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30/12/2011

Lettre ouverte de l’écrivain Patrice Nganang au président de l’OIF

16 décembre 2011 par Patrice Nganang

Récompensé il y a quelques jours par l’Organisation internationale de la Francophonie (1), l’écrivain et professeur camerounais Patrice Nganang a saisi l’occasion pour adresser à Abdou Diouf, secrétaire général de l’OIF, cette lettre ouverte qui dénonce « l’implication directe de l’OIF dans le maintien de la tyrannie qui étrangle le Cameroun depuis 1984 », et encore en octobre dernier.


Monsieur le président,

Je vous remercie pour l’audience que vous m’avez accordée, en marge du prix de la Francophonie que j’ai reçu de vos mains.

Cette audience pour moi c’est le prix en réalité. C’est elle seule qui me fait venir à Paris, parce que sinon j’aurais refusé le prix. Je l’aurais refusé, moins parce que l’installation de mon pays dans la zone francophone aura eu lieu au prix de l’éradication de l’écriture shümum que mon roman primé Mont plaisant raconte, qu’à cause de l’implication directe de l’Organisation internationale de la francophonie dans le maintien de la tyrannie qui étrangle le Cameroun depuis 1984, et surtout à cause de la caution qu’elle aura donné au coup d’Etat constitutionnel qui y a eu lieu ce 4 septembre 2011. En effet, lors de la session parlementaire du 11 octobre 2011, Mr. Alain Juppé, ministre des affaires étrangères de France, dit que les élections présidentielles eurent lieu au Cameroun ce 9 octobre 2011 « dans des conditions acceptables ». Il précisa que son jugement, il le basait sur le rapport de l’organisation dont vous êtes le secrétaire général. Plus tard le président Nicolas Sarkozy félicitait Paul Biya.

Nous savons, monsieur le président, que la délégation de l’Organisation internationale de la francophonie qui supervisa les élections du 9 octobre était dirigée par le major Pierre Buyoya qui lui-même n’a jamais accédé au pouvoir dans son pays que par des coups d’Etat ; nous savons que le travail de cette délégation au Cameroun était pratiquement téléguidé depuis le cabinet civil de la présidence de la République du Cameroun. Et puis, sur la base des observations de la plateforme « 09-10-11 Touche pas a mon vote ! » que j’ai constituée avant les élections, plateforme qui a formé près de 2000 scrutateurs déployés à travers le pays, réuni 7 partis politiques et était fondée sur la collaboration entre 7 leaders politiques dont 4 candidats à l’élection ; sur la base de ma collaboration parallèle à une plateforme, le Front Uni de la Diaspora Camerounaise, unissant de multiples organisations de la diaspora camerounaise, je puis dire ceci sans avoir peur de me tromper : la Nation camerounaise a été exclue des élections du 9 octobre. La Nation camerounaise, ce sont les 70% du peuple camerounais qui à l’intérieur, et les 99,5% qui à l’extérieur du Cameroun n’ont pas voté, chiffres précisés par deux organisations bien respectées d’observation des votes. Oui, monsieur le président, nous qui n’avons pas voté le 9 octobre 2011, nous sommes la Nation camerounaise.

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Lettre ouverte de l’écrivain Patrice Nganang au président de l’OIF

16 décembre 2011 par Patrice Nganang

Récompensé il y a quelques jours par l’Organisation internationale de la Francophonie (1), l’écrivain et professeur camerounais Patrice Nganang a saisi l’occasion pour adresser à Abdou Diouf, secrétaire général de l’OIF, cette lettre ouverte qui dénonce « l’implication directe de l’OIF dans le maintien de la tyrannie qui étrangle le Cameroun depuis 1984 », et encore en octobre dernier.


Monsieur le président,

Je vous remercie pour l’audience que vous m’avez accordée, en marge du prix de la Francophonie que j’ai reçu de vos mains.

