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14/05/2012

Sarkozy : de la présidence à la prison

Source : Telediaspora.net : Du 14/05/2012


Le dimanche 6 mai 2012, jour béni du Seigneur, le monde entier et surtout de nombreux africains dont une grande majorité d’ivoiriens, de libyens de maliens se sont réjouis de la défaite de Nicolas Sarkozy, le Président que les français se sont trompés de choisir en 2007. Pendant ce mandat, les prérogatives qui étaient les siennes lui ont permis d’exceller, pour un temps, impunément, dans les affaires les plus sales (Karachi, Béthencourt, Libye…) mais aussi et surtout de tuer par milliers, sans remord ni crainte, d’innocentes victimes ivoiriennes, libyennes et maliennes.

Merci donc à ces centaines de milliers d’africains qui n’ont pas cessé, pendant cette campagne électorale de montrer au monde la hideuse face de voyou, de bandit, de criminel de ce Président français. Pendant sa campagne électorale, il a mis tout en œuvre, allant jusqu’à flirter avec les thèses proches du nazisme de l’extrême droite française, pour espérer obtenir un 2ème mandat. Sarkozy affirmait « que le Président de la République n’est pas un homme normal»; en effet, Sarkozy est exceptionnellement d’une moralité semblable à celle des plus grands mafiosi, pire, l’auteur de milliers de crimes gratuits.

