topblog Ivoire blogs

24/04/2012

La Côte d’Ivoire entre désespérances et incertitudes croissantes sous Ouattara


Source : Telediaspora.net : Du 23/04/2012
La Côte d’Ivoire entre désespérances et incertitudes croissantes sous Ouattara
Un peu plus d’un an après sa prise de pouvoir, Ouattara est arrivé à faire une tournée à l’intérieur du pays. Certainement, comme pour prouver qu’il en est le chef, cette première visite est l’occasion de démontrer, comme il l’a affirmé à l’occasion de son premier discours à Man qu’il « est le président de tous les Ivoiriens » ! Réalité, volonté ou illusion, cette affirmation interpelle, quand on se souvient de ses actes, propos, décisions durant ces 12 mois, ainsi que les attitudes de ses collaborateurs les plus proches. Et, à l’analyse, il est permis de se demander « quelle Côte d’Ivoire ce régime veut-il et à quels Ivoiriens son discours s’adresse » ?
Au moment où son nouveau premier ministre initie « un dialogue républicain » avec une certaine opposition, il paraît impérieux de s’interroger autour de cette question globale et espérer voir les questions qui en découlent être prises en compte par les parties à ce dialogue tant attendu, représentatifs ou non des Ivoiriens que ces leaders pourraient être et surtout des aspirations actuelles de nos concitoyens, face aux nombreuses incertitudes produites par la gestion du régime durant cette période et les messages entendus ici et là, de la bouche des responsables du régime d’Abidjan.
On l’a souvent entendu, parfois de façon abusive, mais, aujourd’hui plus que jamais, cela semble vrai : la Côte d’Ivoire est à la croisée des chemins et son avenir paraît bien plus sombre et incertain que jamais. Et pourtant, l’actualité, telle que reportée par les médias dominants donne le sentiment que notre pays va bien, que la démocratie y progresse et que la réconciliation se réalise, et que la justice s’y construit objectivement et s’applique sans parti pris. Certes, il y a encore de nombreuses personnes en exil et pas uniquement des leaders politiques ou d’anciens responsables de l’administration Gbagbo. Certes, il y a encore de nombreux prisonniers politiques et les arrestations politiques continuent, contre toute rigueur juridique. Certes, les exactions, les spoliations et les crimes se poursuivent, ciblés contre des populations particulières ou contre des partisans de Laurent Gbagbo. Certes, des coupables de crimes clairement identifiés restent libres et sont même promus et célébrés. Certes, des élections législatives et exclusives ont eu lieu, aussi choquant que cela s’avère. Certes, l’opposition est sommée de dénaturer pour plaire. Certes, le »rattrapage ethnique » est appliqué avec science et méthode, comme au temps « glorieux » du nazisme et du fascisme ailleurs. Certes, l’éthique, le mérite et la mal-gouvernance sont érigés en mode de gestion. Certes les lois et la constitution son régulièrement violées et foulées du pied. Entre autre ! Mais, selon le régime et son chef, la Côte d’Ivoire va bien, puisqu’il est le chef de « tous les Ivoiriens », comme pour mieux s’en convaincre que pour convaincre quiconque, d’ailleurs !
Pendant ce temps, on se prépare à « dialoguer » entre pouvoir et « opposition ». Pour organiser la démocratie autour d’Ouattara et selon ses désidératas. Pour « fabriquer une opposition sur mesure », comme on a constitué une assemblée nationale selon un format qui « convienne ». Comme on entend exercer le pouvoir selon des désirs qui sont totalement à l’opposé des aspirations des Ivoiriens. Pas ces « Ivoiriens » dont Ouattara de proclame le président, non ! Mais des Ivoiriens qui ont œuvré pendant plusieurs décennies pour poser les bases d’une démocratie ambitieuse et même audacieuse, pour un pays africain. Car, Ouattara est bien finalement « président », mais d’une Côte d’Ivoire que seul, lui connaît. Il reste néanmoins indéniable que la Côte d’Ivoire doit se « réinventer », pour rester objectif. Comment, avec qui, ou sur quelles bases ? Là se trouve les vrais enjeux actuels. Et, face à ceux-ci, ni le régime, ni les éventuels opposants ne semblent proposer la bonne démarche, si tant est qu’ils aient compris, l’un, l’autre ou les deux la nature des enjeux et l’acuité de cette nécessité. Faut-il leur en vouloir et surtout, à qui réellement revient la responsabilité d’en définir le cadre ? Si ce responsable est identifié, a-t-il le droit d’imposer sa seule « vision » ou doit-il accepter de voir sa perspective contester, afin de savoir « imaginer », avec courage, raison et sagesse la meilleure voie, celle qui sauve notre pays, plus qu’elle ne sauve un pouvoir ou même un homme ?
La quadrature du cercle dont, face à laquelle le pays piétine, assurément, depuis un an, accroissant dangereusement les incertitudes et imposant toutes les hypothèques qu’un pays doit pourtant pouvoir éviter, surtout face à une crise comme celle que traverse la Côte d’Ivoire. Construire une démocratie, une république, ce n’est pas imposer un point de vue unique, privilégier une pensée unique, soutenir une voie unique ou exprimer une voix particulière, contre toutes diversités et dans le déni de toute justice autre que celle qui sert à faire prospérer l’injustice. Diriger, c’est certes imprimer sa marque et privilégier sa vision. Mais, cela ne peut se faire dans l’invective, la violence ou la répression de tout ce qui entend s’opposer et critiquer.
S’opposer, c’est non seulement proposer, mais c’est surtout ne pas céder ou se soumettre, car aucune alternative crédible ne peut se construire dans la transaction avec un pouvoir, aussi puissant et violent qu’il s’affirme et s’exprime. S’opposer, c’est bannir les compromis douteux ou les arrangements incestueux. Autrement et à l’inverse, tous ceux qui participent à la consolidation de l’extrémisme d’état en cours d’établissement en Côte d’Ivoire doivent admettre que tout pouvoir est par essence éphémère, soit par la limite de l’existence humaine, soit par les prescriptions des lois fondamentales du pays. Et donc, quelle que soit la férocité de na dictature et la violence de la répression, l’opposition politique doit s’atteler à rendre superficielles les conséquences et la gravité des actes dudit pouvoir.
Face à face, pouvoir et opposition en Côte d’Ivoire doivent aujourd’hui est capables de constater avec objectivité l’état de destruction du rêve démocratique que les Ivoiriens ont mis en pratique ces dernières décennies, malgré les imperfections normales de toutes constructions de cette envergure. Ils doivent admettre la destruction des progrès sociaux entreprise durant cette année de règne absolu, destruction soutenue par la négation du mérite et du respect de l’autre, de ses différences et de ses convictions, sous l’encadrement d’une éthique cynique, imposée par des contre-vérités patentes assénées au quotidien, de la brutalité répressive qui décourage même les plus téméraires idéalistes de la démocratie et des libertés fondamentales, exercée par des responsables iniquement bus par la soif de pouvoir absolu et personnel, dans la négation totale de tous droits primaires, proclamant pourtant l’état de droit, pour mieux en abuser et pour transformer tout esprit critique et contraire à la soumission et la trahison qui avilissent. Sommes-nous simplement capables de nous opposer à cela ? Il suffit qu’ils nous accusent, sans aucun fondement, de volonté de coup d’état pour nous emprisonner, quand nous sommes spoliés au quotidien, emprisonnés, voir tués, pour nous présenter comme des irréductibles et des ennemis du dialogue. « Ceux, en exil, qui ne veulent pas rentrés sont ceux-là qui se reprochent quelque chose, qui n’ont pas la conscience tranquille et donc qui iront certainement en prison dès que nous leur mettront la main dessus, où qu’ils se trouvent », nous dit-on inlassablement, pour préparer « le dialogue républicain » tant vanté !
Nous nous opposerions à quoi et comment, si, notre sort est ainsi déjà scellé et que nous droit de nous taire est la condition immuable de tous dialogue, notre obligation de reconnaître « nos fautes », notre seule planche de salut et l’impératif de faire allégeance, notre seule alternative. Même si nous manquons de courage, nos incapacités actuelles, multiples et notre manque de soutien « mondiale », devrions nous-pour autant accompagner une telle logique ? Nous sommes donc battus toutes ces années pourquoi ? Nous avons toléré et accepté ces autres, en qui nous voyions des frères et sœurs, mais qui nous posaient en ennemis, pourquoi ? Nous avons perdu des amis et êtres chers pourquoi, quand eux nous exigent de « demander pardon », là où eux sont totalement innocentés, dans une logique « loi du plus fort » ? Aspirons-nous encore à la démocratie dans notre Côte d’Ivoire, pour admettre que des faits précèdent l’existence de la loi, que la loi soit une vulgaire « serpillère » sous des « sandales dégoulinantes du sang de nos concitoyens ». L’ouest a été manipulé », nous assène-t-on ? À moins de se laisser envahir par un orgueil bien aveuglant, nul ne peut décemment prétendre que cette partie de la Côte d’Ivoire, comment de nombreuses autres d’ailleurs, n’avait pas de conviction, pas d’âme, pas de vision d’elle-même, dans la Côte d’Ivoire démocratique qui se construisait avec maturité et conscience ! Qui le prétend, n’a certainement rien compris de la sociologie véritable de notre pays.
Non, nous ne sommes pas tous des moutons qu’on traîne à coups de slogans sans contenu. Non, nous ne sommes pas tous des putschistes, uniquement déterminés à accroître les souffrances des Ivoiriens. Non, nous ne sommes pas tous des assoiffés de pouvoir, seulement intéressés par la parade populaire et les effluves de la « gueule de bois matinale quotidienne ». Non, nous ne sommes pas tous, Ivoiriens que nous sommes, des voleurs, des violeurs, des criminels. Pourtant, nous sommes bien obligés, désormais nous défendre contre ces accusations infondées et partisanes, parce que nous avons osé choisir autre et défendre autres chose que ce qui nous est imposé. Nous ne le qualifierons pas ici, pour éviter le risque de perdre la nécessité du débat que nous posons, avec ces « journées du dialogue républicain » d’un genre nouveau et unique, qui comme un banquet, invite à la soupe, au moment où il faut imaginer une Côte d’Ivoire véritablement nouvelle, fondée sur le respect les uns des autres, jalouse de la diversité de sa société, fière de la richesse de ses opinions différentes, chanceuse de sa soif de démocratie et déterminée dans la construction d’un véritable état de droit, juste, impartial et capable de protéger toutes ses filles et tous ses fils, comme le proclame fièrement sa constitution pourtant dévoyée, déchirée et presque lasse.
Face à l’absolutisme imposé par Ouattara et son régime, une profonde réflexion nous interpelle tous et en appelle autant à notre bon sens, notre sagesse, que nous courage commun. Ouattara ne peut pas prétendre que nombre d’entre nous sont coupables, simplement d’avoir tenu leurs responsabilités pour le pays, en même temps qu’il « absout » des personnes de son entourage, bien plus coupables aux yeux d’une justice qui serait objective dans l’absolu. Si c’est de justice qu’il s’agit, la superficialité des actes incriminés et la légèreté de la démarche appliquée condamne en soit sa volonté de faire de notre pays « un état de droit », car le droit, c’est bien autre chose que ce qui se voit actuellement dans notre pays. La superficialité aussi savamment conçue qu’elle puisse être, ne peut déterminer aussi aisément la nature de l’objectif visé, surtout quand celui-ci doit convenir à tous et doit contribuer à résoudre une crise aussi profonde et dont les responsabilités sont autant larges et partagées. Donc, soumettre une partie des protagonistes à la volonté des autres n’est pas de nature à rassurer, à moins, bien sûr de se croire au-dessus de tout, même de la justice elle-même. En cela, Ouattara et son régime continue d’être les promoteurs de la division et de la haine, dont la pérennité seront assurément les fondements d’une déchirure bien plus profonde que celle que Ouattara prétend ainsi soigner. On ne réunit pas des groupes antagonistes par de la simple « magie de la parole et de la parade », même si celles-ci peuvent servir à accompagner les actes de hauteur et de grandeur. Ce qui n’est pas le cas actuellement en Côte d’Ivoire, où prime la superficialité par-dessus tout !

