topblog Ivoire blogs

30/08/2011

CE N’EST PAS «UNE AFFAIRE DE KADHAFI» KADAHAFI ET ENFANTS.jpg

lundi, 29 août 2011


Ainsi donc, nous devrions nous réjouir ! Pour ne pas être excommuniés du «cercle de la raison», nous devrions applaudir l'expédition de l'OTAN en Libye, glorifier la «benladinisation» de Muammar Kadhafi depuis la prise de Tripoli par les forces supplétives de la «communauté internationale» pro-occidentale, saluer ce prétendu dénouement qui relancera la dynamique des révolutions arabes, jouer les autruches face au chaos qui s'annonce... Mais voilà ! Nous préférons être minoritaires plutôt que de bêler avec le troupeau face à une des plus grosses mystifications de l'histoire contemporaine.
Ce qui se passe en Libye est inquiétant. Il ne s'agit pas d'une «guerre pour la démocratie». Qui a consulté le peuple libyen pour savoir s'il était prêt à accepter de voir son pays et ses acquis détruits pour pouvoir jouir d'hypothétiques libertés demain ? Il ne s'agit pas du dernier épisode du «printemps arabe», que les chaînes de télévision Al-Jazira, CNN et France 24, pour une fois d'accord, nous «vendent» comme elles le feraient pour la dernière telenovela à la mode. Comparer la révolte de la rue tunisienne aux manipulations de Benghazi reviendrait à mettre côte à côte Martin Luther King - apôtre du progressisme non-violent - et tous les théoriciens du chaos libérateur dont le siècle dernier a été fécond.

Ce qui se déroule en Libye n'est rien d'autre qu'une guerre illégale de l'Occident. Et la situation historique qui s'en rapproche le plus est la campagne d'Irak. L'évolution d'un certain nombre de gouvernements et d'opinions publiques est monstrueusement fascinante. Qui se souvient de Dominique de Villepin acclamé dans son pays et dans le monde arabe parce qu'il défendait, contre George W. Bush et le nouvel impérialisme américain, les principes de la légalité internationale ? Qui peut prétendre - sans rire ou emprunter le regard vitreux des porte-paroles officiels payés pour mentir en dépit des évidences - que c'est au nom de la résolution 1973 des Nations unies censée protéger les civils et créer une zone d'exclusion aérienne que les soldats des services spéciaux américains, français et britanniques combattent désormais au sol aux côtés des «insurgés» ? La ruse de l'OTAN, qui a enrobé son forfait dans un beau paquet cadeau onusien, rajoute au gangstérisme international une détestable malhonnêteté intellectuelle.

Les propagandistes «otaniens» pourront toujours dire qu'ils ont violé la Charte des Nations unies pour «sauver des vies», selon leur rhétorique habituelle. Seulement, l'expérience irakienne nous montre que le type de chaos qui vient est gourmand en sang humain... Il faut de toute urgence revenir aux fondamentaux et se demander quel monde nous prépare-t-on quand le droit international cesse d'être un référent admis par toutes les nations. Pour l'instant, l'OTAN ne fait face à aucune coalition résolue à mettre en échec ses visées. Mais demain ? La rage contenue des Chinois et - surtout ! - des Russes a de quoi inquiéter pour l'avenir.

Pour parler à l'ivoirienne, on dira que «ce n'est pas une affaire de Kadhafi». Il s'agit ici du destin de la Libye et de l'Afrique, malmenées au gré des caprices de véritables apprentis-sorciers. Depuis le 11 septembre 2011, les Etats-Unis ont remué la planète entière au nom de la lutte contre le terrorisme islamiste. Maintenant que le CNT est quasiment sûr de l'emporter, tout ce que le monde compte de spécialistes de la Libye nous explique que les combattants qui sont en première ligne aux côtés de l'OTAN sont des... islamistes ! Devons-nous nous attendre à une «réplique» quelques mois après le «séisme», et à des règlements de compte meurtriers entre anciens alliés ? L'irresponsabilité des Occidentaux et leur volonté de faire des «coups» à très court terme au mépris de leurs conséquences nous confortent dans notre conviction : l'Afrique doit écrire elle-même sa propre histoire, et non se contenter d'être un jouet à la disposition des puissants.

En Côte d'Ivoire, le pouvoir Ouattara, installé par la «communauté internationale» au prix de milliers de morts, se réjouit du trépas de Kadhafi parce qu'il constitue un message subliminal à destination d'une potentielle opposition musclée. «Voyez comme nos protecteurs sont forts, comme ils sont fous, comme ils sont déterminés et tremblez» : tel est, en substance, ce que nos nouveaux maîtres voudraient laisser entendre. Le plus grotesque dans les articles de leur presse est qu'ils se plaisent à tancer le «dictateur» Kadhafi, assimilé sans nuances à Laurent Gbagbo et à Charles Taylor. Ils le font en trichant une fois de plus avec l'histoire récente de la Côte d'Ivoire. En effet, si Alassane Ouattara est aujourd'hui au pouvoir, c'est en partie grâce à Charles Taylor, qui a créé de toutes pièces le MPIGO et le MJP, avec la participation de Blaise Compaoré - selon la très sérieuse ONG britannique Global Witness. En septembre 2002, la presse française ne glosait-elle pas sur le soutien supposé du Guide libyen à la toute nouvelle rébellion ivoirienne ? L'on se souvient également de la jubilation avec laquelle Le Patriote, quotidien fondé par Hamed Bakayoko, prêtait ces propos à Kadhafi, au cours de la crise postélectorale : «Allez-y bombarder son Palais, lui et ses soldats, tuez-le s'il le faut. Mais ne laissez plus Gbagbo au pouvoir. Y en a marre. Je ferai face à la facture de la reconstruction».

Les alliances politiques se font et se défont au gré des intérêts des acteurs, c'est une évidence. Aujourd'hui, un certain camp en Côte d'Ivoire se réjouit d'être sous le parapluie occidental. Il ne faudrait pas que ses animateurs, dont certains sont assez jeunes pour voir l'Histoire se retourner, considèrent ce soutien comme une donnée permanente. Au-delà des calculs à courte vue, il est plus qu'urgent que le continent, militairement indigent et extrêmement riche de ses matières premières, plaide d'une seule voix pour le respect du droit international, notamment des chartes de l'ONU et de l'Union africaine. Et pour cause : si une deuxième guerre froide ou une troisième guerre mondiale commence, ce qui est aujourd'hui plus que probable, ses enfants seront les premiers à en mourir. Par dizaines de milliers.


Source : Le blog de Fernand Dindé

26/08/2011

DEUX COTE D'IVOIRE, DEUX PAYS, UN PRESIDENT ET UN IMPOSTEUR...


Ils ont levé une croisade contre l’Afrique ! Ils ont levé une croisade contre la Côte d’Ivoire digne, prospère, intellectuelle et structurée. Cette Côte d’Ivoire était regardée comme un obstacle à la forfaiture, un obstacle au vol, au pillage, aux contrats léonins. C’était une Côte d’Ivoire civilisée. Trop civilisée...

Lire la suite

24/08/2011

La vie du Président GBAGBO entre les mains de SARKOZY



Source : Telediaspora.net du 24/08/2011

A la proclamation des résultats de l’élection présidentielle de 2010 par le Conseil Constitutionnel, la France comprit clairement l’échec de son coup d’état électoral et qu’il ne lui restait plus que l’option militaire. Sur ce plan, le Président GBAGBO , conscient de la destruction de toute la flotte aérienne ivoirienne en Novembre 2004, par l’armée française et convaincu de la faiblesse de son armée, due au manque de moyens humains et matériels, résultant de la réduction drastique des ressources de l’Etat accaparées en partie par la rébellion, s’est trouvé dans l’incapacité de livrer une guerre militaire à la France et consorts (ONUCI, rebelles, mercenaires de la CEDEAO, etc.).
Il se présentait à GBAGBO deux options : fuir comme l’autre, « athlète olympique du saut à la perche »habitué à sauter les murs, ou bien résister devant cette attaque lâche et barbare. En tant que digne fils de ce pays, attaché fidèlement à son peuple et à l’image des résistants historiques africains, le Président GBAGBO décida de tenir jusqu’au bout.
C’est pourquoi le 11 Avril 2011, après une résistance farouche à plusieurs attaques conduites par la France et le largage de plus d’une centaine de bombes sur sa résidence et en beaucoup d’autres endroits, le Président GBAGBO accepta de se rendre aux forces spéciales françaises. Ainsi, Il fut fait prisonnier par la France qui le confia par la suite aux rebelles de Ouattara.
Ces derniers, dans la manifestation de leur joie, humilièrent le couple présidentiel avant de brandir les époux GBAGBO comme « trophée » de guerre aux médias internationaux et particulièrement français.
Le Président imposé par la France à l’issue du coup d’état, trouvant que GBAGBO était très gênant à Abidjan, décida de le déporter, comme à l’époque coloniale, dans « son Alcatraz » ou « sa Cayenne », au Nord de la Côte d’Ivoire, fief de sa rébellion.
Quelques jours plus tard, avec l’hypocrisie et la complicité notoires de la France et de l’Onuci, plusieurs autres autorités ivoiriennes qui se sont rendus à ces forces soi-disant impartiales pour chercher protection, ont été livrées comme prisonniers à cette dictature naissante.
On comprend aisément que GBAGBO et ses collaborateurs sont dans une prison dont la France est le régisseur et le geôlier, le Chef de l’Etat ivoirien imposé par la Communauté Internationale.

