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25/11/2011

Affaire «En dix ans la Côte d’Ivoire n’a pas bougé» : Les exemples qui trahissent Jean Kacou Diagou



Source : Le Temps : Du 24/11/2011
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Lors de la clôture de l’atelier “Côte d’Ivoire 2040’’ qui s’est tenu avant-hier à Yamoussoukro, Jean Kacou Diagou a fait une communication. Le président du Patronat ivoirien révélait entre autre «qu’en dix ans, la Côte d’Ivoire n’a pas bougé». Cette sortie du grand patron de Côte d’Ivoire traduit la teneur de toute la mauvaise communication qui a été faite, pendant ce laps de temps, autour de l’ancien régime. La Côte d’Ivoire sous le Président Laurent Gbagbo n’a-t-elle pas réellement bougé comme le dit le président du patronat ivoirien ? Pour répondre à cette préoccupation, il faut faire ressortir que notre pays était divisé en deux parties dont une partie appelée «sud gouvernemental» dirigée par les anciennes autorités et l’autre partie appelée «zone Centre nord ouest (Cno)» dirigée par la rébellion des Forces nouvelles. Pendant dix ans donc la Côte d’Ivoire vivait sans les ressources naturelles de la partie dite Cno. Tout en honorant ses engagements nationaux et internationaux. Mais ces raisons à elles seules suffisent-elles pour alléguer «qu’en dix ans la Côte d’Ivoire la Côte d’Ivoire n’a pas bougé» au plan de la création d’entreprises s’entend, puisque nous parlons ici du Patronat ? Non ! En dix ans, beaucoup a été fait. A titre illustratif, nous prendrons quelques cas pratiques de créations d’entreprises ou d’installations de filiales de grosses multinationales. Sans fausse publicité, dans le secteur bancaire, il y a eu l’installation de la filiale de la multinationale britannique Standard Chartering bank, déjà en 2003, c’est-à-dire quelques mois seulement après le déclenchement de la rébellion et au moment où toutes les grosses entreprises fuyaient la Côte d’Ivoire. La période se situe juste après la Table ronde de Linas Marcoussis. Comme la société britannique, il y a eu d’autres banques commerciales. Versus Bank, Acces Bank, etc. pour ne citer que celles-là. En outre la Côte d’Ivoire sous Laurent Gbagbo a connu le boom de la téléphonie cellulaire avec la création ou l’installation de nouvelles filiales. Télécel s’est largement développé sous sa forme actuelle de Mtn. Ivoiris s’est agrandie en devenant Orange qui finira par absorber Côte d’Ivoire Télécom. Mais il y a eu surtout l’arrivée de Moov Côte d’Ivoire, Green, Koz et Comium. Toutes ces entreprises ont investi sous la gouvernance du Président Laurent Gbagbo. Le secteur des mines, énergies et hydrocarbure également s’est développé avec des compagnies comme Rand Gold et d’autres consortiums qui opèrent en off-shore. L’industrie pharmaceutique n’est pas en reste. De nouvelles firmes de conditionnement et de fabrication de médicaments pharmaceutiques ont vu le jour sous l’évènement de Gbagbo et pendant les dix ans qu’a duré son régime. Dans les denrées de grande consommation, un nouveau moulin de fabrication de farine s’est installé. Dans la construction il y a eu une nouvelle cimenterie sans compter de nouvelles entreprises de Btp, etc. En atteste le foisonnement de chantiers routiers à l’intérieur du pays notamment dans le Nord. Dans le secteur de l’hôtellerie, de nombreux réceptifs ont vu le jour. Il faut croire que ces nouvelles entreprises ont favorisé la multiplication des emplois dans un pays en proie à une rébellion. Beaucoup de jeunes diplômés sortis fraîchement des universités et grandes écoles ont pu obtenir leurs premiers emplois grâce à ces nouvelles entreprises, sous Laurent Gbagbo. Sur le plan diplomatique, malgré la mauvaise communication et l’intox à outrance dont a elle été victime, la Côte d’Ivoire a obtenu l’organisation de nombreux et grands forums, conclaves, séminaires, symposiums etc. Il y a eu la réflexion, à Yamoussoukro, sur le Transport, les Mines et énergies dans les pays de la sous région ouest africaine. Le sommet des 77 plus la Chine toujours à Yamoussoukro, etc. Certes, tout n’a pas été rose sous la gouvernance du Président Laurent Gbagbo. Mais de là à dire «qu’en dix ans, la Côte d’Ivoire n’a pas bougé», il faut avoir une certaine dose de mauvaise foi pour le dire. Jean Kacou Diagou, le président du Patronat ivoirien est bien placé pour avoir les chiffres comparatifs sous les régimes précédents. Tout comme il est bien placé pour savoir que c’est sous Laurent Gbagbo que son entreprise d’assurance Nsia, qui n’était au départ qu’une modeste société de courtage est devenue une multinationale d’assurance laquelle vient d’ailleurs d’absorber une société de droit nigérian, à la grande fierté de l’ensemble des Ivoiriens. Alors pourquoi continuer de déverser des biles sur un ancien Président qui s’est évertué à sortir son peuple de l’ornière d’une rébellion meurtrière ? Peut-être cela procède-t-il d’une stratégie de communication pour cacher les lacunes des nouveaux dirigeants.
Simplice Allard