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24/04/2012

ACE AUX PROPOS CALOMNIEUX DU MINISTRE D’ETAT HAMED BAKAYOKO, La MISE AU POINT DU MINISTRE KONE KATINAN

Source : Telediaspora.net : Du 23/04/2012
M. Hamed BAKAYOKO, alors qu’il était le 19 avril 2012 à Abidjan à l’invitation du Groupement des éditeurs de presse (GEPCI), a tenu des propos certes grotesques mais assez graves de nature à porter atteinte mon honneur et ma dignité. Il a en effet déclaré à l’occasion que « ceux qui ont pris à la BCEAO des caisses d’argent et qui ont signé avant de partir au GHANA, comme KONE Katinan, ce sont eux qui se cachent (..) ».
Je suis resté longtemps impassible à ces propos qui me sont souvent rapportés, ne leur accordant pas de crédit parce que pour moi, ils faisaient partie des nombreuses rumeurs qui ont toujours animé la vie politique en Côte d’Ivoire. Je n’entendais donc pas y répondre.
Mais, lorsque ces propos sont tenus par des personnes qui par un concours de circonstances malheureuses pour notre pays, se trouvent à assumer des responsabilités au sein de l’appareil d’Etat, ne pas y répondre pourrait jeter des troubles dans l’esprit des ivoiriens dont beaucoup me témoignent de leur amitié. J’ai donc décidé de répondre .
Je le fais d’abord pour mes enfants dont j’entends conduire la croissance morale sur un chemin rigoureusement balisé par un certain nombre de valeurs humaines que je juge nécessaires pour faire d’eux des hommes et des femmes de rupture de demain. Je ne peux admettre que cet héritage que je surveille jalousement soit souillé par des esprits à la fois simples et légers qui n’ont pour seul repère morale que leur dévotion pour l’argent.
Je le fais ensuite pour rassurer le peuple ivoirien qui est tenu prisonnier depuis septembre 2002 par une société moralement déliquescente, qui érige au rang de vertus ce qui constituait naguère, la pire des formes de dégénérescence mentale dans nos belles sociétés traditionnelles. Désormais, arrivés au faîte de leur gloire après avoir emprunté les chemins sombres du mensonge, des vols et des assassinats, ils jugent tous les autres à travers le prisme déformant de leur perversité morale. Ils sont convaincus que tout le monde ne peut être que comme eux. Ce qui les rendrait finalement heureux.
Non Monsieur le Ministre d’Etat, tout le monde ne peut pas être comme vous. Vous n’arriverez jamais à m’assimiler et tant pis si cela accroît votre haine à mon égard. Non, je ne serai jamais des vôtres.
Non KONE Katinan n’a jamais pris un seul sou à la BCEAO.
Tout dans mon parcours m’interdit cela.
Après avoir subi dès ma tendre enfance, la rigueur de l’éducation d’une société hautement vertueuse (Tagbana) , j’ai eu l’honneur de rencontrer sur le chemin de ma progression des hommes de grandes qualités. Et quand j’ai décidé de me lancer dans l’aventure politique, la fortune m’a mis sur le chemin d’un homme exceptionnel, le Président Laurent GBAGBO dont le monde entier découvre indigent alors qu’il a dirigé la Côte d’Ivoire dix ans durant. Parce qu’il est possible sous les tropiques de gérer la chose publique sans en voler.
Les propos de monsieur Hamed BAKAYOKO traduisent de deux choses l’une :
- Soit il ne connait rien du fonctionnement de l’Etat, et cela n’étonnerait personne, parce dans la sagesse africaine; on ne demande pas un os au ver de terre, il ne peut en avoir,
- soit en attendant ma mise à mort physique qu’il a programmée depuis son sanctuaire du Golf ( je suis informé des missions qui sillonnent le monde entier à ma recherche sur ses initiatives pour m’éliminer physiquement) , il veut à coups de mensonges me détruire moralement. Le tout étant d’affaiblir le Président Laurent GBAGBO.
Il est en effet troublant que cette rumeur grossière ait pris forme le lendemain de ma nomination, par le Président Laurent GBAGBO comme porte-parole. Bien avant cela, personne n’en avait parlé. Mais si tel est vraiment l’objectif poursuivi par cette honteuse entreprise, je conseille vivement à ses promoteurs d’y mettre fin, puisqu’elle ne prospérera jamais. Le combat que je mène aux côtés du Président Laurent GBAGBO porte sur des questions existentielles pour moi. La soumission de mon pays à un ordre infamant comme c’est le cas aujourd’hui est inadmissible. Ce combat va au-delà de ceux que le Général De Gaulle appelle dans ses mémoires les figurants, parlant du Maréchal Pétain et de tous les dignitaires du régime collaborationniste de VICHY. Je ne peux comprendre par exemple que 50 ans après son indépendance, le ministère de l’intérieur de la Côte d’Ivoire soit géré depuis la place Beauveau à Paris. Pour ce combat, ma vie compte peu.
Ceux à qui je dois rendre compte de ma vie, mon épouse et mes enfants y sont suffisamment préparés.
Cependant, par respect pour ma famille et surtout pour le peuple ivoirien, je voudrais lever un coin de voile sur le fonctionnement de la BCEAO et ses rapports avec l’Etat ivoirien.
L’Etat ivoirien à travers le Trésor Public, a ouvert des comptes dans les livres de la BCEAO. L’un des comptes le plus important est celui tenu par l’Agent Comptable Central du Trésor (ACCT). Ce compte reçoit chaque jour les recettes collectées par les principales régies financières de l’Etat que sont la Direction Générale des impôts (DGI), la Direction Générale des Douanes (DGD) et accessoirement par la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor (DGCPT) communément appelé Trésor Public. Ce compte est mouvementé par la seule signature de l’ACCT. C’est à partir de ce compte que tous les autres comptes du Trésor sont alimentés. Les signataires de ces sous comptes sont tous des comptables publics. Sur la base des fonds mis à leur disposition par l’ACCT, ils effectuent le paiement des dépenses publiques arrivées à maturité après avoir suivi toutes les étapes prévues par la procédure des dépenses publiques.
Par exemple à la fin du mois, en fonction de la position nette de son compte à la BCEAO, l’ACCT vire sur le compte de celui que tout le monde appelle le Payeur Général, la somme correspondant à la masse salariale arrêtée chaque mois par la Direction de la solde de la Direction Générale du budget. C’est le Payeur Général du Trésor (PGT) qui vire à partir de son compte crédité en amont par l’ACCT, sur les comptes des fonctionnaires ouverts dans les livres des banques privées les salaires de ceux-ci.
Comme l’on peut bien le constater, ni le Ministre de l’Economie, ni le Ministre du budget ne signe sur des comptes à la BCEAO.