Ba Bemba

15/03/2012

Crimes et mensonges d’Alassane Ouattara et de Dominique Nouvian Folloroux, par Mamadou Ben Soumahoro - Part 1

Source : Telediaspora.net : Du 15/03/2012

Député indépendant de Bako (nord du pays) lors de la législature qui s'achève, figure emblématique du journalisme ivoirien historique, Mamadou Ben Soumahoro, chroniqueur truculent, s'en prend une nouvelle fois au couple Ouattara et à ses secrets. Dans une tribune qui se présente comme la première d'une série de textes à charge.

Un dicton populaire affirme que les peuples n’ont que les chefs qu’ils méritent. Alors… Question: Qu’est-ce que les Ivoiriens ont bien pu faire pour mériter ce couple diabolique qui n’a épargné aucune vie humaine de personnes ayant osé s’opposer volontairement ou non à leur projet de prendre la tête de la Cote d’Ivoire. Car il s’agit bien d’un vrai plan d’accaparement de notre pays à l’instar du braquage d’une banque par un gang qui s’est doté de tous les moyens pour parvenir à ses fins. Aucun ivoirien n’a été surpris par la fin du film. C’est le début de l’histoire qui a surpris même les observateurs les plus avertis et les plus concernés. Alassane Dramane Ouattara et Dominique Folloroux n’intéressaient personne et quand des vérités évidentes les concernant étaient mises sur la place publique, ceux qui devaient y prêter attention et en tirer les premières conséquences détournaient pudiquement la tête, parce ce qu’ils ne se sentaient pas directement et personnellement visés. Nous avons tous été à divers titres responsables de ce manque de vigilance à l’égard de cette dangereuse association de malfaiteurs. Alassane Dramane Ouattara s’est tracé avec aisance un véritable boulevard qui l’a conduit le 11 Avril 2011 à la Présidence de la République de Côte d’Ivoire. La brutalité de la mise en œuvre et de la conclusion de l’Entreprise s’opposaient alors à la méthode souterraine, silencieuse, sournoise et imparable de l’élimination physique systématique de tous ceux qui pouvaient même à leur propre insu gêner l’ascension boulimique de ce couple déterminé et malfaisant. Nous avons tous été à un titre ou à un autre les complices conscients, inconscients ou complaisants de ces petites et grandes manœuvres d’Alassane Dramane Ouattara et de Dominique Nouvian Folloroux pour parvenir au pouvoir d’Etat en Côte d’ivoire. Et plus nous étions élevés dans la hiérarchie des structures de l’Etat, plus nos responsabilités étaient grandes, plus nous étions encore plus sourds, plus aveugles mais surtout plus muets. Quelque part il m’est même arrivé de me demander, – et je n’étais pas le seul - si Alassane Dramane Ouattara n’avait pas envoûté les dirigeants et les populations de ce pays. Aucun renégat de cet acabit n’a jamais réussi nulle part au monde une telle aventure avec une facilité aussi déconcertante

- Personne n’a jamais tenté de l’embastiller alors qu’il le méritait au moins une centaine de fois.
- Un chef d’Etat élu de ce pays a renoncé à faire exécuter un mandat d’arrêt international contre ce délinquant primaire.
- Un autre chef d’Etat démocratiquement élu a été contraint par la communauté internationale de lui octroyer la nationalité, l’éligibilité, la candidature et un bétail électoral, devant une Assemblée Nationale bloquée et un peuple médusé.