Gbagbo raconte lui-même son 11 avril . Comment une bombe a atterri dans sa chambre et détruit sa bibliothèque. Pourquoi il a demandé à l'armée ivoirienne de ne plus se battre.Les tentatives de «corruption» de l'administration Obama


Source : Le Nouveau Courrier : Du 24/11/2011


Le livre est intitulé «Côte d'Ivoire : le coup d'Etat». Il est écrit par le journaliste d'investigation Charles Onana et préfacé par l'ancien président sud-africain Thabo Mbeki. Et il apparaît d'ores et déjà comme un livre-événement, tant les révélations et les rappels utiles y sont foisonnants. Le livre contient également des documents et des courriers inédits que Charles Onana a réussi à se procurer, provenant notamment de ministres français. Déjà en vente en France, «Côte d'ivoire : le coup d'Etat» sera-t-il autorisé à la vente en Côte d'Ivoire ? Il faudrait pour cela que des libraires ou des distributeurs aient le courage de le commander... Le Nouveau Courrier publie ici des «bonnes feuilles» de ce livre. Il s'agit du témoignage du président Laurent Gbagbo, qu'il a pu faire parvenir à Charles Onana depuis sa réclusion, et qui va, à coup sûr, déranger des milieux internationaux très haut placés. Ses accusations contre l'armée française, qui a selon lui tiré sur de jeunes manifestants Ivoiriens pour les disperser ou les empêcher de rallier sa résidence, et qui a visiblement profité d'une conversation téléphonique pour le localiser dans la résidence et bombarder sa chambre, sont très claires. Elles montrent une petite partie de ce qu'il a à dire, et constituent une alerte pour tous les hommes de bonne volonté. En effet, le pouvoir Ouattara et la Sarkozie doivent absolument comprendre qu'une éventuelle élimination physique du témoin gênant de Korhogo serait lourde de conséquences pour la Côte d'Ivoire. A court, moyen et long terme.

Gbagbo raconte comment une bombe a atterri dans sa chambre et détruit sa bibliothèque

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24/11/2011

Arrestation de trois journalistes de Notre Voie : voici les articles qui fâchent Ouattara.

Source : Telediaspora.net : Du 24/11/2011

Le procureur de la République, Simplice Kouadio a arrêté, le jeudi 24 novembre 2011, le directeur de publication et directeur général du groupe de presse La Refondation, Cesar Etou, le secrétaire général de rédaction, Didier Dépri et le chef de service politique, Boga Sivori. Les chefs d’accusation sont l’offense au chef de l’Etat et atteinte à l’économie nationale. Ce, après les articles parus dans le quotidien Notre Voie N°3988 du 21 novembre 2011, relatif à l’ article intitulé « Pendant que les Ivoiriens meurent de faim et de maladies, Ouattara s’offre 40 Mercédès à 1,046 milliards FCFA » et le N° 3991 avec l’article « La dévaluation, bel et bien à nos portes. Nous vous proposons ces articles.