Cette audience pour moi c’est le prix en réalité. C’est elle seule qui me fait venir à Paris, parce que sinon j’aurais refusé le prix. Je l’aurais refusé, moins parce que l’installation de mon pays dans la zone francophone aura eu lieu au prix de l’éradication de l’écriture shümum que mon roman primé Mont plaisant raconte, qu’à cause de l’implication directe de l’Organisation internationale de la francophonie dans le maintien de la tyrannie qui étrangle le Cameroun depuis 1984, et surtout à cause de la caution qu’elle aura donné au coup d’Etat constitutionnel qui y a eu lieu ce 4 septembre 2011. En effet, lors de la session parlementaire du 11 octobre 2011, Mr. Alain Juppé, ministre des affaires étrangères de France, dit que les élections présidentielles eurent lieu au Cameroun ce 9 octobre 2011 « dans des conditions acceptables ». Il précisa que son jugement, il le basait sur le rapport de l’organisation dont vous êtes le secrétaire général. Plus tard le président Nicolas Sarkozy félicitait Paul Biya.

Nous savons, monsieur le président, que la délégation de l’Organisation internationale de la francophonie qui supervisa les élections du 9 octobre était dirigée par le major Pierre Buyoya qui lui-même n’a jamais accédé au pouvoir dans son pays que par des coups d’Etat ; nous savons que le travail de cette délégation au Cameroun était pratiquement téléguidé depuis le cabinet civil de la présidence de la République du Cameroun. Et puis, sur la base des observations de la plateforme « 09-10-11 Touche pas a mon vote ! » que j’ai constituée avant les élections, plateforme qui a formé près de 2000 scrutateurs déployés à travers le pays, réuni 7 partis politiques et était fondée sur la collaboration entre 7 leaders politiques dont 4 candidats à l’élection ; sur la base de ma collaboration parallèle à une plateforme, le Front Uni de la Diaspora Camerounaise, unissant de multiples organisations de la diaspora camerounaise, je puis dire ceci sans avoir peur de me tromper : la Nation camerounaise a été exclue des élections du 9 octobre. La Nation camerounaise, ce sont les 70% du peuple camerounais qui à l’intérieur, et les 99,5% qui à l’extérieur du Cameroun n’ont pas voté, chiffres précisés par deux organisations bien respectées d’observation des votes. Oui, monsieur le président, nous qui n’avons pas voté le 9 octobre 2011, nous sommes la Nation camerounaise.

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24/12/2011

Conférence de Presse du 23 Décembre 2011: Déclaration liminaire du Président MIAKA Ourétto


Source : Telediaspora.net : Du 24/12/2011


Mesdames et messieurs les journalistes,

Je voudrais tout d’abord vous saluer et vous remercier d’avoir répondu à notre invitation.

Nous nous retrouvons pour la deuxième fois, en l’espace de deux semaines, à notre invitation, pour parler de l’avenir de la Côte d’Ivoire.

Le sujet de l’heure, vous vous en doutez certainement, en vaut la peine, car le monde entier nous regarde, nous écoute et nous suit.

C’est pourquoi,

Le Front Populaire Ivoirien, après ce qui s’est passé Dimanche 11 décembre 2011 et que les uns ont appelé élections et que nous, nous appelons mascarade, le FPI dis-je, se doit de monter, encore une fois, au créneau pour tenter d’éviter à notre pays une humiliation sans nom.

Plus de dix jours après cette mascarade, nous en sommes encore à chercher qui a gagné et à arranger, sans vergogne, le taux de participation alors que tous nous savons ce qu’il en est en réalité.

Doit-on continuer à privilégier la technologie électorale, à tripatouiller les résultats, à chercher coûte que coûte à avoir un parlement monocolore et quasiment ethno régionaliste ?

Doit-on continuer à fermer les yeux sur l’exclusion qui s’installe, insidieusement, dans notre pays et qui hypothèque gravement l’avenir de la Nation alors que l’on a prétendu avoir pris les armes pour massacrer les Ivoiriens au motif que l’on aurait été exclu ?

Comment a-t-on pu croire que le déséquilibre scandaleux de la CEI pouvait donner autre chose que ce que l’on constate malheureusement aujourd’hui et pour lequel le FPI avait depuis longtemps tiré la sonnette d’alarme ?