Lire la suite

04/03/2012

Il est une légende



Source : Telediaspora.net du 04/03/2012

Les grands hommes de ce monde ont toujours eu une courbe historique particulière. La persécution fait partie du lot des événements qu’ils suscitent contre leurs personnes en raison de la rupture qu’ils introduisent dans le confort de ceux qui aimeraient tourner en rond, en exploitation à fond la carte de la bestialité et de l’obscurantisme. Le philosophe allemand Friedrich Hegel dit en substance que ce sont les grands hommes qui font l’histoire. Laurent Gbagbo fait-il partie de ces hommes qui tissent la trame de notre contemporanéité ? Demain quand quelqu’un cherchera à comprendre notre époque, pourra-t-il y comprendre quelque chose sans lire un seul livre sur Laurent Gbagbo ? Cela ne risque pas d’arriver parce que la profusion des livres à succès sur l’homme nous prouve qu’il s’est définitivement installé dans l’histoire de notre humanité. Sait-on que Socrate n’a jamais écrit une seule ligne de réflexion ? Sait-on aussi qu’il a été persécuté et condamné à mort par le pouvoir politique parce qu’on croyait qu’il corrompait la jeunesse ? En fait, il faisait sortir la vérité des esprits minés par l’obscurantisme. Les livres que son disciple Platon a écrits sur lui ont fait de lui le père de la philosophie. Tout comme il y a en philosophie un avant et un après Socrate, en religion un avant et un après jésus Christ, dans l’histoire de la ségrégation raciale un avant et un après Martin Luther King, dans l’histoire de la françafrique il y aura sûrement un avant et un après Laurent Gbagbo. A l’instar de tous ces grands hommes qui perlent notre histoire, Laurent Gbagbo est aujourd’hui persécuté pour son acharnement à mettre fin au système colonial de l’exploitation des peuples africains. C’est la noblesse du combat qui inspire tous ceux qui écrivent actuellement sur lui pour que la mémoire collective n’oublie pas les acquis de la lutte contre les forces rétrogrades. Ces dernières, parce qu’elles défont l’histoire en nous rappelant les abysses de notre bestialité, c’est à juste titre qu’on a tendance à les broyer dans le refoulement d’un inconscient collectif.

Joseph Marat

05/02/2012

LES FAUX DISCOURS DE FOLOGO

Source : Telediaspora.net : Du 05/02/2012

La danse des sorciers a-t-elle véritablement commencé au CNRD ? La question mérite aujourd'hui d'être posée après la sortie plus que fracassante du tout nouveau Vice-Président du Congrès National pour la Résistance et la Démocratie (CNRD), la Coalition des partis politiques qui, aux côtés du Front Populaire Ivoirien (FPI), soutiennent le Président Laurent Gbagbo.

Alors que le vénérable Bernard Dadié, malgré des difficultés de tous ordres, s'évertuait à diriger avec courage, détermination, clairvoyance et intelligence le CNRD, on voyait les choses venir . Derrière les seconds couteaux que sont Gervais Coulibaly et les autres dont le rôle semblait fort bien être d'ouvrir le bal des hyènes, on sentait que l'artillerie lourde pouvait d'un moment à l'autre entrer en action contre le FPI pour tenter de lui planter le poignard dans le dos face au régime de Ouattara.

Dans des déclarations faites sur la Radio Onuci.Fm le Jeudi 02 Février 2012 et abondamment reprises le lendemain par plusieurs publications de la presse ivoirienne, c'est donc l'ex-Président du Conseil Économique et Social, Laurent Dona Fologo, Président du RPP, un parti membre du CNRD, qui montera en personne au créneau pour s'en prendre directement et cyniquement au parti de Laurent Gbagbo, accusant ce parti de faire perdurer le climat de belligérence en rejetant toute coopération et tout rapprochement avec le pouvoir Ouattara. Fologo en profite donc pour définir et présenter sa nouvelle vision et sa nouvelle mission : Engager le CNRD dans ce qu'il appelle " une nouvelle démarche " qui consisterait à ouvrir un dialogue avec le nouveau pouvoir. Pour Fologo, la page Gbagbo serait définitivement tournée, le FPI serait durablement affaibli et la seule opportunité qui resterait à ce parti serait de mettre fin à la Résistance pour espérer arracher quelques concessions au pouvoir, notamment l'autorisation d'un retour au pays des exilés politiques.
Quel intérêt réel pourrait-on accorder aux frasques et aux élucubrations d'une momie politique depuis longtemps déconnectée des réalités et dont la praxis a toujours privilégié le nomadisme, le griotisme, la roublardise, la fanfaronnade, l'égocentrisme, l'ingratitude débridée et les déclarations mal pensées plutôt que d'autres méthodes plus cognitives de communication et de conquête de l'adhésion des citoyens ?

Lire la suite

31/01/2012

Ouattara à Paris : une prise de parole problématique, par Théophile Kouamouo



Source : Le Nouveau Courrier du 31/01/2012

Décidément, il faut se rendre à une évidence. Anne Méaux, patronne de l’agence de communication Image 7, qui corrompait les patrons des médias français pour le compte du dictateur tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali, selon des révélations du Canard Enchaîné, et dont le client africain le plus en cour actuellement à Paris est Alassane Ouattara, fait du bon boulot. A chacune des (très nombreuses) visites en France de l’homme qui dirige aujourd’hui la Côte d’Ivoire, elle lui obtient nombre d’interviews et de plateaux télé. Du coup, l’on peut avoir l’impression (fâcheuse) que Ouattara s’exprime bien plus lorsqu’il est sur les bords de Seine que quand il se trouve sur les rives de la lagune Ebrié.

Anne Méaux assure une bonne visibilité médiatique à son client. Mais ses conseillers politiques gagneraient à s’inquiéter de toute urgence de la qualité de sa prise de parole. En effet, Alassane Ouattara, à chaque fois qu’il se trouve à l’étranger, porte de violents coups de hache à la cohésion nationale, et finit par dévaluer la parole présidentielle par ses approximations et ses incessants règlements de comptes politiciens s’affranchissant sans scrupules de la vérité historique. L’on se souvient ainsi qu’il avait affirmé, lors d’un séjour aux Etats-Unis, qu’Hermann Aboa avait appelé au meurtre des gens du Centre et du Nord dans son émission télévisée – ce qui était absolument faux – et que Laurent Gbagbo se trouvait dans la résidence présidentielle de Korhogo dans le cadre de sa détention – ce qui était tout aussi faux. Lors de sa visite d’Etat à Paris, l’ancien directeur général adjoint du FMI a récidivé.
Le génocide selon Alassane Ouattara

«Je viens d'abord remercier le président Sarkozy et son gouvernement pour l'intervention menée en avril sous mandat des Nations unies. Sans elle, il y aurait eu, en Côte d'Ivoire, un génocide pire qu'au Rwanda. Abidjan, c'est 6 millions d'habitants. Tel que c'était parti, on aurait pu avoir un million de personnes assassinées», a dit Ouattara au Monde. On ne relèvera pas la légèreté avec laquelle il manipule les chiffres pour frapper les esprits et joue de la politique-fiction mortifère. On oubliera de dire que c’est ce type de propos qui fonde les discours sur la barbarie noire et la mission civilisatrice blanche. On fera semblant d’ignorer que le seul génocide qui a eu lieu dans l’Afrique contemporaine s’est déroulé, au Rwanda, sous les yeux de l’armée française…