Le Franc Cfa menacé: La dévaluation, bel et bien à nos portes



Comme il fallait s’y attendre, le scoop livré par Notre Voie, dans son édition n°3988 du lundi 21 novembre 2011 relativement à la dévaluation du franc Cfa, annoncée pour janvier 2012, suscite des réactions divergentes. Pendant que des économistes africains trouvent cette triste réalité inévitable au regard de la rude crise économique qui frappe l’Europe, les gouverneurs des banques centrales africaines concernées (Bceao et Beac) tentent de nier l’éventualité. Et pourtant,
le franc Cfa se situe à un micron de sa deuxième profonde dévaluation.

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Voici le cancer qui ronge la Côte d’Ivoire-Gbagbo, Ouattara : Qui a gagné la présidentielle ?(Suite et fin)

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Source : Notre voie : Du 23/11/2011

Depuis le 28 novembre 2010, la Côte d’Ivoire est coupée en deux camps partagés entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara ; deux camps convaincus chacun d’avoir gagné le scrutin présidentiel. Comment réconcilier ces deux camps, sans la vérité ? Dans l’analyse qui suit, l’Ivoirien Soro Jean Yves, démontre la nécessité de recoller les morceaux en passant par cette douloureuse vérité que les nouvelles autorités ivoiriennes et leurs parrains étrangers étouffent à la kalachnikov pour espérer régner en « paix ».
«Comme M. Gbagbo était le fils des élections, il fallait le contourner par des élections. Le pays comporte 19 régions. Sur les 14 régions qui représentent 90% de l’électorat, M. Gbagbo avait 7 point d’avance. C’est sur les 17% des 5 régions du Nord ou le scrutin a été faussé parce que la rébellion n’avait pas désarmé, que M. Ouattara a inversé les résultats. M. Gbagbo n’a donc pas perdu le scrutin du 28 novembre » (Interview à Notre Voie, du jeudi 3 novembre 2011, n°3975, p.6).
Sans trancher dans le vif le débat autour de qui, de Laurent Gbagbo et d’Alassane Ouattara, a remporté le second tour de l’élection présidentielle, les avocats français, Maître Jacques Vergès et Roland Dumas reviennent, dans un maître-livre intitulé « Crimes et fraudes en Côte d’Ivoire », sur ce qui s’est passé réellement le 28 novembre 2010 en Côte d’Ivoire. Ils donnent néanmoins des pistes de réflexion qui inclinent à penser que M. Ouattara n’est pas le véritable vainqueur de l’élection présidentielle. En effet, dans une étude sérieusement documentée, ils démontrent que, le jour du vote, dans le Nord du pays, à Korhogo et dans plusieurs villes de la région, les représentants dans les bureaux de vote du candidat Laurent Gbagbo et des électeurs soupçonnés d’être ses partisans ont été chassés des bureaux de vote. D’autres, plus malheureux, ont été copieusement battus ou tués par les éléments de la rébellion armée favorable à M. Ouattara, les Forces nouvelles. Les dérives délictueuses et criminelles ont été à la base d’une fraude massive et grossière qui a entaché gravement la sincérité du scrutin. Les échanges suscités par ces fraudes à la Commission électorale indépendante (Cei) ont paralysé ladite institution qui a été incapable de proclamer les résultats provisoires dans le délai légal. C’est au Golf Hôtel, QG du candidat Alassane Ouattara, que M. Youssouf Bakayoko, président de la CEI, a proclamé hors délai et à titre individuel, ce qu’il a appelé des résultats provisoires. La suite est connue de l’opinion même si les puissants moyens de communication de la communauté internationale ont, avec acharnement, tenté de travestir les faits et la réalité (Notre Voie, des samedi 5 et dimanche 6 novembre 2011, p.6 n°3977, article de M. César Ebrokié : « Crimes et fraudes en Côte d’Ivoire » ; Le livre de Dumas et Vergès sur le 28 novembre 2010).

Entre vérité et mensonge,
la jeunesse divisée

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Côte d'Ivoire : les Ivoiriens veulent régler un problème de survie !

Source : Telediaspora.net : Du 23/11/2011


Ils sont privés de presque tout. Les Ivoiriens. Ils constatent qu’ils sont en train d’être privés de tout. Ceux qui sont les fils de la Côte d’Ivoire. Eau, électricité, produits médicaux de première nécessité, sécurité urbaine, sécurité rurale, liberté d’expression, libertés politiques. Et au-dessus de tout, du droit à l’éducation.

