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13/03/2012

Financement de la défense du Président Gbagbo: La greffière de la Cpi explique tout

Source : Notre voie : Du 12/03/2012

Mme Silvana Arbia est la greffière de la Cour pénale internationale (Cpi). Elle a été élue à ce poste, le 2 février 2008, pour un mandat de 5 ans. Elle a servi comme chef des poursuites au Tribunal pénal pour le Rwanda, a participé à la rédaction du Statut de Rome en 1998, en qualité de membre de la délégation italienne. Selon les textes de la Cpi, le Greffe est un organe indépendant des autres comme le Bureau du Procureur. Et c’est sans doute au nom de cette indépendance que cette Italienne qui semble connaître la Cour a bien voulu répondre à nos questions relatives à l’aide financière et matérielle à apporter à la défense du président Laurent Gbagbo pour que son procès tant attendu soit équilibré.


Notre Voie : Pourquoi un système d’aide judiciaire aux personnes déférées devant la Cour pénale internationale ?

Silvana Arbia : L’une des composantes clefs de la garantie des droits des personnes déférées devant la Cpi est le système d’aide judiciaire de la Cour, qui fournit une aide financière aux personnes qui n’ont pas les moyens de prendre en charge les frais nécessaires à leur défense devant la Cour. Au fond, la décision sur l’aide judiciaire est prise par le Greffier de la Cour afin de garantir le respect des droits de la défense.

N.V : Quels sont les principes fondamentaux qui régissent ce système d’aide judiciaire au compte de la Cour?

S.A : Le système d’aide judiciaire est bâti sur les principes de l’égalité des armes entre l’Accusation et la Défense, l’objectivité dans l’allocation des ressources, la transparence sur les honoraires des conseils et la structure de leurs équipes, la continuité de l’aide qui permet d’adapter les ressources en fonction des besoins et selon les phases de l’affaire, et l’économie dans les moyens alloués afin d’accorder les dépenses nécessaires et raisonnables afférentes à l’assistance ou à la représentation des personnes déférées devant la Cour.

N.V : Le président Laurent Gbagbo a introduit sa demande d’aide, le 6 décembre 2011. Pourquoi avez-vous attendu le 28 décembre pour y répondre alors que son Conseil n’avait cessé de vous interpeller sur l’urgence d’une réponse ?

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01:05 Publié dans JUSTICE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : james cenach, cpi, greffe

06/03/2012

Audience du 18 juin a la haye : Gbagbo promet des surprises .Comment l’ex-président ivoirien prépare son procès.Des avocats et juristes bénévoles se mobilisent pour Gbagbo



