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30/12/2011

Côte d'Ivoire: Soro déclare la guerre au PDCI ! Frci incontrôlables, insécurité galopante... Comment Soro veut « s’éterniser » à la Primature


Source : Le Nouveau Courrier du 30/12/2011

Le député de Ferkéssédougou, Guillaume Kigbafory Soro, ne serait plus trop chaud pour le Perchoir et semble être désormais candidat à sa propre succession à la primature. Surtout avec cette situation de Frci «incontrôlables» à la gâchette facile, le chef de l’ex-rébellion est en passe de conserver son fauteuil, histoire de garantir un assainissement dans les rangs des Frci, majoritairement composés des ex-rebelles sous son autorité.

Il y a des personnes qui estiment qu’une tenue leur va à merveille à telle enseigne qu’elle ne pourrait être assez bien pour une tierce personne. Et le premier ministre Guillaume Soro et son entourage sont de ces personnes-là. Selon eux, la primature doit demeurer l’affaire exclusive du chef de l’ex-rébellion, parce que la Côte d’Ivoire serait loin d’être sortie de l’ornière. Et le seul Ivoirien à même de faire face à cette situation post-crise est bien l’homme-providence Guillaume Soro.

Et les arguments ne leur manquent pas pour soutenir cette thèse. Alors qu’Alassane Ouattara, au lendemain du 11 avril, avait promis de rétablir la sécurité et de débarrasser Abidjan et les villes de l’intérieur de tous ses combattants en armes en deux mois, huit mois après, on en est à la case départ. Les Frci jouissant d’une impunité tatouée, parce qu’ayant été élevés au titre de sauveurs par le procureur de la République, Simplice Kouadio, ont continué de faire subir toutes sortes d’exactions, de chantage et de persécutions aux populations.

Les événements de Vavoua et de Sikensi (lundi dernier) ont fini par convaincre la communauté nationale et internationale que les éléments des Frci, majoritairement des ex-rebelles constituent un véritable problème pour le régime Ouattara. Parce qu’indisciplinés, insubordonnés et complètement déconnectés des réalités d’une armée régulière.

Primature coûte que coûte

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Konaté Navigué (S.N. JFPI en exil) : “Nous ne pouvons accepter le retour à la colonisation” Enfin!!!!!!

L'année 2011s’achève. Année tragique année terrible pour l'Afrique, pour le Moyen-Orient et pour la Côte d’Ivoire. Une situation qui ne peut être comprise si nous ne comprenons pas l'environnement international. Que comprendre? En effet, les crises économique et financière qui secouent le monde depuis la crise des subprimes aux Etats-Unis jusqu’à celle de l’Europe aujourd’hui montrent bien la crise du capitalisme, c'est à dire la fin prévue de l'impérialisme triomphant et même triomphateur dans le monde. Montrant la fin de l’impérialisme, elles montrent également la fin d'un cycle: celui de la fin de la domination sans état d'âme et sans partage de l'Occident sur le reste du monde. En effet, dans quelques années, l’Occident ne sera plus le maitre du monde. L’incertitude de cette fin de cycle d’une part, et la peur de la montée des pays émergents et surtout la Chine d’autre part, sont à l’origine de la paranoïa de l’impérialisme occidental. D’aucuns penseraient à un choc des civilisations. Il n’en est rien. En réalité, la barbarie des puissances occidentales sur les deux espaces les plus vulnérables du monde (mais malheureusement les plus riches du monde) à savoir l’Afrique et le Moyen-Orient, tient de la volonté des impérialistes à l’exploitation des ressources de toutes sortes, ressources indispensables à leur hégémonie sur le monde. Ainsi, depuis la chute du mur de Berlin ; la guerre en Irak, le printemps arabe, l’assassinat du colonel Kadhafi en Lybie, la guerre de la France contre la Côte d’Ivoire ne sont rien d’autre que des guerres préventives de conquêtes et de domination perpétuelles dans un monde désormais monopolaire. Prédateurs très peu imaginatifs, ils utilisent toujours les mêmes méthodes. De Lumumba à Kadhafi, en passant par Sankara et Olympio; de Nkrumah à Gbagbo, ils ont la même pratique sexagénaire. Nostalgiques? Ils le sont. Mais la nostalgie n’est pas une question de distance ni d’espace, mais une question de temps passé ; d’époque révolue pour parler comme Yankelevich .