Le monde le sait-il ? Le Nigeria, le Burkina Faso, le Sénégal, le Togo, tous ces pays membres de la CEDEAO qui se sont déclarés ennemis du peuple de Côte d’Ivoire en organisant la razzia de ce pays le savent-ils ? Sont-ils conscients du drame dont ils ont posé les fondamentaux en recrutant, fournissant et armant des criminels pour venir attaquer les institutions légalement établies dans ce pays qui leur a pourtant fait que du bien pendant plusieurs décennies ? Bien sûr que oui. Ils le savent.

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22/11/2011

Guillaume le Conquérant " Quand Vénance Konan déshabille Soro Guillaume

Source : Telediaspora.net : du21/11/2011

( Slate Afrique ) Guillaume le Conquérant
«Guillaume, aujourd’hui, tu es le quasi vice-président de la Côte d’Ivoire. Quel chemin tu as parcouru, à seulement 39 ans, et malgré pas mal de casseroles. Chapeau, l’artiste!» Par Venance Konan.

Chapeau bas pour Guillaume Kibafory Soro, alias Bogota, de son nom de guerre du temps de la Fédération des étudiants et scolaires de Côte d'Ivoire, la Fesci. Tu mérites effectivement respect, Guillaume, au vu de ton parcours.
Chapeau, l’artiste!
Te souviens-tu de ce jour de 1998 où je te remis le trophée de l’homme de l’année dans mon bureau de rédacteur en chef d’Ivoir’Soir? A cette époque tu étais le frêle secrétaire général de la Fesci et nos lecteurs t’avaient plébiscité pour le titre d’homme de l’année, parce que tu donnais du fil à retordre au gouvernement de Bédié. Et j’avoue que cela me plaisait bien de te décerner le titre, parce que j’aime bien ceux qui cassent les pieds aux pouvoirs politiques.
A cette époque la Fesci ne réglait pas ses différends à coup de machette, ne tuait pas, ne violait pas, ne rackettait pas, et nous croyions que vous aviez raison d’exiger d’être formés dans de bonnes conditions. Nous ignorions que votre syndicat était l’appendice des partis d’opposition d’alors.Soro-regard.jpg

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19/11/2011

Arrestation du lieutenant Danon Kroko : La réaction du ministre Bertin KADET


Source : Telediaspora.net du 19/11/2011

J’ai appris que le lieutenant Danon Kroko Théophile a été convoqué le jeudi 17 novembre 2012 à 9 heures, au Commandement Supérieur de la gendarmerie nationale, par le Colonel Vako Bamba, adjoint au Commandant Supérieur. Après avoir été entendu de 9 h à 16 h, il a été conduit à son propre domicile qui a été perquisitionné sur instruction de ladite hiérarchie. Après la fouille de son domicile, il a été incarcéré dans une cellule où il a passé la nuit. Selon ce qui m’a été rapporté, le crime du lieutenant Danon Kroko est qu’il m’ait expédié de l’argent à Accra, afin que je règle mes frais médicaux et la scolarité de mes enfants, motifs de son inculpation pour atteinte à la sûreté de l’Etat.

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17/11/2011

Le Fpi ne peut pas accompagner ce pouvoir

Publié le jeudi 17 novembre 2011 | Soir Info

Michel Amani N'Guessan a été ministre de la Défense dans le gouvernement de Guillaume Soro pendant la présidence de Laurent Gbagbo. Il est Secrétaire général adjoint chargé des questions sécuritaires au Front populaire ivoirien (Fpi, opposition). Dans cette interview, il parle des prochaines élections légilsatives. Aussi trouve-t-il insignifiant l'acte des autorités actuelles qui ont libéré 20 de ses camarades ex-Lmp. Sans détour, il crache ses vérités.

