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10/12/2011

Après son transfèrement à la cpi - Gbagbo : sa nouvelle vie à La Haye / Voici le document qui clarifie tout

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Source : L'Inter du 09/12/2011

L'ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo s'est adapté à son nouvel environnement carcéral. Transféré à la Cour Pénale Internationale (CPI) le 30 novembre dernier, il n'a pas mis assez de temps pour se familiariser au mode de vie de la prison hollandaise de Scheveningen, le centre pénitentiaire situé dans les faubourgs de La Haye qui héberge les détenus de la CPI, du TPIY (Tribunal Pénal International pour la Yougoslavie) et du TSSL (Tribunal Spécial pour la Sierra-Leone). Passé le «choc» émotionnel de ce voyage-éclair en Hollande, comme l'a expliqué son avocat Maître Emmanuel Altit, Laurent Gbagbo réapprend à vivre une vie «normale».

En effet, lors de sa première audition par les juges de la Cour, lors de l'audience de comparution qui s'est déroulée le lundi 05 décembre dernier, le prisonnier le plus célèbre de toute l'histoire de la Côte d'Ivoire a révélé lui-même qu'il était satisfait des conditions de détention à La Haye. Comparativement à son assignation à résidence à Korhogo, où il s'est plaint de n'avoir «pas vu le soleil» assez souvent ; et aussi de ne pas pouvoir se promener dans la cour de «sa villa» ou de faire des exercices physiques.

Au pénitencier de Scheveningen, Laurent Gbagbo dispose d'espace pour se mouvoir et d'installations pour entretenir sa forme physique, morale, intellectuelle et spirituelle. Selon une note interne de la CPI intitulée «Comprendre la Cour Pénale Internationale», l’emploi du temps quotidien du quartier pénitentiaire permet à l'ancien chef de l’État ivoirien d’effectuer une promenade dans la cour de l’établissement (en plein air avec vue sur le ciel), de faire des exercices, de participer à des activités manuelles, de s'adonner à des activités sportives et de loisirs, etc. La prison dispose en effet en son sein, d'un court de tennis, d'un terrain de basket-ball et d'une salle de jeu baby-foot.

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08/12/2011

Nous ne tremblerons plus au son de leur trompette! Un message à l'attention du président Gbagbo et aux peuples d'Afrique

Nous ne tremblerons plus au son de leur trompette!
Un message à l'attention du président Gbagbo et aux peuples d'Afrique

Dans notre tradition africaine héritée jalousement des Ancêtres, le procès a pour but majeur, sinon exclusif, de restaurer la paix dans la communauté divisée mais aussi dans les cœurs. Un dicton burkinatrombé dit d’ailleurs à ce propos que la palabre sauve le village. Car, ainsi que le précise aussi un proverbe wolof : « Il n’y a pas deux personnes qui ne s’entendent pas ; il y a seulement deux personnes qui n’ont pas discuté ». Madiba Mandela, noble fils de l’Afrique, est resté fidèle à cet enseignement des aînés. « Asseyons-nous et discutons ! », aimiez-vous à répéter à vos adversaires ; « Asseyons-nous et recomptons les voix ! », leur aviez-vous martelé des mois durant. Mais ils ne vous ont pas écouté.

Ceci parce qu’un petit nombre prétendument « international » a confisqué la parole, pris la justice en otage au nom des « droits de l’homme ». Mais dans notre Afrique historique et sage, où des mondes, des mentalités et des temps différents se superposent comme l’affirme le savant malien Hampâté Bâ, ils ne peuvent réussir une telle entreprise que par la violence, oubliant que le plus fort, celui qui gagne, le gagneur est peut-être dans l’humanité, celui qui nous amène à la régression. Car la force primaire, la force brute n’est pas primée dans nos sociétés. (Michel Serres).

Dans notre tradition africaine donc, M. le Président, un dicton ibo dit « qu’un procès n’exclut personne ». C’est-à-dire que le public n’est pas simplement présent en spectateur muet, il est autorisé à faire entendre son opinion. La mienne sera à travers cette correspondance mensuelle que je compte établir avec vous ; aussi longtemps que durera votre incarcération.