Comment a-ton pu naïvement croire que la déportation du président Laurent Gbagbo, à la veille d’une soi-disant élection, pouvait apporter la sérénité dans les cœurs des Ivoiriens alors qu’en réalité l’on espérait ainsi l’éliminer totalement de la scène politique ivoirienne ?

Comment a-t-on pu cyniquement envisager une consultation électorale alors que plus de 100.000 de nos concitoyens sont contraints à l’exil au mépris de notre Constitution et espérer que cela soit un fait banal ?

A quoi a-t-on pensé, quand des femmes et des hommes qui ont investi argent, énergie et leur vie entière dans une activité commerciale pour tenter d’échapper à l’indigence et rester dignes, sont pourchassés, voient leurs commerces et leurs bâtisses détruits au bulldozer, sans ménagement, pour faire place nette à l’on ne sait quel mirage ?

Comment les tenants du pouvoir actuel ont-ils pu penser raisonnablement que plus de 100.000 étudiants et plus de 30.000 nouveaux bacheliers, sans vision claire de leur avenir, pouvaient répondre à un appel de légitimation d’un pouvoir qui trucide l’Intelligentsia ?

Comment ! Comment ! Comment ! Nous continuons, mesdames et messieurs les journalistes, de nous interroger sur la quiétude que peut avoir un gouvernant quand plus de 400 fils de la Côte d’Ivoire ont vu leurs avoirs arbitrairement gelés, parfois même avec moins de 50.000 f CFA, soit 100 dollars US dans leur compte.

Comment ce pouvoir arrive-t-il à se convaincre qu’un parti comme le FPI, dont le champion à lui tout seul a totalisé au 1er tour de la présidentielle, plus de 38% des voix, et qui donne un mot d’ordre clair de sanction civique, ne soit écouté et suivi par un peuple meurtri dans sa chair, dans son âme et dans son existence ? Et qu’en plus, on cherche par tous les moyens à infantiliser, ridiculiser et montrer du mépris et de la condescendance à ce parti ?

Mesdames et messieurs les journalistes,

Ce sont là autant de questions que nous nous posons légitimement en tant qu’acteurs incontournables de la vie de la Nation. Mais, nous soulevons, surtout, ces questions et ouvrons ce débat parce que le Front Populaire Ivoirien de Laurent Gbagbo sait par expérience que chaque fois que le peuple de Côte d’Ivoire s’est retrouvé dans la tourmente, il s’est tourné vers lui. Aujourd’hui encore, nous sommes conscients que nous constituons la seule alternative crédible et donc l’espoir de ce Peuple.

C’est pourquoi,

Le FPI s’étonne que ces questions, pourtant si simples, soient demeurées sans réponses et que l’on se soit entêté à aller à ces consultations qui se terminent malheureusement en queue de poisson.

Et pourtant,

Nous avons alerté les tenants actuels du pouvoir, interpellé l’opinion nationale et internationale. En vain.

Aujourd’hui, tous sont obligés de constater qu’un peuple opprimé, terrorisé, infantilisé et balkanisé, trouve toujours un ressort pour rebondir et dire non quand il le faut. Le Peuple de Côte d’Ivoire vient d’infliger un cinglant désaveu à M. Alassane Ouattara.

Ce message clair à cette gouvernance approximative et au mépris - sans fondement - affiché par la communauté internationale, doit interpeller les uns et les autres.

Chacun doit donc tirer humblement et avec honnêteté les conséquences. En toute responsabilité, sans que le ciel ne lui tombe sur la tête.