Je tiens à préciser que le Ministre Désiré Dallo, s’appuyant sur l’expertise avérée des grands cerveaux qui composent le Ministère de l’Economie et des Finances a géré les Finances de l’Etat dans le respect de l’orthodoxie budgétaire. Malgré la crise, le Gouvernement du Premier Ministre AKE NGBO a fait fonctionner l’Etat sur fonds propres. Ainsi, les salaires des fonctionnaires des mois de décembre, janvier, février et mars avaient été versés sans aucun concours direct de la BCEAO. Le Gouvernement avait déjà programmé la prise en compte des augmentations des salaires que le Président GBAGBO avait accordées à certaines catégories de fonctionnaires de l’Etat dont les diplomates, les secrétaires, les informaticiens, les sages femmes etc. Les premiers effets de ces augmentations étaient prévus pour fin juillet 2011. Il semble aux dernières nouvelles que les magiciens qui avaient promis le paradis aux ivoiriens à coup de leurs baguettes, les tuant au passage pour les obliger à entrer dans ce paradis finalement infernal, ont annulé ces mesures sociales importantes. C’est certainement à ce niveau qu’il faut rechercher l’origine de tous ces mensonges. Il faut bien trouver des prétextes pour justifier leurs incapacités à assumer des fonctions qu’ils exercent d’ailleurs par procuration.
Le Gouvernement du Premier Ministre AKE NGBO a donc fait fonctionner l’Etat sur les recettes de l’Etat. Si c’est ce que les mauvais esprits veulent faire passer pour du vol, il faudra bien admettre qu’il y a beaucoup de receleurs encore en liberté en Côte d’Ivoire. Mais ils savent personnellement que leurs propos manquent de crédit. Ils en auraient peut-être, si à leur arrivée, considérant que les fonctionnaires et agents de l’Etat avaient été payés avec de l’argent volé par le Gouvernement AKE NGBO à la BCEAO, ils décidaient, pour éviter de ternir l’honorabilité de ces fonctionnaires de leur payer les mois pour lesquels ils avaient déjà perçu de l’argent.
Il est bon de savoir que du 4 décembre 2010 au 7 mai 2011, le seul gouvernement qui avait la légitimité et la légalité d’engager les dépenses de l’Etat parce que constitutionnellement investi à cette fin, reste bien le gouvernement AKE NGBO. Or nous savons que pendant ce temps, la BCEAO depuis DAKAR a effectué des paiements au profit d’une association privée qui s’était réunie au Golf et qui n’avait aucune légitimité de recevoir des fonds de l’Etat. En droit c’est ce que l’on appelle le vol. Et toutes les personnes au sein de la Banque Centrale qui se sont rendues coupables de cette forfaiture répondront de leurs actes un jour, même à leur retraite.
Par ailleurs, j’entends également dire par certaines personnes qu’il y aurait eu vol à la BCEAO parce que à leur arrivée, il n y avait plus d’argent dans les caveaux de la BCEAO.
A l’attention de nos compatriotes, je voudrais faire les précisions suivantes.
La BCEAO est la banque de deux sortes de clients essentiels :
- l’Etat
- les banques commerciales.
Chacune de ces entités détient dans les livres de la Banque Centrale des comptes sur lesquels elle fait des opérations de dépôts et de retraits comme chacun de nous le fait à sa banque. Lorsque les Receveurs des impôts ou de la Douane effectuent des dépôts sur les comptes du Trésor Public ouverts à la BCEAO, l’Etat en dispose pour fonctionner comme par exemple, payer les fonctionnaires.
Les banques commerciales sont également obligées de déposer leurs avoirs à la BCEAO. Les banques commerciales ne sont pas autorisées à avoir dans leur coffre de l’argent au-delà d’un plafond que je tais volontairement pour ne pas exposer nos banquiers. Toutes les sommes qu’elles détiennent au-delà de ce montant sont versées sur leurs comptes ouverts à la BCEAO. D’ailleurs, les assurances ne couvrent les sommes détenues dans les coffres des banques commerciales que dans la limite du plafond autorisé. L’Etat et les banques commerciales étant les macro-acteurs financiers, leurs rapports avec la Banque Centrale donnent l’opportunité à celle-ci de recycler l’argent à un double niveau.
D’abord, toutes les sommes d’argent qui circulent dans un pays à faible taux de bancarisation comme le nôtre, ne sont pas forcément dans des circuits bancaires.
Ensuite, même étant dans les circuits bancaires, l’usage des billets de banque les détruit. Or tout le monde sait que la faiblesse des moyens de paiement électronique et le peu de confiance accordée au chèque font des billets de banques, l’instrument de paiement privilégié de nos concitoyens. La négligence qui entoure l’usage des billets de banque les expose à des destructions prématurées.
Pour renouveler la masse d’argent sortie du réseau bancaire pour plusieurs raisons (les billets détruits par exemple), la banque centrale reçoit régulièrement des nouveaux billets ou rachète les billets de sa zone qui sont en circulation dans d’autres zones monétaires. Il est en effet constant que le CFA qui reste une devise relativement forte dans la zone ouest africaine soit détenue en quantité énorme au Nigéria, en Guinée ou au GHANA. Cela constitue autant de déperdition de la monnaie et la BCEAO est tenue de racheter ou alors de renouveler par de nouveaux billets de banques qu’elle émet.
Or notre banque centrale a décidé depuis la crise ivoirienne de faire de la politique et de choisir les Présidents de la République de nos Etat, agissant en cela par procuration de ses vrais maîtres qui se trouvent bien au-delà des frontières africaines sur l’autre rive de la méditerranée. En Côte d’Ivoire, depuis la réunion des ministres de l’Economie et des Finances de la zone UEMOA tenue à BISSAU le 21 décembre 2010, les agences de la Place d’Abidjan n’ont plus jamais été ravitaillées en nouveaux billets. Lorsque, en Février, les banques commerciales ont été sommées de ne plus collaborer avec la BCEAO, elles ne faisaient plus de dépôts. Les entreprises elles-mêmes, par crainte d’être asséchées, faisaient de la thésaurisation au-delà du normal. A partir de cet instant, la banque centrale enregistrait plus de sortie d’argent que d’entrée dans la mesure où, ceux qui détenaient des positions nettes positives dans les comptes de la BCEAO comme l’Etat, et qui continuait d’y verser ses recettes, étaient en droit de retirer leurs avoirs quand ils veulent, suivant leurs besoins. C’est la Loi bancaire. Le déposant reste maître de ses dépôts.
Dans ces conditions, comme un étang d’eau qui ne reçoit plus d’eau en amont s’assèche, la banque centrale s’asséchait. Il a fallu tout le génie des fonctionnaires du Trésor et des braves agents de la BCEAO pour gérer cette situation de rareté.
Faire croire aux ivoiriens que les caisses de la BCEAO étaient vides parce que des personnes auraient fuit avec des sacs d’argent est non seulement un gros mensonge, mais c’est surtout mépriser les ivoiriens et insulter le courage et l’honnêteté des travailleurs de la BCEAO qui ont travaillé dans des conditions pénibles par amour pour leur patrie.
Je suis tout de même surpris par la compassion sélective de certaines personnes pour notre banque centrale. Il faudra bien admettre que le seul casse enregistrée dans l’Histoire de la BCEAO a été opérée par et pour le compte de ceux avec lesquels le Ministre d’Etat partage le pouvoir d’Etat qui l’enivre tant. Ils ne vont tout de même pas falsifier l’Histoire récente de notre pays à coups de mensonges ou de négations des évidences.
Assurer le peuple ivoirien, tel est l’objectif de cette mise au point. L’essentiel pour moi est atteint s’il en est ainsi.
Pour les autres, la mauvaise foi n’a pas de remède. Hélas.