Source : L'Inter : Du 06/03/2012

«Nous irons jusqu’au bout !» Ce bout de phrase, prononcé avec détermination, a suffi à lui seul à galvaniser les partisans et sympathisants de l’ancien chef de l’Etat ivoirien. Le 5 décembre 2011, au cours de sa première comparution devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI), Laurent Gbagbo entendait ainsi donner le change à tous ses adversaires et «ennemis jurés» qui croyaient l’avoir liquidé définitivement. Depuis lors, du fonds de sa cellule de la prison hollandaise de Scheveningen, près de La Haye, où il est écroué depuis trois mois, l’ex-président ivoirien prépare minutieusement son (mini)procès, fixé au lundi 18 juin prochain. Et selon Jeune Afrique (JA) dans sa dernière livraison en date du 5 mars, Laurent Gbagbo promet beaucoup de surprises au cours de cette audience de confirmation des charges. L’ex-chef du régime de la Refondation adoptera à tout point de vue, une posture offensive lors de cette échéance cruciale dans la suite de la procédure. C’est dans cette perspective qu’il répète ses gammes avec l’équipe chargée d’assurer sa défense, et dirigée par l’avocat français Emmanuel Altit. Celui-là même qui a défendu les infirmières bulgares en Lybie sous le règne du défunt «Guide» Mouammar Kadhafi. Pour commencer, Gbagbo a élargi le nombre de ses conseillers juridiques. «L’équipe d’avocats s’étoffe de jour en jour. Elle compte aujourd’hui des Européens, des Africains et des Américains», révèle JA. Me Altit, l’avocat principal de Gbagbo à la CPI, a d’ailleurs récemment dévoilé une partie de son écurie. Le noyau est formé, outre le conseil principal, de deux professionnels du droit expérimentés et habitués aux juridictions pénales internationales. Il s’agit de Me Marie-Agathe Likagnéné Baroan, avocate au Barreau d’Abidjan, ancien membre du Conseil constitutionnel ivoirien et régulièrement inscrite au Barreau de la CPI, et Me David Hooper, avocat anglais également inscrit au Barreau de la CPI. Ce trio est renforcé par une demi-douzaine d’assistants juridiques chevronnés, parmi lesquels les avocats ivoiriens Maîtres Dako Zahui Toussaint, Gougnon Jean Serges et Dirabou N’Caillou Mathurin. Toute l’équipe de défense de Laurent Gbagbo est coordonnée par Me Géraldine Odéhouri Brou, avocate au Barreau d’Abidjan. La conseillère spéciale de l’ex-chef de l’Etat chargée des Affaires juridiques, exilée au Ghana après la chute de l’ex-régime de la Refondation le 11 avril 2011, s’est installée depuis la mi-février à La Haye, au Pays-Bas, où elle suit de très près le dossier de son mentor. «Elle (Me Géraldine Odéhouri) est, depuis longtemps, la pierre angulaire du système juridique mis en place par Laurent Gbagbo quand il était encore au pouvoir, et travaille en étroite collaboration avec les équipes de Me Altit», souligne JA.

Des avocats et juristes bénévoles se mobilisent pour Gbagbo

S’ajoutent à cette liste non exhaustive, des collectifs d’avocats ivoiriens et internationaux qui épousent le combat panafricaniste mené par Laurent Gbagbo contre l’impérialisme des grandes puissances occidentales, dont la France de Nicolas Sarkozy. Tous ces juristes travaillent de façon (quasi)bénévole pour recueillir des témoignages et des éléments de preuve à verser au dossier. Parmi eux, on peut citer Me Hervé Gouamené, avocat au Barreau d’Abidjan, Me Rodrigue Dadjé, avocat de l’ex-Première Dame de Côte d’Ivoire, Simone Ehivet Gbagbo, exilé depuis la fin de la crise postélectorale en France, l’avocate franco-camerounaise Me Lucie Bourthoumieux, inscrite au Barreau de Paris, la jeune avocate franco-ivoirienne Me Habiba Touré, inscrite au Barreau de Bobigny, en France, Me Ciré-Clédor Ly, avocat sénégalais inscrit au Barreau de Dakar… Fort de ce soutien, Laurent Gbagbo prépare activement sa défense sous la houlette de son conseil principal à la CPI, Me Emmanuel Altit. Durant les longs entretiens que les deux hommes ont chaque semaine, l’ancien chef de l’Etat ivoirien passe en revue les événements les plus marquants de son règne décennal. «Tout y passe : ses liens avec Ouattara, avec l’ancien président Bédié, avec Guillaume Soro, le rebelle devenu Premier ministre, mais aussi avec les présidents français Chirac et Sarkozy… Il (Gbagbo) revient longuement sur le jeu des grandes puissances occidentales et régionales, sur les intérêts économiques des multinationales françaises et américaines, sur ses liens avec le (président) Burkinabè Blaise Compaoré, avec des hommes d’affaires comme le Français Vincent Bolloré… Emmanuel Altit et ses confrères recueillent méthodiquement ces confidences qui leur permettront de préparer la défense de leur client, de chercher des témoins et de trouver des arguments contradictoires», relate Jeune Afrique. Autant dire que la ligne de défense de Laurent Gbagbo est toute trouvée à l’audience qui se profile le 18 juin prochain.