Quel sort cette France et son « Préfet » réservent à ces détenus ?
1. L a France, régisseur de la prison de GBAGBO et collaborateurs
Pour rappel, c’est la France aidée de l’Onuci, de mercenaires et des rebelles qui a livré une guerre ouverte, totale et multiforme à la Côte d’Ivoire et qui a capturé le Président GBAGBO. On peut penser que la capture ou « la… capturation » selon un des ministres du gouvernement actuel, de surcroît chargé de la formation, n’était pas l’objectif de la France mais plutôt l’élimination physique du Président. La préservation de la vie de ce valeureux combattant ne tiendrait-elle pas du développement des TIC et de la réaction imprévisible de nombreux ivoiriens ?
Toute guerre finit toujours par l’emprisonnement des vaincus par les vainqueurs militaires. C’est ainsi que GBAGBO est le prisonnier de la France et précisément des industriels et chocolatiers français, européens et américains. Il est aussi le prisonnier des multinationales du secteur pétrolier français et américain ainsi que d’autres multinationales ayant des intérêts en Côte d’Ivoire qui, tous ensemble, ont commandité cette guerre dont l’exécutant principal est l’armée française et le bénéficiaire, Ouattara.
Ces forces étrangères ont choisi d’installer Ouattara, l’homme qui a vendu, au franc symbolique de grandes entreprises ivoiriennes à des intérêts français, au contraire de GBAGBO qui a toujours refusé de brader les richesses de son pays ,optant plutôt pour un partenariat « win-win ».
C’est pourquoi les personnalités partageant cette thèse du partenariat gagnant-gagnant, de la dignité, du développement par nous-mêmes et par nos propres richesses, ont été aussi faites prisonnières. Aujourd’hui, ces femmes et ces hommes ont été officiellement inculpés pour des raisons en tout point applicables à Ouattara, à son parti le RDR et à sa rébellion. Quel paradoxe !
Par une incroyable inversion des responsabilités dans cette crise qui a débuté en Septembre 2002, la France et les rebelles, auteurs de graves violations des droits de l’Homme, de nombreux crimes de tous genres, et particulièrement des casses des agences de la BCEAO qui leur auraient permis, selon des experts, d’engranger plus de quatre cents milliards de nos francs, ont le culot de poursuivre ces innocentes hautes personnalités politiques et intellectuelles pro-GBAGBO.
Considérons seulement quatre des nombreux chefs d’accusation brandis par le Procureur de la République.
En effet, l’atteinte et le complot contre l’autorité de l’Etat ont toujours été du fait de Ouattara, du RDR et de sa rébellion, qui depuis 1999, n’ont fomenté que des tentatives de coup d’état pour arracher de force le pouvoir. D’ailleurs, un membre du gouvernement actuel a même déclaré «la rébellion championne des coups d’état ».
Un deuxième chef d’accusation porte sur la constitution d’une bande armée. Que dire alors de la rébellion avec le MPCI, le MPIGO et le MJP ? Ce ne sont sûrement pas des bandes armées mais plutôt des bataillons et des corps d’armée à la solde du Chef de l’Etat actuel. C’est pourquoi le Chef d’Etat major de la rébellion a été nommé naturellement patron des FRCI , en réalité un agrégat hétéroclite des forces rebelles de Côte d’Ivoire.
Que penser d’un troisième chef d’accusation : tribalisme et xénophobie. Un coup d’œil furtif sur les nominations, les membres du gouvernement, les ambassadeurs, nous montre clairement que le camp Ouattara est tribaliste, xénophobe et peut-être même « ivoirophobe », car aujourd’hui, il s’agit du gouvernement du Nord et de la CEDEAO siégeant à Abidjan.
Le plus cocasse et quatrième chef d’accusation porte sur les crimes économiques : Que dire alors de la « centrale » qui fait office de ministère de l’économie et des finances au bénéfice de la rébellion et de leurs parrains, des exportations par l’intermédiaire des pays frontaliers du nord des matières agricoles et minières par les rebelles de Ouattara ,et enfin de toute cette économie parallèle entretenue au su et au vu des autorités actuelles ! C’est pourquoi l’unicité des caisses est demeurée à ce jour une vue de l’esprit pour le couple Ouattara-Soro ; pire, les crimes économiques s’étendent aujourd’hui sur l’ensemble du territoire. Cette économie clandestine est supervisée de main de maître par le régisseur.
Pour la France, il s’agit de mettre fin à « l’outrecuidance » des ivoiriens conduits par GBAGBO qui veulent d’une Côte d’Ivoire, débarrassée de la Françafrique, d’un pays autonome et libre. Il faut donc tuer dans l’œuf ces velléités d’indépendance réelle afin que l’exemple ivoirien ne fasse pas tache d’huile en Afrique. Il s’agit d’écarter définitivement du pouvoir, GBAGBO et son parti soucieux de la souveraineté de la Côte d’Ivoire.
C’est ainsi que se précise de plus en plus la menace de la CPI comme pour J. P. BEMBA en RDC. Conduire GBAGBO à la CPI ou au TPI et laisser les criminels Chirac, Sarkozy, Ouattara et ses rebelles libres est inimaginable. Oh ! Quelle justice !
Par la justice des vainqueurs, le régisseur compte mettre fin à la démocratie en Côte d’Ivoire pour nous ramener à l’ère du parti unique pur et dur, c’est-à-dire faire taire par tous les moyens et pour toujours l’opposition, plus de cinquante ans après les indépendances. C’est pourquoi la France fait utiliser le nord du pays, fief de la rébellion pour garder ces personnalités de haute carrure politique et intellectuelle par son geôlier et ces rebelles quasi analphabètes, bafouant totalement les droits humains les plus élémentaires.
2. La responsabilité du geôlier.
Comme dans toute prison, le régisseur est le chef hiérarchique du geôlier. Dans le cas des détenus politiques ivoiriens, le geôlier Ouattara ne fait qu’obéir aux injonctions de la France.
Le geôlier, sur ordre de la France, a fait du nord de la Côte d’Ivoire un goulag pour le Président GBAGBO et ses collaborateurs. Il copie ainsi les anciennes pratiques françaises de déportation des bandits et opposants à Cayennes en Guyane. Cette région septentrionale déshéritée de la Côte d’Ivoire, davantage appauvrie par la guerre déclenchée par certains de ses fils égarés, a été déjà à l’ère du parti unique un lieu de sanctions des opposants. Ce fut le cas pour le Président GBAGBO, transféré dans les années 70 à Séguéla. Il n’en est pas à sa première expérience et s’en sortira ragaillardi comme les fois précédentes. Toutefois, il faut s’inquiéter de la situation actuelle de ces prisonniers qui vivent dans des conditions inhumaines : matelas à même le sol, sans vêtement de rechange, locaux infestés de serpents et de moustiques, baignant dans une atmosphère humide et nauséabonde. Ces prisons de Ouattara ne répondent pas aux critères reconnus de maisons d’incarcération. Ces détenus font l’objet de sévices continus, de railleries, de tortures permanentes morales et physiques ; l’objectif étant manifestement de les tuer à petit feu et leur enlever tout désir de reprise de la bataille politique. Il est même interdit à leurs familles de leur rendre visite. Quelle cruauté !
De plus, quand on sait que les infrastructures sanitaires sont totalement délabrées dans ce nord rebelle, il faut s’inquiéter de la santé de ces détenus d’âges avancés , surtout que la grande majorité des médecins et infirmiers a été chassée par la rébellion du 19 Septembre 2002.
La santé des prisonniers est donc à la merci du geôlier Ouattara. Ce dernier, après seulement quatre mois d’exercice du pouvoir, un nombre limité de conseils des ministres , de nombreux voyages à l’étranger comme pour confirmer qu’il était le « candidat de l’étranger », est en vacances en France, pour prendre sans aucun doute des instructions auprès de son parrain afin de mieux connaître la conduite à tenir vis-à-vis de ces illustres prisonniers. C’est pourquoi, c’est maintenant que des chefs d’accusation sont notifiées au couple présidentiel et cela sans tenir compte des statuts d’ancien président et de député.
Pour les autres détenus, c’est trois mois après leur incarcération qu’ils ont été inculpés.
De plus, c’est seulement à deux reprises que le geôlier a autorisé la visite de certains avocats à leurs clients. En revanche, d’autres se sont toujours heurtés au refus catégorique du nouveau pouvoir politique.
Devant cette parodie judiciaire, où sont passées les ONG de défense des droits de l’Homme : Lidho, Midh, Convention de la Société Civile de Patrick NGOUAN …? Quel silence coupable !
Toutefois, on ne peut se taire sur la différence entre le Président de la Communauté Internationale (PCI) imposé aux ivoiriens et le Président de la Côte d’Ivoire (PCI) élu selon la constitution ivoirienne.
Pour GBAGBO, au lieu de faire des prisonniers, il a pratiqué, au nom de la paix, l’armistice, le retour des exilés, le versement d’indemnités aux anciens dirigeants, le soutien financier aux partis politiques, le rappel de salaires des militaires FDS ayant rejoint la rébellion, l’acceptation de l’augmentation des grades des rebelles ; ceci en raison de sa bonté et de son amour pour son pays. C’est ainsi que doit se comporter le vrai patriote, le vrai homme politique.
GBAGBO fait une application des conseils bibliques «aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent». C’est pourquoi ces criminels de tout genre n’ont pas fait l’objet d’inculpation et d’emprisonnement.
Comment comprendre le comportement de l’actuel Chef d’Etat qui a bénéficié de la mansuétude du Président GBAGBO, l’autorisant à être candidat malgré sa nationalité douteuse ? Rappelons que Bédié, son allié d’aujourd’hui, avait lancé contre lui un mandat d’arrêt international, annulé par GBAGBO mettant ainsi fin à son « exil» doré.
Quelle ingratitude !