Le Ministre KONE Katinan Justin ;
Porte- parole du Président Laurent GBAGBO

La Côte d’Ivoire entre désespérances et incertitudes croissantes sous Ouattara


Source : Telediaspora.net : Du 23/04/2012
La Côte d’Ivoire entre désespérances et incertitudes croissantes sous Ouattara
Un peu plus d’un an après sa prise de pouvoir, Ouattara est arrivé à faire une tournée à l’intérieur du pays. Certainement, comme pour prouver qu’il en est le chef, cette première visite est l’occasion de démontrer, comme il l’a affirmé à l’occasion de son premier discours à Man qu’il « est le président de tous les Ivoiriens » ! Réalité, volonté ou illusion, cette affirmation interpelle, quand on se souvient de ses actes, propos, décisions durant ces 12 mois, ainsi que les attitudes de ses collaborateurs les plus proches. Et, à l’analyse, il est permis de se demander « quelle Côte d’Ivoire ce régime veut-il et à quels Ivoiriens son discours s’adresse » ?
Au moment où son nouveau premier ministre initie « un dialogue républicain » avec une certaine opposition, il paraît impérieux de s’interroger autour de cette question globale et espérer voir les questions qui en découlent être prises en compte par les parties à ce dialogue tant attendu, représentatifs ou non des Ivoiriens que ces leaders pourraient être et surtout des aspirations actuelles de nos concitoyens, face aux nombreuses incertitudes produites par la gestion du régime durant cette période et les messages entendus ici et là, de la bouche des responsables du régime d’Abidjan.
On l’a souvent entendu, parfois de façon abusive, mais, aujourd’hui plus que jamais, cela semble vrai : la Côte d’Ivoire est à la croisée des chemins et son avenir paraît bien plus sombre et incertain que jamais. Et pourtant, l’actualité, telle que reportée par les médias dominants donne le sentiment que notre pays va bien, que la démocratie y progresse et que la réconciliation se réalise, et que la justice s’y construit objectivement et s’applique sans parti pris. Certes, il y a encore de nombreuses personnes en exil et pas uniquement des leaders politiques ou d’anciens responsables de l’administration Gbagbo. Certes, il y a encore de nombreux prisonniers politiques et les arrestations politiques continuent, contre toute rigueur juridique. Certes, les exactions, les spoliations et les crimes se poursuivent, ciblés contre des populations particulières ou contre des partisans de Laurent Gbagbo. Certes, des coupables de crimes clairement identifiés restent libres et sont même promus et célébrés. Certes, des élections législatives et exclusives ont eu lieu, aussi choquant que cela s’avère. Certes, l’opposition est sommée de dénaturer pour plaire. Certes, le »rattrapage ethnique » est appliqué avec science et méthode, comme au temps « glorieux » du nazisme et du fascisme ailleurs. Certes, l’éthique, le mérite et la mal-gouvernance sont érigés en mode de gestion. Certes les lois et la constitution son régulièrement violées et foulées du pied. Entre autre ! Mais, selon le régime et son chef, la Côte d’Ivoire va bien, puisqu’il est le chef de « tous les Ivoiriens », comme pour mieux s’en convaincre que pour convaincre quiconque, d’ailleurs !
Pendant ce temps, on se prépare à « dialoguer » entre pouvoir et « opposition ». Pour organiser la démocratie autour d’Ouattara et selon ses désidératas. Pour « fabriquer une opposition sur mesure », comme on a constitué une assemblée nationale selon un format qui « convienne ». Comme on entend exercer le pouvoir selon des désirs qui sont totalement à l’opposé des aspirations des Ivoiriens. Pas ces « Ivoiriens » dont Ouattara de proclame le président, non ! Mais des Ivoiriens qui ont œuvré pendant plusieurs décennies pour poser les bases d’une démocratie ambitieuse et même audacieuse, pour un pays africain. Car, Ouattara est bien finalement « président », mais d’une Côte d’Ivoire que seul, lui connaît. Il reste néanmoins indéniable que la Côte d’Ivoire doit se « réinventer », pour rester objectif. Comment, avec qui, ou sur quelles bases ? Là se trouve les vrais enjeux actuels. Et, face à ceux-ci, ni le régime, ni les éventuels opposants ne semblent proposer la bonne démarche, si tant est qu’ils aient compris, l’un, l’autre ou les deux la nature des enjeux et l’acuité de cette nécessité. Faut-il leur en vouloir et surtout, à qui réellement revient la responsabilité d’en définir le cadre ? Si ce responsable est identifié, a-t-il le droit d’imposer sa seule « vision » ou doit-il accepter de voir sa perspective contester, afin de savoir « imaginer », avec courage, raison et sagesse la meilleure voie, celle qui sauve notre pays, plus qu’elle ne sauve un pouvoir ou même un homme ?
La quadrature du cercle dont, face à laquelle le pays piétine, assurément, depuis un an, accroissant dangereusement les incertitudes et imposant toutes les hypothèques qu’un pays doit pourtant pouvoir éviter, surtout face à une crise comme celle que traverse la Côte d’Ivoire. Construire une démocratie, une république, ce n’est pas imposer un point de vue unique, privilégier une pensée unique, soutenir une voie unique ou exprimer une voix particulière, contre toutes diversités et dans le déni de toute justice autre que celle qui sert à faire prospérer l’injustice. Diriger, c’est certes imprimer sa marque et privilégier sa vision. Mais, cela ne peut se faire dans l’invective, la violence ou la répression de tout ce qui entend s’opposer et critiquer.
S’opposer, c’est non seulement proposer, mais c’est surtout ne pas céder ou se soumettre, car aucune alternative crédible ne peut se construire dans la transaction avec un pouvoir, aussi puissant et violent qu’il s’affirme et s’exprime. S’opposer, c’est bannir les compromis douteux ou les arrangements incestueux. Autrement et à l’inverse, tous ceux qui participent à la consolidation de l’extrémisme d’état en cours d’établissement en Côte d’Ivoire doivent admettre que tout pouvoir est par essence éphémère, soit par la limite de l’existence humaine, soit par les prescriptions des lois fondamentales du pays. Et donc, quelle que soit la férocité de na dictature et la violence de la répression, l’opposition politique doit s’atteler à rendre superficielles les conséquences et la gravité des actes dudit pouvoir.
Face à face, pouvoir et opposition en Côte d’Ivoire doivent aujourd’hui est capables de constater avec objectivité l’état de destruction du rêve démocratique que les Ivoiriens ont mis en pratique ces dernières décennies, malgré les imperfections normales de toutes constructions de cette envergure. Ils doivent admettre la destruction des progrès sociaux entreprise durant cette année de règne absolu, destruction soutenue par la négation du mérite et du respect de l’autre, de ses différences et de ses convictions, sous l’encadrement d’une éthique cynique, imposée par des contre-vérités patentes assénées au quotidien, de la brutalité répressive qui décourage même les plus téméraires idéalistes de la démocratie et des libertés fondamentales, exercée par des responsables iniquement bus par la soif de pouvoir absolu et personnel, dans la négation totale de tous droits primaires, proclamant pourtant l’état de droit, pour mieux en abuser et pour transformer tout esprit critique et contraire à la soumission et la trahison qui avilissent. Sommes-nous simplement capables de nous opposer à cela ? Il suffit qu’ils nous accusent, sans aucun fondement, de volonté de coup d’état pour nous emprisonner, quand nous sommes spoliés au quotidien, emprisonnés, voir tués, pour nous présenter comme des irréductibles et des ennemis du dialogue. « Ceux, en exil, qui ne veulent pas rentrés sont ceux-là qui se reprochent quelque chose, qui n’ont pas la conscience tranquille et donc qui iront certainement en prison dès que nous leur mettront la main dessus, où qu’ils se trouvent », nous dit-on inlassablement, pour préparer « le dialogue républicain » tant vanté !
Nous nous opposerions à quoi et comment, si, notre sort est ainsi déjà scellé et que nous droit de nous taire est la condition immuable de tous dialogue, notre obligation de reconnaître « nos fautes », notre seule planche de salut et l’impératif de faire allégeance, notre seule alternative. Même si nous manquons de courage, nos incapacités actuelles, multiples et notre manque de soutien « mondiale », devrions nous-pour autant accompagner une telle logique ? Nous sommes donc battus toutes ces années pourquoi ? Nous avons toléré et accepté ces autres, en qui nous voyions des frères et sœurs, mais qui nous posaient en ennemis, pourquoi ? Nous avons perdu des amis et êtres chers pourquoi, quand eux nous exigent de « demander pardon », là où eux sont totalement innocentés, dans une logique « loi du plus fort » ? Aspirons-nous encore à la démocratie dans notre Côte d’Ivoire, pour admettre que des faits précèdent l’existence de la loi, que la loi soit une vulgaire « serpillère » sous des « sandales dégoulinantes du sang de nos concitoyens ». L’ouest a été manipulé », nous assène-t-on ? À moins de se laisser envahir par un orgueil bien aveuglant, nul ne peut décemment prétendre que cette partie de la Côte d’Ivoire, comment de nombreuses autres d’ailleurs, n’avait pas de conviction, pas d’âme, pas de vision d’elle-même, dans la Côte d’Ivoire démocratique qui se construisait avec maturité et conscience ! Qui le prétend, n’a certainement rien compris de la sociologie véritable de notre pays.
Non, nous ne sommes pas tous des moutons qu’on traîne à coups de slogans sans contenu. Non, nous ne sommes pas tous des putschistes, uniquement déterminés à accroître les souffrances des Ivoiriens. Non, nous ne sommes pas tous des assoiffés de pouvoir, seulement intéressés par la parade populaire et les effluves de la « gueule de bois matinale quotidienne ». Non, nous ne sommes pas tous, Ivoiriens que nous sommes, des voleurs, des violeurs, des criminels. Pourtant, nous sommes bien obligés, désormais nous défendre contre ces accusations infondées et partisanes, parce que nous avons osé choisir autre et défendre autres chose que ce qui nous est imposé. Nous ne le qualifierons pas ici, pour éviter le risque de perdre la nécessité du débat que nous posons, avec ces « journées du dialogue républicain » d’un genre nouveau et unique, qui comme un banquet, invite à la soupe, au moment où il faut imaginer une Côte d’Ivoire véritablement nouvelle, fondée sur le respect les uns des autres, jalouse de la diversité de sa société, fière de la richesse de ses opinions différentes, chanceuse de sa soif de démocratie et déterminée dans la construction d’un véritable état de droit, juste, impartial et capable de protéger toutes ses filles et tous ses fils, comme le proclame fièrement sa constitution pourtant dévoyée, déchirée et presque lasse.
Face à l’absolutisme imposé par Ouattara et son régime, une profonde réflexion nous interpelle tous et en appelle autant à notre bon sens, notre sagesse, que nous courage commun. Ouattara ne peut pas prétendre que nombre d’entre nous sont coupables, simplement d’avoir tenu leurs responsabilités pour le pays, en même temps qu’il « absout » des personnes de son entourage, bien plus coupables aux yeux d’une justice qui serait objective dans l’absolu. Si c’est de justice qu’il s’agit, la superficialité des actes incriminés et la légèreté de la démarche appliquée condamne en soit sa volonté de faire de notre pays « un état de droit », car le droit, c’est bien autre chose que ce qui se voit actuellement dans notre pays. La superficialité aussi savamment conçue qu’elle puisse être, ne peut déterminer aussi aisément la nature de l’objectif visé, surtout quand celui-ci doit convenir à tous et doit contribuer à résoudre une crise aussi profonde et dont les responsabilités sont autant larges et partagées. Donc, soumettre une partie des protagonistes à la volonté des autres n’est pas de nature à rassurer, à moins, bien sûr de se croire au-dessus de tout, même de la justice elle-même. En cela, Ouattara et son régime continue d’être les promoteurs de la division et de la haine, dont la pérennité seront assurément les fondements d’une déchirure bien plus profonde que celle que Ouattara prétend ainsi soigner. On ne réunit pas des groupes antagonistes par de la simple « magie de la parole et de la parade », même si celles-ci peuvent servir à accompagner les actes de hauteur et de grandeur. Ce qui n’est pas le cas actuellement en Côte d’Ivoire, où prime la superficialité par-dessus tout !