C’est, à travers ma plume, la voix de millions d’Africains du continent : Ivoiriens, Camerounais, Maliens, Sénégalais, Ougandais, Ghanéens, Algériens, Libyens, etc.

C’est aussi celle de millions d’autres, Africains de la diaspora et Descendants africains vivant dans le monde : en France, en Allemagne, en Chine, en Guadeloupe, en Haïti, au Canada, en Australie, etc.

C’est enfin celle de tous les combattants de la liberté de toutes confessions religieuses ou obédiences politiques: juifs, chrétiens, musulmans, bouddhistes, athées, socialistes, démocrates, républicains, communistes, etc.

Tous nous sommes là, Arc-en-ciel de liberté, défenseurs de notre humanité menacée, symbole de résistance contre l’injustice.

Tous nous voulons écrire cette page de notre histoire africaine avec vous ; Tous nous voulons marcher avec vous sur les traces de note humanité.

En introduction de son livre, Histoire de France, Pierre Miquel déclare : « Il y a des pays sans histoire. La France n’est pas de ceux-là. » Cette affirmation, de la plume même d’un historien, peut paraître choquante. On s’accorderait volontiers à dire que le terme « histoire » revêt une certaine ambiguïté ici, mais c’est sans compter sur cette autre déclaration, tout aussi célèbre, d’un fils d’immigré hongrois, que les Gaulois, pour leur malheur et perte, se sont choisi comme empereur-roi et qui déclarait triomphant à Dakar en 2006 que « le paysan africain n’est pas suffisamment entré dans l’histoire… ».

Mon cher Président, en votre qualité d’historien et de sage africain, permettez-moi de vous poser cette question toute simple : « C’est quoi l’histoire ? Se peut-il que nous n’ayons pas le même sens des réalités historiques que ces gens-là ?».

Ce questionnement, à mon humble avis, mérite d’être posé au préalable, car il nous permet de comprendre, ainsi que le notait déjà l’illustre sage et patriote africain, Cheikh Anta Diop, à son fils spirituel Théophile Obenga que toute réalité sérieuse et profonde ne peut s’expliquer et se comprendre que dans le cadre de règles, d’idées, de valeurs culturelles et de méthodologies que l’on prend pour modèle ou guide et qu’il a désigné par le terme de « paradigme culturel ». En d’autres termes, nous ne pourrions nous comprendre, comprendre nos référents religieux ou socio-culturels, nos valeurs, le sens et la portée de notre destinée, le cours de notre histoire et partant, sa définition même, que si nous ne sacrifions pas tous sur l’autel de la pensée unique, souvent tyrannique et impérialiste occidentale.

Il y a plus de deux mille ans, Sima Quian (145-86 av. JC), le premier historien chinois, affirmait avec assurance : «Ceux qui n’oublient pas le passé sont maîtres de l’avenir ». Ce qui signifie en d’autres termes que la survie d’un peuple dépend de la sauvegarde de sa mémoire, de son histoire. Comment donc nous construire un avenir certain lorsqu’on nous dénie ce recours au passé qui est nôtre, ce rapport dialectique à notre propre histoire ? Comment être maîtres du futur quand on n’est pas maîtres du passé, quand ce dernier semble même n’avoir jamais existé ? Au-delà donc de toutes ces tripatouilles du sens de l’histoire, la seule certitude vraie est que la Volksseele (âme du peuple) et le Volksgeist (esprit du peuple) se forgent dans le rapport dialectique que ce dernier entretient avec son passé ; Falsifier donc ce rapport, l’occulter ou le renier même, c’est courir le risque de faire des êtres concernés, non plus des hommes et des femmes agissant et pensant, mais de pauvres ombres esclaves au service de l’imposteur.