Cinquante ans après nos indépendances, devrait-on assister encore aujourd’hui à l’humiliation d’hommes politiques et d’intellectuels d’aussi grande valeur que Laurent GBAGBO et ses camarades prisonniers ? Il s’agit pour la France d’humilier toujours l’Afrique et ses dirigeants susceptibles de libérer ce continent du joug du néo-colonialisme. La solution de la France a toujours été soit d’assassiner les dirigeants africains dignes tels Um NYOMBE, OLYMPIO, SANKARA, NGOUABI… , soit d’éliminer politiquement comme ces nombreux Présidents africains, victimes de coups d’Etat planifiés par la France parmi lesquels figure le Président GBAGBO arbitrairement emprisonné pour ses idées souverainistes. C’est à Sarkozy de libérer au plus vite ces innocentes personnalités.
Pour finir, la vie du prisonnier GBAGBO ne dépend que de la France et de la France seule. C’est pourquoi le peuple de Côte d’Ivoire n’a ses yeux rivés que sur la France et tient Sarkozy responsable de tout ce qui arrivera à ces hautes personnalités ivoiriennes.
A nos illustres autorités politiques et religieuses de l’Afrique en mutation, continuerez-vous de rester si indifférentes à l’emprisonnement arbitraire d’un fils de l’Afrique qui lutte pour le développement de son pays et de tout le continent ?
Frères et sœurs ivoiriens et africains, voilà le travail macabre et diabolique de la France en Côte d’Ivoire pour tuer la démocratie en Afrique ; la vie du Président GBAGBO est donc entre les mains sanguinolentes de SARKOZY.
Une contribution de patriotes seniors

18/08/2011

OUATTARA N'EST PAS EN VACANCES: IL FUIT UNE MUTINERIE


JEUDI, 18 AOÛT 2011 07:22

Ado_invest_henriette_diabate.jpg

Décidément, cet homme n’a rien perdu de ses réflexes de sauteur de clôture. Il a même amélioré ses performances. C’est normal, avec l’âge, on finit par avoir l’expérience de ces choses. Cependant, je note que cet Imposteur n’a aucun respect pour les Ivoiriens. C’est pourquoi chaque jour, il m’invite par ses actes, à me poser une question fondamentale : comment Houphouët a-t-il présenté les Ivoiriens à cet homme pour qu’il les prenne tous pour des gens très peu intelligents au point qu’il leur mente sans cesse ?

Vous vous êtes posé la même question. Et je vous ai entendu vous interroger comme ci-après : pourquoi seulement après trois mois d’imposture, OUATTARA décide-t-il subitement de décréter des vacances pour tout son "gouvernement" illégitime ? Qu’a-t-il abattu comme travail pour chercher à se reposer alors qu’il n’a ni été capable de provoquer un re-décollage de l’économie nationale ni été à mesure de ramener la sécurité qu’il a compromise avec des hors-la-loi ?

Bien plus grave, le pays sombre chaque jour plus profondément dans la disette ; la plupart des entreprises publiques cumulent entre trois et quatre mois d’arriérés de salaires pendant que les forces armées régulières perçoivent main à main par petites tranches, leurs salaires diminués des primes, comme des ouvriers journaliers. Pendant ce temps, les combattants de sa bande armée baptisée FRCI, ces braconniers habitués à croquer des os de biches et de singes, sont réduits à manger du pain sec avec des sardines froides et sans os pour ces habitués des repas chaud en brousse.

Mais ce n’est point le malaise national que je me garde volontiers de décrire entièrement qui a amené OUATTARA à fuir Abidjan.

La vraie raison, c’est qu’il y a un problème avec la France. Ce pays dont le Premier Ministre a revendiqué fièrement d’être celui qui paie les salaires des fonctionnaires ivoiriens, aurait donné pour la dernière fois, un ultimatum à OUATTARA pour obliger ses Commandants analphabètes à respecter un minimum de légalité pour compter du 31 août 2011.

Cet ultimatum lui impose de les contraindre à reverser l’argent collecté aux postes de Douanes dans les caisses de l’Etat. Il exige également que les tracasseries contre les opérateurs économiques assurant la grande distribution de vivres, notamment le paiement obligatoire de frais de passage d’un montant de 115 000 francs CFA par corridor FRCI et par camion, s’arrête immédiatement. Faute de quoi, elle lui retirerait tout soutien, y compris le paiement des salaires du mois d’août.

La raison de cet acharnement subit, c’est que la France est entrée dans une zone de turbulence économique sans précédent. Le pays est conscient qu’il a de très bonnes chances d’être décrété en état de cessation de paiement bientôt avec une dette avoisinant 90% de son Produit Intérieur Brut (PIB). En d’autres termes, la France elle-même a besoin d’argent en urgence. Donc elle ne peut plus en donner à quelqu’un qui n’a plus aucun avenir d’imposture en Côte d’Ivoire.

L’information a été remontée au niveau de la "hiérarchie" des FRCI. Les petits commandants de brousse et de sous-quartiers ainsi que certains Commandants de zone ont très mal pris cet ultimatum. Ils ont envoyés paître les Commandants d’Abidjan qu’ils accusent de se sucrer tranquillement aux Ports d’Abidjan et de San Pedro et qui par égoïsme, veulent les priver de ce butin de guerre pour lequel ils ont tous donné leur poitrine. Ils ont donc demandé à quiconque se sent "garçon" de les obliger à arrêter cette activité de rançonnage qui fait vivre leurs familles depuis 2002. Mieux, les nouvelles recrues ont exigé que OUATTARA leur paie la somme de 5 millions de francs CFA par combattant qu’il a promise au moment où il leur demandait de rejoindre sa cause contre Laurent GBAGBO.

Alors OUATTARA habitué à sauter les clôtures pour se mettre à l’abri après avoir allumé le feu, a voulu, cette fois-ci, faire un grand bond de sécurité qui l’a conduit auprès du maître blanc. Parce que même les braconniers Dozo recrutés dans toute la région ouest africaine et déployés dans les quartiers d’Abidjan depuis environ trois semaines dans le cadre d’un dispositif tactique qu’ils appellent "Dispositif anti-coup d’Etat", attendent eux aussi le paiement de cette somme de 5 millions de francs CFA. En attendant, ces chairs à canon à qui leurs recruteurs cachent que leurs prédécesseurs sont tous morts au contact des Marins Commandos et des éléments du Commandant Abéhi, ont décidé de faire comme les autres : ériger des barrages, assurer le contrôle de routine en "lisant" à l’envers les pièces des véhicules et, obliger les automobilistes transportant du vivriers, le charbon ou assurant le transport de voyageurs, à leur payer de l’argent avant de traverser leurs barrages.

Comme vous le devinez, ce n’est plus une affaire de Soldats loyalistes réfugiés au Ghana et préparant le retour à l’ordre constitutionnel qui fait fuir OUATTARA, mais un risque réel de mutinerie de braconniers Dozo, d’anciens prisonniers arborant fièrement des tenues de commandos parachutistes, de Commandants de zone illettrés et de mercenaires burkinabés. Alors, ce doyen d’âge de la pègre ivoirienne qui conserve décidément de très beaux restes, n’a pas voulu se faire surprendre. Il a donc pris le large.

Mais ne vous en faites pas. La situation de chaos qu’il a créée en Côte d’Ivoire est devenue une équation à plusieurs inconnues. La malédiction qui le pousse à prendre des décisions impopulaires lui a déjà fait perdre plus de 70% d’opinion favorable dans son propre camp où il est traité désormais comme un moins que rien. En effet, quand tes propres partisans t’appellent "nanfant dé siain", c’est que tu ne vaux plus rien.

