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20/09/2011

Exclusif/Michel Amani N`Guessan(ex-ministre de la Défense) crache du feu:« Gbagbo a dit, enjambez mon corps et continuez le combat»; « Nous sommes toujours en guerre »;« Nous ne devons renverser la situation »

Michel Amani N`Guessan a été ministre de la Défense sous Laurent Gbagbo, pendant plusieurs années. Il est Secrétaire général adjoint chargé des questions sécuritaires au Front populaire ivoirien (Fpi, opposition). Dans cette interview, il parle de la perte du pouvoir par Gbagbo, de Koulibaly Mamadou, des 100 jours de gouvernance du président Alassane Ouattara. Il aborde également la question de la nouvelle Armée et l`emprisonnement aux Etats-Unis du Colonel Yao N`Guessan, suite à une mission d`achat d`armes dans ce pays qu`il a cautionnée en tant que ministre de la Défense.

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La Côte d’Ivoire en danger sous Ouattara: Pluie de crédits sur le pays !

Source: ivoirebusiness.net

Publié le lundi 19 septembre 2011 | Notre Voie - «Les grands pays doivent comprendre que l’on ne peut pas vivre éternellement à crédit et qu’ils doivent penser aux générations futures

(…) Les dirigeants africains ont mis du temps à comprendre qu’il fallait gérer l’économie avec des critères très simples d’équilibre budgétaire, de maîtrise de l’inflation et de recherche de la compétitivité». L’auteur de ces propos tenus dans Le Figaro, à l’occasion de la remise du prix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, est Alassane Ouattara. Entre ce qu’il dit et ce qu’il fait, il y a un véritable abysse. Car depuis qu’il a été installé par les armes à la tête de la Côte d’Ivoire par l’Onu et la France, le pays est inondé de dettes. Et il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, lui qui avait pourtant déclaré se promener avec un conteneur d’argent. Certains parlent de pluie de milliards, d’autres d’endettement intelligent. Mais, à l’évidence, il s’agit de pluie de crédits, voire d’ouragan de crédits qui, dans le contexte économique actuel, hypothèque gravement l’avenir de la Côte d’Ivoire.
A titre d’exemple, et pour ce qu’on sait, le portefeuille crédit de la Banque mondiale est de 300 milliards FCFA pour la période 2010-2013. Pour l’heure, l’institution financière a décaissé 75 milliards FCFA. La France a accordé un soutien de 267,630 milliards FCFA. Le Fmi a prêté 372 milliards FCFA. La Bad a octroyé 77 milliards FCFA. La Boad a donné 10 milliards FCFA. Et comme l’a fait remarquer la récente mission du Fmi, tous ces soutiens financiers sont exceptionnels. C’est-à-dire qu’ils n’obéissent pas à l’orthodoxie financière appliqués jusque-là en matière d’aide au développement. Ces prêts sont destinés, outre l’appui budgétaire, à financer les dépenses d’urgence pour les populations, au redémarrage des services publics essentiels, à l’apurement des arriérés vis-à-vis des institutions internationales. La communauté internationale le fait pour que Nicolas Sarkozy n’ait pas honte de voir son poulain en difficulté financière. Sinon comment comprendre que le Fmi-très pointilleux sur les détails au temps de Laurent Gbagbo -finance un gouvernement sans programme à court ou moyen terme ? Par la théorie de développement public, tout financement doit répondre impérativement à des besoins bien planifiés dans le temps.

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12/09/2011

Yamoussoukro: Philippe-Rémond enterré dans la broussaille



Source : Notre voie du 11/09/2011


Tué par les éléments des FRCI d’Alassane Dramane Ouattara le 31 mars dernier, lorsqu’ils sont entrés dans la capitale politique de la Côte d’Ivoire, le français Philippe Rémond Gabriel Hervé a été porté en terre jeudi dernier. Ses amis, les enseignants de l’INP-HB où il enseignait les sciences industrielles, les rotariens et quelques ressortissants français vivant à Yamoussoukro lui ont rendu un dernier hommage en présence du Consul de France. La cérémonie de séparation s’est déroulée dans les locaux d’Ivosep, dans la sobriété et la douleur.
Par la volonté du président de la République française, Nicolas Sarkozy, Philippe-Rémond Gabriel Hervé a été traité avec mépris. C'est-à-dire pas comme un ressortissant français. Alors que son père fut un officier (capitaine) de l’armée française. Pilote de son état, son avion a été abattu au cours d’une opération pour le compte de son pays. Sa mère d’un âge très avancé aujourd’hui, fut agent des services de renseignements généraux de la France. Philippe-Rémond a choisi de rester en Côte d’Ivoire après avoir été coopérant au Sénégal.
Malgré tous ces services que ses parents ont rendus à la France, le corps de Philippe n’a pas été rapatrié dans son pays, pour être remis à sa famille. Pire, son cercueil a été jeté dans une fausse dépourvue de toutes les commodités requises, dans un cimetière broussailleux qui risque d’être rasé dans les années à venir. Le président français n’a vraiment que faire d’un Français qui refuse de marcher dans le sillon tracé par son pays des droits de l’homme et des libertés. La preuve, ses assassins qui sont bien des hommes de l’armée de Ouattara jouissent actuellement d’une liberté totale. Aussi, sa mort n’a été annoncée de manière officielle, dans aucun des organes de la place. C’est dans les 24 heures qui ont précédé son inhumation que certains de ses amis et connaissances ont été informés.
On sait que des officiers des ex-FDS ont été inculpés, sous prétexte qu’ils auraient commandité la mort de M. Yves Lambelin. La dépouille mortelle de ce dernier a été rapatriée en France où elle a eu droit à tous les honneurs. Le tort de Philippe est qu’il a été un supporteur du Président Laurent Gbagbo. Sa mort montre bien que dans la France sarkozyenne, un Français n’est pas forcément l’égal d’un autre.



Ouattara Abdul-Mohamed