ANASSE ANASSE

01/02/2012

Crise ivoirienne / Un dossier se prépare contre Licorne à la CPI : Les griefs contre les autorités françaises



Source : L'Inter : Du 01/02/2012

La force militaire française Licorne pourrait faire l'objet d'enquête de la part de la Cour pénale internationale (CPI). L'association Survie, membre de la Coalition Française pour la Cour Pénale Internationale (CFCPI) se prépare en effet, à déposer un dossier sur la table du Procureur de la CPI contre la force française. Selon un document de Survie daté du mardi 24 janvier 2012 et dont nous avons reçu copie hier mardi 31 janvier 2012, « l'association transmettra prochainement un dossier au bureau du Procureur sur les exactions de l'armée française durant les désastreuses journées de novembre 2004. Dans cette perspective, toute information sur ces faits peut lui être transmise ». Survie voudrait par cet acte répondre à la demande des juges de la troisième Chambre préliminaire de la CPI, qui ont autorisé le Procureur Ocampo à ouvrir une enquête sur les événements consécutifs à l'élection présidentielle de 2010, tout en ouvrant les yeux sur les faits antérieurs à 2010 et liés à la crise militaro-politique. Le juges avaient précisément demandé « toute information supplémentaire sur des crimes qui pourraient relever potentiellement de la compétence de la Cour et qui auraient été commis entre 2002 et 2010 ». Ce qui ouvre ainsi la possibilité de constituer un dossier sur la troupe dirigée alors par le général Henri Poncet, afin que la lumière soit faite sur ces événements de novembre 2004 dans lesquels ces soldats français ont été fortement impliqués. Faut-il le rappeler, l'armée ivoirienne à l'époque sous le commandement du Colonel Philippe Mangou, avait lancé le 04 novembre 2004, une offensive désignée sous l'appellation « opération dignité », contre les positions des Forces nouvelles (ex-rébellion ivoirienne ndlr), dans le nord de la Côte d'Ivoire. Après deux jours de succès (les 4 et 5 novembre), l'opération a été stoppée brutalement par l'armée française le 06 novembre. Prétextant du bombardement du camp français de Bouaké par les avions ivoiriens, et qui auraient fait neuf tués, le général Poncet a procédé sur ordre de l'Elysée à la destruction systématique des aéronefs ivoiriens. Les points stratégiques d'Abidjan, notamment l'aéroport international Félix Houphouët Boigny, les deux ponts De Gaule et Houphouët-Boigny, l'hôtel Ivoire... sont automatiquement occupés par les troupes françaises, paralysant la capitale économique. Abidjan connaît ensuite plusieurs séries de violences entre les troupes françaises et des jeunes patriotes ivoiriens proches de l'ancien régime qui soupçonnaient alors Paris de vouloir déposer Laurent Gbagbo. Ces violences ont été particulièrement meurtrières (on a dénombré une soixantaine de morts, ndlr) en face de l'hôtel Ivoire, dans le quartier de Cocody qui abrite la résidence de l'ancien président Laurent Gbagbo. Ces jeunes patriotes s'étaient alors constitués en bouclier humain à l'appel de leur leader, Charles Blé Goudé, pour empêcher l'armée française d'atteindre le président Gbagbo. Ils se sont heurté mortellement au feu des hommes de Poncet, qui sont restés quatre jours durant les maîtres de la capitale ivoirienne, avant de libérer cette ville symbole du pouvoir en Côte d'Ivoire. C'est cet autre chapitre douloureux de la crise ivoirienne que l'association Survie veut rouvrir pour y voir clair, notamment dans le rôle jouer par la Licorne. « Les documents disponibles pour examiner les exactions commises ne manquent pas : un rapport d'assistance fournie par l'Etat sud-africain à l'Etat de Côte d'Ivoire, deux reportages diffusés par Canal Plus, des articles d'enquête du Canard Enchaîné, une enquête d'Amnesty International. Et les multiples contradictions relevées dans les déclarations successives du Ministère français de la Défense (à l'époque, Michèle Alliot-Marie) ! Les documents montrent en particulier les moyens disproportionnés employés par l'armée française face aux manifestants ivoiriens », souligne le document de Survie. Cette organisation française de défense des Droits humains s'offusque des obstructions des autorités françaises sur ce dossier. «Malgré les demandes ivoiriennes, malgré les demandes de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme, de la Ligue des Droits et Amnesty International, malgré quatre propositions de résolution visant à créer une commission d'enquête parlementaire, les autorités françaises sont restées sourdes aux demandes d'éclaircissements sur l'intervention française en Côte d'Ivoire. Interpellé par Amnesty International, le ministère de la Défense français avait répondu que le gouvernement ne demanderait pas de lui-même une enquête internationale indépendante, mais qu'il était disposé à collaborer si une telle enquête voyait le jour. Une enquête de la CPI pourrait être l'occasion de concrétiser enfin cette bonne foi. Avec la reconnaissance de la compétence de la CPI en Côte d'Ivoire par Laurent Gbagbo, puis par Alassane Ouattara, la Cour pourrait donc être saisie de ces faits, si le procureur estime qu'il y a une base raisonnable pour ouvrir une enquête », conclu le document de Survie. Et de préciser que « toute personne souhaitant transmettre à Survie des éléments (témoignages oraux, écrits, vidéos, photos, liste de victimes avec coordonnées, etc.) afin d'enrichir le dossier peut le faire ». Un dossier en béton se prépare donc contre la force Licorne à la CPI.