Mieux, l’œuvre divinement accomplie par les commandants FRCI en privant les caisses de l’Etat de tout revenu et en détruisant les commerces sous le prétexte d’une opération de "salubrité" urbaine, a aidé beaucoup de militants du RDHP à retrouver leur esprit. Les yeux rouges de honte, la bouche fermée par la crainte de leurs anciennes amours, j’ai nommé les FRCI, ces frères ivoiriens désillusionnés sont ceux qui organiseront les prochaines festivités nationales soit pour le retour à l’ordre constitutionnel d’avant le 11 avril 2011 soit pour quelque chose de beaucoup plus musclé.

Et puis il y a nous autres, acteurs de la Révolution Permanente. Chaque Ivoirien assassiné chaque jour nous donne des raisons supplémentaires de vite faire mais bien faire. Le cri du cœur de chaque ménage privé de revu nous parvient comme un appel de la Patrie. Chaque citoyen emprisonné sous de prétextes fallacieux, nous conforte à l’idée que le Peuple nous prie de venir à son secours.

Alors, sœurs et frères ivoiriens, prenez votre mal en patience. Soyez forts. Soyez sans crainte. Soyez patients surtout. Mais restez debout ! Et préparez vos habits et vos parures pour fêter le grand jour. Le fuyard reviendra. Parce que c’est à Abidjan que tout a commencé ; c’est donc à Abidjan que tout va se terminer. Je vous l’ai déjà dit : Tout est accompli !

A très bientôt.

Hassane Magued ( cameroonvoice)

17/08/2011

HERMAN ABOA: LA PHOTO DE LA HONTE

aboa.JPG

HERMAN ABOA: LA PHOTO DE LA HONTE

source: Le Blog de Théophile Kouamouo

Il y a des photos qui en disent plus que mille éditos. Le cliché que nous publions ici, et que nous mettons à notre « Une », fait partie de ces clichés qui décrivent à merveille une situation donnée, et démasquent le langage perfide des « communicants » et des « étouffeurs professionnels », très habiles à justifier l’injustifiable. Comme l’image de Pius Njawé, fondateur du quotidien Le Messager et prisonnier personnel de Paul Biya, le président camerounais, à plusieurs reprises, regardant tristement à travers le grillage de sa prison.
Chaque fois qu’un journaliste est emprisonné, c’est toute la profession qui est déshonorée. La situation d’Hermann Aboa est d’autant plus choquante qu’il est un des quinze prisonniers d’une métropole abidjanaise où tous les voleurs, braqueurs et criminels ont été mis en liberté par ceux-là mêmes qui ont désormais à cœur de mettre des universitaires, des hauts fonctionnaires, des hommes politiques et… des journalistes au secret. Tandis que le pays s’enfonce dans une insécurité générée par nos « libérateurs » autoproclamés.
Il faut bien regarder cette photo d’Hermann Aboa. Il n’est pas abattu,non ! Il esquisse même une sorte de petit sourire qui en dit long sur sa force mentale, lui qui est accusé des crimes les plus infâmants par le premier magistrat de son pays, qui a dû regarder une autre émission que la sienne pour se convaincre qu’il lançait des appels au meurtre contre certaines ethnies précises. Il est libre. Libre derrière les barreaux. Et sa liberté intérieure est un moteur pour nous, qui pouvons encore écrire, publier, nous indigner.
Il faut bien regarder cette photo d’Hermann. Elle fera le tour du monde. Et elle édifiera le monde, sur la nature véritable du régime ivoirien, porté à bout de bras par un Occident qui se dit démocratique.

16/08/2011

ET SI MACHIAVEL POUVAIT INSPIRER L'OCCIDENT EN LIBYE

kadhafi.jpg

"Il perd, celui qui sait ce qu'il va faire s'il gagne. Il gagne, celui qui sait ce qu'il va faire s'il perd". Nicolas Machiavel - Lundi 8/8/2011, l'Occident fait publier dans le journal Times de Londres son programme politique pour l’après-Kadhafi : "formation d’une « force opérationnelle à Tripoli » pour sécuriser la capitale, maintien des transports, du secteur énergétique et des télécommunications dans les heures qui suivront la chute du gouvernement Libyen" etc... Avant de déclarer la guerre contre le peuple Libyen, comme suggère Machiavel, l'Occident a oublié de faire un plan B consistant à répondre à la question : "que fait-on si on perd la guerre ?" Et aujourd'hui, 6 mois après cette inutile agression, c'est la fuite en avant : la propagande médiatico-politique nous annonce en boucle que "Les rebelles seraient à 40 km de Tripoli", sans avoir pris les villes qui précèdent.



C'est la conséquence de Alzheimer d'une Europe vieillissante ou pure stupidité ? Ou alors, est-ce une simple manœuvre de diversion pour cacher la confusion qui règne à Benghazi après que les forces de Khadafi aient réussi le 1/7/2011, 2 exploits en un seul jour: libérer ses 300 militaires tenus prisonniers à Bengazi par les rebelles et tuer le plus haut gradé militaire des rebelles, le transfuge, le général Abdel Fattah Younès, le chef le mieux protégé des rebelles par les Occidentaux. La question que les membres du CNT ont dû se poser c'est : Si Kadhafi a pu tuer Yournès, qui de nous est en sécurité à Benghazi ? On n'aura jamais la réponse, puisqu'ils ont tous pris leurs jambes à leur cou, fuyant vers la Turquie en laissant seul le peuple de Benghazi qu'ils étaient censés protéger du méchant Kadhafi.

Et alors qu'on attendait qu'à cause de la fuite de tous ceux qui avaient engagé le pays dans la guerre civile, l'Occident annonce la fin de la guerre, il a plutôt publié le 8/8/2011 son programme politique de l'après Kadhafi et annoncé au monde que le gouvernement du CNT était limogé. Par qui ? Pour remplacer les fuyards on attend toujours de savoir qui l'Occident aura choisi (certainement pas des Libyens), pour désormais remplir la case de ‘Unique Représentant du Peuple Libyen”.

Pour cacher cette situation des plus grotesques et humiliantes, chaque jour, depuis ce fameux 8 Août 2011, on nous annonce que les Rebelles seraient à 80, 60, 40, 20, 10 km de Tripoli et comme il n'y aura aucun assaut sur Tripoli, tout simplement parce que comme l'a prédit le 19 juillet 2011 le Ministre Français de la défense Gérard Longuet, "Les rebelles ne prendront jamais Tripoli parce qu'ils sont en nombre trop inférieur aux troupes de Khadafi"; alors, on repartira avec cet exercice de décompte à la con auquel nous a habitué la presse libre du monde libre de l'occidental; ainsi, les rebelles qui hier étaient à 10 km de Tripoli, ce matin se trouvent à 160, demain à 120, après demain à 80 km de Tripoli.

De qui se moque-t-on ? Comment peut-on partir de Paris pour conquérir la forteresse de Berlin sans avoir plié la moindre résistance des petits barrages sur la route vers Berlin ? Mystère ! Ce non-sens aura pour le moins le mérite de créer la diversion et éviter qu’on pose les questions qui fâchent sur la présence des troupes de Kadhafi dans la ville même de Benghazi, c’est-à-dire, l’unique ville Libyenne entre les mains des rebelles et des Occidentaux qui y ont installé leurs ambassades en foulant au pied toutes les règles de la diplomatie internationale qu’ils ont eux-mêmes écrites.

"Pour prévoir l'avenir, il faut connaître le passé, car les événements de ce monde ont en tout temps des liens aux temps qui les ont précédés. Créés par les hommes animés des mêmes passions, ces événements doivent nécessairement avoir les mêmes résultats". Nicolas Machiavel.

Pour les dirigeants et peuples occidentaux, les égarements de la guerre en Irak et en Afghanistan semblent si lointains, mais comme il serait sage de s’en inspirer dans la crise libyenne ! L'émissaire du président russe Dmitri Medvedev, pour la Libye, Mikhaïl Margelov, a déclaré le 13 juillet 2011 au quotidien russe Izvestia : "Mouammar Kadhafi est loin d'être vaincu. Kadhafi n'a pas encore utilisé le moindre missile sol-sol, alors qu'il en a plus qu'il n'en faut. On peut donc douter de sa supposée faiblesse annoncée par l'OTAN"

Jean-Paul Pougala

07/08/2011

SERMON DE L'INDEPENDANCE

images ado.jpg
Source : Telediaspora.net du 07/08/2011

Si j’avais été en paroisse ce jour du 7 août 2011 et que je devrais prononcer un sermon (ou une homélie) au cours d’une messe pour l’indépendance, je dirais ceci :

Frères et sœurs,

Commençons par bénir le Seigneur pour ce jour de fête et de joie qu’il met dans nos cœurs. En effet, il y a 51 ans, jour pour jour, que la France a daigné reconnaître que nous aussi sommes des hommes et donc avions droit à la liberté, à la parole, au choix, à l’autonomie et à l’indépendance. Par ce fait, elle nous a accordé l’indépendance, cet acte sublime par lequel un homme réfléchit par lui-même, en toute liberté et non par procuration ou sous la dictée d’un maître quelconque, absolu et tout puissant.


