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03/11/2011

Guy Labertit (PS français): “La Côte d'Ivoire ne peut se réconcilier qu’avec Gbagbo vivant et libre”



Source : Notre voie du 03/11/2011


Guy Labertit est un proche de Laurent Gbagbo. Délégué Afrique du Parti socialiste français pendant treize ans (1993-2006), il a rencontré le Président sortant de Côte d’Ivoire alors qu’il était réfugié à Paris, voici une trentaine d’années.

Qu’est-ce que l’arrestation de Laurent Gbagbo vous inspire?

Guy Labertit : Une profonde honte par ce qui a été fait par l’État français. C’est une intervention militaire qui nous ramène soixante ans en arrière, avant même les indépendances africaines. La France a totalement outrepassé le mandat qu’elle était censée avoir. M. Gbagbo a pu être livré à M. Ouattara grâce à l’intervention militaire de la France. A mes yeux c’est une violation flagrante du droit international. Et une tache indélébile dans les rapports entre la France et le continent africain.

D’un point de vue tactique, cette intervention était-elle un bon calcul de la part de la France?

G.L : Je pense que la politique de Nicolas Sarkozy ouvre le golfe de Guinée aux Etats-Unis. Le président Obama a tenu les mêmes positions que M. Sarkozy, mais lui a laissé faire le sale travail…

Les pays d’Afrique de l’Ouest ont pensé intervenir eux-mêmes en Côte d'Ivoire…

G.L : Je pense qu’après un certain temps, il y aura une profonde honte chez les chefs d’Etat africains d’avoir laissé un de leurs pairs entre les mains de l’ancienne puissance coloniale.

L’arrestation de Laurent Gbagbo annonce-t-elle la fin du conflit entre les deux clans ivoiriens?

G.L : Pas du tout. Je pense au contraire que la Côte d'Ivoire ne peut se réconcilier qu’avec Laurent Gbagbo vivant et libre. Les gens à qui il a été livré sont ceux-là mêmes qui ont tenté de le renverser par un coup d’État en 2002 alors qu’ils étaient associés au gouvernement. L’objectif est clair: depuis dix ans, il s’agissait d’écarter Laurent Gbagbo.

Pourquoi Gbagbo est-il selon vous indispensable à la réconciliation des Ivoiriens?

G.L : Un Ivoirien sur deux a voté pour lui… Il est majoritaire dans Abidjan et dans quatorze des dix neuf régions du pays.

Pour vous, Paris n’est pas intervenu pour la démocratie…

G.L : M. Ouattara est l’homme qui a fait arrêter M. Gbagbo en 1992 alors qu’il était Premier ministre. C’est l’homme qui a promulgué la loi anti-casseurs, qui a imposé les cartes de séjour. M. Gbagbo est celui qui a supprimé les cartes de séjour, qui a fait adopter la loi pour l’assurance-maladie universelle, qui a créé la décentralisation et qui a promulgué l’enseignement primaire gratuit…

Comment expliquez-vous l’unanimité de la communauté internationale?

G.L : Cette affaire a été très bien préparée. Comme M. Gbagbo était le fils des élections, il fallait le contourner par des élections. Le pays comporte 19 régions. Sur 14 régions qui représentent 83 %de l’électorat, M. Gbagbo avait 7 points d’avance. C’est sur les 17 % des cinq régions du nord, où le scrutin a été faussé parce que la rébellion n’avait pas désarmé, que M. Ouattara a inversé le résultat. M. Gbagbo n’a donc pas perdu le scrutin du 28 novembren



Propos recueillis par Frédéric Rohart


21/09/2011

René Hokou Légré, président intérimaire de la Lidho : “Il faut sanctionner tous les coupables d’exactions sans considération de camp politique”