L’histoire nous apprend que les génocides sont des drames particuliers qui ont certaines caractéristiques : ils visent à faire disparaître une communauté ; ils sont préparés idéologiquement, logistiquement, et militairement sur une longue durée. Contre quelle ethnie ivoirienne un projet de génocide était-il donc mis en œuvre ? Par qui était-il mis en œuvre ? Comment ce projet s’est-il manifesté ? Il n’est absolument pas sérieux de prétendre des choses pareilles sans avoir répondu clairement à ces questions. Il est irresponsable de vouloir s’assurer le soutien inconditionnel d’un groupe ethnique en lui faisant croire qu’il a été – et donc qu’il est – menacé d’extinction. De plus, on a beau lire de fond en comble les rapports des organisations internationales de défense des droits de l’Homme sur la Côte d’Ivoire, l’on ne trouve nulle trace d’actes d’épuration ethnique lors de la guerre postélectorale en dehors de ce qui s’est passé dans l’Ouest ivoirien contre les Guérés. C’est là-bas que des milliers de personnes ont été triées sur la base de leurs cartes d’identité et exécutées. C’est là-bas que des villages entiers ont été incendiés, que les habitants ont été chassés, que les greniers ont été brûlés, que de nouvelles populations ont remplacé les anciennes. Interrogé à ce sujet par des journalistes français, Ouattara n’a cessé d’invoquer l’argument des affrontements interethniques, histoire de noyer la responsabilité des FRCI dans des considérations sociologiques alambiquées…
Le concept dangereux de «rattrapage ethnique»

Interrogé par L’Express sur la nomination de ressortissants du Nord à des postes-clés, Ouattara a répondu ceci : «Il s'agit d'un simple rattrapage. Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population, étaient exclues des postes de responsabilité». Une fois de plus, les chiffres sont utilisés de manière légère pour servir une thèse douteuse. Mais ce n’est pas le plus important. Est-ce le rôle d’un chef de l’Etat d’alimenter le dolorisme ethnique qui aujourd’hui justifie toutes les dérives ? Quelles études scientifiques permettent à Ouattara d’affirmer qu’il y avait hier exclusion là où les personnalités les plus en vue de l’Etat réflétaient bien mieux la diversité nationale que ce que l’on voit aujourd’hui ? De plus, si l’exclusion d’une partie des Ivoiriens était avérée, la correction ne devrait-elle pas venir d’une politique transparente d’affirmative action dont un des objectifs serait notamment l’augmentation des taux de scolarisation, plus bas que la moyenne nationale, des fameuses «communautés du Nord» ? Laurent Gbagbo, dans son programme, prévoyait la réouverture des internats de jeunes filles dans les régions septentrionales du pays. A part la cession de la force publique à des «comzones», caporaux quasi analphabètes bardés de gris-gris au nom du «rattrapage», que propose Ouattara ?

La question de la liquidation des banques publiques

«Nous allons procéder à la liquidation des banques publiques. C’est ce que nous avons fait il y a 20 ans, malheureusement ces banques publiques sont revenues au premier plan. Je ne pense pas que la place de l’Etat soit nécessairement dans les banques. Nous allons donc, à nouveau, procéder à la liquidation des banques publiques qui s’apparentent souvent à des caisses pour les hommes politiques. L’Etat va se concentrer sur ses missions régaliennes», a affirmé Alassane Ouattara face au patronat français. Une fois de plus, la diabolisation de l’adversaire est instrumentalisée par Ouattara pour masquer un projet fondamentalement antinational – le fait que l’annonce soit faite notamment devant les patrons des banques françaises, est à ce titre révélateur.

Déjà, il faut remarquer que la seule banque d’Etat historique qui existe en Côte d’Ivoire est la Banque nationale d’investissement (BNI), anciennement Caisse autonome d’amortissement (CAA). Elle n’a pas été dissoute sous Ouattara quand il était Premier ministre, et elle a pris de la valeur entre 1993 et aujourd’hui. En cas de privatisation, elle vaudra donc plus cher que ce qu’elle aurait valu si elle avait été liquidée sans ménagement. La Versus Bank et la Banque pour le financement de l’agriculture (BFA) sont entrées dans le giron de l’Etat parce qu’elles étaient menacées dans leur survie, et parce qu’il ne fallait pas créer un effet domino en les laissant s’effondrer en pleine crise financière mondiale. Au Nigeria, dans les pays occidentaux, les gouvernements ont fait la même chose.
Dans le fond, l’histoire récente de la Côte d’Ivoire nous montre que les banques privées peuvent devenir frileuses en cas de crise grave. Si la BNI n’existait pas, certaines obligations de l’Etat n’auraient pas été honorées après le déclenchement de la rébellion. Est-ce être prévoyant que de se priver d’un tel instrument dans un pays qui demeure fragile ? Par ailleurs, alors que la Côte d’Ivoire ne peut manier l’arme monétaire pour mettre en œuvre une politique de relance économique, peut-elle se priver de banques qui peuvent appuyer sans rouspéter des programmes comme le Fonds national de soutien (FNS) soutenant les emplois-jeunes, ou des initiatives en faveur du vivrier ou des artisans ? Ce qui est amusant dans tout cela, c’est qu’au moment où Ouattara se glorifie de livrer le secteur financier de son pays à la voracité des multinationales, son ami Nicolas Sarkozy annonce, dans le cadre d’une interview télévisée surmédiatisée, la création d’une banque publique destinée à soutenir l’industrie, qui sera une filiale de l’Oseo, tout aussi publique, qui appuie déjà les PME. De son côté, François Hollande annonce que s’il était élu, il mettrait en place une Banque publique de l’investissement (BPI). Un drôle d’économiste préside aux destinées du pays des Eléphants…


14/01/2012

Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale (Cpi): L’Histoire va s’accélérer en Côte d’Ivoire !

Source : Notre voie du 14 /01/2012
Le Président Gbagbo parlera haut et fort, et ira «jusqu’au bout». La comparution du Président Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale (Cpi) est un mal pour un bien. Elle sera un grand moment d’accélération de l’histoire de la Côte d’Ivoire et sonnera le glas des vendeurs d’illusions, consolidant ainsi le pacte de confiance tissé avec le peuple de Côte d’Ivoire.

I. Un mal pour un bien

Ce mardi 29 novembre 2011 qui ébranla la Côte d’Ivoire, l’Afrique et le monde, offrira au Président Laurent Gbagbo, la providentielle opportunité de tirer profit de la grande tribune internationale qu’est la Cour pénale internationale.