Rendons donc grâce à Dieu pour avoir ouvert l’esprit et l’intelligence du grand maître que la France était pour notre pays qu’elle dirigeait de main de fer. Rendons aussi grâce à Dieu pour tous nos aînés et parents qui ont lutté pour que la France manifeste son humanité à ces peuples-sans que nous étions à ses yeux. En disant cela, je pense à Félix Houphouët Boigny, le grand artisan de cette indépendance et à tous ses compagnons de lutte qui se sont sacrifiés pour que la date du 7 août 1960 advienne et devienne pour nous le point de départ de notre humanité de peuple colonisé, maltraité, traumatisé et humilié sur ses propres terres, celles de ses Ancêtres. Ils ont lutté pour nous. Beaucoup y ont même malheureusement laissé leur vie. Nous avons donc, de génération en génération, un devoir de mémoire et de reconnaissance envers eux. Qu’en ce jour béni nos pensées et prières se rejoignent et montent au ciel pour eux.


Grâce au 7 août 1960, nous avons obtenu notre drapeau qui flotte en ce moment même dans les rues d’Abidjan. C’est sans aucun doute ce qui nous reste de plus indépendant aujourd’hui. Nous avons aussi notre carte d’identité (même si celle que nous avons maintenant a été fabriquée en France !), nous avons des écoles, des routes, des aéroports, des institutions, nous dormons dans des maisons modernes, nous parlons français, même quelquefois anglais ou espagnol ou allemand et bien d’autres langues encore du maître. Pour cela aussi nous devons dire un sincère merci à Dieu. Disons aussi un sincère merci à la France qui par cet acte de haute portée civilisatrice, nous avons pu sortir nos têtes de nos ténébreuses forêts et savanes. Grâce à elle nous n’avons pas perpétuellement couru le risque d’être mangés par les animaux sauvages. Grâce à elle donc, nous sommes devenus des hommes, même si nous restons toujours noirs.


Cependant, et malheureusement, nous constatons encore que la France, bien qu’elle nous ait conduits au 7 août 1960, nous fait encore célébrer le 14 juillet qui est sa fête d’indépendance à elle.



Qu’est-ce que je veux dire par là ? Je veux tout simplement vous faire remarquer que malgré notre indépendance, nous sommes encore dépendants.

Pourquoi je dis cela ? Remarquons tous et constatons que la France n’est pas encore partie de chez nous. Il me semble même qu’elle est plus présente maintenant qu’elle ne l’était avant le 7 août 1960.

Elle a encore sa base militaire chez nous dont les soldats n’hésitent pas à tirer à balles réelles sur des jeunes ivoiriens aux mains nues qui revendiquent leur souveraineté.

Elle nous impose encore sa monnaie coloniale, le franc CFA.

Elle a même une caisse où elle garde notre propre argent. On l’appelle le trésor français.

Elle a encore de nombreuses entreprises chez nous. Celles-ci ont fait main basse sur notre économie et richesse.

Elle a signé un pacte avec nous pour nous signifier clairement que c’est elle et elle seule qui doit exploiter toutes nos richesses naturelles et nos matières premières, fruits du labeur de nos parents.

Elle a recommencé à nous envoyer encore des « conseillers techniques » comme si ces jeunes ivoiriens formés dans nos illustres écoles ne peuvent pas jouer ce rôle.

Elle s’ingère continuellement dans nos affaires nationales et politiques.

Elle dit qu’elle le fait pour que nous peuples autrefois sauvages, aujourd’hui en quête d’indépendance, soyons véritablement démocratiques, c’est-à-dire que nous devons penser et faire comme son peuple le fait. Et pour nous montrer qu’elle nous aime tellement et ne veut pas nous voir souffrir et mourir en nous entretuant comme de bons sauvages de la brousse, récemment, nous avons tous vu qu’elle nous a choisi pour nous notre propre président de la république.


Avant cela, elle a, d’autorité, détruit, en les bombardant, nos armes, notre présidence de la république, la résidence de notre président, notre Radio et télévision.

Elle a bafoué nos institutions et tous ceux qui les incarnent. En les traitant de cette façon, elle a méprisé notre souveraineté et notre indépendance.

Son armée se pavane toujours dans nos rues, villes et villages.

Elle nous survole à tout moment pour surveiller et contrôler nos gestes et mouvements, tuant de temps en temps ceux d’entre nous qui osent la défier.

En somme, nous constatons que la France reste en force dans notre pays 51 ans après le 7 août 1960.

Il y a aussi la françafrique doublée de la franc-maçonnerie, système mystico politique qui ronge gravement notre indépendance en pillant systématiquement et sans sourire nos ressources à travers un réseau mafieux pur et dur.

Voilà pourquoi, frères et sœurs, je dis que pour notre malheur, notre 7 août est en train d’être remplacé par le 14 juillet de la France. Et nous tous, nous sommes témoins de tout ce drame, Dieu y compris. D’ailleurs je le prends à témoin en disant tout cela comme lui-même a été témoin de l’esclavage d’Israël, le peuple qu’il a choisi au milieu de tant d’autres peuples, en Egypte.


Vu tout cela, chaque jour, dans mes méditations et réflexions, je me pose la question de savoir si nous sommes vraiment et réellement indépendants. Je me demande si nos maîtres nous ont vraiment donné le 7 août 1960. Et je me dis, peut-être qu’ils nous l’ont donné pour mieux nous le reprendre. Ils sont partis, pour mieux rester. Ils ont reculé face à la pression de nos aînés pour mieux sauter. Et cela me fait penser à cet adage qui dit: « Je vais mais je suis là ». Et nous constatons qu’ils sont partis mais ils sont bel et bien là, bien visibles et très actifs plus qu’ils ne l’étaient avant le 7 août 1960. Pour eux, partir c’est rester, et bien rester.


Frères et sœurs, nous célébrons ce 7 août 2011 dans des situations de profondes douleurs. Profondes douleurs qui malheureusement demeureront encore pour longtemps. Car, les événements que nous vivons, les actes que nos gouvernants actuels posent en ce moment, n’augurent aucunement d’un avenir resplendissant et radieux pour notre pays.


Que faire si nous voulons vraiment être libres ? Je n’ai pas de solution. Je n’ai que de petites idées. Ces idées me sont inspirées par ma foi de chrétien catholique, qui plus est, je suis serviteur de Dieu. Et je professe que c’est Dieu et Dieu seul qui donne la vraie indépendance. Parce que c’est lui seul qui est Indépendant. Si nous voulons être indépendants, tournons-nous donc vers lui. Puisons à la source de la vraie indépendance.



Aussi, je vous invite à comprendre qu’aucune indépendance n’est acquise une fois pour toutes. Elle est une œuvre quotidienne à laquelle chacun doit se sacrifier. L’indépendance n’est jamais une donnée acquise, un présent qu’on offre à un esclave sur un plateau d’or. D’ailleurs aucun maître n’offre jamais une vraie indépendance à son esclave. Je veux dire par là que toute indépendance s’acquiert dans la conquête et la lutte permanentes. Elle est toujours un processus brutal et radical, même violent souvent - violent au sens noble- dans le feu, le sang et les larmes.



Alors, si nous comprenons que le maître ne donne jamais l’indépendance sur un plateau d’or, nous comprenons aussi que c’est nous-mêmes, peuples ivoiriens et africains recolonisés, qui avons la lourde, mais noble et exaltante mission de la conquérir et de l’arracher vaille que vaille. Nos patriarches nous ont ouvert la voie. C’est à nous de la nettoyer chaque jour par notre volonté de puissance et notre engagement à être vraiment indépendants.



Ne soyons donc pas des pleurnichards, encore moins des revanchards. Nous n’avons rien à nous venger de quelqu’un. L’histoire nous apprend que chaque peuple a été au moins esclave d’un autre. Ce qui compte, c’est de s’en défaire et s’en libérer. Ne nous comportons surtout pas comme des vaincus. Celui qui aspire à l’indépendance et à la liberté ne se laisse jamais abattre par le désespoir et les fatigues. Au contraire, appuyé par la grâce de Dieu, ses défaites d’aujourd’hui préparent irrésistiblement ses victoires de demain. Nous sommes chrétiens. Nous ne sommes donc plus des esclaves. Luttons en Dieu pour revendiquer haut et fort notre liberté car Dieu ne nous a pas créés esclaves. Il nous a créé tous, Noirs, Blancs, Jaunes et Rouges, libres.


Pour terminer, remarquons tous, frères et sœurs, que le 7 août est précédé du 6 août. Et dans notre liturgie catholique, à cette date est fêtée la Transfiguration de notre Seigneur Jésus-Christ. Or Transfiguration égale Lumière, Resplendissement, Transformation, Métamorphose, Changement. Donc pour moi, cette coïncidence de dates n’est pas neutre. Elle est un signe de Dieu à décrypter.


Frères et sœurs, ainsi demain s’annonce pour nous comme jour de gloire, d’indépendance et de liberté ; jour de grande lumière sur nos chemins enténébrés d’aujourd’hui. Alors, en Dieu, luttons, luttons encore et luttons toujours.


