vont être tenus à ces meetings et autres manifestations soient des propos modérés et apaisés. De sorte que, les jeunes qui ont été au cœur de la crise que la Côte d’Ivoire a traversée, ne retombent pas dans une autre confrontation du genre, c’est Gbagbo qui est le président de la République et qu’Alassane Ouattara n’est que chef de l’Etat ». Le président de l’APC a estimé que ce genre de propos pourrait créer « des tensions qui, elles-mêmes, pourront conduire à des confrontations pas souhaitables ».
En réponse, le Secrétaire national par intérim de la Jfpi, M. Koua Justin, s’agissant de la question selon laquelle c’est Alassane Ouattara qui aurait gagné l’élection présidentielle, « a demandé à M. Alphonse Soro de ne pas tromper les Ivoiriens. Et que si lui, Alphonse Soro se fonde sur les résultats provisoires donnés par la Commission électorale indépendante (Cei) et la certification de ces résultats provisoires, par Young-Jin Choi, pour affirmer que c’est Ouattara qui a remporté l’élection présidentielle, qu’il souffre que lui, également, Koua Justin, se basant à son tour sur les résultats définitifs donnés par le Conseil constitutionnel, seule juridiction habilitée à proclamer le vainqueur de l’élection présidentielle, soutienne que c’est Laurent Gbagbo qui est le président élu de la Côte d’Ivoire. Pour Koua Justin, les Ivoiriens se posent encore aujourd’hui, la question suivante : qui a gagné l’élection présidentielle de novembre 2010 ? « Et seul le recomptage des voix pouvait permettre de répondre à cette question cruciale. Mais au lieu de cela, Ouattara et ses hommes ont préféré faire appel à l’Ecomog, à la France et à l’Onu pour faire la guerre à la Côte d’Ivoire et imposer Ouattara ». Pour Koua Justin donc, «Alassane est à la tête de la Côte d’Ivoire grâce à la France. Il est donc chef de l’Etat » (Notre Voie, lundi 31 octobre et mardi 1er novembre 2011 n°3973, p.6). Avec cet échange entre les jeunes de Côte d’Ivoire abondamment repris par nous à dessein, la transition est toute tournée.

II-Ce débat est purificateur

N’en déplaise aux « négateurs patentés des évidences », la Côte d’Ivoire est aujourd’hui mal en point, et désormais s’annonce pire. Seul le recentrage du débat autour de l’élection présidentielle 2010 peut servir la vérité qui donnera des torches à la jeunesse pour éclairer l’avenir. Non, la seule vérité qui vaille à nos yeux n’est pas celle d’un camp, mais la vérité pour la Côte d’Ivoire, pour l’Afrique, pour le monde afin d’éviter un gigantesque malentendu dommageable à l’humanité. Le président Gbagbo a été à la recherche de la vérité : devant la contrariété des résultats du scrutin présidentiel donnés par différents organes, le président Gbagbo qui avait le droit ivoirien pour lui, aurait pu s’en tenir aux résultats fournis par le Conseil constitutionnel, la seule institution habilitée par la constitution à proclamer les résultats définitifs de l’élection présidentielle. Il a saisi l’Union africaine aux fins de recompter les voix.
En effet, le recomptage des voix était le seul vérificateur de la transparence des résultats pour convaincre et rassurer les populations, les observateurs de la vie politique nationale. Il savait en cela que, lorsqu’on fait la politique, il faut savoir gagner ou perdre une élection et que l’homme politique est dépositaire, non propriétaire du pouvoir confié. Il n’innovait nullement en la matière, puisque l’Onu, au niveau universel, avait déjà eu recours à cette procédure de recomptage des voix à Haïti. Et cette procédure a changé le vainqueur de l’élection présidentielle. L’Union africaine, elle, a préféré botter en touche, tétanisée certainement par les injonctions à peine voilée de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’Onu, qui, de façon outrecuidante, a déclaré, à la veille du sommet décisif sur la crise ivoirienne, que le recomptage des voix serait une grave injustice. Faite à la Côte d’Ivoire ? Faite à M. Ouattara ? Faite à la communauté internationale qu’il représente ? Et le président haïtien ? Pourquoi alors avoir commis cette grave injustice à Haïti où le recomptage des voix a changé le vainqueur des élections ?
Une autre incongruité apparaît dans la démarche des facilitateurs de la crise ivoirienne mandatés par l’Union africaine. Sur un panel de cinq chefs d’Etat africains, seul le président de la Mauritanie n’a pas fait le déplacement jusqu’à Paris pour rencontrer le président Nicolas Sarkozy, celui-là même qui s’est invité par effraction dans la crise ivoirienne pour assurer le triomphe de son champion, M. Alassane Ouattara. Paris valait-il le déplacement ? Qu’ont-ils pu bien se dire au cours des différentes audiences accordées par le président français ? La suspicion d’une des parties n’est-elle pas légitime ? Toujours est-il que l’opinion attendait de l’Union africaine des résultats chiffrés et non des résultats diplomatiques. En effet, qui peut aujourd’hui donner avec précision les résultats chiffrés du scrutin présidentiel fournis par l’Union africaine ? Quand viendra, comme annoncé dans le communiqué, le panel des 5 chefs d’Etat pour livrer les résultats chiffrés des deux candidats à l’élection présidentielle et proposer des axes de règlement de la crise ivoirienne ? L’Union africaine, informée, a-t-elle mis la pédale douce afin de ne pas gêner le machiavélique plan de déstabilisation de la Côte d’Ivoire concocté par Paris et Washington et dont le pic a été atteint le 11 avril 2011 avec le bombardement intense de la résidence officielle du président Gbagbo ?

