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27/01/2012

Ouattara en France : comme au temps de la Françafrique ?

Source : Telediaspora.net : Du 27/01/2012


(Le Nouvel Observateur ) Cela faisait un petit moment que Nicolas Sarkozy n'avait pas accueilli un chef d'Etat avec un tel faste. De son arrivée à l'aéroport d'Orly mercredi 25 janvier à son diner d'Etat à l'Elysée le lendemain, le parcours du président ivoirien, Alassane Ouattara, lors de ces trois jours de visite, a été jalonné d'intentions toutes particulières.

Le journal ivoirien "L'expression" rapporte avec fierté les honneurs rendus à leur président : "Cinq sections de l'armée française ont été mobilisées. Trois de l'armée de l'air, une de la marine nationale et une des forces paramilitaires."

A son arrivée à l'aéroport, accueilli par le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, au "son de musique de la garde républicaine", le chef d'Etat étranger a passé en revue les troupes. Ensuite, il a rallié la place des Invalides à bord "d'un hélicoptère présidentiel escorté par deux autres hélicos de combat".

De la place, Alassane Ouattara est monté à bord "d'une Citroën hors série blindée escortée par une centaine de motards de la police et de la gendarmerie. Le point de chute étant l'hôtel cinq étoiles Le Meurice où il a pris ses quartiers." Au programme de jeudi, le chef d'Etat ivoirien s'est rendu sur la tombe du soldat inconnu avant de remonter l'avenue des Champs-Elysées décorée aux couleurs des deux pays, sous escorte de la cavalerie. Sur le plan des symboles, Paris a décidé de frapper fort.

A l'ancienne

"On a l'impression que la France a accueilli Houphouët Boigny (premier président de la Côte d'Ivoire et acteur de la Françafrique, ndlr) au temps de la guerre froide!", s'étonne Antoine Glaser, ancien rédacteur en chef de "La lettre du continent", spécialiste de l’Afrique. "Il y a quelque chose de très rétro qui ne correspond pas à la mondialisation de l'Afrique. C'est un accueil anachronique, d'un autre temps".

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30/12/2011

Côte d'Ivoire: Soro déclare la guerre au PDCI ! Frci incontrôlables, insécurité galopante... Comment Soro veut « s’éterniser » à la Primature


Source : Le Nouveau Courrier du 30/12/2011

Le député de Ferkéssédougou, Guillaume Kigbafory Soro, ne serait plus trop chaud pour le Perchoir et semble être désormais candidat à sa propre succession à la primature. Surtout avec cette situation de Frci «incontrôlables» à la gâchette facile, le chef de l’ex-rébellion est en passe de conserver son fauteuil, histoire de garantir un assainissement dans les rangs des Frci, majoritairement composés des ex-rebelles sous son autorité.

Il y a des personnes qui estiment qu’une tenue leur va à merveille à telle enseigne qu’elle ne pourrait être assez bien pour une tierce personne. Et le premier ministre Guillaume Soro et son entourage sont de ces personnes-là. Selon eux, la primature doit demeurer l’affaire exclusive du chef de l’ex-rébellion, parce que la Côte d’Ivoire serait loin d’être sortie de l’ornière. Et le seul Ivoirien à même de faire face à cette situation post-crise est bien l’homme-providence Guillaume Soro.

Et les arguments ne leur manquent pas pour soutenir cette thèse. Alors qu’Alassane Ouattara, au lendemain du 11 avril, avait promis de rétablir la sécurité et de débarrasser Abidjan et les villes de l’intérieur de tous ses combattants en armes en deux mois, huit mois après, on en est à la case départ. Les Frci jouissant d’une impunité tatouée, parce qu’ayant été élevés au titre de sauveurs par le procureur de la République, Simplice Kouadio, ont continué de faire subir toutes sortes d’exactions, de chantage et de persécutions aux populations.

Les événements de Vavoua et de Sikensi (lundi dernier) ont fini par convaincre la communauté nationale et internationale que les éléments des Frci, majoritairement des ex-rebelles constituent un véritable problème pour le régime Ouattara. Parce qu’indisciplinés, insubordonnés et complètement déconnectés des réalités d’une armée régulière.