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Bilan d’une année apocalyptique : Quand le camp Ouattara se moque de la souffrance des Ivoiriens


Source : Notre Voie du
Vendredi 30 Decembre 2011


Le Quotidien Le Patriote, pro-Ouattara, s’est essayé, hier, à un exercice bien périlleux. Justifier l’injustifiable, condamner la victime sur fond de mensonges et de récits tronqués.
Chaque Ivoirien devrait avoir lu «Le Patriote » dans sa parution d’hier jeudi 29 décembre. Et particulièrement, chacun devrait avoir contemplé la UNE de ce canard qui semble avoir choisi de se moquer des Ivoiriens qui soufrent depuis 2002. Un journal amnésique, truffé de mensonges, de contre-vérités et de demi-vérités.
«2011, Gbagbo créa la guerre…», a-t-il cru bon de faire avaler aux Ivoiriens. Et effectivement, la surprise était grande devant les kiosques bondés. «Mais ces journalistes-là n’ont-ils pas vécu en Côte d’Ivoire depuis 2002 ?» ou encore «mais, pour qui nous prennent-ils ? On sait qui a créé la guerre en Côte d’Ivoire». L’indignation était grande hier, tant la couleuvre que Le Patriote a tenté de faire avaler aux Ivoiriens est grosse. Et le journal est allé jusqu’à avancer des chiffres voulus lacrymogènes : 3000 morts, 2 millions de déplacés ; terreur et misère à Abidjan ; 11 avril : la capture salvatrice d’un tyran. Les personnes qui ont osé jeter un coup d’œil sur la UNE du Patriote, hier, ont vu des vertes et des pas mûres.
Le plus beau était cependant à l’intérieur du journal. Un article intitulé «De la terreur à l’espoir» est illustré par une photo où on aperçoit clairement des personnes entourant des corps d’étudiants massacrés par les hommes de Ouattara. Avec une légende révoltante : La machine à tuer du FPI s’est mise en branle. La qualifiant d’inoubliable, le journaliste affirme que c’est l’année 2011 qui aura marqué la mémoire des Ivoiriens au cours de cette décennie. Il évoque la peur de voir la nation ivoirienne se disloquer, ses fils et filles s’entretuer. Et dans un raccourci aussi stupide qu’insultant, il avance que « le contentieux électoral de l’élection présidentielle de novembre 2010 s’est déporté sur l’année qui a suivi. Au point de dégénérer dans la pire violence que la Côte d’Ivoire ait jamais connue.
Et c’est le journal qui a divisé le pays en deux parties à sa UNE en janvier 2001 pour faire accepter cette idée macabre, qui s’en plaint aujourd’hui ? Il devrait pourtant se réjouir d’avoir obtenu ce qu’il voulait depuis des années. Mais là où il se montre cynique, c’est quand il ignore totalement que la violence, la pire que la Côte d’Ivoire ait jamais connue, a été déclenchée en septembre 2002. Avec des tueries massives de populations civiles dans le nord, le centre et l’ouest du pays. Le Patriote s’est-il demandé combien de morts il y a eu à Abidjan dans la seule nuit de 18 au 19 septembre 2002 ? Combien de gendarmes ont été froidement assassinés à Korhogo et à Bouaké ? Combien de civils innocents ont été brûlés vifs, jetés dans des puits, égorgés, morts étouffés dans les conteneurs, amputés des membres, etc. ? Sait-il combien de femmes ont été violées par les rebelles depuis 2002 ? Qui rendra justice pour tout cela ?
Si les journalistes du Patriote et leurs amis ne le savent pas, les Ivoiriens, eux, savent bien que la guerre a été créée en 2002 par ceux qui exercent le pouvoir aujourd’hui. Alors que le président Gbagbo se trouvait en visite officielle en Italie. Une attaque lâche, sauvage, barbare qui a endeuillé de milliers de familles et placé la quasi-totalité des Ivoiriens dans une détresse sans nom.
La guerre créée donc en 2002, il s’en est suivi une crise grave qui a plombé le pays pendant une décennie. Et au moment où le pays organisait l’élection présidentielle en novembre 2010, aucune garantie de sécurité n’existait car les rebelles n’avaient pas été désarmés et continuaient de menacer le pays. Et chacun savait bien que la présence massive de ces armes allait peser sur le déroulement du scrutin. Cela n’a pas manqué. Et les armes des rebelles aidés par la France et l’ONUCI, ont piétiné la volonté du peuple pour imposer un homme-lige à la tête du pays. Le Patriote sait très bien que la France y tenait plus que tout. Le monde entier sait que le seul moyen que ce pays connaît pour sortir de la grave crise financière est le retour à la pratique coloniale. Cela aussi, le Patriote le sait très bien. Mais les appétits et les ambitions aussi démesurées que malhonnêtes des uns et des autres aidant, la France a trouvé aisément le terreau qu’il lui fallait pour faire prospérer son action. Sans la politique coloniale, la France n’est rien. C’est pour cela qu’elle fait mourir les Ivoiriens depuis 2002. C’est pour cela qu’elle piétine les règles élémentaires de la démocratie et du droit international en venant bombarder, sans déclaration de guerre, le palais du président d’un pays souverain.
Tout cela, Le Patriote qui écrit sans honte que la guerre a été créée en 2011, le sait très bien. Lui qui dit «bravo pour le travail bien fait » quand des policiers sont brûlés vifs à Abobo, quand les pauvres vigiles et agents de la RTI sont brûlés vifs à Abobo, quand des gendarmes sont assassiné partout à Abidjan par un commando invisible, quand près d’un million de personnes sont obligées de quitter la commune d’Abobo pour ne pas périr, quand des villages sans défense sont attaqués en pleine nuit, etc. Bravo pour le travail bien fait également à tous ces traitres de l’armée qui ont trahi la confiance du peuple pour se mettre au service de puissances maléfiques. « Time will tell », dit une chanson célèbre. L’histoire jugera. Et le temps est l’autre nom de Dieu.