Lorsqu’on emprisonne les historiens et sages d’un peuple, c’est l’âme de ce peuple qu’on veut emprisonner, c’est son esprit qu’on veut corrompre ; c’est son génie surtout qu’on veut stopper. L’entreprise n’est malheureusement pas récente. Elle a plutôt la peau dure et la nuque raide. Solide comme une forteresse, elle traverse les siècles et les époques, et à chaque fois, transforme et pervertit les mentalités qu’elle influence. Comment croire qu’ils ne le savent pas, que nous avons une histoire, que de toutes les histoires, notre histoire est. Qu’elle est ce qui est. Comment leur faire accepter notre passé une fois pour toutes ? Leur faire respecter nos historiens et hommes sages ?
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04/12/2011

La réconciliation nationale à l'épreuve du transfert de Gbagbo à La Haye

Source : Telediaspora.net : DU 04/12/2011




( France 24 ) Près de huit mois après sa capture par les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), Laurent Gbagbo est arrivé dans la nuit du 29 au 30 novembre à bord d’un avion affrété par les autorités ivoiriennes sur le tarmac de l’aéroport de Rotterdam (Pays-Bas). Le président déchu a pris la direction de la prison de Scheveningen, dans les faubourgs de La Haye, quelques heures seulement après que le procureur général de la Côte d'Ivoire lui eut notifié le mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI).

Depuis les geôles de La Haye, l’ancien homme fort d’Abidjan s’attellera désormais à préparer sa défense pour répondre aux accusations de crimes contre l’humanité dont il fait l’objet. À savoir, selon les termes de la CPI, "meurtres, viols et autres formes de violences sexuelles, persécutions et autres actes inhumains", qui auraient été commis sur le territoire ivoirien du 16 décembre 2010 au 12 avril 2011, période durant laquelle les fidèles d'Alassane Ouattara ont combattu les partisans du chef de l'État sortant qui refusait de céder le pouvoir après la présidentielle de novembre 2010.

Un transfert qui met le feu aux poudres ?

Si la nouvelle a de quoi réjouir les nouvelles autorités ivoiriennes, qui ne cachaient pas leur impatience de voir Laurent Gbagbo remis à la CPI, le transfèrement du président déchu, considéré, aujourd'hui encore, comme un homme politique influent, ne laisse d'inquiéter.

Du côté des partisans du leader du Front populaire ivoirien (FPI), cette extradition est vécue comme une mise à mort politique. "Les sympathisants de Laurent Gbagbo se disent dévastés, rapporte Maureen Grisot, la correspondante de FRANCE 24 à Abidjan. Pour le moment, ils digèrent la nouvelle." Pour combien de temps ? Son transfèrement "risque d’attiser encore les tensions existantes dans le pays", s’inquiète de son côté Me Lucie Bourthoumieux, l’une des avocates de Laurent Gbagbo.

"Plus de mal que de bien"

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03/12/2011

Echanges commerciaux de la Côte d’Ivoire de 2009 à 2010 : La bonne gestion de Laurent Gbagbo reconnue



Source : Le Temps : Du 03/12/2011


En 2009, la Côte d’Ivoire a importé en termes de valeurs 3279,9 milliards de Fcfa. L’année suivante, c’est-à-dire, en 2010, ce chiffre a atteint 3881,2 milliards de Fcfa. Au niveau des exportations, elles étaient à 4646,3 milliards de Fcfa et 5063,1 milliards de Fcfa sur ces deux années. Ainsi, donc la balance commerciale de ces deux dernières années s’est soldée par un excédent respectif 1566,4 de Fcfa et 1181,9 milliards de Fcfa par rapport aux produits d’importation. Ces informations ont été livrées jeudi dernier, au 26e étage de l’immeuble Ccia, au cours d’une conférence de presse par le ministre en charge du commerce, Dagobert Banzio. Les produits importés de la Côte d’Ivoire sont le pétrole brut, le riz, les machines mécaniques, le poisson frais et les matériels mécaniques. Ces produits viennent essentiellement des pays hors Union européenne, Usa, Uemoa et la Cedeao (c’est-à-dire le reste du monde). La deuxième source d’approvisionnement est le Nigeria avec 20,6% de son pétrole brut. Suivent l’Union européenne (14,65%), les Usa (2,12%) et les pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) avec 0,40%. Au niveau des produits exportés, il y a le cacao fèves 52,4% en direction de l’Union européenne et 21,5% aux Usa. Ensuite, les produits pétroliers raffinés et vendus au Nigeria (51,8%), le pétrole brut national en direction de l’Union européenne (67,3%), le cacao transformé (67,3%) vers l’Union européenne et 13,5% aux Usa et enfin le caoutchouc naturel. S’agissant de la balance commerciale de l’année 2011 qui tire à sa fin, Dagobert Banzio a indiqué que les chiffres sont bons. Ce, malgré la grave crise post-électorale que le pays a traversé. Il espère que, ce tableau sera encore plus reluisant avec la mise en place de l’Agoa aux Etats unis qui suppriment un certain nombre de taxes avec la Côte d’Ivoire. Il entend également renforcer la coopération avec les pays de l’Uemoa et de la Cedeao pour réaliser de belles performances.
J. Atoumgbré