Ba Bemba

15/03/2012

Crimes et mensonges d’Alassane Ouattara et de Dominique Nouvian Folloroux, par Mamadou Ben Soumahoro - Part 1

Source : Telediaspora.net : Du 15/03/2012

Député indépendant de Bako (nord du pays) lors de la législature qui s'achève, figure emblématique du journalisme ivoirien historique, Mamadou Ben Soumahoro, chroniqueur truculent, s'en prend une nouvelle fois au couple Ouattara et à ses secrets. Dans une tribune qui se présente comme la première d'une série de textes à charge.

Un dicton populaire affirme que les peuples n’ont que les chefs qu’ils méritent. Alors… Question: Qu’est-ce que les Ivoiriens ont bien pu faire pour mériter ce couple diabolique qui n’a épargné aucune vie humaine de personnes ayant osé s’opposer volontairement ou non à leur projet de prendre la tête de la Cote d’Ivoire. Car il s’agit bien d’un vrai plan d’accaparement de notre pays à l’instar du braquage d’une banque par un gang qui s’est doté de tous les moyens pour parvenir à ses fins. Aucun ivoirien n’a été surpris par la fin du film. C’est le début de l’histoire qui a surpris même les observateurs les plus avertis et les plus concernés. Alassane Dramane Ouattara et Dominique Folloroux n’intéressaient personne et quand des vérités évidentes les concernant étaient mises sur la place publique, ceux qui devaient y prêter attention et en tirer les premières conséquences détournaient pudiquement la tête, parce ce qu’ils ne se sentaient pas directement et personnellement visés. Nous avons tous été à divers titres responsables de ce manque de vigilance à l’égard de cette dangereuse association de malfaiteurs. Alassane Dramane Ouattara s’est tracé avec aisance un véritable boulevard qui l’a conduit le 11 Avril 2011 à la Présidence de la République de Côte d’Ivoire. La brutalité de la mise en œuvre et de la conclusion de l’Entreprise s’opposaient alors à la méthode souterraine, silencieuse, sournoise et imparable de l’élimination physique systématique de tous ceux qui pouvaient même à leur propre insu gêner l’ascension boulimique de ce couple déterminé et malfaisant. Nous avons tous été à un titre ou à un autre les complices conscients, inconscients ou complaisants de ces petites et grandes manœuvres d’Alassane Dramane Ouattara et de Dominique Nouvian Folloroux pour parvenir au pouvoir d’Etat en Côte d’ivoire. Et plus nous étions élevés dans la hiérarchie des structures de l’Etat, plus nos responsabilités étaient grandes, plus nous étions encore plus sourds, plus aveugles mais surtout plus muets. Quelque part il m’est même arrivé de me demander, – et je n’étais pas le seul - si Alassane Dramane Ouattara n’avait pas envoûté les dirigeants et les populations de ce pays. Aucun renégat de cet acabit n’a jamais réussi nulle part au monde une telle aventure avec une facilité aussi déconcertante

- Personne n’a jamais tenté de l’embastiller alors qu’il le méritait au moins une centaine de fois.
- Un chef d’Etat élu de ce pays a renoncé à faire exécuter un mandat d’arrêt international contre ce délinquant primaire.
- Un autre chef d’Etat démocratiquement élu a été contraint par la communauté internationale de lui octroyer la nationalité, l’éligibilité, la candidature et un bétail électoral, devant une Assemblée Nationale bloquée et un peuple médusé.

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13/03/2012

Financement de la défense du Président Gbagbo: La greffière de la Cpi explique tout

Source : Notre voie : Du 12/03/2012

Mme Silvana Arbia est la greffière de la Cour pénale internationale (Cpi). Elle a été élue à ce poste, le 2 février 2008, pour un mandat de 5 ans. Elle a servi comme chef des poursuites au Tribunal pénal pour le Rwanda, a participé à la rédaction du Statut de Rome en 1998, en qualité de membre de la délégation italienne. Selon les textes de la Cpi, le Greffe est un organe indépendant des autres comme le Bureau du Procureur. Et c’est sans doute au nom de cette indépendance que cette Italienne qui semble connaître la Cour a bien voulu répondre à nos questions relatives à l’aide financière et matérielle à apporter à la défense du président Laurent Gbagbo pour que son procès tant attendu soit équilibré.


Notre Voie : Pourquoi un système d’aide judiciaire aux personnes déférées devant la Cour pénale internationale ?

Silvana Arbia : L’une des composantes clefs de la garantie des droits des personnes déférées devant la Cpi est le système d’aide judiciaire de la Cour, qui fournit une aide financière aux personnes qui n’ont pas les moyens de prendre en charge les frais nécessaires à leur défense devant la Cour. Au fond, la décision sur l’aide judiciaire est prise par le Greffier de la Cour afin de garantir le respect des droits de la défense.

N.V : Quels sont les principes fondamentaux qui régissent ce système d’aide judiciaire au compte de la Cour?

S.A : Le système d’aide judiciaire est bâti sur les principes de l’égalité des armes entre l’Accusation et la Défense, l’objectivité dans l’allocation des ressources, la transparence sur les honoraires des conseils et la structure de leurs équipes, la continuité de l’aide qui permet d’adapter les ressources en fonction des besoins et selon les phases de l’affaire, et l’économie dans les moyens alloués afin d’accorder les dépenses nécessaires et raisonnables afférentes à l’assistance ou à la représentation des personnes déférées devant la Cour.

N.V : Le président Laurent Gbagbo a introduit sa demande d’aide, le 6 décembre 2011. Pourquoi avez-vous attendu le 28 décembre pour y répondre alors que son Conseil n’avait cessé de vous interpeller sur l’urgence d’une réponse ?

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06/03/2012

Audience du 18 juin a la haye : Gbagbo promet des surprises .Comment l’ex-président ivoirien prépare son procès.Des avocats et juristes bénévoles se mobilisent pour Gbagbo



Source : L'Inter : Du 06/03/2012

«Nous irons jusqu’au bout !» Ce bout de phrase, prononcé avec détermination, a suffi à lui seul à galvaniser les partisans et sympathisants de l’ancien chef de l’Etat ivoirien. Le 5 décembre 2011, au cours de sa première comparution devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI), Laurent Gbagbo entendait ainsi donner le change à tous ses adversaires et «ennemis jurés» qui croyaient l’avoir liquidé définitivement. Depuis lors, du fonds de sa cellule de la prison hollandaise de Scheveningen, près de La Haye, où il est écroué depuis trois mois, l’ex-président ivoirien prépare minutieusement son (mini)procès, fixé au lundi 18 juin prochain. Et selon Jeune Afrique (JA) dans sa dernière livraison en date du 5 mars, Laurent Gbagbo promet beaucoup de surprises au cours de cette audience de confirmation des charges. L’ex-chef du régime de la Refondation adoptera à tout point de vue, une posture offensive lors de cette échéance cruciale dans la suite de la procédure. C’est dans cette perspective qu’il répète ses gammes avec l’équipe chargée d’assurer sa défense, et dirigée par l’avocat français Emmanuel Altit. Celui-là même qui a défendu les infirmières bulgares en Lybie sous le règne du défunt «Guide» Mouammar Kadhafi. Pour commencer, Gbagbo a élargi le nombre de ses conseillers juridiques. «L’équipe d’avocats s’étoffe de jour en jour. Elle compte aujourd’hui des Européens, des Africains et des Américains», révèle JA. Me Altit, l’avocat principal de Gbagbo à la CPI, a d’ailleurs récemment dévoilé une partie de son écurie. Le noyau est formé, outre le conseil principal, de deux professionnels du droit expérimentés et habitués aux juridictions pénales internationales. Il s’agit de Me Marie-Agathe Likagnéné Baroan, avocate au Barreau d’Abidjan, ancien membre du Conseil constitutionnel ivoirien et régulièrement inscrite au Barreau de la CPI, et Me David Hooper, avocat anglais également inscrit au Barreau de la CPI. Ce trio est renforcé par une demi-douzaine d’assistants juridiques chevronnés, parmi lesquels les avocats ivoiriens Maîtres Dako Zahui Toussaint, Gougnon Jean Serges et Dirabou N’Caillou Mathurin. Toute l’équipe de défense de Laurent Gbagbo est coordonnée par Me Géraldine Odéhouri Brou, avocate au Barreau d’Abidjan. La conseillère spéciale de l’ex-chef de l’Etat chargée des Affaires juridiques, exilée au Ghana après la chute de l’ex-régime de la Refondation le 11 avril 2011, s’est installée depuis la mi-février à La Haye, au Pays-Bas, où elle suit de très près le dossier de son mentor. «Elle (Me Géraldine Odéhouri) est, depuis longtemps, la pierre angulaire du système juridique mis en place par Laurent Gbagbo quand il était encore au pouvoir, et travaille en étroite collaboration avec les équipes de Me Altit», souligne JA.