Une contribution de Moussa Sié Koffi








Lettre ouverte de l’écrivain Patrice Nganang au président de l’OIF

16 décembre 2011 par Patrice Nganang

Récompensé il y a quelques jours par l’Organisation internationale de la Francophonie (1), l’écrivain et professeur camerounais Patrice Nganang a saisi l’occasion pour adresser à Abdou Diouf, secrétaire général de l’OIF, cette lettre ouverte qui dénonce « l’implication directe de l’OIF dans le maintien de la tyrannie qui étrangle le Cameroun depuis 1984 », et encore en octobre dernier.


Monsieur le président,

Je vous remercie pour l’audience que vous m’avez accordée, en marge du prix de la Francophonie que j’ai reçu de vos mains.

Cette audience pour moi c’est le prix en réalité. C’est elle seule qui me fait venir à Paris, parce que sinon j’aurais refusé le prix. Je l’aurais refusé, moins parce que l’installation de mon pays dans la zone francophone aura eu lieu au prix de l’éradication de l’écriture shümum que mon roman primé Mont plaisant raconte, qu’à cause de l’implication directe de l’Organisation internationale de la francophonie dans le maintien de la tyrannie qui étrangle le Cameroun depuis 1984, et surtout à cause de la caution qu’elle aura donné au coup d’Etat constitutionnel qui y a eu lieu ce 4 septembre 2011. En effet, lors de la session parlementaire du 11 octobre 2011, Mr. Alain Juppé, ministre des affaires étrangères de France, dit que les élections présidentielles eurent lieu au Cameroun ce 9 octobre 2011 « dans des conditions acceptables ». Il précisa que son jugement, il le basait sur le rapport de l’organisation dont vous êtes le secrétaire général. Plus tard le président Nicolas Sarkozy félicitait Paul Biya.

Nous savons, monsieur le président, que la délégation de l’Organisation internationale de la francophonie qui supervisa les élections du 9 octobre était dirigée par le major Pierre Buyoya qui lui-même n’a jamais accédé au pouvoir dans son pays que par des coups d’Etat ; nous savons que le travail de cette délégation au Cameroun était pratiquement téléguidé depuis le cabinet civil de la présidence de la République du Cameroun. Et puis, sur la base des observations de la plateforme « 09-10-11 Touche pas a mon vote ! » que j’ai constituée avant les élections, plateforme qui a formé près de 2000 scrutateurs déployés à travers le pays, réuni 7 partis politiques et était fondée sur la collaboration entre 7 leaders politiques dont 4 candidats à l’élection ; sur la base de ma collaboration parallèle à une plateforme, le Front Uni de la Diaspora Camerounaise, unissant de multiples organisations de la diaspora camerounaise, je puis dire ceci sans avoir peur de me tromper : la Nation camerounaise a été exclue des élections du 9 octobre. La Nation camerounaise, ce sont les 70% du peuple camerounais qui à l’intérieur, et les 99,5% qui à l’extérieur du Cameroun n’ont pas voté, chiffres précisés par deux organisations bien respectées d’observation des votes. Oui, monsieur le président, nous qui n’avons pas voté le 9 octobre 2011, nous sommes la Nation camerounaise.