Après le transfèrement de l’ex-chef de l’Etat à la Cpi, Un avocat de Gbagbo réagit : « Devant la Cpi, nous allons former un pouvoir de défense », «C’est de manière cavalière que l’audience a été tenue»



Source : Soir Info : du 03/12/2011

Resté à Korhogo pour récupérer les affaires personnelles de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo transféré, le mardi 29 novembre 2011à la Cour pénale internationale (Cpi) à la Haye au Pays-Bas, Maître Dako Zahui Toussaint, Avocat à la cour d ’Abidjan, que nous avons rencontré, a donné sa part de vérité dans cette affaire qui défraye la chronique.

Comment appréhendez-vous le transfert de Laurent Gbagbo à la cour pénale internationale?

Dako Zahui Toussaint : La défense que nous avons l’honneur de représenter ne peut pas être satisfaite de la décision qui a été rendue par la chambre d’accusation qui s’est réunie en une audience extraordinaire à Korhogo, le 29 novembre 2011. En fait, pour la défense, l’arrêt qui a été rendu ce jour-là est venu cautionner les irrégularités qui ont jalonné la déportation du président de la République (ex-président, Ndlr). Notamment celle des droits de la défense tel que prévu par la législation ivoirienne et internationale.

Pouvez-vous être plus explicite ?

Les dispositions pertinentes du code des juridictions pénales de la Côte d’Ivoire, ont été abondamment violées à l’effet d’atteindre un objectif qui est coûte et coûte, le transfert du président Gbagbo à la prison de La Haye. Nous pouvons indiquer que les dispositions des articles 194 aliéna 1er, 197 aliéna 1er, 115 et 198 ont été violées dans le cadre du transfert du président Gbagbo. En effet, dans le cadre d’une audience, la chambre d’accusation, avant qu’elle ne se réunisse utilement, doit le faire conformément aux dispositions prescrites par le code. Et ces dispositions n’ont pas été respectées. A titre d’exemple, le procureur général qui poursuit doit notifier dans les formes prévues à l’article 115 aliena2, à chacune des parties, la date à laquelle l’affaire sera prise à l’audience. C’est écrit noire sur blanc. Ici les conseils ont reçu un avis sur lequel la date de la réunion de la chambre d’accusation n’est pas indiquée. Ni la date, ni l’heure. Deuxièmement, la date et l’heure doivent être notifiées à une lettre missive dans un délai. En d’autres termes, entre la date de la remise de la lettre de missive, il y la notification et la date d’audience. Il doit y avoir comme le dit la loi ivoirienne, un délai minimum de cinq jours. Alors qu’en l’espèce, c’est le mardi 29 novembre 2011, en pleine audience d’interrogatoire avec le juge d’instruction, que l’information de la chambre d’accusation qui devrait se réunir a été indiquée, et l’avis a été donné. Donc il n’y a pas eu de lettre missive dans le délai de cinq jours. Tous ces éléments mis ensemble, nous conduisent à dire qu’il y a eu une violation massive des dispositions du code de procédure pénale. Et c’est de manière cavalière que l’audience a été tenue. Les lois ont été violées et les grands principes qui commandent les droits de l’homme et les droits de la défense, ont été violés.

Avez-vous fait entendre votre voix sur ces aspects que vous venez d’évoquer, lors de la procédure de transfert ?