Des avocats et juristes bénévoles se mobilisent pour Gbagbo

S’ajoutent à cette liste non exhaustive, des collectifs d’avocats ivoiriens et internationaux qui épousent le combat panafricaniste mené par Laurent Gbagbo contre l’impérialisme des grandes puissances occidentales, dont la France de Nicolas Sarkozy. Tous ces juristes travaillent de façon (quasi)bénévole pour recueillir des témoignages et des éléments de preuve à verser au dossier. Parmi eux, on peut citer Me Hervé Gouamené, avocat au Barreau d’Abidjan, Me Rodrigue Dadjé, avocat de l’ex-Première Dame de Côte d’Ivoire, Simone Ehivet Gbagbo, exilé depuis la fin de la crise postélectorale en France, l’avocate franco-camerounaise Me Lucie Bourthoumieux, inscrite au Barreau de Paris, la jeune avocate franco-ivoirienne Me Habiba Touré, inscrite au Barreau de Bobigny, en France, Me Ciré-Clédor Ly, avocat sénégalais inscrit au Barreau de Dakar… Fort de ce soutien, Laurent Gbagbo prépare activement sa défense sous la houlette de son conseil principal à la CPI, Me Emmanuel Altit. Durant les longs entretiens que les deux hommes ont chaque semaine, l’ancien chef de l’Etat ivoirien passe en revue les événements les plus marquants de son règne décennal. «Tout y passe : ses liens avec Ouattara, avec l’ancien président Bédié, avec Guillaume Soro, le rebelle devenu Premier ministre, mais aussi avec les présidents français Chirac et Sarkozy… Il (Gbagbo) revient longuement sur le jeu des grandes puissances occidentales et régionales, sur les intérêts économiques des multinationales françaises et américaines, sur ses liens avec le (président) Burkinabè Blaise Compaoré, avec des hommes d’affaires comme le Français Vincent Bolloré… Emmanuel Altit et ses confrères recueillent méthodiquement ces confidences qui leur permettront de préparer la défense de leur client, de chercher des témoins et de trouver des arguments contradictoires», relate Jeune Afrique. Autant dire que la ligne de défense de Laurent Gbagbo est toute trouvée à l’audience qui se profile le 18 juin prochain.

ANASSE ANASSE

05/03/2012

Résolutions de la manipulation à l’Onu



Source : Notre voie : Du 05/03/2012

Lorsqu’elle émergea officiellement le 24 octobre 1945, l’Organisation des Nations Unies, née des cendres de la défunte Société des Nations, avait une ambition noble : maintenir la paix à travers le monde entier et faire d’elle, une réalité inéluctable dans chaque pays. L’unité et la camaraderie de tous ses pays membres devraient constituer les piliers de l’Organisation. Malheureusement, bientôt 67 ans après sa naissance, l’Onu a certes empêché une 3ème guerre mondiale, mais elle s’est portée complice active ou passive de conflits armés dans certains pays. Qui ont occasionné de milliers de morts et d’exactions de toutes sortes. Les raisons et le théâtre des opérations de ces guerres démontrent clairement l’instrumentalisation de l’Onu. Il s’agit des intérêts économiques et géostratégiques des pays puissants, membres de l’Organisation. Ces guerres se déroulent majoritairement dans les pays pauvres du Tiers-monde (Afrique, Amérique latine, Asie… et depuis quelque temps, Moyen et proche Orient).
L’Onu n’est plus au service de tous ses pays membres sans distinction. Elle n’est plus au service des peuples. Elle n’est plus l’Organisation des Nations Unies. Depuis l’émergence de la « guerre froide » puis sa fin avec la chute du mur de Berlin, l’Onu est devenue une « secte » au service des plus forts qui en imposent au plus faibles. L’Onu roule pour les pays puissants qui manœuvrent afin de contrôler les richesses des Etats pauvres. Les pays puissants financent l’Onu et désignent son Secrétaire général qui leur est corvéable et malléable à merci. Hier, le cache-sexe dont se servaient les puissances occidentales pour agir à travers l’Onu était la lutte contre le communisme ; aujourd’hui, il s’agit de la démocratie. Mais en réalité, la démocratie n’est pas la préoccupation, encore moins, la volonté des peuples des pays pauvres. Auquel cas, la France n’aurait pas soutenu, par exemple, Idriss Déby au Tchad, Denis Sassou N’Guesso au Congo-Brazzaville, Bozizé en Centrafrique ou Ali Bongo Omdimba au Gabon.
Afin de mener à bien leurs opérations à visée géostratégique et économique, les pays puissants utilisent l’Onu et ses résolutions. Ce fut le cas récemment en Côte d’Ivoire et en Libye. Pour renverser Laurent Gbagbo que Paris trouvait trop nationaliste et souverainiste, et installer Alassane Dramane Ouattara, « pion parfait » pour l’Elysée, la France a fait adopter la résolution 1975 sur fond de manipulation de l’opinion internationale relativement au « massacre des femmes d’Abobo ». En Lybie, c’est la résolution 1973 qui a servi d’instrument à la France et à l’Angleterre pour dégager « l’encombrant » Muammar Kadhafi et faire main-base sur les richesses pétrolières de la Libye. Officieux au départ, le soutien militaire de la France à la rébellion armée libyenne anti-Kadhafi est devenue officielle grâce à la résolution 1973. Qui a aussi servi de prétexte pour l’offensive militaire de l’Otan. Comme en Libye, les puissances occidentales accusent Bachar El Assad, le « leader nationaliste Syrien » de massacrer son peuple. Vrai ou faux, comme en Libye, on constate que la Syrie est ravagée par une rébellion armée que soutiennent les capitales occidentales. Comme en Libye, les pays puissants veulent s’appuyer sur une résolution de l’Onu pour renverser Bachar. Comme en Libye, les intérêts géostratégiques et économiques sont en embuscade. Mais cette fois-ci, la Russie et la Chine, sans doute gagnées par la lucidité, s’y opposent farouchement. Au motif qu’il faut éviter de « reproduire le scénario Libyen ». Où une rébellion armée a été soutenue et des islamistes ayant des liens avec Al Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi) installés au pouvoir. La Libye est aujourd’hui menacée par la charia et tous les acquis de l’ère Kadhafi (liberté encourageante pour les femmes, soins gratuits etc.) volent en fumée.




Didier Depry didierdepri@yahoo.fr

04/03/2012

Il est une légende



Source : Telediaspora.net du 04/03/2012

Les grands hommes de ce monde ont toujours eu une courbe historique particulière. La persécution fait partie du lot des événements qu’ils suscitent contre leurs personnes en raison de la rupture qu’ils introduisent dans le confort de ceux qui aimeraient tourner en rond, en exploitation à fond la carte de la bestialité et de l’obscurantisme. Le philosophe allemand Friedrich Hegel dit en substance que ce sont les grands hommes qui font l’histoire. Laurent Gbagbo fait-il partie de ces hommes qui tissent la trame de notre contemporanéité ? Demain quand quelqu’un cherchera à comprendre notre époque, pourra-t-il y comprendre quelque chose sans lire un seul livre sur Laurent Gbagbo ? Cela ne risque pas d’arriver parce que la profusion des livres à succès sur l’homme nous prouve qu’il s’est définitivement installé dans l’histoire de notre humanité. Sait-on que Socrate n’a jamais écrit une seule ligne de réflexion ? Sait-on aussi qu’il a été persécuté et condamné à mort par le pouvoir politique parce qu’on croyait qu’il corrompait la jeunesse ? En fait, il faisait sortir la vérité des esprits minés par l’obscurantisme. Les livres que son disciple Platon a écrits sur lui ont fait de lui le père de la philosophie. Tout comme il y a en philosophie un avant et un après Socrate, en religion un avant et un après jésus Christ, dans l’histoire de la ségrégation raciale un avant et un après Martin Luther King, dans l’histoire de la françafrique il y aura sûrement un avant et un après Laurent Gbagbo. A l’instar de tous ces grands hommes qui perlent notre histoire, Laurent Gbagbo est aujourd’hui persécuté pour son acharnement à mettre fin au système colonial de l’exploitation des peuples africains. C’est la noblesse du combat qui inspire tous ceux qui écrivent actuellement sur lui pour que la mémoire collective n’oublie pas les acquis de la lutte contre les forces rétrogrades. Ces dernières, parce qu’elles défont l’histoire en nous rappelant les abysses de notre bestialité, c’est à juste titre qu’on a tendance à les broyer dans le refoulement d’un inconscient collectif.