Que Dieu nous bénisse. Qu’il bénisse notre pays. Qu’il bénisse ceux qui l’aiment et ceux qui le pillent.



Que Dieu bénisse tous ceux d’ici et d’ailleurs qui croupissent injustement et méchamment dans les prisons pour avoir osé revendiquer l’indépendance de leurs peuples.

Père Jean K.

LA FETE DE LA DEPENDANCE

58400-nicolas-sarkozy-637x0-1.jpg7 AOUT 2011 : LA FETE DE LA DEPENDANCE DE OUATTARA « Pas de chachacha pour moi cette fois-ci »

Source : Telediaspora.net du 07/08/2011


Depuis un demi-siècle, le 7 août est la date symbolique et commémorative de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, pour sacrifier au rituel de célébration de cette fête nationale Alassane Dramane Ouattara, le nouveau maître des lieux veut célébrer.
Mais que va-t-il célébrer après avoir brillamment démontré que la Côte d’Ivoire était encore une colonie française sous protectorat franco-onusien, après avoir détruit tout ce qui faisait la souveraineté de ce pays ?

La guerre de la coalition franco-rebelle contre la Côte d’Ivoire et contre la Libye a fini de convaincre les plus sceptiques : les états africains faibles ne sont indépendants que sur papier, la réalité étant tout autre. Ils ne sont ni libres, ni indépendants. Ils sont économiquement dépendants et politiquement castrés.
Ainsi, les richesses de la Côte d’Ivoire sont la propriété de la France :
La gestion de l’eau courante appartient à la France (SODECI),
L’électricité appartient à la France (CIE),
Le téléphone appartient à la France (CITELCOM),
L’aéroport appartient à la France (AERIA),
Le port appartient à la France (BOLLORE),
Le chemin de fer appartient à la France (SITRARAIL),
L’exploitation des ressources minières et agricoles est contrôlée par la France. Ainsi le cacao, le café, le pétrole, l’or et le diamant ivoirien sont aux mains des multinationales occidentales. Bientôt Air ivoire sera une société française avec la bénédiction du poulain Ouattara.

Alors de quelle indépendance devrons-nous nous réjouir ?

Au plan politique, aucune de nos institutions n’a de valeur aux yeux de nos colons. Tous les symboles de la souveraineté nationale ont été foulés au pied :
La loi fondamentale est tripotée et violée à volonté,
Le palais présidentiel et la résidence du Président sont bombardés,
Notre Président démocratiquement élu, Son Excellence Laurent Gbagbo, est en prison avec son épouse et son fils ; le gouvernement Aké N’Gbo est en prison.
La télévision nationale attaquée, sabotée et remplacée par un avatar venu de Paris (TCI).
L’armée qui faisait la fierté d’une nation désireuse d’affirmer sa souveraineté a été bombardée, désarmée, déshabillée, ridiculisée et remplacée par une bande de voyous : « les frères Cissé » (FRCI).
Une bande d’analphabètes, tueurs, voleurs et violeurs qui dans ses tenues désassorties rappelle chaque jour aux Ivoiriens qu’ils vivent désormais sous le pouvoir des blakoros.
Des blakoros triplement protégés par la France, l’ONU et quelques pays voisins.

J’ai du mal à concevoir dans un tel climat que l’on parle de célébration de l’indépendance. Il serait plus juste de parler de la première fête de la Re-dépendance. D’ailleurs les signes de la recolonisation sont si évidents que les ivoiriens n’ont pas attendu ma plume pour s’en convaincre. On se croirait dans les années 1940 :
- Un gouverneur Dramane Ouattara, marié à une française Dominique Folloroux.
- Un conseiller militaire pour réorganiser l’armée au goût de la métropole et décourager toute subversion qui serait dommageable au pillage économique.
- Une économie sous perfusion tournée résolument vers la mendicité internationale. Les milliards de dette s’amoncellent sur la tête de nos descendants, question de s’assurer de leur dépendance eux aussi.
- Une conscience collective noyée dans la fièvre d’un tchatchatcha version 2011. On mange, on boit, on danse, car Koné, Moussa, Cissé, Konaté ou Coulibaly a été nommé en lieu et place de Gueu, Tra Bi, Lago, Aké, Mobio ou Assémien. Et Koné rit quand Lago se cache, traqué par les chasseurs assassins dozos.

Le pain manque car le boulanger de Mama a fait place au boucher de Sindou et la population ivoirienne paye l’addition d’une transition encore « plus calamiteuse ».

Alors messieurs les fêtards, laissez nous pleurer nos morts, nos prisonniers amaigris et nos fugitifs en dangers. Pas de fête macabre et machiavélique pour moi. J’ai des plaies à panser, un avenir à penser. J’ai des prisonniers à libérer, des innocents à blanchir. J’ai des voisins dioulas à saluer comme par le passé. J’ai mon cacao à vendre et mes enfants à scolariser. J’ai une vie de nègre à vivre et reconstruire. Je n’ai plus le temps de danser. Mon tympan déchiré par les bombes n’entend plus la musique. Mes pieds sont fatigués de courir et ma hanche a perdu sa souplesse sous les cannons répétés des nouveaux démocrates.
Et dire que nous avons sauté et dansé dans les années 60 au son de « indépendances tchatchatcha ».
Pas de tchatchatcha pour moi cette fois-ci. « Premier gaou n’est pas gaou, c’est deuxième gaou qui est gnata », « ni gnongon té né srô tougou ».

La vraie fête de l’indépendance de la Côte d’Ivoire et probablement de l’Afrique viendra un jour quand nous, Africains, ferons bloc pour bouter hors les néo-colons et leurs suppôts locaux et quand chacun pourra être libre de ses opinions et nos institutions seront respectées.
Ce jour là, je danserai à la joie de la dignité retrouvée ; je danserai en mémoire de Lumumba, de Oum- Niobé, de N’kruma, de Nasser, de Sankara et bien d’autres souverainistes…