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Lettre ouverte de l’écrivain Patrice Nganang au président de l’OIF

16 décembre 2011 par Patrice Nganang

Récompensé il y a quelques jours par l’Organisation internationale de la Francophonie (1), l’écrivain et professeur camerounais Patrice Nganang a saisi l’occasion pour adresser à Abdou Diouf, secrétaire général de l’OIF, cette lettre ouverte qui dénonce « l’implication directe de l’OIF dans le maintien de la tyrannie qui étrangle le Cameroun depuis 1984 », et encore en octobre dernier.


Monsieur le président,

Je vous remercie pour l’audience que vous m’avez accordée, en marge du prix de la Francophonie que j’ai reçu de vos mains.

Cette audience pour moi c’est le prix en réalité. C’est elle seule qui me fait venir à Paris, parce que sinon j’aurais refusé le prix. Je l’aurais refusé, moins parce que l’installation de mon pays dans la zone francophone aura eu lieu au prix de l’éradication de l’écriture shümum que mon roman primé Mont plaisant raconte, qu’à cause de l’implication directe de l’Organisation internationale de la francophonie dans le maintien de la tyrannie qui étrangle le Cameroun depuis 1984, et surtout à cause de la caution qu’elle aura donné au coup d’Etat constitutionnel qui y a eu lieu ce 4 septembre 2011. En effet, lors de la session parlementaire du 11 octobre 2011, Mr. Alain Juppé, ministre des affaires étrangères de France, dit que les élections présidentielles eurent lieu au Cameroun ce 9 octobre 2011 « dans des conditions acceptables ». Il précisa que son jugement, il le basait sur le rapport de l’organisation dont vous êtes le secrétaire général. Plus tard le président Nicolas Sarkozy félicitait Paul Biya.

Nous savons, monsieur le président, que la délégation de l’Organisation internationale de la francophonie qui supervisa les élections du 9 octobre était dirigée par le major Pierre Buyoya qui lui-même n’a jamais accédé au pouvoir dans son pays que par des coups d’Etat ; nous savons que le travail de cette délégation au Cameroun était pratiquement téléguidé depuis le cabinet civil de la présidence de la République du Cameroun. Et puis, sur la base des observations de la plateforme « 09-10-11 Touche pas a mon vote ! » que j’ai constituée avant les élections, plateforme qui a formé près de 2000 scrutateurs déployés à travers le pays, réuni 7 partis politiques et était fondée sur la collaboration entre 7 leaders politiques dont 4 candidats à l’élection ; sur la base de ma collaboration parallèle à une plateforme, le Front Uni de la Diaspora Camerounaise, unissant de multiples organisations de la diaspora camerounaise, je puis dire ceci sans avoir peur de me tromper : la Nation camerounaise a été exclue des élections du 9 octobre. La Nation camerounaise, ce sont les 70% du peuple camerounais qui à l’intérieur, et les 99,5% qui à l’extérieur du Cameroun n’ont pas voté, chiffres précisés par deux organisations bien respectées d’observation des votes. Oui, monsieur le président, nous qui n’avons pas voté le 9 octobre 2011, nous sommes la Nation camerounaise.

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Lettre ouverte de l’écrivain Patrice Nganang au président de l’OIF

16 décembre 2011 par Patrice Nganang

Récompensé il y a quelques jours par l’Organisation internationale de la Francophonie (1), l’écrivain et professeur camerounais Patrice Nganang a saisi l’occasion pour adresser à Abdou Diouf, secrétaire général de l’OIF, cette lettre ouverte qui dénonce « l’implication directe de l’OIF dans le maintien de la tyrannie qui étrangle le Cameroun depuis 1984 », et encore en octobre dernier.


Monsieur le président,

Je vous remercie pour l’audience que vous m’avez accordée, en marge du prix de la Francophonie que j’ai reçu de vos mains.

Cette audience pour moi c’est le prix en réalité. C’est elle seule qui me fait venir à Paris, parce que sinon j’aurais refusé le prix. Je l’aurais refusé, moins parce que l’installation de mon pays dans la zone francophone aura eu lieu au prix de l’éradication de l’écriture shümum que mon roman primé Mont plaisant raconte, qu’à cause de l’implication directe de l’Organisation internationale de la francophonie dans le maintien de la tyrannie qui étrangle le Cameroun depuis 1984, et surtout à cause de la caution qu’elle aura donné au coup d’Etat constitutionnel qui y a eu lieu ce 4 septembre 2011. En effet, lors de la session parlementaire du 11 octobre 2011, Mr. Alain Juppé, ministre des affaires étrangères de France, dit que les élections présidentielles eurent lieu au Cameroun ce 9 octobre 2011 « dans des conditions acceptables ». Il précisa que son jugement, il le basait sur le rapport de l’organisation dont vous êtes le secrétaire général. Plus tard le président Nicolas Sarkozy félicitait Paul Biya.