Joseph Marat

01/03/2012

Situation en Côte d’Ivoire / Affaire le procureur de la CPI contre Laurent Gbagbo : Me Emmanuel Altit déshabille Luis Moreno-Ocampo


Source : L'Intelligent d'Abidjan du 01/03/2012

Voici les observations de la défense sur la requête du Procureur aux fins de faire avaliser par la Chambre, des expurgations proposées en vertu des Règles 81(2) et 81 (4) du Règlement de procédure et observations sur la «mise à jour d’autres mesures de protection».

Faits et Procédure
Le 14 décembre 2011 a eu lieu une audience de mise en état qui portait sur les procédures de divulgation et notamment sur les modalités d’expurgation. Lors de cette audience de procédure, le Juge unique décidait qu’une «proposition conjointe […] du système […] de divulgation à adopter par la Chambre» 1 devait être présentée à la Chambre à la suite de «réunions»2 entre l’Accusation et la défense. Les parties se réunirent le 20 décembre 2011. Il fut convenu, concernant les modalités d’expurgation, que : L’expurgation des éléments à décharge se ferait par le biais d’échanges inter partes ; tout besoin de clarification se ferait d’abord de manière informelle puis devant la Chambre en cas de problème ; L’expurgation des éléments à charge serait soumise, dans un premier temps, à un contrôle judiciaire effectué au cas par cas. Dans un second temps, si les échanges se déroulent sans heurt, la défense étudierait toute simplification de la procédure des échanges ; à condition qu’une notice explicative accompagne les échanges. La défense avait en effet demandé au Bureau du Procureur que les documents à charge soient accompagnés d’une notice expliquant les raisons de l’expurgation afin qu’elle puisse disposer d’une base pour discuter les expurgations. Cette notice ou toute autre explication appropriée était l’une des conditions mise par la défense à l’acceptation du système négocié avec le Procureur. Le Bureau du Procureur soumit, le 12 janvier 2012, une requête dans laquelle il demandait à la Chambre d’avaliser l’accord entre les parties alors même que des points importants, qui étaient la condition même d’un accord, restaient en suspens, notamment concernant les modalités d’expurgation. L’équipe de défense du Président Gbagbo saisissait à son tour la Chambre, le 13 janvier 2012, afin de lui exposer de la manière la plus précise possible l’état des discussions. Le 24 janvier 2012, le Juge Unique décidait que les demandes d’expurgation du Procureur devaient être soumises, dans un premier temps, à un contrôle judiciaire effectué au cas par cas 3. Le Juge Unique ajoutait que le Bureau du Procureur était désormais tenu d’informer la Défense de l’existence d’une demande d’expurgation concernant une information dont la divulgation pourrait porter préjudice aux enquêtes en cours ou futures4. En outre, le Juge demandait au procureur d’indiquer à la défense les fondements légaux et factuels qui sous-tendent sa demande d’expurgation, et ce de la manière la plus complète et détaillée possible5. Le Juge Unique ordonnait aussi au Procureur de soumettre à la Chambre le plus tôt possible et au plus tard le 10 février 2012 toute demande d’expurgation portant sur les éléments de preuve recueillis avant le 25 octobre 2011 et sur lesquels le Procureur aurait eu l’intention de se fonder lors de l’audience de confirmation des charges. Le 13 février 2012, la défense était avisée du dépôt par le Procureur d’une première demande à la Chambre afin de faire avaliser les expurgations proposées en vertu de la Règle 81(2) et 81 (4) du Règlement de procédure et de preuve 6. Cette requête portait également sur une mise à jour d’autres mesures de protection. À aucun moment l’équipe de défense du Président Gbagbo n’a été informée préalablement par le Bureau du Procureur de l’existence et du dépôt d’une telle demande, contrairement à la décision du Juge Unique du 24 janvier 2012 7. Conformément à la décision du Juge Unique du 24 janvier 2012, la défense saisit par la présente la Chambre afin de lui exposer ses observations sur les demandes d’expurgation du Procureur et sur ce qu’il appelle la «mise à jour d’autres mesures de protection».

Discussion
1. Sur l’obligation du Bureau du Procureur d’informer la défense de l’existence d’une demande d’expurgation et de lui indiquer les fondements juridiques et factuels qui sous-tendent les demandes d’expurgation de la manière la plus détaillée possible.
Dans sa décision établissant un système et un calendrier de divulgation du 24 janvier 2012 (ci-après la Décision du 24 janvier 2012) le Juge unique a ordonné au Procureur d’informer préalablement la défense de l’existence d’une ou de plusieurs demandes d’expurgation qu’il compterait déposer et de lui indiquer de la manière la plus détaillée possible des fondements juridiques et factuels qui sous-tendent cette ou ces demandes 8. En l’espèce, d’une part le Procureur n’a pas informé la défense de ce qu’il comptait adresser à la Chambre des demandes d’expurgation ; d’autre part,

il n’a pas indiqué à la défense les fondements juridiques et factuels qui sous-tendent ses demandes d’expurgation.
Par conséquent, l’Accusation n’a pas rempli ses obligations telles qu’ordonnées par le Juge Unique le 24 janvier 2012. De plus, au lieu d’énumérer les raisons justifiant la nécessité de cacher telle ou telle information particulière, le Procureur s’est contenté de solliciter de la Chambre des expurgations à caractère systématiquement, contrairement à la jurisprudence constante de la Cour et à la décision du Juge Unique du 24 janvier 2012. Ainsi, le Bureau du Procureur souhaite que soient expurgés les noms de tous les membres de son Bureau. À aucun moment, il n’explique pourquoi une telle expurgation, aussi large, serait nécessaire. De plus, il n’explique pas en quoi la divulgation de l’identité des membres du Bureau du Procureur à la défense – et non au public – pourrait créer un risque objectif pour la sécurité des membres de son Bureau ou en quoi la divulgation de ces informations serait préjudiciable à des enquêtes en cours. Il est permis de rappeler que la défense est soumise aux obligations prévues dans le code de conduite professionnelle des Conseils. Selon une jurisprudence constante, le Conseil est présumé agir, en l’absence de preuve du contraire, conformément au code de conduite professionnelle des conseils 9. Le Procureur demande aussi à la Chambre de pouvoir expurger «toute information concernant les sources du Procureur». À aucun moment, il n’explique ce qu’il entend par l’expression «sources du Procureur». S’agit-il de déclarations de témoins ? D’informations documentaires ? De sources « ouvertes » donc publiques ? Il est indispensable de comprendre ce que recouvre la notion de « source » du Bureau du Procureur ; il en va de la capacité de la défense de vérifier l’authenticité et la fiabilité des informations fournies par le Bureau du Procureur. En outre, l’absence de ce type d’information empêcherait que la défense puisse formuler et déposer une réponse construite et argumentée aux demandes d’expurgation du Procureur. De plus, de telles demandes à caractère systématique peuvent avoir pour effet de rallonger les procédures. Si la défense n’était pas en mesure de discuter les décisions d’expurgation, faute d’en connaître les raisons, elle n’aurait comme seul moyen d’action que le dépôt de requêtes contestant ces expurgations. Enfin, une demande d’expurgation à caractère systématique ne peut être acceptée car, par hypothèse si une expurgation peut se justifier dans un cas elle peut l’être moins dans un autre ou bien porter atteinte à la stratégie de la défense : l’examen au cas par cas doit être la règle. Toute démarche systématique porte atteinte aux droits de la défense et à la possibilité qu’elle a de connaître – à travers les éléments de preuve – la nature des charges envisagées par l’Accusation. Les demandes d’expurgations du Bureau du Procureur sont donc trop générales et insuffisamment motivées.