Nous avons développé tous ces éléments, et pour revenir sur la question de la violation des dispositions qui sont relatives au délai, je voudrais m’apesantir sur les conséquences. Lorsque les délais ne sont pas respectés, cela crée deux problèmes. Le premier problème est que le dossier qui devrait être communiqué au conseil de défense ne peut pas été communiqué, donc le conseil de la défense n’a pas eu le temps de prendre connaissance du dossier que le procureur dépose devant la chambre d’accusation. C’est-à-dire une impossibilité de consulter le dossier. Or, c’est une obligation parce que le procureur général et le conseil sont parties au procès et donc les informations dont ils disposent, doivent être les mêmes. Et le fait de ne pas convoquer les conseils-défense et les saisir à temps, pose problème, notamment un problème de droit de la défense. Deuxième conséquence, les conseils de défense qui n’ont pas reçu l’information et les dossiers à temps, ne peuvent donc pas prévoir déposer le mémoire. Or le dépôt d’un mémoire est très important dans le cadre de la défense. Donc une autre violation du droit de la défense. Alors, il y a deux conséquences qui sont liées à l’inobservation des règles.

Pensez vous qu’il peut y avoir une porte de sortie à la Cpi pour l’ex- président ivoirien ?

Oui ! D’abord nous nous situons sur un plan purement juridique. Nous avons une voie de recours. La loi a prévu des recours et nous allons former un pouvoir de défense. Ensuite, c’est la Cpi qui a été saisie, donc devant la Cpi nous allons développer nos moyens et j’espère que nous serons entendus.

Comment entendez-vous organiser cela?

Dans tous les cas, la défense sera organisée autour des avocats ivoiriens et des avocats non ivoiriens, et nous travaillons déjà en symbiose pour la suite de la procédure.

Quel est le sort des autres prisonniers dont vous avez la défense, et qui croupissent encore dans les prisons de Korhogo, Boundiali, Bouna, Katiola et Abidjan ?

Les procédures suivent…Faisons confiance à la loi, rien que la loi, parce que la loi est une et doit restée une.
Entretien réalisé parAly OUATTARA
(Correspondant régional)

Justice Internationale / Des erreurs sur le mandat d`arrêt de Gbagbo : La CPI va-t-elle libérer l`ancien chef de l’État ivoirien ?

Source : L'Inter : Du 03/12/2011


Ça fait déjà débat sur la toile. Ocampo se serait-il trompé sur l`identité ou aurait-il commis une erreur sur la personne de l`ancien chef de l’État ivoirien, transféré à la Cour Pénale Internationale (CPI) dans la nuit du mardi 29 ou mercredi 30 novembre 2011 ? En effet, le mandat d`arrêt international et l`acte d`accusation délivrés dans un document judiciaire unique par le Procureur argentin de la CPI, contre l`ex-président de la République de Côte d`Ivoire, est ainsi libellé : «(...). Par ces motifs, la Chambre délivre le présent mandat d`arrêt à l`encontre de Laurent Koudou Gbagbo, né le 31 mai 1945 dans le village de «Mama», sis dans la sous-préfecture de Ouragahio, dans le département de Gagnoa, en Côte d`Ivoire, de nationalité ivoirienne et membre de la tribu des Bété (...)». Du coup, plusieurs observateurs ont relevé des erreurs matérielles sur ledit mandat d`arrêt, et les internautes se sont saisis de l`affaire. D`abord, ils ont relevé que Laurent Gbagbo s`appelle à l`état civil Gbagbo Laurent. C`est sous ce nom qu`il a été régulièrement enregistré aussi bien durant son cursus scolaire, universitaire et professionnel, que dans les documents officiels de la Commission électorale indépendante (CEI) et du Conseil constitutionnel ivoirien lors des deux tours de l`élection présidentielle, en octobre et novembre 2010 en Côte d`Ivoire. Laurent Gbagbo n`a jamais porté le patronyme «Koudou» qui est celui de son père Koudou Zêpê Paul. L`homme avait fait savoir quand il était encore dans l`opposition, qu`il intenterait une action en justice pour l`adjonction du nom «Koudou» sur son état civil, mais il ne l`a jamais fait. De plus, dans les registres de l`état-civil ivoirien, Laurent Gbagbo serait né à Babré, dans la commune de Gagnoa, et non à «Mama, sis dans la sous-préfecture de Ouaragahio, dans le département de Gagnoa», comme cela est inscrit dans le mandat d`arrêt d`Ocampo. Vrai ou faux ? Il faudra le vérifier dans les registres d`état civil de Ouragahio et de Gagnoa. Mais il n`en fallait pas plus aux partisans du nouveau pensionnaire de la prison de Schweningen à La Haye, pour alerter l`opinion nationale et internationale via Internet et les réseaux sociaux dont Facebook, sur ce qu`ils qualifient de «grossièretés judiciaires» de la CPI.