Cœur d’Ivoire, USA

04/08/2011

FRAUDE ELECTORALE, LA PART DE VERITE DU MINISTRE DON MELLO AHOUA




Source : Telediaspora.net du 04/08/2011



La vérité des urnes

La crise post-électorale en Côte d’Ivoire, a été vécue de manière très douloureuse par les Ivoiriens, chacun selon ses raisons. C’est pour cela que je tiens publiquement à exprimer toute ma compassion à tous ceux qui en ont souffert et qui souffrent encore. Notre compassion serait vaine si ces souffrances devaient se répéter un jour, car nous ne sommes pas à notre dernière élection ni à notre dernière crise électorale. Alors pour inhiber toutes les formes de ressentiment, seuls la découverte de la vérité des urnes du 28 novembre, l’examen des problèmes qui se sont posés et les dispositions à prendre pour éviter les crises, ou si elles surviennent, les dispositions à prendre pour les résoudre pacifiquement, peuvent nous permettre de soigner nos douleurs et construire notre nation en faillite. S’attaquer aux effets en ignorant la cause de la crise serait une erreur de méthode, car cela ne nous met pas à l’abri d’une autre crise, les mêmes causes produisant les mêmes effets
La grande bataille que nous devons livrer pour asseoir durablement la démocratie est la bataille contre la fraude électorale qui s’est révélée endémique dans les conditions des élections de 2010. C’est dans ce seul but que, prenant acte de la faillite de la commission Electorale Indépendante (CEI) à proclamer les résultats des élections dans les délais prescrits par le code électoral et l’imposture de son président Monsieur Youssouf BAKAYOKO, à proclamer hors délai les résultats du 2ème tour d'une élection présidentielle au quartier général de campagne d'un des candidats sans procès verbal signé de tous les membres de la commission centrale. Prenant aussi acte de l’attitude incongrue du conseil constitutionnel à proclamer deux présidents pour une seule élection, pendant deux mois, à raison de 15 heures par jour, je me suis évertué à passer en revue les 19 041 procès verbaux (PV) issus des élections du 28 novembre 2010 pour asseoir mon intime conviction sur les élections de 2010. Les résultats que je vais livrer sont édifiants. Mais le travail étant fait par le militant du Front Populaire Ivoirien que je suis, toute suspicion serait certainement légitime. C'est pour cela, mon souhait le plus cher serait que chaque personne physique ou morale (ONG, Association, etc.) à la quête de la vérité des urnes du 28 novembre puisse refaire le même exercice. Cela suppose que l’ONUCI accepte de mettre à la disposition du public l’ensemble des procès verbaux qu'elle détient et que la SAGEM ou la CEI puisse mettre à disposition le répertoire des bureaux de vote. Pour ma part je suis prêt à le faire. Mais la crédibilité des PV et du répertoire sera d’autant plus grande que si la source est onusienne bien que dans ce conflit son impartialité soit douteuse.
Les procès verbaux qui m'ont servi de base de travail sont ceux remis au représentant du facilitateur et à l’ONUCI.
Les procès verbaux examinés par l’ONUCI sont de trois sources :
- PV originaux remis par la CEI au représentant spécial du facilitateur dans les sacs scellés (18433 PV exploitables)
- PV numérisés et transmis par SILS non compris parmi les 18 433 exploitables ci-dessus (548 PV supplémentaires)
- PV annoncés publiquement par la CEI pour l’étranger (60 PV supplémentaires)
Cela fait au total 19 041 procès verbaux (PV) sur 20 073 bureaux de vote (BV) soit 1032 PV manquants non transmis à la CEI centrale par les commissaires électoraux Car chaque bureau de vote doit remettre obligatoirement un PV.
Les 19 041 PV correspondent à 5 418 833 inscrits sur un total de 5 725 722 électeurs. Il serait important, dans le cadre de la recherche de la vérité sur les élections de 2010 que l’on étudie le sort des 1032 PV manquants et l’on situe les responsabilités car il s’agit du droit de vote de 306 889 électeurs pouvant induire une erreur de 7 points sur le résultat de chaque candidat.
Les 19 041 PV, au cours de l’exercice que j’ai effectué, ont été classés en deux catégories. Les PV frauduleux et les PV d’apparence non frauduleux.
J’ai classé dans la catégorie des PV frauduleux ceux présentant les caractéristiques suivantes et donc ne satisfaisant pas les critères définis par la CEI :
- Les PV sans sticker car la commission électorale indépendante a remis à chaque bureau de vote un sticker pour authentifier le procès verbal. L’absence du sticker invalide le procès verbal selon les règles de la CEI ;
- Les PV fictifs car ayant un lieu de vote non renseigné ou le lieu de vote renseigné sur le PV ne correspond à aucun lieu figurant sur le répertoire des lieux et bureau de vote ;
- Les PV dont le nombre de voix par candidat n’a pas été renseigné ou illisibles ;
- les PV dont le nombre de suffrages exprimés additionné au nombre de bulletins nuls est supérieur au nombre de votants. J’ai éliminé ces PV car tout se passe comme si les bulletins de vote se sont multipliés dans l’urne ;
- Les PV dont le nombre de votants est supérieur au nombre d’inscrits de plus 18, car la règle établie par la CEI ne tolère pour chaque bureau de vote qu'un maximum de 18 votants supplémentaires au nombre d'inscrits. Cela pour permettre à ceux qui sont en mission et autres déplacés de pouvoir voter ;
- Les PV dont la somme du nombre de voix pour les deux candidats diffère du nombre total de suffrages exprimés ;
- Les PV dont les noms et signatures des trois membres du bureau de vote n’y figurent pas.
Les cas de fraude les plus significatives sont repartis comme suit :
- Nombre de PV fictifs : 2 090
- Nombre de PV sans sticker : 1 320
- Nombre de PV avec un nombre de votants non inscrits supérieur à 18 : 97
- Nombre de PV dont le nombre de suffrage exprimé est supérieur au nombre de votant : 66
- PV dont la somme des suffrages exprimés par les deux candidats est supérieur au suffrage exprimé : 31
Soit au total 3 604 PV hormis les fraudes mineures. Les 3 604 PV représentent 1 069 285 voix
J’ai considéré comme valides les PV dont l'un des candidats n’a pas de représentants, même si cela s’est abondamment produit dans la quasi-totalité des bureaux de vote de la zone sous contrôle de la rébellion où le candidat Laurent GBAGBO n’avait aucun représentant. De nombreux soupçons de fraudes existent sur plusieurs PV. Seule une commission qui pousserait plus loin l’analyse en ayant à disposition les listes d’émargement et le contenu des urnes peut découvrir les PV frauduleux issus de la catégorie des PV dont les noms et signatures des trois membres du bureau de vote n’y figurent pas. L’absence du représentant d’un candidat n’est pas une situation de fraude en l’état actuel des règles de la CEI.
Le résultat obtenu en ne retenant que les procès verbaux valides au stade actuel des moyens d’investigation (absence de liste d’émargement, d’urnes contenant les bulletins de votes) est le suivant :
- Nombre de suffrages exprimés : 4 065 262 soit un taux de participation de 71% correspond à peu près au chiffre annoncé par la CEI à la fermeture des bureaux de vote ; chiffres basés sur les listes d’émargement qui sont loin des 81% obtenus sur la base des PV.
- GBAGBO Laurent 2 132 229 soit 52,45%
- OUATTARA Alassane 1 933 033 soit 47,55%
Au vu des documents, la principale source de fraude provient des commissaires de la CEI responsables des zones sous contrôle de la rébellion et des présidents des commissions locales qui ont pu faire disparaître 1032 procès verbaux sans aucune explication officielle. Lorsqu’on se rend compte que la quasi-totalité de ces commissaires et des présidents des commissions locales sont des militants RHDP donc pro-Ouattara et qu’ils avaient les résultats du premier tour, rien ne les empêchait de créer des situations qui invalident des PV favorables au candidat adverse (Cas de Paris). En plus, étant chargé de la gestion des PV et du matériel électoral, rien ne les empêchait de substituer aux vrais PV des faux PV ou des PV sans sticker. Au vu du nombre élevé de PV sans sticker et de PV fictifs tout laisse à croire que c’est ce qui s’est passé.
Enfin les scores soviétiques dans la zone sous contrôle des rebelles avec l’absence des représentants du candidat GBAGBO pourchassés par ces rebelles, constituent la seconde source de fraudes. Une commission électorale équilibrée et une sécurité non partisane, constituent les conditions d’élection avec un minimum de fraude.
En effet, des élections crédibles ne peuvent être organisées en Côte d'Ivoire que si la nation est une et entière. Quelques soient les arguments avancés par la communauté internationale sur la faisabilité d'organisation des élections, il faudra d'abord et avant tout unifier le pays, le pacifier.

La possibilité d’une résolution pacifique de la crise



En cas de crise, une commission de recomptage est la voie la moins coûteuse. Seul, j’ai mis deux mois ; cela veut dire qu’une commission mettra moins de deux mois pour régler la crise. Il faut donc sécuriser tous les documents électoraux depuis les urnes, en passant par les listes d’émargements jusqu’au PV. La présence des représentants des candidats doit être une obligation afin d’éviter des PV fantaisistes et les bourrages d’urnes.
L’exemple d’HAÏTI est instructif. Au premier tour des élections présidentielles tenues le 28 novembre 2011 correspondant à la date du deuxième tour en cote d’ivoire, le Conseil électoral Provisoire (CEP) haïtien a proclamé des résultats, validés par le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU, qui éliminaient le chanteur Michel MARTELY au premier tour et plaçaient le candidat du pouvoir Jude Célestin en tête. La protestation de ces résultats a entraîné une médiation internationale. Une mission d’enquête de l’Organisation des États américains (OEA) a conclu que des fraudes avaient faussé les résultats et a procédé à un recomptage des voix qui a exclu Monsieur Jude Célestin du deuxième tour. Le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU s'en est excusé auprès du peuple haïtien. Monsieur Michel MARTELY est, aujourd'hui, le Président de la république de Haïti.
Pourtant, au même moment, la protestation des résultats et la demande de recomptage des voix en Côte d’Ivoire sont balayés d'un revers de main par le secrétaire général de l'ONU et son représentant spécial considérant comme une injustice le recomptage des voix. Malgré l'insistance du Président Laurent GBAGBO auprès de l'Union Africaine et du reste de la communauté internationale.
De même que la république d’HAÏTI a pu éviter une guerre en empruntant la voie du recomptage imposé par la communauté internationale (France, USA, ONU) lors du premier tour des élections, de même la Côte d’Ivoire pouvait faire l’économie d’une guerre en utilisant la même solution pour des crises identiques. Belle leçon de gestion de la crise électorale par les mêmes acteurs de la communauté internationale.
Qui avait donc intérêt à faire une guerre en Côte d’Ivoire ? Ceux qui, de toute évidence connaissaient la vérité des urnes telle que je viens de les exposer. Pour ceux là, la voix du recomptage était sans issue, seule la guerre pouvait donner la réponse souhaitée, donc procéder, vaille que vaille, à un coup d'état.