Au total, peut-on considérer que les élections législatives du 11 décembre 2011 sont régulières et légales ? Le FPI répond NON ! Et pour causes :

- Le découpage électoral a été fait en violation de la loi et nous l’avions déjà dénoncé,

- L’organisation du scrutin a été entachée de graves irrégularités, ainsi :

o de nombreuses personnes ont été autorisées à voter sans présenter de carte d’électeur ni de pièces d’identité ;

o dans de nombreux bureaux de vote, les votants sont le triple voire, le quadruple des inscrits ;

o les représentants de certains candidats n’ont pas eu droit au PV de dépouillement ;

o la campagne électorale a continué, même le jour du scrutin ; et l’on a pu voir des personnes munies de mégaphone et portant des tee-shirts à l’effigie de leur candidat, sillonner les quartiers pour appeler les populations à aller voter ;

o des éléments des FRCI obligeaient, par intimidation, les passants à aller voter. Mais, bien plus grave, le Chef de l’Etat lui-même, en désespoir de cause, s’est cru obligé de lancer des appels radio télévisés entre 12h00 et 14h00 pour demander à la population d’aller voter…

De même, peut-on considérer que le parlement issu de cette mascarade d’élection sera légitime ? Là aussi, le FPI répond NON et NON.

L’indifférence totale et le mépris affichés par le Peuple vis-à-vis de ces élections sont éloquents.

Toutes les sources s’accordent aujourd’hui pour indiquer qu’en réalité, le taux de participation ne dépasse guère 10%. C’est du JAMAIS VU EN CÔTE D’IVOIRE !

C’est la légitimité même du pouvoir qui est ainsi remise en cause.

Pour le Front Populaire Ivoirien, il s’agit d’une véritable catastrophe. Il invite par conséquent le pouvoir à prendre les mesures courageuses et responsables suivantes :

1. Annuler purement et simplement ces législatives ;

2. Rembourser la caution des candidats ;

3. Procéder à la désignation d’un nouveau président de la CEI, acceptable pour tous ;

4. Ouvrir immédiatement une discussion franche avec le FPI, dénuée de toute morgue et devant aboutir à la mise en place de conditions idoines de réalisation de législatives véritablement ouvertes, justes, démocratiques et surtout crédibles et dont les vainqueurs auront la légitimité du Peuple de Côte d’Ivoire ;

5. Mettre un terme au climat et à l’environnement de terreur qui règnent dans les villes, villages et hameaux de la Côte d’Ivoire et qui exacerbent ainsi une insécurité rapprochée permanente.

Enfin,

Le Front Populaire Ivoirien appelle la communauté internationale à ne pas se faire complice d’une désarticulation sociale en Côte d’Ivoire par son refus de voir la vérité en face.

Je vous remercie et me prête volontiers à vos éventuelles questions.

Fait à Abidjan, le 23 Décembre 2011

Le Président du FPI


MIAKA Ourétto

Opération «Justice-Souveraineté-Dignité»: Lettre ouverte aux responsables de la résistance contre l’injustice internationale à l’égard du Président Laurent Gbagbo



