topblog Ivoire blogs

20/09/2011

A propos de la guerre de la France contre la Côte d’Ivoire: Mamadou Koulibaly se discrédite

Ce n’est pas la France qui nous a envoyé la guerre. C’est la haine que nous nourrissons entre nous qui a envoyé la catastrophe (…). Il ne faut plus avoir peur de nos relations avec la France. Si on respecte la Constitution, la démocratie et si les richesses du pays sont bien réparties, il n’y aura aucun problème avec la France. Il ne s’agit pas d’insulter la France, Sarkozy et Chirac. Il s’agit de dire que nos parents ont signé des papiers quand ils étaient trois millions. Aujourd’hui, nous sommes un peu plus de 20 millions et on ne peut pas continuer avec les mêmes règles du jeu. Dites aux gens que Lider pense qu’il faut changer les règles du jeu. Ne soyez pas complexés ». Ces propos rapportés hier par la presse ivoirienne ont été tenus par le professeur agrégé d’économie Mamadou Koulibaly, président de l’Assemblée nationale et N°2 de l’ancien régime. Mais surtout président-fondateur d’une nouvelle formation politique dénommée Lider (Liberté et démocratie pour la République). Ancien N°3 du Fpi (parti du président Laurent Gbagbo) dont il fut brièvement le président par intérim, Koulibaly a créé Lider après avoir échoué à caporaliser le Fpi. Pour Mamadou Koulibaly, englué dans une logique de « calife à la palace du calife », la libération de Laurent Gbagbo et des autres cadres Lmp, prisonniers politiques du régime Ouattara, ne devrait pas être la priorité du moment pour le Fpi. Mis en minorité par la base et les responsables fédéraux du Fpi, il a abandonné le bateau au large pour s’engager dans une autre aventure politique. D’où la création diversement appréciée de Lider. Les propos sus-indiqués de Koulibaly tenus lors de la cérémonie d’investiture de 40 cellules de Lider, samedi dernier, à Marcory, entrent visiblement dans le cadre de la guéguerre que Mamadou Koulibaly fait à ses anciens compagnons du Fpi. On n’aurait rien dit si les propos de Koulibaly ne concernaient pas les Ivoiriens qui sont morts par milliers dans la sale guerre faite par la France à la Côte d’Ivoire, depuis septembre 2002, via une rébellion armée pro-Ouattara qu’elle a couvée. Mamadou Koulibaly, qui a besoin d’exister politiquement en dehors du Fpi qui l’a forgé et révélé au monde entier, ne peut que s’attaquer au « père ». S’il veut se faire un nom en sa nouvelle qualité de responsable de parti politique. C’est normal, mais hasardeux en termes de retombées, puisque le Fpi est solidement implanté dans l’opinion publique ivoirienne.

Lire la suite

A propos de la guerre de la France contre la Côte d’Ivoire: Mamadou Koulibaly se discrédite


Source : Notre voie du 20/09/2011

Ce n’est pas la France qui nous a envoyé la guerre. C’est la haine que nous nourrissons entre nous qui a envoyé la catastrophe (…). Il ne faut plus avoir peur de nos relations avec la France. Si on respecte la Constitution, la démocratie et si les richesses du pays sont bien réparties, il n’y aura aucun problème avec la France. Il ne s’agit pas d’insulter la France, Sarkozy et Chirac. Il s’agit de dire que nos parents ont signé des papiers quand ils étaient trois millions. Aujourd’hui, nous sommes un peu plus de 20 millions et on ne peut pas continuer avec les mêmes règles du jeu. Dites aux gens que Lider pense qu’il faut changer les règles du jeu. Ne soyez pas complexés ». Ces propos rapportés hier par la presse ivoirienne ont été tenus par le professeur agrégé d’économie Mamadou Koulibaly, président de l’Assemblée nationale et N°2 de l’ancien régime. Mais surtout président-fondateur d’une nouvelle formation politique dénommée Lider (Liberté et démocratie pour la République). Ancien N°3 du Fpi (parti du président Laurent Gbagbo) dont il fut brièvement le président par intérim, Koulibaly a créé Lider après avoir échoué à caporaliser le Fpi. Pour Mamadou Koulibaly, englué dans une logique de « calife à la palace du calife », la libération de Laurent Gbagbo et des autres cadres Lmp, prisonniers politiques du régime Ouattara, ne devrait pas être la priorité du moment pour le Fpi. Mis en minorité par la base et les responsables fédéraux du Fpi, il a abandonné le bateau au large pour s’engager dans une autre aventure politique. D’où la création diversement appréciée de Lider. Les propos sus-indiqués de Koulibaly tenus lors de la cérémonie d’investiture de 40 cellules de Lider, samedi dernier, à Marcory, entrent visiblement dans le cadre de la guéguerre que Mamadou Koulibaly fait à ses anciens compagnons du Fpi. On n’aurait rien dit si les propos de Koulibaly ne concernaient pas les Ivoiriens qui sont morts par milliers dans la sale guerre faite par la France à la Côte d’Ivoire, depuis septembre 2002, via une rébellion armée pro-Ouattara qu’elle a couvée. Mamadou Koulibaly, qui a besoin d’exister politiquement en dehors du Fpi qui l’a forgé et révélé au monde entier, ne peut que s’attaquer au « père ». S’il veut se faire un nom en sa nouvelle qualité de responsable de parti politique. C’est normal, mais hasardeux en termes de retombées, puisque le Fpi est solidement implanté dans l’opinion publique ivoirienne.

Lire la suite