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22/02/2012

Cacophonie autour de Laurent Gbagbo: Miaka Ouretto met de l’ordre



Source : Notre voie : du 21/02/2012

Lors de sa rencontre avec les militants du FPI de France le 16 février 2012 à l’AGCA, la phase des questions- réponses était très attendue. Zap Krasso , le représentant du Cojep en France qui ouvrait le bal n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour demander au président du FPI s’il se reconnaissait dans les propos qui lui ont été attribués par la presse concernant le porte-parolat de Laurent Gbagbo.
Miaka Ouréto a rejeté la paternité de ces propos. Mais l’on retiendra tout de même au fil de sa réponse que le FPI est désormais la seule voix autorisée à parler au nom du président Laurent Gbagbo. Déjà dans son intervention, au début de la réunion, le président du parti à la rose à donné des pistes qui font dire que les autres voix étaient désormais disqualifiées. « La direction du FPI se trouve à Abidjan. J’ai tenu le même langage aux camarades qui sont à Accra. On était dans un moment de déperdition totale. On entendait des déclarations par-ci, des déclarations par-là. Je leur ai dit : camarades, quand vous posez des actes, c’est moi qui réponds de cela. La direction du FPI est à Abidjan. Le président du parti c’est Miaka Ouretto, le secrétaire général et porte-parole, c’est Laurent Akoun. Autour de lui, il y a Marie-Odette Lorougnon qui est chargée en même temps de nos structures spécialisées et d’activités, il y a le ministre Dano Djédjé qui est chargé de la réconciliation, le ministre Alphonse Douaty, chargé du suivie de la politique gouvernementale, et le ministre Amani N’Guessan, chargé de l’organisation et de la défense. Ce sont ces personnes qui constituent le secrétariat général du parti. Si nous avons des consignes à donner, on les donnera de manière claire. Lorsque vous recevez des consignes qui ne sont pas signées du parti, considérez que c’est nul et de nul effet », a-t-il dit. Mais il sera plus précis dans la réponse donnée à Zap Karasso et à M. Assoukou qui lui ont posé des questions relatives au porte-parolat. « J’ai dit, et je le précise, la direction du parti se trouve à Abidjan. Et le président du parti c’est Miaka Ouretto. (…) Sur cet aspect, mon petit frère Koné Katina avec qui j’ai des rapports au-delà des rapports politiques m’a appelé quand je rentrais d’Orléans hier (mercredi) à 22h. On s’est entendu sur des choses. On sait ce qu’on s’est dit. Je dis et je le répète : si Laurent Gbagbo tient, c’est parce qu’il a une discipline vis- à-vis de l’argent. Et que je ne peux pas accepter tant que je serai en vie qu’on fasse de Laurent Gbagbo un fonds de commerce. (…) J’ai discuté avec Laurent Gbagbo franchement ! Il m’a fait des confidences. Je n’ai pas à exposer tout cela ici. Je sais ce qu'il m’a dit. Et c’est en fonction de cela que j’agis. (…) Dans le jeu de rôle où nous sommes, chacun peut emprunter sa voie pour qu’on parvienne au même objectif. Mais ce qui me parait être l’essentiel, ce n’est pas la peine de piétiner cela. Il y a trop de bruits autours de Laurent Gbagbo. C’est à cause du comportement de certains de ses collaborateurs qu’il se trouve là où il se trouve aujourd'hui. De grâce, il ne faut pas que nous ayons cette attitude-là. Et je l’ai dit à Koné Katinan. Il m’a dit ce qu’il m’a dit. Je lui ai répondu que là où il y a problème, c’est que le parti existe. Si tu as un projet soumets-le au parti. Si le parti te donne son onction, tu peux le faire librement. Dès lors qu’on ne t’a pas donné notre onction, on ne peut pas reconnaître ce qui se passe. Et que quelque consigne que ce soit d’où quelle vienne et, dès lors qu’elle ne porte pas la griffe du parti, elle doit être considérée comme nul et non avenue. J’ai été clair là-dessus », a terminé Miaka Ouretto.
Concernant Me Altit, le président du FPI soutient que celui-ci bénéficie toujours de la confiance de Laurent Gbagbo. Mais cela ne l’empêche pas d’être vigilant.
La dernière question portant sur une éventuelle entrée du FPI au gouvernement du dictateur Alassane Ouattara a été aussi abordée. Là-dessus, Miaka Ouretto s’est référé à la philosophie de Laurent Gbagbo. « Nous avons dit, lorsqu'il s’est agit du premier gouvernement, que comme le disait Laurent Gbagbo, (…) que nous sommes dans une situation politique aujourd'hui qui est telle qu’un parti même s’il gagne ne peut pas prétendre gérer seul le pays. Parce qu’il nous faut aller à la solidarité, à la fraternité. C’est pour cela que dès qu'il a été élu (en 2000 ndlr), sans contrainte extérieure, il a mis en place un gouvernement d’ouverture. Donc Laurent Gbagbo a donné l’exemple, il faut suivre cet exemple. C’est l’occasion de mettre fin à toutes ces rumeurs fantaisistes qui disent que j’ai bénéficié de pots de vin pour entrer au gouvernement. Mais à combien s’élèvent ces pots de vin pour que le FPI entre au gouvernement ? Mais pourquoi le FPI n’est pas entré au gouvernement alors ? Ou alors Alassane Ouattara m’attend pour m’intenter un procès! Parce que j’aurais pris son argent et je l’aurais trahi ! Si j’ai eu des pots de vin quels sont les actes que j’ai posés qui me compromettent ? C’est cela la question de fond. La question de notre entrée au gouvernement doit se décider au terme d’une discussion. (…) Ce n’est pas une question d’aller chercher de l’argent. Nous avons posé des conditions. Nous avons dit qu’il faut que le président?Laurent Gbagbo,?Affi N’Guessan,?Abou Dramane?Sangaré, Simone Gbagbo et Michel Gbagbo, tous nos camarades qui sont injustement détenus soient libérés. Il faut que tous les exilés rentrent au pays, que la CEI soit revue dans sa composition, que le financement des partis politiques soit effectif, que la sécurité soit rétablie sur l’ensemble du territoire national. Voilà un ensemble de conditions que nous posons », a clarifié le président du FPI.

Source : www.ladepechedabidjan.info

Axel Illary
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