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04/03/2012

Il est une légende



Source : Telediaspora.net du 04/03/2012

Les grands hommes de ce monde ont toujours eu une courbe historique particulière. La persécution fait partie du lot des événements qu’ils suscitent contre leurs personnes en raison de la rupture qu’ils introduisent dans le confort de ceux qui aimeraient tourner en rond, en exploitation à fond la carte de la bestialité et de l’obscurantisme. Le philosophe allemand Friedrich Hegel dit en substance que ce sont les grands hommes qui font l’histoire. Laurent Gbagbo fait-il partie de ces hommes qui tissent la trame de notre contemporanéité ? Demain quand quelqu’un cherchera à comprendre notre époque, pourra-t-il y comprendre quelque chose sans lire un seul livre sur Laurent Gbagbo ? Cela ne risque pas d’arriver parce que la profusion des livres à succès sur l’homme nous prouve qu’il s’est définitivement installé dans l’histoire de notre humanité. Sait-on que Socrate n’a jamais écrit une seule ligne de réflexion ? Sait-on aussi qu’il a été persécuté et condamné à mort par le pouvoir politique parce qu’on croyait qu’il corrompait la jeunesse ? En fait, il faisait sortir la vérité des esprits minés par l’obscurantisme. Les livres que son disciple Platon a écrits sur lui ont fait de lui le père de la philosophie. Tout comme il y a en philosophie un avant et un après Socrate, en religion un avant et un après jésus Christ, dans l’histoire de la ségrégation raciale un avant et un après Martin Luther King, dans l’histoire de la françafrique il y aura sûrement un avant et un après Laurent Gbagbo. A l’instar de tous ces grands hommes qui perlent notre histoire, Laurent Gbagbo est aujourd’hui persécuté pour son acharnement à mettre fin au système colonial de l’exploitation des peuples africains. C’est la noblesse du combat qui inspire tous ceux qui écrivent actuellement sur lui pour que la mémoire collective n’oublie pas les acquis de la lutte contre les forces rétrogrades. Ces dernières, parce qu’elles défont l’histoire en nous rappelant les abysses de notre bestialité, c’est à juste titre qu’on a tendance à les broyer dans le refoulement d’un inconscient collectif.

Joseph Marat

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