Source : Telediaspora.net : Du 24/12/2011

La Fondation Roska pour l’Education, la Justice, la Paix et le Développement souhaiterait exprimer ses vœux les meilleurs du nouvel an à l’horizon au Président Laurent Gbagbo à travers une carte postale. Loin de nous toutes forme de prétention, notre objectif avec cet acte est de dire au Président Gbagbo que nombreux sont les Ivoiriens, Africains et autres qui le soutiennent dans cette épreuve, sans distinction de race, d’appartenance politique, religieuse, ethnique, tribale.
Nous estimons que les conditions dans lesquelles le Président Laurent Gbagbo a été bombardé, kidnappé, détenu en Côte d’Ivoire, puis transféré à la Haye révèlent d’une injustice humaine et institutionnelle internationale dont seules les forces impérialistes, esclavagistes, colonialistes et néocolonialistes en sont capables. Nous nous sommes indignés et nous continuons de nous indigner face aux pratiques de «la jungle humaine» dont le dieu est l’argent dans le sang des innocents Africains. Le traitement infligé au président Laurent Gbagbo pendant la crise électorale et postélectorale en Côte d’Ivoire est d’une part l’expression de la domination et de la barbarie occidentale sur l’Afrique. D’autre part, il traduit la soumission et la faiblesse de l’Afrique face au système dominateur de l’occident.
Le résultat est bien l’avènement de la troisième république de la Côte d’Ivoire qui se définit comme pure imposture, violence, viol, vol, crime, tricherie, mensonge, absence de démocratie, absence de paix, manque d’éducation (complétez vous-mêmes cette liste SVP).
La Fondation Roska tout en s’inscrivant dans la logique de la recherche de la paix, de la justice, de la souveraineté et de la dignité des peuples Africains, condamne la culture du mensonge et de l’injustice dont se servent les dirigeants politiques et leaders d’institutions occidentaux pour maintenir l’Afrique dans la misère.
C’est pourquoi nous apportons notre soutien au Président Gbagbo, victime du complot international en Côte d’Ivoire. Le faisant, nous sommes conscients du fait que Gbagbo n’est pas un ange et qu’il a sa part de responsabilité dans la gestion de la sale guerre imposée à la Côte d’Ivoire, qui a conduit à l’organisation d’une «élection armée».
Ayant déclaré une «guerre totale» à son retour d’Italie en Septembre 2002 au lendemain du coup d’Etat manqué, en réponse aux ennemis de son pouvoir, il s’est par la suite laissé tout doucement rouler dans le sable du désert du Burkina Faso par Blaise Compaoré et son frère Dramane. Avec bien sûre, l’onction des mains noires de la France et de l’ONU.
Néanmoins, Gbagbo est loin d’être celui qui doit être devant le TPI à la place de Soro Guillaume, de Shérif Ousmane et de Ouattara Dramane, celui-là même pour qui ils ont pris les armes pour massacrer les ivoiriens et qui depuis le 11 Avril 2011 est illégitimement imposé à la tête de la Côte d’Ivoire. Nous espérons alors que justice sera faite pour que la CPI se donne un peu de crédibilité.
En attendant la libération du Président Gbagbo de sa cellule à lui imposée par «la justice des vainqueurs», nous voudrions lui souhaiter un joyeux noël et une année de santé de fer qui nous permettra d’aller jusqu’au bout.
Nous demandons ici aux responsables de la résistance contre son transfèrement de nous indiquer l’adresse idéale qui nous permettrait de faire parvenir notre carte de vœux au Président Gbagbo. Nous demandons aussi à toute personne éprise de justice, de souveraineté et de dignité de lui envoyer une carte de vœux, de prière et de soutien.
Mentionnez sur la carte «Opération Justice-Souveraineté-Dignité».
Merci pour votre compréhension et que la paix de Dieu soit avec vous.

Copenhague le 23 Décembre 2011
Pour la Fondation Roska,
Rosalie Kouamé «Roska»
La Présidente Fondatrice

SANS GBAGBO, PAS DE RECONCILIATION ENTRE LES IVOIRIENS, ASSENE LE COJEP A BANNY

Banny_mains_nues.jpg
Source : Telediaspora.net : Du 24/12/2011

Dans le cadre de sa mission de réconcilier les ivoiriens après cette grave crise qu'a connu notre pays la Côte d’Ivoire, le Premier Ministre Banny a initié une série de rencontre des différentes forces vives de la nation. C’est donc dans cet élan qu’à sa demande, M. Banny a reçu le bureau intérimaire du Congrès Panafricain de Jeunes et des Patriotes (COJEP), conduit par son Président Martial YAVO. Sur les lignes qui suivent, lisez la déclaration du COJEP à cette audience.

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22/12/2011

En guise de récompense: Alassane Ouattara abandonne l'ouest aux ex-rebelles

Source : Le Nouveau Courrier : Du22/12/2011

Vraisemblablement, le chef de l’Etat ivoirien a décidé d’offrir tout le grand ouest de la Côte d’Ivoire aux ex-rebelles des Forces nouvelles conduites par l’actuel locataire de la primature Guillaume Soro qui soutiennent Alassane Ouattara depuis la rébellion du 19 septembre 2002 et qui sous l’appellation de Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) créées rapidement en mars dernier pour voiler la collusion avec la rébellion qui lui a été d’un soutien déterminant dans la bataille d’Abidjan qui l’a porté au pouvoir.

