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20/09/2011

La Côte d’Ivoire en danger sous Ouattara: Pluie de crédits sur le pays !

Source: ivoirebusiness.net

Publié le lundi 19 septembre 2011 | Notre Voie - «Les grands pays doivent comprendre que l’on ne peut pas vivre éternellement à crédit et qu’ils doivent penser aux générations futures

(…) Les dirigeants africains ont mis du temps à comprendre qu’il fallait gérer l’économie avec des critères très simples d’équilibre budgétaire, de maîtrise de l’inflation et de recherche de la compétitivité». L’auteur de ces propos tenus dans Le Figaro, à l’occasion de la remise du prix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, est Alassane Ouattara. Entre ce qu’il dit et ce qu’il fait, il y a un véritable abysse. Car depuis qu’il a été installé par les armes à la tête de la Côte d’Ivoire par l’Onu et la France, le pays est inondé de dettes. Et il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, lui qui avait pourtant déclaré se promener avec un conteneur d’argent. Certains parlent de pluie de milliards, d’autres d’endettement intelligent. Mais, à l’évidence, il s’agit de pluie de crédits, voire d’ouragan de crédits qui, dans le contexte économique actuel, hypothèque gravement l’avenir de la Côte d’Ivoire.
A titre d’exemple, et pour ce qu’on sait, le portefeuille crédit de la Banque mondiale est de 300 milliards FCFA pour la période 2010-2013. Pour l’heure, l’institution financière a décaissé 75 milliards FCFA. La France a accordé un soutien de 267,630 milliards FCFA. Le Fmi a prêté 372 milliards FCFA. La Bad a octroyé 77 milliards FCFA. La Boad a donné 10 milliards FCFA. Et comme l’a fait remarquer la récente mission du Fmi, tous ces soutiens financiers sont exceptionnels. C’est-à-dire qu’ils n’obéissent pas à l’orthodoxie financière appliqués jusque-là en matière d’aide au développement. Ces prêts sont destinés, outre l’appui budgétaire, à financer les dépenses d’urgence pour les populations, au redémarrage des services publics essentiels, à l’apurement des arriérés vis-à-vis des institutions internationales. La communauté internationale le fait pour que Nicolas Sarkozy n’ait pas honte de voir son poulain en difficulté financière. Sinon comment comprendre que le Fmi-très pointilleux sur les détails au temps de Laurent Gbagbo -finance un gouvernement sans programme à court ou moyen terme ? Par la théorie de développement public, tout financement doit répondre impérativement à des besoins bien planifiés dans le temps.

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