Nous savons, monsieur le président, que la délégation de l’Organisation internationale de la francophonie qui supervisa les élections du 9 octobre était dirigée par le major Pierre Buyoya qui lui-même n’a jamais accédé au pouvoir dans son pays que par des coups d’Etat ; nous savons que le travail de cette délégation au Cameroun était pratiquement téléguidé depuis le cabinet civil de la présidence de la République du Cameroun. Et puis, sur la base des observations de la plateforme « 09-10-11 Touche pas a mon vote ! » que j’ai constituée avant les élections, plateforme qui a formé près de 2000 scrutateurs déployés à travers le pays, réuni 7 partis politiques et était fondée sur la collaboration entre 7 leaders politiques dont 4 candidats à l’élection ; sur la base de ma collaboration parallèle à une plateforme, le Front Uni de la Diaspora Camerounaise, unissant de multiples organisations de la diaspora camerounaise, je puis dire ceci sans avoir peur de me tromper : la Nation camerounaise a été exclue des élections du 9 octobre. La Nation camerounaise, ce sont les 70% du peuple camerounais qui à l’intérieur, et les 99,5% qui à l’extérieur du Cameroun n’ont pas voté, chiffres précisés par deux organisations bien respectées d’observation des votes. Oui, monsieur le président, nous qui n’avons pas voté le 9 octobre 2011, nous sommes la Nation camerounaise.

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24/12/2011

Conférence de Presse du 23 Décembre 2011: Déclaration liminaire du Président MIAKA Ourétto


Source : Telediaspora.net : Du 24/12/2011


Mesdames et messieurs les journalistes,

Je voudrais tout d’abord vous saluer et vous remercier d’avoir répondu à notre invitation.

Nous nous retrouvons pour la deuxième fois, en l’espace de deux semaines, à notre invitation, pour parler de l’avenir de la Côte d’Ivoire.

Le sujet de l’heure, vous vous en doutez certainement, en vaut la peine, car le monde entier nous regarde, nous écoute et nous suit.

C’est pourquoi,

Le Front Populaire Ivoirien, après ce qui s’est passé Dimanche 11 décembre 2011 et que les uns ont appelé élections et que nous, nous appelons mascarade, le FPI dis-je, se doit de monter, encore une fois, au créneau pour tenter d’éviter à notre pays une humiliation sans nom.

Plus de dix jours après cette mascarade, nous en sommes encore à chercher qui a gagné et à arranger, sans vergogne, le taux de participation alors que tous nous savons ce qu’il en est en réalité.

Doit-on continuer à privilégier la technologie électorale, à tripatouiller les résultats, à chercher coûte que coûte à avoir un parlement monocolore et quasiment ethno régionaliste ?

Doit-on continuer à fermer les yeux sur l’exclusion qui s’installe, insidieusement, dans notre pays et qui hypothèque gravement l’avenir de la Nation alors que l’on a prétendu avoir pris les armes pour massacrer les Ivoiriens au motif que l’on aurait été exclu ?

Comment a-t-on pu croire que le déséquilibre scandaleux de la CEI pouvait donner autre chose que ce que l’on constate malheureusement aujourd’hui et pour lequel le FPI avait depuis longtemps tiré la sonnette d’alarme ?

Comment a-ton pu naïvement croire que la déportation du président Laurent Gbagbo, à la veille d’une soi-disant élection, pouvait apporter la sérénité dans les cœurs des Ivoiriens alors qu’en réalité l’on espérait ainsi l’éliminer totalement de la scène politique ivoirienne ?

Comment a-t-on pu cyniquement envisager une consultation électorale alors que plus de 100.000 de nos concitoyens sont contraints à l’exil au mépris de notre Constitution et espérer que cela soit un fait banal ?

A quoi a-t-on pensé, quand des femmes et des hommes qui ont investi argent, énergie et leur vie entière dans une activité commerciale pour tenter d’échapper à l’indigence et rester dignes, sont pourchassés, voient leurs commerces et leurs bâtisses détruits au bulldozer, sans ménagement, pour faire place nette à l’on ne sait quel mirage ?

