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25/11/2011

Les ivoiriens de la diaspora fêtent le 4 décembre la victoire électorale de Gbagbo à Paris.

Source : Aujourd'hui : Du 25/11/2011

Les partisans du président Laurent Gbagbo ne se posent plus de question sur l’issue de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Le 4 novembre prochain à Paris, ils célèbreront la victoire électorale de leur champion.
La communauté internationale a beau dire que c’est Alassane Ouattara qui a remporté la présidentielle en Côte d’Ivoire, pour les Ivoiriens et les patriotes africains qui se réunissent le 4 décembre prochain à Paris sur le parvis des droits de l’homme au Trocadéro, c’est peine perdue puisqu’ils célébreront ce jour-là la victoire électorale du Président Gbagbo à l’élection du 3 décembre dernier, lui qui la revendique toujours d’ailleurs comme eux. Selon Alain Toussaint qui donne ces informations sur son mur de facebook, des acteurs de la résistance pour la libération du Président Laurent Gbagbo en Occident seront distingués à cette occasion. Au cours de cette rencontre, l’assistance pourra aussi voir ou revoir le film documentaire réalisé par le cinéaste ivoirien Sidiki Bakaba intitulé « La victoire aux mains nues » qui est un condensé des événements de novembre 2004 pendant lesquels des militaires français avaient ouvert délibérément le feu et massacré 67 jeunes ivoiriens et fait 2000 blessés parmi les foules qui les empêchaient d’accéder à la résidence du Président Gbagbo. Le livre-événement de Charles Onana sorti depuis quelques jours dans les librairies américaine et française évoquent ces circonstances pour le moins troubles pendant lesquelles la France a affirmé avoir perdu 9 de ses ressortissants dans le bombardement accidentel d’une de ses basses à Bouaké avant de lancer une expédition punitive sur Abidjan, tirant sur tout ce qui bouge après avoir détruit au sol tous les aéronefs ivoiriens. Manipulant par la suite avec dextérité les voisins de la Côte d’Ivoire, ce pays va en outre se servir de l’Union Africaine pour imposer un embargo sur les armes. A la vérité, il s’agissait d’empêcher le Président Laurent Gbagbo d’écraser cette rébellion que Paris maintenait en vie, s’interposant ou rusant quand il le fallait pour ne pas qu’elle soit écrasée. Mais en dépit du caractère essentiellement festif que ses auteurs veulent lui imprimer, cette manifestation commémore la date du 4 décembre. C’est ce jour justement que le conseil constitutionnel avait solennellement investi le président Gbagbo qu’il avait déclaré gagnant la veille. La suite on la connaît. La communauté internationale s’est liguée contre le pays, a fermé les banques et bloqué tout mouvement de ravitaillement en médicaments en direction de la Côte d’Ivoire. Et comme si cela ne suffisait pas, a largué des bombes sur la résidence de Laurent Gbagbo avant sa capture. L’ancien président ivoirien qui est depuis lors emprisonné dans les goulags nordistes d’Alassane Ouattara avec une soixantaine de ses proches a décrit dans le livre de Charles Onana « Côte d’Ivoire : le coup d’Etat » les conditions de son arrestation. « En fait, ce sont les français qui ont encerclé ma résidence et au lieu d’achever leur mission, c’est-à-dire de venir me prendre eux-mêmes, ils ont plutôt envoyé les rebelles me prendre. Je tiens tout de même à préciser qu’ils ont envoyé les rebelles m’arrêter devant les caméras. Toutes les images que vous avez reçues sont les images des soldats français. Ce sont les soldats français qui filmaient ma capture. Ils tournaient avec des caméras à la résidence et à l’hôtel du Golfe. Plus tard, ils ont fait venir des Journalistes français pour d’autres images de moi. Il n’y avait pas de journalistes africains tournant les images au moment de mon arrestation », raconte le Président Gbagbo. Ses invités à cette rencontre tous les africains de la diaspora, les africains et les panafricanistes. La fête, comme le promet Alain Toussaint, conseiller spécial en charge de la communication du Président Gbagbo, débutera à 14 heures françaises au Trocadéro. Y sont attendus de nombreux orateurs dont Brigitte Kuyo le représentant du Front populaire ivoirien en France.
JOSEPH TITI
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