Pour cela le chef de l’Etat a certainement voulu être reconnaissant à ses soldats d’une manière ou d’une autre. En témoignent les nominations à des hautes fonctions dans l’Armée des chefs de l’exrébellion, l’impunité dont bénéficient les Frci qui commettent des exactions et tracasseries régulières sur les populations sur l’ensemble du territoire. Mais la situation est plus atypique dans l’ouest où les soldats règnent en maitres absolus, et de ce fait, ont décidé de se payer sur le dos des populations qui souffrent le martyre de cet «état de siège» dans l’indifférence quasi-totale des nouvelles autorités.

Une économie parallèle ou de guerre qui a de l’avenir

En effet, les Frci ont ajouté une autre corde à leur capacité de nuisance sur les populations de l’ouest du pays : le racket généralisé ; s’érigeant mutatis mutandis en l’administration administrative et financière qui est quasiment absente ou présente pour la forme par endroit. Ainsi, en période de récolte, les perceptions illicites et autres extorsions se sont accentuées. De la plus mauvaise des manières et des méthodes peu orthodoxes au détriment des planteurs et acheteurs.

Le lieutenant Zoulou, commandant Frci de Bloléquin fait émettre des tickets pour prélever et percevoir des taxes illicites, donc non officielles, seulement pour son propre compte, appelés «tickets de ramassage» auprès des planteurs. Cette taxe fixée à 9 000 francs Cfa (une taxe soumise à des vicissitudes puisqu’elle peut évoluer en fonction des humeurs des hommes en armes) est perçue sur les pistes villageoises pour tout camion de café-cacao à destination de la ville de Bloléquin. Pour asseoir et consolider leur «trésor de guerre», la voracité des hommes en armes ne saurait se limiter ces «miettes». Ils jettent donc leur dévolu sur les acheteurs, une fois les marchandises stockées dans leurs magasins en ville. Et là, ces derniers doivent payer le prix fort, non sans colère. «C’est illégal mais on est contraint de payer», a réagi un des acheteurs de produits agricoles. En effet, avant de convoyer leurs différents produits achetés vers les différents ports du pays, les acheteurs doivent débourser la bagatelle de 150 000 francs Cfa par camion.

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Pourquoi la France en veut à Gbagbo !

Source : Telediaspora.net : du 22/12/2011

La Côte D’Ivoire, devenue l’une des colonies de la France depuis la conférence de Berlin de 1885, continue après les indépendances factices, d’être la vache à lait de cette vorace puissance colonisatrice. Malgré ces indépendances, et pour satisfaire leurs besoins sans cesse croissants en matières premières, les dirigeants français vont installer à la tête de leurs ex-colonies leurs hommes de main, des personnes disposées à leur brader les richesses africaines.

Ce fut le cas en Côte D’Ivoire avec Houphouët Boigny, pion essentiel de la françafrique, pour enraciner l’hégémonie de la France en Afrique. C’était le prix à payer pour que celui-ci puisse demeurer longtemps au pouvoir. C’est pourquoi, la France avec l’aide de ses « préfets » africains s’employait à tuer ou chasser du pouvoir tous les responsables politiques africains qui s’opposaient à ses intérêts.
Ainsi furent tués ou chassés du pouvoir Modibo Keita du Mali, Sylvanus Olympio du Togo, François Tombalbaye du Tchad, Hamani Diori du Niger, Thomas Sankara du Burkina Faso, Pascal Lissouba du Congo et bien d’autres. De même, tout africain n’ayant pas l’onction de l’Elysée et qui s’opposait au Président parrainé, subissait la même furia. C’est le sort réservé aujourd’hui à Gbagbo.

l –GBAGBO, l’opposant d’HOUPHOUETSarko et Gbagbo.jpg

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19/12/2011

Des révélations sur le fonctionnement et le financement de la Cour pénale internationale, sous influence de George Soros


Source : Le Nouveau Courrier : Du 18/12/2011
dictateurs n’ont qu’à bien se tenir. Mais, et c’est la que le soufflé retombe, la CPI, et notamment son procureur, ne dispose pas de beaucoup de moyens propres. Ses dépenses sont assurées par les contributions des Etats-parties et chaque Etat peut faire des contributions additionnelles volontaires qui seront affectées à telle ou telle cause.