Comment les tenants du pouvoir actuel ont-ils pu penser raisonnablement que plus de 100.000 étudiants et plus de 30.000 nouveaux bacheliers, sans vision claire de leur avenir, pouvaient répondre à un appel de légitimation d’un pouvoir qui trucide l’Intelligentsia ?

Comment ! Comment ! Comment ! Nous continuons, mesdames et messieurs les journalistes, de nous interroger sur la quiétude que peut avoir un gouvernant quand plus de 400 fils de la Côte d’Ivoire ont vu leurs avoirs arbitrairement gelés, parfois même avec moins de 50.000 f CFA, soit 100 dollars US dans leur compte.

Comment ce pouvoir arrive-t-il à se convaincre qu’un parti comme le FPI, dont le champion à lui tout seul a totalisé au 1er tour de la présidentielle, plus de 38% des voix, et qui donne un mot d’ordre clair de sanction civique, ne soit écouté et suivi par un peuple meurtri dans sa chair, dans son âme et dans son existence ? Et qu’en plus, on cherche par tous les moyens à infantiliser, ridiculiser et montrer du mépris et de la condescendance à ce parti ?

Mesdames et messieurs les journalistes,

Ce sont là autant de questions que nous nous posons légitimement en tant qu’acteurs incontournables de la vie de la Nation. Mais, nous soulevons, surtout, ces questions et ouvrons ce débat parce que le Front Populaire Ivoirien de Laurent Gbagbo sait par expérience que chaque fois que le peuple de Côte d’Ivoire s’est retrouvé dans la tourmente, il s’est tourné vers lui. Aujourd’hui encore, nous sommes conscients que nous constituons la seule alternative crédible et donc l’espoir de ce Peuple.

C’est pourquoi,

Le FPI s’étonne que ces questions, pourtant si simples, soient demeurées sans réponses et que l’on se soit entêté à aller à ces consultations qui se terminent malheureusement en queue de poisson.

Et pourtant,

Nous avons alerté les tenants actuels du pouvoir, interpellé l’opinion nationale et internationale. En vain.

Aujourd’hui, tous sont obligés de constater qu’un peuple opprimé, terrorisé, infantilisé et balkanisé, trouve toujours un ressort pour rebondir et dire non quand il le faut. Le Peuple de Côte d’Ivoire vient d’infliger un cinglant désaveu à M. Alassane Ouattara.

Ce message clair à cette gouvernance approximative et au mépris - sans fondement - affiché par la communauté internationale, doit interpeller les uns et les autres.

Chacun doit donc tirer humblement et avec honnêteté les conséquences. En toute responsabilité, sans que le ciel ne lui tombe sur la tête.

Au total, peut-on considérer que les élections législatives du 11 décembre 2011 sont régulières et légales ? Le FPI répond NON ! Et pour causes :

- Le découpage électoral a été fait en violation de la loi et nous l’avions déjà dénoncé,

- L’organisation du scrutin a été entachée de graves irrégularités, ainsi :

o de nombreuses personnes ont été autorisées à voter sans présenter de carte d’électeur ni de pièces d’identité ;

o dans de nombreux bureaux de vote, les votants sont le triple voire, le quadruple des inscrits ;

o les représentants de certains candidats n’ont pas eu droit au PV de dépouillement ;

o la campagne électorale a continué, même le jour du scrutin ; et l’on a pu voir des personnes munies de mégaphone et portant des tee-shirts à l’effigie de leur candidat, sillonner les quartiers pour appeler les populations à aller voter ;

o des éléments des FRCI obligeaient, par intimidation, les passants à aller voter. Mais, bien plus grave, le Chef de l’Etat lui-même, en désespoir de cause, s’est cru obligé de lancer des appels radio télévisés entre 12h00 et 14h00 pour demander à la population d’aller voter…

De même, peut-on considérer que le parlement issu de cette mascarade d’élection sera légitime ? Là aussi, le FPI répond NON et NON.

L’indifférence totale et le mépris affichés par le Peuple vis-à-vis de ces élections sont éloquents.

Toutes les sources s’accordent aujourd’hui pour indiquer qu’en réalité, le taux de participation ne dépasse guère 10%. C’est du JAMAIS VU EN CÔTE D’IVOIRE !

C’est la légitimité même du pouvoir qui est ainsi remise en cause.