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01/12/2011

Côte d'Ivoire: Transfèrement de Laurent GBAGBO à la Haye: J'avais prévenu!

Source : Telediaspora.net : Du 30/11/2011


Ne provoquons pas une tempête dans un verre d'eau. Je veux bien me faire comprendre. Ne créons pas une fausse guerre juridique. Le droit a foutu le camp depuis le 11 avril 2011 de la Côte d'Ivoire. La Justice l'a suivi en prenant de son côté, la poudre d'escampette. Ce qui se joue sous nos yeux, est une affaire de muscles. Alors arrêtons de jouer le jeu de l'ennemi !

Je suis de très près comme vous, la situation du Président Laurent GBAGBO et de ses camarades de lutte. Des détentions sans accusation ou sur la base d'accusations complètement insensées, nous en sommes aujourd'hui à une affaire d'inculpation. Soi-disant pour crimes économiques. Cette farce grotesque ne m'a point surpris. Et je lui accorde très peu d'intérêt.

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26/11/2011

Entretien avec … Fareed Jaunbocus (expert international) : «…la Côte d’Ivoire est presque dans le coma » « Le destin de la Côte d’Ivoire n’est pas entre les mains des étrangers »

ource : Soir Info : Du 26/11/2011


Expert-consultant international, Fareed Jaunbocus collabore depuis quelques années avec la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (Cgeci). A l’occasion de la deuxième phase de l’atelier de Côte d’Ivoire 2040 organisée du 21 au 22 novembre 2011 par le Patronat ivoirien à Yamoussoukro, Soir Info l’a interrogé. Entretien.

Depuis quelques années, vous êtes consultant de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (Cgeci). Vous menez des activités semblables dans des dizaines de pays à travers le monde. Votre pays, l’Ile Maurice, est un exemple mondial en matière d’environnement économique attrayant. A travers vous et certainement d’autres experts internationaux mauriciens, peut-on affirmer qu’en plus d’être ouverte aux investissements, l’Ile Maurice essaie de vendre son expertise économique ?

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La mise à mort de l'université ivoirienne .Pour l'universitaire Michel Galy, l'arrivée au pouvoir d'Alassane Ouattara met en danger l'enseignement supérieur en Côte d'Ivoire.

Source : Telediaspora.net : Dernière du 25/11/2011

Les malheurs de l’université ivoirienne, en passe d’être détruite aujourd'hui, remontent pourtant plus loin: comme pour l’ensemble du pays, la zone rebelle a servi, depuis le coup d’Etat manqué de 2002, de banc d’essai; l'université de Bouaké, dans le fief de la rébellion ouattariste, a en effet été complètement pillée et rendue à ce point inutilisable qu’étudiants et professeurs se sont retrouvés à …Abidjan, squattant au début amphis et cours du campus de Cocody la nuit ou le dimanche -puis se retrouvant dans de nouveaux locaux construits malgré la guerre civile.

Une dégradation progressive de l'université
Que faire d’autre quand livres, bancs, équipements –jusqu’aux huisseries et métaux de construction ont été volés, pillés ou incendiés? Cette libérianisation de l’université ivoirienne a été appliquée à grande échelle pendant et après le coup d’Etat franco-onusien d’avril 2011.

Tout se passe comme si l'Université ivoirienne, ses professeurs et ses étudiants étaient devenus l'ennemi collectif du nouveau régime; dans une déclaration faite à Lomé, Alassane Ouattara ne vient-il pas d'annoncer la fermeture pour deux ans des établissements publics ivoiriens d'enseignement supérieur! La Côte d'Ivoire, entre maîtres de guerres et technocrates, sera-t-elle le seul pays au monde à avoir détruit sa propre Université?Michel-Galy 2.jpg

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25/11/2011

Les ivoiriens de la diaspora fêtent le 4 décembre la victoire électorale de Gbagbo à Paris.