Ces médiateurs terrorisés par la vérité

Dans le cas haïtien, les donnés chiffrés existent bel et bien et elles ont été communiquées à toutes les parties intéressées par le règlement de la crise. Pourquoi, alors deux poids deux mesures ? En optant pour le choix de l’Union africaine, le président Gbagbo voulait avoir de la clarté et de la lisibilité afin de se déterminer en toute connaissance de cause. Mais l’Union africaine s’est réfugiée dans le clair obscur et n’a pas su donner les clés pour trancher le gigantesque malentendu. Force est donc de reconnaître que le recomptage des voix demandé n’a pas eu lieu. L’Union africaine, instance hautement diplomatique, s’est coulée dans le moule façonné par la communauté internationale caporalisée par les présidents Sarkozy et Obama. Et il lui était difficile de désavouer les membres du panel mandatés par elle. Au nom de l’implacable logique des intérêts, l’Union africaine s’est contentée d’entériner le postulat de la communauté internationale qui est le suivant : M. Alassane Ouattara est le candidat de la communauté internationale et, en cette qualité, il doit être proclamé vainqueur de l’élection présidentielle 2010. Une élection, un candidat et le tour est joué.
Au total, l’Union africaine n’a ni convaincu, ni rassuré. La Côte d’Ivoire, elle, continue de vivre avec un cancer dans le corps : les deux présidents campés dans leur certitude d’avoir gagné l’élection présidentielle 2010. La Côte d’Ivoire n’a pas encore trouvé la chimiothérapie qui éradique le cancer. Demeure donc la question des résultats du scrutin présidentiel 2010. Il faut trancher le nœud gordien, qui pourrait se révéler vipérin, pour connaître la fin de l’histoire, la fin du film. Pour ne pas livrer l’opinion à ceux qui tirent la politique vers le bas, qui font appel à ses plus bas instincts, qui l’amènent à raisonner comme eux. Pour un peuple, la vérité est un bien commun comme l’air, l’eau, l’égalité devant la loi, la non discrimination. Un pays qui fait de petits arrangements avec la vérité est un pays qui se ment à lui-même, qui avance les yeux fermés vers les gouffres de la réalité. La Côte d’Ivoire portera la marque d’un pays médiocre si elle se contente de petites choses et si elle ne peut agir sur les grandes. La découverte de la vérité des urnes du 28 décembre 2010 est une grande chose parce qu’elle est la pierre angulaire de tout processus de réconciliation et de reconstruction. Elle conditionne tous les autres. Une fois les résultats de l’élection libérés, alors seulement, l’on pourra faire preuve de tolérance, de compromis politiques, de réconciliation et de paix. Le temps, lui, fera son œuvre de cicatrisation et d’apaisement. La question ne se pose pas en termes de préalable, mais d’impératif catégorique pour la Côte d’Ivoire. C’est un devoir de cohérence et de vérité vis-à-vis du peuple souverain. Il a voté. Il a le droit de savoir les suffrages exprimés au profit des différents candidats. Le peuple aura ainsi une meilleure lisibilité pour s’impliquer de façon active et massive dans ce qui est essentiel : la réconciliation des cœurs et des esprits. Il se détournera alors de ces sentiments qui plombent tout processus de réconciliation : l’émotion, la pitié, la revanche et la vengeance.