Pour le Front Populaire Ivoirien, il s’agit d’une véritable catastrophe. Il invite par conséquent le pouvoir à prendre les mesures courageuses et responsables suivantes :

1. Annuler purement et simplement ces législatives ;

2. Rembourser la caution des candidats ;

3. Procéder à la désignation d’un nouveau président de la CEI, acceptable pour tous ;

4. Ouvrir immédiatement une discussion franche avec le FPI, dénuée de toute morgue et devant aboutir à la mise en place de conditions idoines de réalisation de législatives véritablement ouvertes, justes, démocratiques et surtout crédibles et dont les vainqueurs auront la légitimité du Peuple de Côte d’Ivoire ;

5. Mettre un terme au climat et à l’environnement de terreur qui règnent dans les villes, villages et hameaux de la Côte d’Ivoire et qui exacerbent ainsi une insécurité rapprochée permanente.

Enfin,

Le Front Populaire Ivoirien appelle la communauté internationale à ne pas se faire complice d’une désarticulation sociale en Côte d’Ivoire par son refus de voir la vérité en face.

Je vous remercie et me prête volontiers à vos éventuelles questions.

Fait à Abidjan, le 23 Décembre 2011

Le Président du FPI


MIAKA Ourétto

Opération «Justice-Souveraineté-Dignité»: Lettre ouverte aux responsables de la résistance contre l’injustice internationale à l’égard du Président Laurent Gbagbo



Source : Telediaspora.net : Du 24/12/2011

La Fondation Roska pour l’Education, la Justice, la Paix et le Développement souhaiterait exprimer ses vœux les meilleurs du nouvel an à l’horizon au Président Laurent Gbagbo à travers une carte postale. Loin de nous toutes forme de prétention, notre objectif avec cet acte est de dire au Président Gbagbo que nombreux sont les Ivoiriens, Africains et autres qui le soutiennent dans cette épreuve, sans distinction de race, d’appartenance politique, religieuse, ethnique, tribale.
Nous estimons que les conditions dans lesquelles le Président Laurent Gbagbo a été bombardé, kidnappé, détenu en Côte d’Ivoire, puis transféré à la Haye révèlent d’une injustice humaine et institutionnelle internationale dont seules les forces impérialistes, esclavagistes, colonialistes et néocolonialistes en sont capables. Nous nous sommes indignés et nous continuons de nous indigner face aux pratiques de «la jungle humaine» dont le dieu est l’argent dans le sang des innocents Africains. Le traitement infligé au président Laurent Gbagbo pendant la crise électorale et postélectorale en Côte d’Ivoire est d’une part l’expression de la domination et de la barbarie occidentale sur l’Afrique. D’autre part, il traduit la soumission et la faiblesse de l’Afrique face au système dominateur de l’occident.
Le résultat est bien l’avènement de la troisième république de la Côte d’Ivoire qui se définit comme pure imposture, violence, viol, vol, crime, tricherie, mensonge, absence de démocratie, absence de paix, manque d’éducation (complétez vous-mêmes cette liste SVP).
La Fondation Roska tout en s’inscrivant dans la logique de la recherche de la paix, de la justice, de la souveraineté et de la dignité des peuples Africains, condamne la culture du mensonge et de l’injustice dont se servent les dirigeants politiques et leaders d’institutions occidentaux pour maintenir l’Afrique dans la misère.
C’est pourquoi nous apportons notre soutien au Président Gbagbo, victime du complot international en Côte d’Ivoire. Le faisant, nous sommes conscients du fait que Gbagbo n’est pas un ange et qu’il a sa part de responsabilité dans la gestion de la sale guerre imposée à la Côte d’Ivoire, qui a conduit à l’organisation d’une «élection armée».
Ayant déclaré une «guerre totale» à son retour d’Italie en Septembre 2002 au lendemain du coup d’Etat manqué, en réponse aux ennemis de son pouvoir, il s’est par la suite laissé tout doucement rouler dans le sable du désert du Burkina Faso par Blaise Compaoré et son frère Dramane. Avec bien sûre, l’onction des mains noires de la France et de l’ONU.
Néanmoins, Gbagbo est loin d’être celui qui doit être devant le TPI à la place de Soro Guillaume, de Shérif Ousmane et de Ouattara Dramane, celui-là même pour qui ils ont pris les armes pour massacrer les ivoiriens et qui depuis le 11 Avril 2011 est illégitimement imposé à la tête de la Côte d’Ivoire. Nous espérons alors que justice sera faite pour que la CPI se donne un peu de crédibilité.
En attendant la libération du Président Gbagbo de sa cellule à lui imposée par «la justice des vainqueurs», nous voudrions lui souhaiter un joyeux noël et une année de santé de fer qui nous permettra d’aller jusqu’au bout.
Nous demandons ici aux responsables de la résistance contre son transfèrement de nous indiquer l’adresse idéale qui nous permettrait de faire parvenir notre carte de vœux au Président Gbagbo. Nous demandons aussi à toute personne éprise de justice, de souveraineté et de dignité de lui envoyer une carte de vœux, de prière et de soutien.
Mentionnez sur la carte «Opération Justice-Souveraineté-Dignité».
Merci pour votre compréhension et que la paix de Dieu soit avec vous.