Source : Aujourd'hui : Du 25/11/2011

Les partisans du président Laurent Gbagbo ne se posent plus de question sur l’issue de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Le 4 novembre prochain à Paris, ils célèbreront la victoire électorale de leur champion.
La communauté internationale a beau dire que c’est Alassane Ouattara qui a remporté la présidentielle en Côte d’Ivoire, pour les Ivoiriens et les patriotes africains qui se réunissent le 4 décembre prochain à Paris sur le parvis des droits de l’homme au Trocadéro, c’est peine perdue puisqu’ils célébreront ce jour-là la victoire électorale du Président Gbagbo à l’élection du 3 décembre dernier, lui qui la revendique toujours d’ailleurs comme eux. Selon Alain Toussaint qui donne ces informations sur son mur de facebook, des acteurs de la résistance pour la libération du Président Laurent Gbagbo en Occident seront distingués à cette occasion. Au cours de cette rencontre, l’assistance pourra aussi voir ou revoir le film documentaire réalisé par le cinéaste ivoirien Sidiki Bakaba intitulé « La victoire aux mains nues » qui est un condensé des événements de novembre 2004 pendant lesquels des militaires français avaient ouvert délibérément le feu et massacré 67 jeunes ivoiriens et fait 2000 blessés parmi les foules qui les empêchaient d’accéder à la résidence du Président Gbagbo. Le livre-événement de Charles Onana sorti depuis quelques jours dans les librairies américaine et française évoquent ces circonstances pour le moins troubles pendant lesquelles la France a affirmé avoir perdu 9 de ses ressortissants dans le bombardement accidentel d’une de ses basses à Bouaké avant de lancer une expédition punitive sur Abidjan, tirant sur tout ce qui bouge après avoir détruit au sol tous les aéronefs ivoiriens. Manipulant par la suite avec dextérité les voisins de la Côte d’Ivoire, ce pays va en outre se servir de l’Union Africaine pour imposer un embargo sur les armes. A la vérité, il s’agissait d’empêcher le Président Laurent Gbagbo d’écraser cette rébellion que Paris maintenait en vie, s’interposant ou rusant quand il le fallait pour ne pas qu’elle soit écrasée. Mais en dépit du caractère essentiellement festif que ses auteurs veulent lui imprimer, cette manifestation commémore la date du 4 décembre. C’est ce jour justement que le conseil constitutionnel avait solennellement investi le président Gbagbo qu’il avait déclaré gagnant la veille. La suite on la connaît. La communauté internationale s’est liguée contre le pays, a fermé les banques et bloqué tout mouvement de ravitaillement en médicaments en direction de la Côte d’Ivoire. Et comme si cela ne suffisait pas, a largué des bombes sur la résidence de Laurent Gbagbo avant sa capture. L’ancien président ivoirien qui est depuis lors emprisonné dans les goulags nordistes d’Alassane Ouattara avec une soixantaine de ses proches a décrit dans le livre de Charles Onana « Côte d’Ivoire : le coup d’Etat » les conditions de son arrestation. « En fait, ce sont les français qui ont encerclé ma résidence et au lieu d’achever leur mission, c’est-à-dire de venir me prendre eux-mêmes, ils ont plutôt envoyé les rebelles me prendre. Je tiens tout de même à préciser qu’ils ont envoyé les rebelles m’arrêter devant les caméras. Toutes les images que vous avez reçues sont les images des soldats français. Ce sont les soldats français qui filmaient ma capture. Ils tournaient avec des caméras à la résidence et à l’hôtel du Golfe. Plus tard, ils ont fait venir des Journalistes français pour d’autres images de moi. Il n’y avait pas de journalistes africains tournant les images au moment de mon arrestation », raconte le Président Gbagbo. Ses invités à cette rencontre tous les africains de la diaspora, les africains et les panafricanistes. La fête, comme le promet Alain Toussaint, conseiller spécial en charge de la communication du Président Gbagbo, débutera à 14 heures françaises au Trocadéro. Y sont attendus de nombreux orateurs dont Brigitte Kuyo le représentant du Front populaire ivoirien en France.
JOSEPH TITI
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