Hamadou ZIAO

03/12/2011

Après le transfèrement de l’ex-chef de l’Etat à la Cpi, Un avocat de Gbagbo réagit : « Devant la Cpi, nous allons former un pouvoir de défense », «C’est de manière cavalière que l’audience a été tenue»



Source : Soir Info : du 03/12/2011

Resté à Korhogo pour récupérer les affaires personnelles de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo transféré, le mardi 29 novembre 2011à la Cour pénale internationale (Cpi) à la Haye au Pays-Bas, Maître Dako Zahui Toussaint, Avocat à la cour d ’Abidjan, que nous avons rencontré, a donné sa part de vérité dans cette affaire qui défraye la chronique.

Comment appréhendez-vous le transfert de Laurent Gbagbo à la cour pénale internationale?

Dako Zahui Toussaint : La défense que nous avons l’honneur de représenter ne peut pas être satisfaite de la décision qui a été rendue par la chambre d’accusation qui s’est réunie en une audience extraordinaire à Korhogo, le 29 novembre 2011. En fait, pour la défense, l’arrêt qui a été rendu ce jour-là est venu cautionner les irrégularités qui ont jalonné la déportation du président de la République (ex-président, Ndlr). Notamment celle des droits de la défense tel que prévu par la législation ivoirienne et internationale.

Pouvez-vous être plus explicite ?

Les dispositions pertinentes du code des juridictions pénales de la Côte d’Ivoire, ont été abondamment violées à l’effet d’atteindre un objectif qui est coûte et coûte, le transfert du président Gbagbo à la prison de La Haye. Nous pouvons indiquer que les dispositions des articles 194 aliéna 1er, 197 aliéna 1er, 115 et 198 ont été violées dans le cadre du transfert du président Gbagbo. En effet, dans le cadre d’une audience, la chambre d’accusation, avant qu’elle ne se réunisse utilement, doit le faire conformément aux dispositions prescrites par le code. Et ces dispositions n’ont pas été respectées. A titre d’exemple, le procureur général qui poursuit doit notifier dans les formes prévues à l’article 115 aliena2, à chacune des parties, la date à laquelle l’affaire sera prise à l’audience. C’est écrit noire sur blanc. Ici les conseils ont reçu un avis sur lequel la date de la réunion de la chambre d’accusation n’est pas indiquée. Ni la date, ni l’heure. Deuxièmement, la date et l’heure doivent être notifiées à une lettre missive dans un délai. En d’autres termes, entre la date de la remise de la lettre de missive, il y la notification et la date d’audience. Il doit y avoir comme le dit la loi ivoirienne, un délai minimum de cinq jours. Alors qu’en l’espèce, c’est le mardi 29 novembre 2011, en pleine audience d’interrogatoire avec le juge d’instruction, que l’information de la chambre d’accusation qui devrait se réunir a été indiquée, et l’avis a été donné. Donc il n’y a pas eu de lettre missive dans le délai de cinq jours. Tous ces éléments mis ensemble, nous conduisent à dire qu’il y a eu une violation massive des dispositions du code de procédure pénale. Et c’est de manière cavalière que l’audience a été tenue. Les lois ont été violées et les grands principes qui commandent les droits de l’homme et les droits de la défense, ont été violés.