A-Ce mardi 29 novembre 2011 qui ébranla la Côte d’Ivoire, l’Afrique et le monde

Tout ça pour ça ! C’est le cri de révolte que l’on pousse après le transfèrement indigne et lâche du Président Gbagbo à la Cpi, à La Haye. Oui, tout ce parcours fait de privations, de renonciations et de souffrances au service de la démocratie pour être victime de ce qui relève à l’évidence d’un déni de démocratie. En effet, le Président Gbagbo est l’un des rares hommes politiques africains à avoir expérimenté les cinq phases qui jalonnent la carrière de tout leader politique qui se respecte : l’indifférence, la raillerie, les injures et les ragots mensongers, la répression et l’estime qui inspirent la confiance. Le président Gbagbo a connu l’indifférence puisqu’il a été superbement ignoré par le président Houphouët-Boigny et le Pdci dans les premiers balbutiements de son engagement politique. Puis le Pdci et son chef l’ont aimablement moqué, allant jusqu’à insinuer qu’il ne pouvait gagner aucune élection s’il faisait même acte de candidature dans son village. On vit ensuite à l’ordre du jour se succéder injures et ragots mensongers. On l’a fait passer, au gré des circonstances, pour un excentrique, un maniaque, un fou, un illuminé, un original qui, partout où il va, attire à lui des déséquilibrés, des originaux et des fous.
Le Pdci a cherché à porter atteinte à son intégrité morale, ce qu’il a de plus cher, en faisant croire à l’opinion que M. Gbagbo continuait de percevoir son traitement d’enseignant-chercheur alors qu’il vivait en exil, qu’il avait accepté des plantations clés en main des pontes du régime du Pdci. Sur son intégrité physique, on l’a présenté comme épileptique et ce gros mensonge continue d’être encore servi par certains journalistes et leaders d’opinion. Les dirigeants et la presse du Pdci, l’ont abreuvé d’injures pour avoir surtout créé le Front populaire ivoirien (FPI), sonnant ainsi, le retour au multipartisme et créant en même temps les conditions d’une alternance et d’élections justes et transparentes. Le Président Gbagbo a souffert du système du parti unique dans sa forme et ses manifestations les plus hideuses.
Toute personne qui survit à la répression commande invariablement l’estime et le respect, synonymes de succès. Et dans la fidélité, cette répression peut être considérée comme le signe précurseur de la victoire. Il n’a pas craint l’orage, même lorsque les éclairs du parti unique redoublaient. Il est ce qu’il est convenu d’appeler un pionnier –ou si l’on préfère, un dinosaure – qui a nourri la Côte d’Ivoire et l’Afrique de sa passion pour la démocratie, notamment par sa célèbre formule «Asseyons-nous et discutons». Comme on le voit, la vie et le parcours du Président Gbagbo plaident pour lui. Il n’a même pas besoin qu’on certifie son combat !
L’on comprend donc aisément pourquoi les démocrates ont vécu le mardi 29 novembre 2011, jour du transfèrement, à la fois comme une brûlure, une plaie vive dans la jeune histoire de la Côte d’Ivoire, un jour sombre de l’histoire de l’injustice ivoirienne, un chapitre de l’histoire de l’incapacité de la Côte d’Ivoire à rendre justice à ses propres ressortissants. Mais c’est connu : les mystères de la vie font que d’un mal il sort souvent un bien. Et avec la première comparution du Président Gbagbo à la Cpi, le lundi 5 décembre 2011, immortalisée par une nuée de journalistes, de caméras et d’appareils photo, le cri de révolte et d’indignation de tous ceux qui croyaient voir la fin du film est devenu un hymne à la joie et à l’espérance. Lorsqu’ils ont retrouvé le Président Gbagbo, grand tribun, la tête haute, le regard fier, déterminé à «aller jusqu’au bout », ils ont alors compris que son rêve d’une Afrique libre, digne et souveraine ne s’était pas envolé. Ils ont surtout réalisé que le film était bien loin d’être fini et que le conte d’horreur que l’on essaie de vendre au monde peut se transformer en conte de fées. Tous sont surtout rassurés de constater qu’avec ce transfèrement, le Président Gbagbo baigne désormais dans une ambiance sécuritaire et sanitaire apaisée, au contraire de Korhogo, où le pire pouvait se produire à tout instant. Ils ont retrouvé le combattant et le résistant déterminé à utiliser la grande tribune internationale qui lui est offerte pour parler haut et fort, pour «aller jusqu’au bout».

La CPI, la grande tribune internationale

Oui, à La Haye, le Président Gbagbo parlera car parler permet de vivre, permet de se libérer. Il parlera parce qu’il convient d’être précis sur les moments délicats de l’histoire de la Côte d’Ivoire. Il parlera pour expliquer et faire comprendre que la version la plus communément admise de l’histoire de la tragédie ivoirienne, fabriquée par des experts instrumentalisés à souhait, ne permet pas d’avoir une version conforme à la réalité. Il parlera pour expliquer qu’une erreur ne devient pas vérité parce que tout le monde y croit, pas plus qu’une vérité ne peut devenir erreur lorsque personne n’y adhère. Le Président Gbagbo est persuadé en cela que les principes de la vérité doivent nous aller comme des vêtements sur mesure et qu’un mensonge ne saurait conduire à la vérité. Seule une conduite véridique peut aboutir à la vérité. Il sait que la paix individuelle ou nationale est impossible si on ne met pas tout en œuvre pour vivre dans la vérité. Et il n’est plus temps de se demander s’il faut dire enfin cette vérité au malade : elle hurle à son chevet.
Le Président Gbagbo qui sait que la répétition est l’art du pédagogue, continuera d’asséner que la vérité de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire se trouve au fond des urnes et que cette vérité, si elle est controversée, ne peut s’acquérir que par le recomptage des voix. Les Nations Unies et leurs représentants de par le monde le savent d’expérience. Le Président Gbagbo expliquera pourquoi et comment l’Union africaine a entériné paisiblement le postulat de la Communauté internationale caporalisée par la France : M. Alassane Ouattara est le candidat de la France donc de la Communauté internationale et, en cette qualité, il devait être proclamé vainqueur de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Le Président Gbagbo révèlera alors que M. Ouattara était déclaré vainqueur avant que d’être candidat. Il montrera que c’est au nom de la logique de protection des intérêts stratégiques de la France en Côte d’Ivoire que les autorités françaises ont déployé une formidable énergie pour organiser l’impunité des rebelles et recourir à la force extrême pour donner le pouvoir à M. Ouattara. Ainsi, le président Sarkozy, non seulement faisait revenir les assassins sur le lieu de leur crime, mais il leur donnait les clés pour entrer dans la maison. Le Président Gbagbo reviendra sur l’étrange et troublante attitude des autorités françaises lors de l’opération «Dignité» déclenchée le 6 novembre 2004 et qui a été l’alibi trop commode trouvé par le président Jacques Chirac pour détruire toute la flotte aérienne de la Côte d’Ivoire, et réprimer dans le sang les manifestations de la jeunesse patriotique. Il indiquera pourquoi la France qui a participé au déclenchement de la mécanique infernale et qui est tenue pour comptable des morts en Côte d’Ivoire, a néanmoins refusé une mission d’information parlementaire sur ses éventuelles responsabilités, au contraire du Rwanda où la France a dépêché, en 1998, une mission parlementaire, présidée par M. Paul Quilès. La France ratait ainsi, certainement à dessein, l’occasion de dénouer l’écheveau de ses agissements en Côte d’Ivoire, pour dégager les tenants et aboutissants de sa politique dans ce pays et éclairer par là-même l’opinion.
Le Président Gbagbo profitera de la providentielle tribune qui lui est offerte pour dénoncer les jeux de l’ombre des agences spécialisées, publiques ou privées, qui produisent à jet continue la désinformation, la guerre étant désormais relayée par des batailles de la communication, pour stigmatiser le jeu de ces journalistes occidentaux qui, parce que prisonniers d’un militantisme trop contraignant ou d’une ligne éditoriale orientée, coincés par des exigences de productivité et donc par le manque de temps, ont de plus en plus de mal à approcher la vérité. Ils n’osent pas aller contre la doctrine dominante pour éviter de prendre des coups, et perdre ainsi des positions acquises de haute lutte ou à force d’intrigues. Si bien que dans leurs images, écrits et commentaires, le drame ivoirien apparaît comme la conséquence directe et exclusive des agissements d’un régime foncièrement et intrinsèquement mauvais, puisqu’il n’a jamais été dit que le régime du Président Gbagbo était confronté aux agissements guerriers des rébellions soutenues de l’extérieur et qui cherchaient à le chasser du pouvoir. Aujourd’hui, ne sont visibles par le grand public que les réfugiés et les morts censés être victimes exclusivement des soldats et des milices armées par le Président Gbagbo. L’occasion lui sera donnée d’exposer la tactique du talk and fight expérimentée avec le Président Habyarimana et poursuivie avec les accords de Marcoussis : négocier un accord de paix n’empêche pas de continuer à faire parler les armes.
Le président Gbagbo parlera, enfin, pour rassurer et ragaillardir les Ivoiriens aujourd’hui tétanisés par la terreur qui s’abat sur la Côte d’Ivoire. «La terreur est un état général. Quand elle est bien menée, bien implacable, sans répit et sans faiblesse, alors les résistances s’effondrent. Il faut faire savoir que n’importe quoi peut arriver à n’importe qui, et alors plus personne ne fera plus rien» (Alexi Jenni, L’art français de la guerre, Gallimard, septembre 2011, p.414, Prix Goncourt 2011).
Oui, un mal pour un bien. Le pouvoir Ouattara a eu peur d’affronter le Président Laurent Gbagbo dans un procès public, en Côte d’Ivoire, fortement médiatisé, sous le regard et l’arbitrage critiques des Ivoiriens. Il a alors préféré l’éloigner de la Côte d’Ivoire pour le couper de sa sève nourricière, le peuple, et le faire ainsi tomber dans l’oubli et laisser ensuite la Cpi exécuter le «sale boulot» à sa place. Ne voilà-t-il pas que la main de Dieu vient d’offrir au Président Gbagbo la plus grande tribune internationale pour se faire entendre, pour expliquer et faire comprendre la tragédie ivoirienne, pour aller au-delà des idées reçues et dissiper l’écran de fumée, pour convaincre les uns et les autres que l’histoire de la crise ivoirienne est plus compliquée que ce que les canaux officiels d’information et de communication fortement inféodés nous racontent et que l’on a voulu faire passer les victimes pour les bourreaux !
L’histoire de la Côte d’Ivoire est en train de s’écrire. Le procès de la Cpi sera un grand moment d’accélération de cette histoire. Et ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Paris, à Bruxelles, à Washington, à l’Union européenne où aux Nations Unies mais l’histoire de gloire et de dignité qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches. Parti en mission de courte durée à La Haye, le Président Gbagbo nous reviendra pour continuer à honorer le pacte de confiance qu’il a tissé avec le peuple de Côte d’Ivoire.