Les ponts d'une réconciliation durable



Commencée en 2002 avec un seul visage, cette guerre s’est terminée en 2011 avec tous les visages dont celui de la France en première ligne avec des bombes larguées sur nos têtes pour nous « protéger ». Au-delà de la résolution 1975 de l’ONU, en violation flagrante de l’accord de cessez le feu conclu en 2003 et qui a justifié l’envoi des forces onusiennes pour faire respecter cet accord, en violation de l’embargo sur les armes et en violation de l’accord de fin de guerre conclu en 2005 à Pretoria, la Côte d’Ivoire a vécu une page sombre de son histoire sous l’instigation de la France qui a réussi à diviser pour mieux régner en jouant au pyromane et au pompier et en se jouant de l’Union Africaine mise hors jeu en dernière minute.
Il est temps que nous Ivoiriens, nous Africains comprenions définitivement que notre salut ne viendra pas de l’extérieur et que ce ne sont pas les primes de guerre que les différents bailleurs de fonds vont annoncer les uns à la suite des autres qui développeront nos pays et ce continent. Si certains y croient encore c’est leur droit mais cela ne doit pas être l’occasion d’écraser ceux qui croient l’inverse.
Le faux prétexte qui consiste à dire que la guerre a été déclenchée par le refus du Président GBAGBO de quitter le pouvoir après avoir perdu les élections doit aussi être abandonné car aucune déclaration de GBAGBO ne peut être brandie pour prouver de telles affirmations ayant fait du silence sa méthode de gestion de cette crise. GBAGBO a souhaité un recomptage des voix comme en Haïti au lieu de la guerre, mieux, l’institution compétente pour faire d’un candidat le vainqueur des élections présidentielles n’est pas GBAGBO mais bien le conseil constitutionnel qui l’a proclamé vainqueur du 2em tour des élections comme cela s’est passé au 1er tour. Après la décision de l’Union africaine, malgré le non recomptage des voix, il a pris acte des propositions faite par cette dernière à travers un communiqué du gouvernement et a donné son accord pour la désignation d’un haut représentant pour entamer les négociations qui devaient démarrer le 5 avril. Une adresse à la nation plusieurs fois reportée devait être faite après la désignation du haut représentant pour préciser les conditions de mise en œuvre des propositions de l’Union africaine en accord avec plusieurs de ses pairs africains auprès de qui il a dépêché des délégations après le sommet de l’Union africaine
C’est dans cette attente de la désignation et de l’arrivée du haut représentant de l’union africaine, que le Président Français Monsieur Nicolas SARKOZY, en violation du cessez le feu et de l’accord de fin guerre, a déclenché la guerre avec l’appui de l’ONUCI et des rebelles lourdement armés en violation de l’embargo sur les armes.
En effet certains opérateurs économiques de l’Union européenne avaient décidé de passer outre l’embargo à partir du 30 mars si aucune solution n’est trouvée à la crise. Ces opérateurs pouvaient ne pas respecter leur engagement surtout la livraison de matières premières convoitées par d’autres opérateurs économiques hors zone Union européenne. Les négociations de l’Union africaine qui devaient commencer le 5 avril étaient donc inacceptables pour Mr SARKOZY, c’est ainsi que les besoins en matières premières ont primé sur la méthode de règlement pacifique de l’union africaine et l’ordre de violation du cessez le feu a été donné le 28 mars.


N’en déplaise à ceux qui n’ont pas encore compris que les états n’ont que des intérêts et pas d’amis et qui ont la naïveté de croire encore que l’armée française est intervenue pour les sauver. Le gouvernement a appelé au respect du cessez le feu en décidant d’un cessez le feu unilatéral pour ne point se rendre complice d’une guerre inutile de la France contre la Côte d’Ivoire.
Face à l’impossibilité des rebelles de prendre les institutions de la république malgré l’appui aérien français et onusien, dans la nuit du 2 au 3 avril, 17 avions cargo de l’armée française ont débarqué un régiment de bérets verts de la Légion étrangère et du matériel de guerre après avoir braqué l’aéroport. On connaît la suite. En violation flagrante de la résolution 1975, 50 bombardements sur la résidence du chef de l’état et une colonne de 30 chars de l’armée française ont eu raison du Président GBAGBO le 11 avril 2011. Après ce coup d’état inédit, l’heure est venue de faire la paix. Toute paix après une guerre commence par un accord de paix. Ce que le Président GBAGBO a appelé, la partie civile de la crise ou ce que AFFI N'GUESSAN a appelé la solution politique de la crise.
Vouloir passer outre ce traité et agir en éternel « vainqueur » en traquant à tous les coins du pays les « vaincus » serait une erreur car la nation ivoirienne ne pourra que s’effriter d’avantage et en plus les éléments constitutifs d’un état disparaissent par des pillages. Nous avons des généraux sans armées, des ministres sans ministères, des juges sans tribunaux, des députés sans assemblée. L’heure est au chantage et au pillage par une armée de rebelles et de prisonniers en armes se considérant « vainqueurs » de l’armée régulière et abandonnée sans solde par les recruteurs.
Aujourd'hui, tous les sachants du FPI et du gouvernement sont soit en prison, soit en exil donc n’ont pas le droit à la parole, ni au dialogue, ni à l’expression de leur part de vérité.
Aujourd’hui près de 2 millions d’électeurs presque tous du LMP sont des exilés internes ou externes sur une population électorale qui ne compte que 5 700 000 électeurs. Si on ajoute à ces 2 millions ceux qui ne sont pas exilés mais persécutés chaque jour dans leur existence pour être des proches de GBAGBO, l’on se rend bien compte que ce n’est pas la majorité qui a voté Monsieur Alassane Dramane OUATTARA et qu’il sera difficile de gouverner contre cette majorité.
Il faut donc créer les conditions de leur libération et de leur retour pour que toutes les vérités soit dites, que tous les victimes et responsables de crimes soient identifiés avant que la justice ne prenne le relais. Vouloir faire autrement, c’est vouloir cacher un pan important de la vérité sur la crise ivoirienne.
Le gouvernement illégal et illégitime de rebelles formé à Bouaké de 2002 à 2010 n’a pas plus de légitimité que le gouvernement de l’honorable professeur AKE NGBO formé selon les lois et règlements de son pays ; les 10 000 morts de cette rébellion pendant cette période de 2002 à 2010 et le génocide Gueré en 2011 par le fait des rebelles doivent être soumises de la même justice que les victimes alléguées au camp Gbagbo.
Selon la commission spéciale mise en place par l’ONU sur les trafics en zone rebelle, plus de 250 milliards de FCFA de ressources par an soit plus de 2000 milliards en 8 ans (diamant, cacao, bois, coton, anacarde, vente illégale de carburant, moto, vélo, pagne, sucre, lait, huile, casses d’agences BCEAO etc.) ont été détournés par les rebelles sans qu’aucun compte n’est été fait à l’état. Les auteurs de tous ces crimes ne peuvent pas être en liberté tandis que ceux qui ont permis à l’état d’exister malgré ces manques à gagner sont en prison ou poursuivis. Selon Africa mining intelligence n°251 du 01/067/2011, l’exploitation frauduleuse par les rebelles du diamant continue jusqu’aujourd’hui exploitant plus de 300 000 carats chaque année générant plus de 12 milliards l’an.
Si le souci du nouveau pouvoir est véritablement de bâtir un état de droit, alors il est important que la loi ne soit pas à double vitesse et qu’elle soit la même pour tous au risque de faire de la justice un instrument d’injustice qui entraverait pour longtemps la paix et l’unité nationale.
Reconstruire l’état, l’état de droit, la nation et la démocratie reste donc une œuvre immense qui doit commencer par la liberté d’aller et venir et la liberté d’expression en toute sécurité, en libérant Laurent GBAGBO et tous les prisonniers politiques et en créant les conditions de sécurité nécessaires pour le retour des exilés. Tels sont les préalables à toute réconciliation sincère et durable qui n’hypothèque pas l’avenir.

Ahoua DON MELLO
• Docteur Ingénieur des Ponts et Chaussées
• Ex Directeur Général du BNETD
• Ministre de l’équipement et d’assainissement, porte parole du gouvernement AKE NGBO

31/07/2011

Pauvre Wodié


par EM
C'est fait: Wodié est devenu président du Conseil constitutionnel. C'était donc pour ça ? Pauvre Francis! Que de volte-face! Que de méchancetés! Que de mensonge! Que de dénigrements! Que ne fera-t-il pas pour un poste? Mais en réalité que pèses-tu Francis sur l'échiquier politique? Moins de 1% de l'électorat ivoirien. Tu ne pèses rien donc...Mais qu'importe! L'essentiel pour toi c'est d'avoir le poste tant convoité. Tu es allé jusqu'à affirmer que pendant le deuxième tour de l’élection présidentielle, il n'y a pas eu de bourrage d'urnes, ni d'exactions, ni de morts au nord. Tu as démontré en piétinant sans scrupules notre constitution pour dire haut et fort que le vainqueur c'était Ouattara. Tu as tenté de vendre ton parti...heureusement que tes propres militants t'ont désavoué. C'était donc pour ça ? Au nord, dans les goulags, croupissent dans les souffrances les plus atroces Gbagbo, son épouse, son fils, Affi, Aka Ngbo un valeureux universitaire, un Ministre handicapé etc. Mais eu importe. Le plus important est que, toi, Francis, tu as eu le poste. Jette un regard sur ton parcours...Tu verras qu'il est parsemé de trahison, de traîtrise, de mensonge, de petitesse, de faiblesse, de compromission. Pauvre Francis! Pauvre... Entends-tu le cri de ses femmes éventrées à Duekoué? Évidemment Angèle Gnonsoa ne pouvait pas te suivre! Elle a perdu, elle, ses parents à l'ouest. Et à Bonoua chez toi, entends-tu les jérémiades des ces populations humiliées, pillées, dépouillées? Et « ta petite sœur » Simone, sais-tu le martyre qu’elle vit dans les geôles du Nord ? Peu importe Francis, tu es nommé à ce fameux poste tant convoité. N’est-ce pas le plus important ? La CI blessée dans sa dignité te souhaite bon vent. Pauvre Francis !