Avez-vous fait entendre votre voix sur ces aspects que vous venez d’évoquer, lors de la procédure de transfert ?

Nous avons développé tous ces éléments, et pour revenir sur la question de la violation des dispositions qui sont relatives au délai, je voudrais m’apesantir sur les conséquences. Lorsque les délais ne sont pas respectés, cela crée deux problèmes. Le premier problème est que le dossier qui devrait être communiqué au conseil de défense ne peut pas été communiqué, donc le conseil de la défense n’a pas eu le temps de prendre connaissance du dossier que le procureur dépose devant la chambre d’accusation. C’est-à-dire une impossibilité de consulter le dossier. Or, c’est une obligation parce que le procureur général et le conseil sont parties au procès et donc les informations dont ils disposent, doivent être les mêmes. Et le fait de ne pas convoquer les conseils-défense et les saisir à temps, pose problème, notamment un problème de droit de la défense. Deuxième conséquence, les conseils de défense qui n’ont pas reçu l’information et les dossiers à temps, ne peuvent donc pas prévoir déposer le mémoire. Or le dépôt d’un mémoire est très important dans le cadre de la défense. Donc une autre violation du droit de la défense. Alors, il y a deux conséquences qui sont liées à l’inobservation des règles.

Pensez vous qu’il peut y avoir une porte de sortie à la Cpi pour l’ex- président ivoirien ?

Oui ! D’abord nous nous situons sur un plan purement juridique. Nous avons une voie de recours. La loi a prévu des recours et nous allons former un pouvoir de défense. Ensuite, c’est la Cpi qui a été saisie, donc devant la Cpi nous allons développer nos moyens et j’espère que nous serons entendus.

Comment entendez-vous organiser cela?

Dans tous les cas, la défense sera organisée autour des avocats ivoiriens et des avocats non ivoiriens, et nous travaillons déjà en symbiose pour la suite de la procédure.

Quel est le sort des autres prisonniers dont vous avez la défense, et qui croupissent encore dans les prisons de Korhogo, Boundiali, Bouna, Katiola et Abidjan ?

Les procédures suivent…Faisons confiance à la loi, rien que la loi, parce que la loi est une et doit restée une.
Entretien réalisé parAly OUATTARA
(Correspondant régional)

Justice Internationale / Des erreurs sur le mandat d`arrêt de Gbagbo : La CPI va-t-elle libérer l`ancien chef de l’État ivoirien ?

Source : L'Inter : Du 03/12/2011


Ça fait déjà débat sur la toile. Ocampo se serait-il trompé sur l`identité ou aurait-il commis une erreur sur la personne de l`ancien chef de l’État ivoirien, transféré à la Cour Pénale Internationale (CPI) dans la nuit du mardi 29 ou mercredi 30 novembre 2011 ? En effet, le mandat d`arrêt international et l`acte d`accusation délivrés dans un document judiciaire unique par le Procureur argentin de la CPI, contre l`ex-président de la République de Côte d`Ivoire, est ainsi libellé : «(...). Par ces motifs, la Chambre délivre le présent mandat d`arrêt à l`encontre de Laurent Koudou Gbagbo, né le 31 mai 1945 dans le village de «Mama», sis dans la sous-préfecture de Ouragahio, dans le département de Gagnoa, en Côte d`Ivoire, de nationalité ivoirienne et membre de la tribu des Bété (...)». Du coup, plusieurs observateurs ont relevé des erreurs matérielles sur ledit mandat d`arrêt, et les internautes se sont saisis de l`affaire. D`abord, ils ont relevé que Laurent Gbagbo s`appelle à l`état civil Gbagbo Laurent. C`est sous ce nom qu`il a été régulièrement enregistré aussi bien durant son cursus scolaire, universitaire et professionnel, que dans les documents officiels de la Commission électorale indépendante (CEI) et du Conseil constitutionnel ivoirien lors des deux tours de l`élection présidentielle, en octobre et novembre 2010 en Côte d`Ivoire. Laurent Gbagbo n`a jamais porté le patronyme «Koudou» qui est celui de son père Koudou Zêpê Paul. L`homme avait fait savoir quand il était encore dans l`opposition, qu`il intenterait une action en justice pour l`adjonction du nom «Koudou» sur son état civil, mais il ne l`a jamais fait. De plus, dans les registres de l`état-civil ivoirien, Laurent Gbagbo serait né à Babré, dans la commune de Gagnoa, et non à «Mama, sis dans la sous-préfecture de Ouaragahio, dans le département de Gagnoa», comme cela est inscrit dans le mandat d`arrêt d`Ocampo. Vrai ou faux ? Il faudra le vérifier dans les registres d`état civil de Ouragahio et de Gagnoa. Mais il n`en fallait pas plus aux partisans du nouveau pensionnaire de la prison de Schweningen à La Haye, pour alerter l`opinion nationale et internationale via Internet et les réseaux sociaux dont Facebook, sur ce qu`ils qualifient de «grossièretés judiciaires» de la CPI.