Seule, la vérité des urnes nous guérira

Les rituels de la tradition, les hadiths, les sourates, les psaumes et versets des Livres saints ne pourront purifier la Côte d’Ivoire si elle ne se livre pas à ce « Gôpô » politique. L’injustice, c’est du sang versé sur la Côte d’Ivoire. L’injustice c’est la malédiction infligée à la Côte d’Ivoire. Et toute injustice mène au désordre. Loin de diviser, le débat est donc rassembleur. La Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr) doit rester une référence et non une frustration. Elle ne peut se contenter d’une photographie de la Côte d’Ivoire à un moment donné alors que le film n’est pas fini. L’Etat totalitaire n’est pas loin lorsqu’un dirigeant est campé dans sa certitude d’avoir remporté l’élection présidentielle, mais à la poursuite d’une légitimité introuvable. L’on ne peut résoudre le problème de la démocratie en Afrique avec des moyens militaires qui sont antidémocratiques. C’est un choix à la fois incompréhensible et intolérable.
La réconciliation au forceps n’aura qu’un destin de feuille morte. La caractéristique de la feuille morte, c’est d’être emporté par le vent. Le bruit est assourdissant, le vent violent. Comment bâtir pour l’éternité dans le vacarme et la tempête ? Pour « vivre ensemble », engageons donc la Côte d’Ivoire dans la révélation de la vérité qui libère afin de lui insuffler cette extraordinaire foi en l’avenir qui lui permet de se reconstruire. La Côte d’Ivoire doit rentrer dans l’histoire, ce n’est pas l’histoire qui doit lui rentrer dedans. Ne l’oublions jamais : on ne réconcilie pas, on se réconcilie.
C’est donc faire preuve de cécité et de médiocrité politiques que de vouloir trouver solution à la crise en brandissant la CPI comme arme de destruction ciblée sur le président Gbagbo. En effet, le transfèrement de Laurent Gbagbo à la CPI n’épuise pas la crise en Côte d’Ivoire. Il l’exacerbe. Il est une véritable machine à diviser et non à rassembler les Ivoiriens. Le président Gbagbo a appris la souffrance et la persévérance. Il a également appris le langage du peuple et a pu ainsi tisser avec lui un pacte de confiance et de fidélité sur la base de valeurs mutuellement partagées, d’une vision stratégique d’avenir. Ce pacte-là est indestructible. L’on comprend alors qu’à chaque fois que l’on a annoncé sa mort avec parfois de petits cercueils à son effigie, il a su trouver les ressorts pour rebondir. Comme un saumon, il a toujours su remonter le courant qui lui semblait contraire. Laurent Gbagbo, c’est une génération tant africaine qu’ivoirienne qui se reconnaît en lui, qui se réclame de ses idéaux et de ses valeurs. Laurent Gbagbo, c’est un parti politique, le Fpi qui, peu à peu, sort de sa torpeur bien compréhensible pour gagner le pari de la mobilisation afin de contrarier sérieusement les plans du régime Ouattara instrumentalisé par communauté internationale de Sarkozy et d’Obama pour éloigner et couper le président Gbagbo de son peuple.
Quand les temps sont durs, le Fpi résiste et fait front. Laurent Gbagbo, ce sont toutes ces personnes anonymes qui, si elles ne font pas de la politique politicienne, ont pour autant une certaine idée de la justice. Le peuple de Côte d’Ivoire qui, subjugué par la brutalité de la répression au quotidien du régime Ouattara, s’est habitué à exprimer son désespoir de façon confidentielle, finira inévitablement par surmonter la morosité ambiante, et agir de manière collective, prenant ainsi sa juste place dans le combat pour la démocratie. Il finira par avoir raison de la dictature, même la plus féroce. C’est ce qu’enseigne l’histoire des peuples.
C’est également faire preuve de cécité et de médiocrité politique que de vouloir trouver solution à la crise ivoirienne avec la participation du Fpi aux élections législatives. Le parlement est au cœur de la démocratie lorsque cohabitent en son sein tous les courants d’opinion, lorsqu’il est un véritable organe de contrôle de l’action gouvernementale, lorsque le débat s’y exerce de façon contradictoire dans le respect des différences d’opinions et des chapelles politiques. Mais avant que d’accéder à un siège de député, des conditions de liberté et de transparence sont à prendre en compte par tout Etat qui se veut républicain. N’oublions surtout pas que M. Youssouf Bakayoko, le président de la Cei- l’homme qui en sait trop- est toujours au cœur du dispositif électoral, et que les forces rebelles «veillent » toujours sur la Côte d’Ivoire afin d’assurer le triomphe incontesté et incontestable des «vainqueurs » du 11 avril 2011, avec la kalachnikov à la main en guise d’argument dissuasif.
Non, ce n’est pas la non participation du Fpi à un scrutin législatif qui va lui faire perdre sa notoriété de parti incontournable dans le jeu politique ivoirien. Le parti en a vu bien d’autres. Et il est toujours là, fort, puissant et incassable. Le mandat parlementaire n’est pas une fin en soi dans le combat pour les libertés démocratiques. La non participation à un scrutin législative est une forme de protestation qui, elle aussi, est un moyen pour faire avancer la démocratie. La démocratie, c’est beaucoup plus que les élections, c’est beaucoup plus qu’un mandat parlementaire.
L’on est ici en présence d’un véritable leurre : le transfèrement de Laurent Gbagbo devant la Cpi et la participation aux élections législatives connaissent une étroite imbrication. La stratégie diabolique est de détourner l’attention du Fpi et des Ivoiriens qui vont, à n’en point douter, se focaliser sur la campagne électorale permettant ainsi au pouvoir actuel d’assurer, en sous-main, le transfèrement de Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale. Reconnaissons tout de même que la ficelle est grosse.
Cela étant, il nous faut recentrer le débat en portant la réflexion rédemptrice sur les résultats du scrutin présidentielle 2010. L’avenir de la Côte d’Ivoire est dans l’émergence de la vérité.

S.A.D.

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