II – Le pacte de confiance

Pour le peuple de Côte d’Ivoire, le Président Gbagbo, par l’exemplarité de sa vie, reste le phare dans la tempête. L’on comprend alors aisément la disgrâce du pouvoir actuel.

A – Le phare dans la tempête

Ne jamais abandonner, résister. Les puissants appellent cela de la folie. Ceux qui ont emprisonné le Président Gbagbo ne comprennent donc pas que, même en prison, il puisse continuer à être libre. Ils comprennent davantage qu’un seul homme puisse résister à ce point et finalement compter autant pour beaucoup d’entre nous. Le Président Gbagbo a été tombé par la France, mais il n’est pas tombé dans l’oubli. Investi de la confiance des Ivoiriens, il ne lâchera pas. Plus jeune, il a échappé à la mort. Cela lui a donné la force des miraculés. Il sait avancer malgré les vents contraires. Même dans l’adversité, il fonce. C’est un enseignement qu’il a appris très tôt dans la vie de ses parents et dans sa précoce pratique du terrain politique. Il sait que la politique est un métier qui, parfois, fait marcher sur un fil de fer, à la manière d’un funambule. Mais il sait aussi que la politique est un métier qui ouvre des sillons d’espérance. Aussi, même dans l’adversité la plus cruelle, sa prophétie doit-elle nous guider. Oui, souvenons-nous en 1992, avec les mêmes protagonistes que sont MM. Bédié et Ouattara, la formule désormais célèbre : “On peut aller de la prison à la Présidence et vice-versa». Le cycle est loin d’être bouclé.
Pour de nombreux Ivoiriens et Africains, Laurent Gbagbo est une idée, pas seulement une chair. Tous ceux qui s’y reconnaissent en sont les gardiens. Les incessantes divagations de ses ennemis sont une nette illustration du proverbe selon lequel «C’est l’hôpital qui se moque de la charité». Elles auront au moins le mérite de révéler que le Président Gbagbo est resté digne dans l’adversité, qu’il n’a jamais reconnu la victoire de M. Ouattara et qu’il n’a jamais imploré une quelconque clémence. L’Almamy Samory Touré, le résistant ouest-africain, avait coutume de dire que lorsqu’un homme refuse, il dit NON. C’est ce non qu’il a opposé à l’invasion coloniale française. C’est ce même NON que le Président Gbagbo oppose à l’invasion néocoloniale française.
M. Ouattara, lui, a un problème avec le peuple de Côte d’Ivoire. Le débat récurrent autour de ses origines, son cursus scolaire et universitaire et son parcours professionnel qui l’ont tenu loin de la Côte d’Ivoire, sa grande responsabilité dans les actes de déstabilisation de la Côte d’Ivoire perpétrés sur fond de violences sur les personnes et de pillages systématiques des biens, sa méconnaissance totale des us, traditions et coutumes de la Côte d’Ivoire, sa trop grande propension à vouloir brader la souveraineté du pays par le maintien de l’ordre occidental qui est aux antipodes des intérêts de la Côte d’Ivoire et de son peuple, sont un début d’explication du désamour de M. Ouattara avec le peuple de Côte d’Ivoire. Faute d’un enracinement profond dans le peuple, l’on ne peut gérer le pouvoir dans la tranquillité. L’indécente orgie de lumière qui a inondé la ville d’Abidjan à l’occasion des fêtes de fin d’année, les joutes sportives suscitées par le pouvoir Ouattara ne pourront créer l’osmose entre le peuple et celui-ci.
Pour sa part, le Président Gbagbo estime que la Côte d’Ivoire doit d’abord compter sur elle-même avant de recourir aux stéréotypes extérieurs pour déterminer ses stratégies de développement. Il garde la profonde conviction que le développement des pays d’Afrique subsaharienne ne pourra se faire par délégation de pouvoirs. Pour consolider le pacte de confiance, en plus de son enracinement profond dans le peuple qui fait que le peuple sent Gbagbo comme Gbagbo sent le peuple, la grande réussite de ce leader politique est d’avoir mis une étincelle de pardon, d’ouverture, d’humilité, d’humanité et de générosité dans l’art de la politique. Même s’il existait des vaccins contre ses qualités, ils n’auraient pu l’immuniser.
Au total, le Président Gbagbo est la preuve vivante que le décret du peuple pèse plus lourd que le verdict des puissants de ce monde. Pour nous avoir inculqué sa force d’énergie sous sa forme la plus authentique et la plus élevée, l’exemple de sa vie nous éclaire comme un phare dans la tempête et inspire notre conduite. L’hyper mobilisation des démocrates de tous bords depuis le transfèrement du Président Gbagbo à La Haye, sa cote d’audience et de popularité sur le net, le foisonnement des livres et témoignages sur la crise ivoirienne sont de vibrants témoignages qui permettent d’affirmer que l’arroseur est bel et bien arrosé.

B – Le pouvoir en disgrâce

Pendant que le Président Gbagbo parle haut et fort à la Cpi, le pouvoir, lui, continue de vendre de l’illusion, incapable qu’il est de semer l’espoir dans le cœur des Ivoiriens. Et ce numéro d’illusionnisme précipite tout un pays dans un grand bon en arrière.
Oui, à l’heure du bilan, c’est le constat d’échec qui s’impose. L’expérience prouve qu’une entreprise durable ne peut jamais venir du mensonge ou de la violence. La grande erreur est de croire qu’il n’y a aucun rapport entre la fin et les moyens. Les moyens sont comme la graine et la fin comme l’arbre. Le rapport est aussi inéluctable entre la fin et les moyens qu’entre l’arbre et la semence. On récolte exactement ce que l’on sème. Des moyens impurs ne peuvent conduire qu’à une fin impure. Le pouvoir a chargé davantage la barque qui, ces temps-ci, paraît déjà dans un sale état alors que se multiplient les avis de tempête. L’exaltation initiale a vite fait place à l’amertume, voire au désespoir. On commence à se rendre compte qu’il ne suffit pas de bombarder une résidence pour programmer un président.
Neuf mois après la chute du Président Gbagbo, victime de la haine du président Sarkozy, le coût de la vie en Côte d’Ivoire n’a pas encore baissé, les problèmes d’emplois, de santé, d’éducation et d’agriculture demeurent vivaces. Sur tout le territoire, on a une constellation de groupes armés qui exercent la violence sur les populations et parmi lesquels il n’est pas facile de trancher entre vrais et faux éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), coupeurs de routes, bandits et groupes claniques agissant pour leur propre compte. Ce qui entraîne une situation d’insécurité et de violence généralisées. De réunions en séminaires, d’injonctions en ultimata, rien n’y fit. Le problème de l’insécurité demeure le talon d’Achille de ceux qui ont choisi de régner par les armes et par la terreur. On a beau être le Mozart de la communication, l’on ne peut indéfiniment cacher cette cruelle réalité du vécu quotidien. Et ce ne sont pas les mirobolantes promesses de grands chantiers annoncés à grands renforts médiatiques qui viendront par un coup de baguette magique améliorer les difficiles conditions de vie et d’existence des Ivoiriens.
Le constat est là qui saute aux yeux : la lune de miel qui débute toujours par une phase de séduction se termine avec le «Gbagbo Kafissa!» (Gbagbo est mieux) des femmes malinké d’Adjamé. L’état de grâce fait progressivement place à la disgrâce. L’incrédulité gagne du terrain. Les Ivoiriens sont aussi dubitatifs que ces femmes victimes d’un conjoint manipulateur et qui se disent : «Je n’ai pu me tromper sur lui à ce point!». Les éléments à charge s’accumulent et l’incrédulité fait place à la colère, un sentiment puissant qui, dans un couple, provoque la rupture, salutaire pour la victime.
De manière indélébile, les pouvoirs publics sont frappés du «syndrome de Rantanplan». Pour les férus de Lucky Luke, Rantaplan, c’est le chien qui prend toujours la mauvaise direction. Alors que la tragédie ivoirienne a détruit le plaisir de «vivre ensemble» pour reprendre ce slogan cher au Rassemblement des Républicains (Rdr) dont M. Ouattara est toujours le Président, le pouvoir, au lieu de réconcilier, tient jalousement à la mémoire de sa haine. Il est sans état d’âmes, à l’image du Président Nicolas Sarkozy, son mentor en politique. M. Ouattara oublie volontairement qu’il est redevable du Président Gbagbo qui a accepté de lui faire la passe, ce qui, pour certains, est une erreur en politique. Mais l’opinion publique en a conscience avec l’accélération de l’actualité politique : Le Président Gbagbo, pour la réconciliation et la paix en Côte d’Ivoire, reste l’homme des grands sacrifices. Il démontre par là-même qu’il n’est pas en costume d’emprunt de la démocratie.