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15/11/2011

Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr): Les crocs-en-jambe de Ouattara à Banny


Source : Notre voie du 15/11/2011


Est-ce une initiative intentionnelle ou s’agit-il de simples « petits meurtres » entre « amis » ? Alassane Ouattara a visiblement confiné la Cdvr et son président, Banny, dans une posture de dénuement qui plombe le travail de la Commission de réconciliation.
« Nous sommes dans la dernière ligne droite qui est la réconciliation. Nous avons très peu de moyens et l’appui de l’Onuci qui est un partenaire est nécessaire ».Ces propos, qui sonnent comme une demande d’aide, émanent de l’ex-Premier ministre, Charles Konan Banny, président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr). Il les a tenus le 9 novembre dernier quand le nouveau Représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en Côte d’Ivoire, le Néerlandais David Albert Koenders, lui a rendu visite.
En effet, en dépit de la bonne volonté affichée par le président de la Cdvr de mener à bien sa mission de réconcilier les Ivoiriens profondément divisés depuis septembre 2002, puis avec la crise postélectorale et la guerre d’avril 2011, Charles Konan Banny rencontre de nombreux obstacles et non des moindres. Des embuches qui constituent, en vérité, des crocs-en-jambes émanant curieusement du palais présidentiel, de la Primature et de sa formation politique, le Pdci-Rda.

Les coups bas de OuattaraAdo_banny_murmurent.jpg

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14/11/2011

Malheureusement, c’est la récréation !


Source : Aujourd'hui du 14/11/2011 Auteur : Joseph Titi

Le spectacle est croquignolet. Les médias proches du pouvoir ivoirien ont indiqué, il ya quelques jours, dans une allégorie pour le moins vaseuse et sans relief, qu’Alassane Ouattara a sonné la fin de la récréation en affirmant, de façon toujours aussi martiale, que les élections auront lieu le 11 décembre. On aurait pu se contenter de leur répondre mais pourquoi n’y allez-vous donc pas messieurs puisque l’envie vous en dit ! Mais, ce serait bien trop simple qu’on se prive ainsi de parler de récréation dans un pays qui n’a plus que ça comme menu à proposer à une population affamée et pour qui le régime transforme dorénavant tout en spectacle juste pour la séduire. On sait d’ailleurs à quel point les premiers responsables de la RTI ont été frappés pour n’avoir pas compris que le spectacle du retour de Ouattara des Etats-Unis d’ Amérique était le nec plus ultra de ceux que la Ouattarandie sait faire de mieux et que le but ultime de cette production qui a quelque chose d’hollywoodien est de faire passer le mensonge pour la vérité en rendant le spectacle attrayant. Dans ces conditions, il faudra bien qu’on nous dise qui organise une gigantesque récréation nationale en faisant jurer des ministres dont le plus brillant n’a été jusqu’à présent qu’Anne-Désirée Ouloto -tout est dans le nom- qui s’est permis de détruire des patrimoines entiers et des commerces de toute une vie au nom de sa conception de la propreté et de la salubrité et parce qu’elle a la force pour le faire. Qui transforme par ailleurs en tragi-comédie la réconciliation nationale en annonçant la culpabilité d’un adversaire pour lequel le juge n’a commencé la moindre procédure de mise en jugement et dont on libère nuitamment des proches pour rendre effectif le rêve d’un triomphe électoral aux législatives ? Qui veut les jours pairs la fin des tensions en demandant à tous les exilés de rentrer et qui, les jours impairs, les jette en prison quand ils se hasardent à rentrer ? Qui affirme mordicus qu’il est majoritaire dans le pays et qui se charge d’abord d’envahir la commission électorale indépendante, où soit dit en passant il était déjà majoritaire avec ses membres, avant d’annoncer la tenue des élections législatives ? Qui a annoncé l’arrivée d’un cargo de billets de banque dans un populisme puéril en insistant sur la qualité de la série A sans savoir que cela désigne juste la capitale de leur destination ? Qui fait croire, pour ne pas répondre du mensonge de la fausse distribution de kits scolaires en laissant croire que les directeurs d’écoles les ont détournés pour les vendre au marché noir ? Qui a dit qu’il suffisait qu’il soit à la tête de la Côte d’Ivoire pour que ses amis lui envoient 12.000 milliards nécessaires au développement du pays et qui a du mal à payer six mois d’indemnités aux fonctionnaires qui attendent cela pour arrondir des fins de mois toujours aussi calamiteux parce que le coût de la vie augmente à une vitesse exponentielle ? C’est qui l’insérieux dont la parenthèse risque de nous faire plus mal que maintenant ? Mais enfin c’est quoi la récréation, si ce n’est tout ce à quoi nous assistons depuis six mois dans notre pays.