La CPI publie peu d’informations sur ses ressources et celles qui sont rendues publiques sont parcellaires. Ce que l’on peut lire en filigrane, c’est que, financièrement, la CPI est dépendante des principaux pays contributeurs soit l’Allemagne, le Canada, la France, le Japon et la Grande-Bretagne qui représentent plus de 50% de son budget qui trustent par ailleurs les postes d’administrateurs de l’institution (avec les Etats-Unis – qui n’ont pas encore ratifié le traité !).

La CPI peut aussi recevoir des largesses de donateurs privés, individus ou bien sociétés, ce qu’elle ne s’est pas privée de faire. La CPI a reçu le soutien de la Coalition for International Justice, organisation maintenant dissoute, qui était financée par Georges Soros, le multimilliardaire américain dont il sera encore question un peu plus loin.

Loin de moi de douter de l’indépendance de la Cour (après tout la CPI insiste sur ce point et qu’elle l’écrit un peu partout sur son site – au cas où nous serions tentés de l’oublier) ! Je ne voudrais certainement pas me trouver accusé de ne pas être contre les méchants du monde et de protéger les dictateurs. Mais force est de constater que la CPI ne fait que refléter la brutalité des rapports de force internationaux.

Des procédures et des charges alambiquées

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10/12/2011

Conférence de Presse / Déclaration liminaire du Président du FPI relative à la NON PARTICIPATION du FPI aux Elections législatives du 11 Décembre 2011


Source : Notre voie : Du 09/12/2011

Mesdames & Messieurs les Journalistes

Chers Amis de la Presse,



Je voudrais vous dire, au nom de la Direction de notre parti, combien nous sommes heureux de vous voir ici, malgré les circonstances que nous traversons.

Depuis que nous avons pris la direction de ce parti, dans les conditions que vous connaissez, nous nous sommes attachés à lui redonner vie - car vous n’ignorez pas que l’on a voulu le décapiter - sans pour autant négliger les autres aspects de la vie politique de notre pays.

Nous avons demandé à vous rencontrer aujourd’hui parce qu’il y a des points importants, sur lesquels nous nous sommes certes déjà exprimés, mais qui méritent de plus amples éclaircissements pour l’opinion nationale et étrangère.

Comme vous le savez, à la suite du changement intervenu à la tête de l’Etat de Côte d’Ivoire au lendemain du 11 avril 2011, il est nous est apparu nécessaire d’établir le dialogue civil avec les nouvelles autorités, pour mettre fin à la souffrance du peuple et dans l’espoir d’un retour rapide à la normalisation de la vie socio-politique en Côte d’Ivoire.

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Conférence de Presse / Déclaration liminaire du Président du FPI relative à la NON PARTICIPATION du FPI aux Elections législatives du 11 Décembre 2011

Source : Notre voie : Du 09/12/2011

Mesdames & Messieurs les Journalistes

Chers Amis de la Presse,



Je voudrais vous dire, au nom de la Direction de notre parti, combien nous sommes heureux de vous voir ici, malgré les circonstances que nous traversons.

Depuis que nous avons pris la direction de ce parti, dans les conditions que vous connaissez, nous nous sommes attachés à lui redonner vie - car vous n’ignorez pas que l’on a voulu le décapiter - sans pour autant négliger les autres aspects de la vie politique de notre pays.

Nous avons demandé à vous rencontrer aujourd’hui parce qu’il y a des points importants, sur lesquels nous nous sommes certes déjà exprimés, mais qui méritent de plus amples éclaircissements pour l’opinion nationale et étrangère.

Comme vous le savez, à la suite du changement intervenu à la tête de l’Etat de Côte d’Ivoire au lendemain du 11 avril 2011, il est nous est apparu nécessaire d’établir le dialogue civil avec les nouvelles autorités, pour mettre fin à la souffrance du peuple et dans l’espoir d’un retour rapide à la normalisation de la vie socio-politique en Côte d’Ivoire.

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