Une contribution de Aline S. Bakayoko

30/12/2011

Konaté Navigué (S.N. JFPI en exil) : “Nous ne pouvons accepter le retour à la colonisation” Enfin!!!!!!

L'année 2011s’achève. Année tragique année terrible pour l'Afrique, pour le Moyen-Orient et pour la Côte d’Ivoire. Une situation qui ne peut être comprise si nous ne comprenons pas l'environnement international. Que comprendre? En effet, les crises économique et financière qui secouent le monde depuis la crise des subprimes aux Etats-Unis jusqu’à celle de l’Europe aujourd’hui montrent bien la crise du capitalisme, c'est à dire la fin prévue de l'impérialisme triomphant et même triomphateur dans le monde. Montrant la fin de l’impérialisme, elles montrent également la fin d'un cycle: celui de la fin de la domination sans état d'âme et sans partage de l'Occident sur le reste du monde. En effet, dans quelques années, l’Occident ne sera plus le maitre du monde. L’incertitude de cette fin de cycle d’une part, et la peur de la montée des pays émergents et surtout la Chine d’autre part, sont à l’origine de la paranoïa de l’impérialisme occidental. D’aucuns penseraient à un choc des civilisations. Il n’en est rien. En réalité, la barbarie des puissances occidentales sur les deux espaces les plus vulnérables du monde (mais malheureusement les plus riches du monde) à savoir l’Afrique et le Moyen-Orient, tient de la volonté des impérialistes à l’exploitation des ressources de toutes sortes, ressources indispensables à leur hégémonie sur le monde. Ainsi, depuis la chute du mur de Berlin ; la guerre en Irak, le printemps arabe, l’assassinat du colonel Kadhafi en Lybie, la guerre de la France contre la Côte d’Ivoire ne sont rien d’autre que des guerres préventives de conquêtes et de domination perpétuelles dans un monde désormais monopolaire. Prédateurs très peu imaginatifs, ils utilisent toujours les mêmes méthodes. De Lumumba à Kadhafi, en passant par Sankara et Olympio; de Nkrumah à Gbagbo, ils ont la même pratique sexagénaire. Nostalgiques? Ils le sont. Mais la nostalgie n’est pas une question de distance ni d’espace, mais une question de temps passé ; d’époque révolue pour parler comme Yankelevich .

Lire la suite

Bilan d’une année apocalyptique : Quand le camp Ouattara se moque de la souffrance des Ivoiriens


Source : Notre Voie du
Vendredi 30 Decembre 2011


Le Quotidien Le Patriote, pro-Ouattara, s’est essayé, hier, à un exercice bien périlleux. Justifier l’injustifiable, condamner la victime sur fond de mensonges et de récits tronqués.
Chaque Ivoirien devrait avoir lu «Le Patriote » dans sa parution d’hier jeudi 29 décembre. Et particulièrement, chacun devrait avoir contemplé la UNE de ce canard qui semble avoir choisi de se moquer des Ivoiriens qui soufrent depuis 2002. Un journal amnésique, truffé de mensonges, de contre-vérités et de demi-vérités.
«2011, Gbagbo créa la guerre…», a-t-il cru bon de faire avaler aux Ivoiriens. Et effectivement, la surprise était grande devant les kiosques bondés. «Mais ces journalistes-là n’ont-ils pas vécu en Côte d’Ivoire depuis 2002 ?» ou encore «mais, pour qui nous prennent-ils ? On sait qui a créé la guerre en Côte d’Ivoire». L’indignation était grande hier, tant la couleuvre que Le Patriote a tenté de faire avaler aux Ivoiriens est grosse. Et le journal est allé jusqu’à avancer des chiffres voulus lacrymogènes : 3000 morts, 2 millions de déplacés ; terreur et misère à Abidjan ; 11 avril : la capture salvatrice d’un tyran. Les personnes qui ont osé jeter un coup d’œil sur la UNE du Patriote, hier, ont vu des vertes et des pas mûres.
Le plus beau était cependant à l’intérieur du journal. Un article intitulé «De la terreur à l’espoir» est illustré par une photo où on aperçoit clairement des personnes entourant des corps d’étudiants massacrés par les hommes de Ouattara. Avec une légende révoltante : La machine à tuer du FPI s’est mise en branle. La qualifiant d’inoubliable, le journaliste affirme que c’est l’année 2011 qui aura marqué la mémoire des Ivoiriens au cours de cette décennie. Il évoque la peur de voir la nation ivoirienne se disloquer, ses fils et filles s’entretuer. Et dans un raccourci aussi stupide qu’insultant, il avance que « le contentieux électoral de l’élection présidentielle de novembre 2010 s’est déporté sur l’année qui a suivi. Au point de dégénérer dans la pire violence que la Côte d’Ivoire ait jamais connue.
Et c’est le journal qui a divisé le pays en deux parties à sa UNE en janvier 2001 pour faire accepter cette idée macabre, qui s’en plaint aujourd’hui ? Il devrait pourtant se réjouir d’avoir obtenu ce qu’il voulait depuis des années. Mais là où il se montre cynique, c’est quand il ignore totalement que la violence, la pire que la Côte d’Ivoire ait jamais connue, a été déclenchée en septembre 2002. Avec des tueries massives de populations civiles dans le nord, le centre et l’ouest du pays. Le Patriote s’est-il demandé combien de morts il y a eu à Abidjan dans la seule nuit de 18 au 19 septembre 2002 ? Combien de gendarmes ont été froidement assassinés à Korhogo et à Bouaké ? Combien de civils innocents ont été brûlés vifs, jetés dans des puits, égorgés, morts étouffés dans les conteneurs, amputés des membres, etc. ? Sait-il combien de femmes ont été violées par les rebelles depuis 2002 ? Qui rendra justice pour tout cela ?
Si les journalistes du Patriote et leurs amis ne le savent pas, les Ivoiriens, eux, savent bien que la guerre a été créée en 2002 par ceux qui exercent le pouvoir aujourd’hui. Alors que le président Gbagbo se trouvait en visite officielle en Italie. Une attaque lâche, sauvage, barbare qui a endeuillé de milliers de familles et placé la quasi-totalité des Ivoiriens dans une détresse sans nom.
La guerre créée donc en 2002, il s’en est suivi une crise grave qui a plombé le pays pendant une décennie. Et au moment où le pays organisait l’élection présidentielle en novembre 2010, aucune garantie de sécurité n’existait car les rebelles n’avaient pas été désarmés et continuaient de menacer le pays. Et chacun savait bien que la présence massive de ces armes allait peser sur le déroulement du scrutin. Cela n’a pas manqué. Et les armes des rebelles aidés par la France et l’ONUCI, ont piétiné la volonté du peuple pour imposer un homme-lige à la tête du pays. Le Patriote sait très bien que la France y tenait plus que tout. Le monde entier sait que le seul moyen que ce pays connaît pour sortir de la grave crise financière est le retour à la pratique coloniale. Cela aussi, le Patriote le sait très bien. Mais les appétits et les ambitions aussi démesurées que malhonnêtes des uns et des autres aidant, la France a trouvé aisément le terreau qu’il lui fallait pour faire prospérer son action. Sans la politique coloniale, la France n’est rien. C’est pour cela qu’elle fait mourir les Ivoiriens depuis 2002. C’est pour cela qu’elle piétine les règles élémentaires de la démocratie et du droit international en venant bombarder, sans déclaration de guerre, le palais du président d’un pays souverain.
Tout cela, Le Patriote qui écrit sans honte que la guerre a été créée en 2011, le sait très bien. Lui qui dit «bravo pour le travail bien fait » quand des policiers sont brûlés vifs à Abobo, quand les pauvres vigiles et agents de la RTI sont brûlés vifs à Abobo, quand des gendarmes sont assassiné partout à Abidjan par un commando invisible, quand près d’un million de personnes sont obligées de quitter la commune d’Abobo pour ne pas périr, quand des villages sans défense sont attaqués en pleine nuit, etc. Bravo pour le travail bien fait également à tous ces traitres de l’armée qui ont trahi la confiance du peuple pour se mettre au service de puissances maléfiques. « Time will tell », dit une chanson célèbre. L’histoire jugera. Et le temps est l’autre nom de Dieu.