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18/10/2011

Visite de Luis Moreno Ocampo, en Côte d’Ivoire : Le Fpi émet des réserves

Source : Le Temps du 17/10/2011

Le Front Populaire Ivoirien (fpi) et ses alliés du Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (Cnrd) se voient honorés de la visite qui leur est rendue par l’Honorable Luis Moreno-Ocampo, Procureur près la Cour Pénale internationale (Cpi) à l’occasion de l’enquête ouverte sur les crimes présumés relevant de la compétence cette Haute Cour de justice pénale internationale. Nous saluons cette initiative tout en restant circonspects.
Nous savions qu’à la demande des nouvelles autorités ivoiriennes, des membres du Bureau du Procureur s’étaient déjà rendus en Côte d’Ivoire pour des enquêtes officieuses. Mais, c’est par voie de presse que nous avons appris que le Procureur près la Cpi a été autorisé, à sa demande, par la Chambre Préliminaire III, à ouvrir «une enquête sur les crimes présumés relevant de la compétence de la Cpi qui auraient été commis en Côte d'Ivoire depuis le 28 novembre 2010.» La même source indique que les Juges de la Chambre Préliminaire III ont demandé au Procureur de leur fournir, par la même occasion, mais dans un délai d’un mois, «toute information supplémentaire à sa disposition, sur des crimes commis dans la période de 2002 à 2010 qui pourraient relever potentiellement de la compétence de la Cpi.»
Nous avons apprécié cette décision qui, d’une part, prend en compte les crimes contre l’humanité qui auraient été commis en Côte d’Ivoire par les forces armées en présence, à savoir :

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08/10/2011

La passivité des autorités ivoiriennes pointée du doigt par HRW

Près de six mois après la chute de Laurent Gbagbo qui annonçait la fin prochaine des combats entre les forces fidèles au président déchu et celles d'Alassane Ouattara, le nouveau pouvoir est accusé de renier ses promesses en matière de justice contre les personnes de son propre camp soupçonnées d'avoir commis des massacres.

Selon, un rapport publié jeudi 6 octobre, l'organisation de défense des droits de l'homme, Human Rights Watch (HRW), "depuis sa prise de contrôle du pays, les premières mesures adoptées par Alassane Ouattara pour lutter contre l'impunité ont été, dans le meilleur des cas, inégales. Malgré les promesses répétées du gouvernement de tenir responsables tous ceux qui ont commis des crimes graves durant le conflit, la réalité est celle d'une justice des vainqueurs - aucun membre des Forces républicaines n'avait été inculpé au moment de la rédaction de ce rapport".

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30/09/2011

POUR NE PAS QUE LE MENSONGE DEVIENNE VERITE , la déclaration des avocats du Président GBAGBO

Source : Telediaspora.net du 30/09/2011


Le président de la République de Côte-d’Ivoire est astreint au respect de certaines obligations, bien qu’il soit le détenteur exclusif du pouvoir exécutif. Ainsi il veille au respect de la Constitution et des engagements internationaux ; il est garant de l’indépendance de la Magistrature et assure l’exécution des décisions de justice.