Copenhague le 23 Décembre 2011
Pour la Fondation Roska,
Rosalie Kouamé «Roska»
La Présidente Fondatrice

SANS GBAGBO, PAS DE RECONCILIATION ENTRE LES IVOIRIENS, ASSENE LE COJEP A BANNY

Banny_mains_nues.jpg
Source : Telediaspora.net : Du 24/12/2011

Dans le cadre de sa mission de réconcilier les ivoiriens après cette grave crise qu'a connu notre pays la Côte d’Ivoire, le Premier Ministre Banny a initié une série de rencontre des différentes forces vives de la nation. C’est donc dans cet élan qu’à sa demande, M. Banny a reçu le bureau intérimaire du Congrès Panafricain de Jeunes et des Patriotes (COJEP), conduit par son Président Martial YAVO. Sur les lignes qui suivent, lisez la déclaration du COJEP à cette audience.

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22/12/2011

En guise de récompense: Alassane Ouattara abandonne l'ouest aux ex-rebelles

Source : Le Nouveau Courrier : Du22/12/2011

Vraisemblablement, le chef de l’Etat ivoirien a décidé d’offrir tout le grand ouest de la Côte d’Ivoire aux ex-rebelles des Forces nouvelles conduites par l’actuel locataire de la primature Guillaume Soro qui soutiennent Alassane Ouattara depuis la rébellion du 19 septembre 2002 et qui sous l’appellation de Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) créées rapidement en mars dernier pour voiler la collusion avec la rébellion qui lui a été d’un soutien déterminant dans la bataille d’Abidjan qui l’a porté au pouvoir.

Pour cela le chef de l’Etat a certainement voulu être reconnaissant à ses soldats d’une manière ou d’une autre. En témoignent les nominations à des hautes fonctions dans l’Armée des chefs de l’exrébellion, l’impunité dont bénéficient les Frci qui commettent des exactions et tracasseries régulières sur les populations sur l’ensemble du territoire. Mais la situation est plus atypique dans l’ouest où les soldats règnent en maitres absolus, et de ce fait, ont décidé de se payer sur le dos des populations qui souffrent le martyre de cet «état de siège» dans l’indifférence quasi-totale des nouvelles autorités.

Une économie parallèle ou de guerre qui a de l’avenir

En effet, les Frci ont ajouté une autre corde à leur capacité de nuisance sur les populations de l’ouest du pays : le racket généralisé ; s’érigeant mutatis mutandis en l’administration administrative et financière qui est quasiment absente ou présente pour la forme par endroit. Ainsi, en période de récolte, les perceptions illicites et autres extorsions se sont accentuées. De la plus mauvaise des manières et des méthodes peu orthodoxes au détriment des planteurs et acheteurs.

Le lieutenant Zoulou, commandant Frci de Bloléquin fait émettre des tickets pour prélever et percevoir des taxes illicites, donc non officielles, seulement pour son propre compte, appelés «tickets de ramassage» auprès des planteurs. Cette taxe fixée à 9 000 francs Cfa (une taxe soumise à des vicissitudes puisqu’elle peut évoluer en fonction des humeurs des hommes en armes) est perçue sur les pistes villageoises pour tout camion de café-cacao à destination de la ville de Bloléquin. Pour asseoir et consolider leur «trésor de guerre», la voracité des hommes en armes ne saurait se limiter ces «miettes». Ils jettent donc leur dévolu sur les acheteurs, une fois les marchandises stockées dans leurs magasins en ville. Et là, ces derniers doivent payer le prix fort, non sans colère. «C’est illégal mais on est contraint de payer», a réagi un des acheteurs de produits agricoles. En effet, avant de convoyer leurs différents produits achetés vers les différents ports du pays, les acheteurs doivent débourser la bagatelle de 150 000 francs Cfa par camion.

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