Une contribution de Moussa Sié Koffi








24/12/2011

Opération «Justice-Souveraineté-Dignité»: Lettre ouverte aux responsables de la résistance contre l’injustice internationale à l’égard du Président Laurent Gbagbo



Source : Telediaspora.net : Du 24/12/2011

La Fondation Roska pour l’Education, la Justice, la Paix et le Développement souhaiterait exprimer ses vœux les meilleurs du nouvel an à l’horizon au Président Laurent Gbagbo à travers une carte postale. Loin de nous toutes forme de prétention, notre objectif avec cet acte est de dire au Président Gbagbo que nombreux sont les Ivoiriens, Africains et autres qui le soutiennent dans cette épreuve, sans distinction de race, d’appartenance politique, religieuse, ethnique, tribale.
Nous estimons que les conditions dans lesquelles le Président Laurent Gbagbo a été bombardé, kidnappé, détenu en Côte d’Ivoire, puis transféré à la Haye révèlent d’une injustice humaine et institutionnelle internationale dont seules les forces impérialistes, esclavagistes, colonialistes et néocolonialistes en sont capables. Nous nous sommes indignés et nous continuons de nous indigner face aux pratiques de «la jungle humaine» dont le dieu est l’argent dans le sang des innocents Africains. Le traitement infligé au président Laurent Gbagbo pendant la crise électorale et postélectorale en Côte d’Ivoire est d’une part l’expression de la domination et de la barbarie occidentale sur l’Afrique. D’autre part, il traduit la soumission et la faiblesse de l’Afrique face au système dominateur de l’occident.
Le résultat est bien l’avènement de la troisième république de la Côte d’Ivoire qui se définit comme pure imposture, violence, viol, vol, crime, tricherie, mensonge, absence de démocratie, absence de paix, manque d’éducation (complétez vous-mêmes cette liste SVP).
La Fondation Roska tout en s’inscrivant dans la logique de la recherche de la paix, de la justice, de la souveraineté et de la dignité des peuples Africains, condamne la culture du mensonge et de l’injustice dont se servent les dirigeants politiques et leaders d’institutions occidentaux pour maintenir l’Afrique dans la misère.
C’est pourquoi nous apportons notre soutien au Président Gbagbo, victime du complot international en Côte d’Ivoire. Le faisant, nous sommes conscients du fait que Gbagbo n’est pas un ange et qu’il a sa part de responsabilité dans la gestion de la sale guerre imposée à la Côte d’Ivoire, qui a conduit à l’organisation d’une «élection armée».
Ayant déclaré une «guerre totale» à son retour d’Italie en Septembre 2002 au lendemain du coup d’Etat manqué, en réponse aux ennemis de son pouvoir, il s’est par la suite laissé tout doucement rouler dans le sable du désert du Burkina Faso par Blaise Compaoré et son frère Dramane. Avec bien sûre, l’onction des mains noires de la France et de l’ONU.
Néanmoins, Gbagbo est loin d’être celui qui doit être devant le TPI à la place de Soro Guillaume, de Shérif Ousmane et de Ouattara Dramane, celui-là même pour qui ils ont pris les armes pour massacrer les ivoiriens et qui depuis le 11 Avril 2011 est illégitimement imposé à la tête de la Côte d’Ivoire. Nous espérons alors que justice sera faite pour que la CPI se donne un peu de crédibilité.
En attendant la libération du Président Gbagbo de sa cellule à lui imposée par «la justice des vainqueurs», nous voudrions lui souhaiter un joyeux noël et une année de santé de fer qui nous permettra d’aller jusqu’au bout.
Nous demandons ici aux responsables de la résistance contre son transfèrement de nous indiquer l’adresse idéale qui nous permettrait de faire parvenir notre carte de vœux au Président Gbagbo. Nous demandons aussi à toute personne éprise de justice, de souveraineté et de dignité de lui envoyer une carte de vœux, de prière et de soutien.
Mentionnez sur la carte «Opération Justice-Souveraineté-Dignité».
Merci pour votre compréhension et que la paix de Dieu soit avec vous.

Copenhague le 23 Décembre 2011
Pour la Fondation Roska,
Rosalie Kouamé «Roska»
La Présidente Fondatrice

19/12/2011

Des révélations sur le fonctionnement et le financement de la Cour pénale internationale, sous influence de George Soros


Source : Le Nouveau Courrier : Du 18/12/2011
dictateurs n’ont qu’à bien se tenir. Mais, et c’est la que le soufflé retombe, la CPI, et notamment son procureur, ne dispose pas de beaucoup de moyens propres. Ses dépenses sont assurées par les contributions des Etats-parties et chaque Etat peut faire des contributions additionnelles volontaires qui seront affectées à telle ou telle cause.

La CPI publie peu d’informations sur ses ressources et celles qui sont rendues publiques sont parcellaires. Ce que l’on peut lire en filigrane, c’est que, financièrement, la CPI est dépendante des principaux pays contributeurs soit l’Allemagne, le Canada, la France, le Japon et la Grande-Bretagne qui représentent plus de 50% de son budget qui trustent par ailleurs les postes d’administrateurs de l’institution (avec les Etats-Unis – qui n’ont pas encore ratifié le traité !).

La CPI peut aussi recevoir des largesses de donateurs privés, individus ou bien sociétés, ce qu’elle ne s’est pas privée de faire. La CPI a reçu le soutien de la Coalition for International Justice, organisation maintenant dissoute, qui était financée par Georges Soros, le multimilliardaire américain dont il sera encore question un peu plus loin.

Loin de moi de douter de l’indépendance de la Cour (après tout la CPI insiste sur ce point et qu’elle l’écrit un peu partout sur son site – au cas où nous serions tentés de l’oublier) ! Je ne voudrais certainement pas me trouver accusé de ne pas être contre les méchants du monde et de protéger les dictateurs. Mais force est de constater que la CPI ne fait que refléter la brutalité des rapports de force internationaux.

Des procédures et des charges alambiquées

Lire la suite