C’est, donc, avec effarement qu’on a pu lire dans la presse cette exhortation, aux ivoiriens et prêtée à SEM OUATTARA, président de la République de Côte-d’Ivoire : « s’opposer à une décision de justice, même rendue en dernier ressort, lorsqu’on l’estime inique ou injuste ».

Ces propos tenus, selon le quotidien Fraternité matin, lors de la prestation de serment du Président de l’institution chargée de la régulation du droit, étaient prémonitoires quant au respect du droit et à l’avènement de l’Etat de droit en Côte d’Ivoire.

En effet, aucune loi de la République n’autorise personne ni le président de la République à s’opposer à des décisions de justice quelles qu’elles soient ; encore que c’est au président de la République qu’il incombe l’obligation de les faire exécuter en leur état !

SEM OUTARRA souhaitait que les juridictions ne donnent plus à personne l’occasion de se révolter violemment contre une décision de justice ; rapporte encore le quotidien.
Ce souhait semble être un leurre car les décisions iniques et injustes continuent d’avoir cours, avec pour cible notamment Monsieur Laurent GBAGBO, Président de la République de Côte d’Ivoire, des membres de sa famille, des collaborateurs et de simples citoyens qui ont commis le crime d’avoir choisi Laurent GBAGBO comme celui devant exercer en leur nom la souveraineté.

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ONU, Armée française : Que valent les plaintes de Gbagbo ? / La stratégie des avocats de l`ancien président


Source : L'Inter du 30/09/2011


Les avocats de Laurent Gbagbo font feu de tout bois. Les conseils de l`ex-chef de l`Etat semblent en effet décidés à mettre fin au silence face aux attaques et autres accusations portées contre l`ancien président ivoirien, détenu par les nouvelles autorités depuis le 11 avril 2011. Le mercredi 28 septembre dernier, la presse s`est fait l`écho d`une plainte des avocats de Gbagbo contre Mme Martine Aubry, l`ex-premier secrétaire du Parti Socialiste (PS) français, pour « propos outrageants », et d`une saisine de l`Organisation des Nations Unies (ONU), par courrier signé du porte-parole de l`ex-chef de l`Etat, Koné Katinan Justin, pour la création d`une commission d`enquête internationale sur les événements survenus en Côte d`Ivoire depuis septembre 2002, date de l`attaque du régime Gbagbo. Le 15 septembre dernier, c`était l`armée française qui était poursuivie en justice par les avocats de l`ex-président pour « assassinat et tentative d`assassinat », pendant la crise post-électorale contre sa personne et ses proches. Koné Katinan Justin, et le collectif d`avocats commis à sa défense, notamment Lucie Bourthoumieux, Roland Dumas, Jacques Verges, Marcel Ceccaldi, ont décidé de monter au créneau toutes les fois que Laurent Gbagbo sera « diffammé » ou victime de tout autre attaque dans le cadre de la crise militaro-politique en Côte d`Ivoire. Que valent cependant ces plaintes et autres saisines adressées à la France ou à l`Onu, qui ont pris une part active aux cotés d`Alassane Ouattara dans la bataille pour le contrôle du pouvoir contre Laurent Gbagbo ? La France et l`Onu peuvent-elles se dédire, après avoir voué aux gémonies un Laurent Gbagbo perçu comme le dictateur ivoirien qui voulait confisquer le pouvoir ? Finalement que recherchent les conseils de l`ex-chef de l`Etat ? Tentative de réponse : « Dans la logique de la communauté internationale, le choix est clair. Il y a une certaine Afrique qu`il faut combattre. Il y a une certaine Afrique dont la voix ne doit pas être entendue. Oui, de ce point de vue, la plainte peut ne même pas être enregistrée. Quant aux fondements de la plainte, je vous répète que le président Gbagbo a raison de déposer une plainte et elle est fondée. Il n`y a pas plus sourd que celui qui refuse d`entendre », a commenté Michel Amani N`Guessan, l`ancien ministre de la Défense de Laurent Gbagbo, dans un entretien chez le confrère Soir Info le mardi 20 septembre dernier. Le regard certainement du politicien.

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