Source : Notre voie du 21/09/2011


Le 19 septembre 2002, la Côte d’Ivoire a basculé dans la guerre à la suite d’une tentative de coup d’Etat manqué, qui s’est muée en rébellion. Comme tout conflit armé, C’est une situation qui est marquée par de nombreuses violations de droits de l’homme. Qui se sont accentuées à la faveur de la crise post électorale, avec des tueries en masse, et de nombreuses exécutions sommaires. Le président de la Ligue ivoirienne des droits de l’homme (Lidho), Réné Okou Légré, lève, ici, le coin de voile sur la situation des droits humains. Il exige que tous les auteurs des crimes soient sanctionnés, y compris, ceux que le procureur de la République, assimile à des sauveurs.
Notre Voie : Quel est le regard de la Lidho sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire ?
René Hokou Légré : La situation des droits de l’homme au regard de ce que nous avons vécu ces derniers mois, avec la guerre, est préoccupante. La guerre est le sommet des violations. La Côte d’Ivoire n’a pas échappé à la règle. Nous avons connu des situations qu’on ne pouvait pas imaginer dans ce pays épris de paix et de dialogue. On a vu venir les choses, mais les Ivoiriens dans leur foi en l’avenir de leur pays ont toujours pensé qu’il y aurait un sursaut d’orgueil qui pouvait nous permettre d’éviter cette confrontation. Ce conflit a été le cadre de très graves violations des droits de l’homme. Des atteintes graves à la vie. Une mort est une mort, mais une mort qui est causée dans des conditions qui sont celles qu’on a connues, dénote de la déshumanisation d’une partie importante de la population. Des personnes qui sont brûlées vives ; des personnes qui sont écartelées ; des femmes enceintes éventrées. Ce sont des situations qu’on ne pouvait pas imaginer quelques soient les récriminations des uns contre les autres. On a atteint les sommets en terme d’atteinte à la vie ; en terme d’atteinte aux libertés, même les plus élémentaires. On a fait un pas en arrière. Même les acquis les plus élémentaires ont été remis en cause. Liberté d’opinions, liberté de presse, tout y est passé.

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René Hokou Légré, président intérimaire de la Lidho : “Il faut sanctionner tous les coupables d’exactions sans considération de camp politique”

Source : Notre voie du 21/09/2011


Le 19 septembre 2002, la Côte d’Ivoire a basculé dans la guerre à la suite d’une tentative de coup d’Etat manqué, qui s’est muée en rébellion. Comme tout conflit armé, C’est une situation qui est marquée par de nombreuses violations de droits de l’homme. Qui se sont accentuées à la faveur de la crise post électorale, avec des tueries en masse, et de nombreuses exécutions sommaires. Le président de la Ligue ivoirienne des droits de l’homme (Lidho), Réné Okou Légré, lève, ici, le coin de voile sur la situation des droits humains. Il exige que tous les auteurs des crimes soient sanctionnés, y compris, ceux que le procureur de la République, assimile à des sauveurs.
Notre Voie : Quel est le regard de la Lidho sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire ?
René Hokou Légré : La situation des droits de l’homme au regard de ce que nous avons vécu ces derniers mois, avec la guerre, est préoccupante. La guerre est le sommet des violations. La Côte d’Ivoire n’a pas échappé à la règle. Nous avons connu des situations qu’on ne pouvait pas imaginer dans ce pays épris de paix et de dialogue. On a vu venir les choses, mais les Ivoiriens dans leur foi en l’avenir de leur pays ont toujours pensé qu’il y aurait un sursaut d’orgueil qui pouvait nous permettre d’éviter cette confrontation. Ce conflit a été le cadre de très graves violations des droits de l’homme. Des atteintes graves à la vie. Une mort est une mort, mais une mort qui est causée dans des conditions qui sont celles qu’on a connues, dénote de la déshumanisation d’une partie importante de la population. Des personnes qui sont brûlées vives ; des personnes qui sont écartelées ; des femmes enceintes éventrées. Ce sont des situations qu’on ne pouvait pas imaginer quelques soient les récriminations des uns contre les autres. On a atteint les sommets en terme d’atteinte à la vie ; en terme d’atteinte aux libertés, même les plus élémentaires. On a fait un pas en arrière. Même les acquis les plus élémentaires ont été remis en cause. Liberté d’opinions, liberté de presse, tout y est passé.

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20/09/2011

Exclusif/Michel Amani N`Guessan(ex-ministre de la Défense) crache du feu:« Gbagbo a dit, enjambez mon corps et continuez le combat»; « Nous sommes toujours en guerre »;« Nous ne devons renverser la situation »

Michel Amani N`Guessan a été ministre de la Défense sous Laurent Gbagbo, pendant plusieurs années. Il est Secrétaire général adjoint chargé des questions sécuritaires au Front populaire ivoirien (Fpi, opposition). Dans cette interview, il parle de la perte du pouvoir par Gbagbo, de Koulibaly Mamadou, des 100 jours de gouvernance du président Alassane Ouattara. Il aborde également la question de la nouvelle Armée et l`emprisonnement aux Etats-Unis du Colonel Yao N`Guessan, suite à une mission d`achat d`armes dans ce pays qu`il a cautionnée en tant que ministre de la Défense.

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