Primature coûte que coûte

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08/12/2011

Nous ne tremblerons plus au son de leur trompette! Un message à l'attention du président Gbagbo et aux peuples d'Afrique

Nous ne tremblerons plus au son de leur trompette!
Un message à l'attention du président Gbagbo et aux peuples d'Afrique

Dans notre tradition africaine héritée jalousement des Ancêtres, le procès a pour but majeur, sinon exclusif, de restaurer la paix dans la communauté divisée mais aussi dans les cœurs. Un dicton burkinatrombé dit d’ailleurs à ce propos que la palabre sauve le village. Car, ainsi que le précise aussi un proverbe wolof : « Il n’y a pas deux personnes qui ne s’entendent pas ; il y a seulement deux personnes qui n’ont pas discuté ». Madiba Mandela, noble fils de l’Afrique, est resté fidèle à cet enseignement des aînés. « Asseyons-nous et discutons ! », aimiez-vous à répéter à vos adversaires ; « Asseyons-nous et recomptons les voix ! », leur aviez-vous martelé des mois durant. Mais ils ne vous ont pas écouté.

Ceci parce qu’un petit nombre prétendument « international » a confisqué la parole, pris la justice en otage au nom des « droits de l’homme ». Mais dans notre Afrique historique et sage, où des mondes, des mentalités et des temps différents se superposent comme l’affirme le savant malien Hampâté Bâ, ils ne peuvent réussir une telle entreprise que par la violence, oubliant que le plus fort, celui qui gagne, le gagneur est peut-être dans l’humanité, celui qui nous amène à la régression. Car la force primaire, la force brute n’est pas primée dans nos sociétés. (Michel Serres).

Dans notre tradition africaine donc, M. le Président, un dicton ibo dit « qu’un procès n’exclut personne ». C’est-à-dire que le public n’est pas simplement présent en spectateur muet, il est autorisé à faire entendre son opinion. La mienne sera à travers cette correspondance mensuelle que je compte établir avec vous ; aussi longtemps que durera votre incarcération.

C’est, à travers ma plume, la voix de millions d’Africains du continent : Ivoiriens, Camerounais, Maliens, Sénégalais, Ougandais, Ghanéens, Algériens, Libyens, etc.

C’est aussi celle de millions d’autres, Africains de la diaspora et Descendants africains vivant dans le monde : en France, en Allemagne, en Chine, en Guadeloupe, en Haïti, au Canada, en Australie, etc.

C’est enfin celle de tous les combattants de la liberté de toutes confessions religieuses ou obédiences politiques: juifs, chrétiens, musulmans, bouddhistes, athées, socialistes, démocrates, républicains, communistes, etc.

Tous nous sommes là, Arc-en-ciel de liberté, défenseurs de notre humanité menacée, symbole de résistance contre l’injustice.

Tous nous voulons écrire cette page de notre histoire africaine avec vous ; Tous nous voulons marcher avec vous sur les traces de note humanité.

En introduction de son livre, Histoire de France, Pierre Miquel déclare : « Il y a des pays sans histoire. La France n’est pas de ceux-là. » Cette affirmation, de la plume même d’un historien, peut paraître choquante. On s’accorderait volontiers à dire que le terme « histoire » revêt une certaine ambiguïté ici, mais c’est sans compter sur cette autre déclaration, tout aussi célèbre, d’un fils d’immigré hongrois, que les Gaulois, pour leur malheur et perte, se sont choisi comme empereur-roi et qui déclarait triomphant à Dakar en 2006 que « le paysan africain n’est pas suffisamment entré dans l’histoire… ».

Mon cher Président, en votre qualité d’historien et de sage africain, permettez-moi de vous poser cette question toute simple : « C’est quoi l’histoire ? Se peut-il que nous n’ayons pas le même sens des réalités historiques que ces gens-là ?».

Ce questionnement, à mon humble avis, mérite d’être posé au préalable, car il nous permet de comprendre, ainsi que le notait déjà l’illustre sage et patriote africain, Cheikh Anta Diop, à son fils spirituel Théophile Obenga que toute réalité sérieuse et profonde ne peut s’expliquer et se comprendre que dans le cadre de règles, d’idées, de valeurs culturelles et de méthodologies que l’on prend pour modèle ou guide et qu’il a désigné par le terme de « paradigme culturel ». En d’autres termes, nous ne pourrions nous comprendre, comprendre nos référents religieux ou socio-culturels, nos valeurs, le sens et la portée de notre destinée, le cours de notre histoire et partant, sa définition même, que si nous ne sacrifions pas tous sur l’autel de la pensée unique, souvent tyrannique et impérialiste occidentale.

Il y a plus de deux mille ans, Sima Quian (145-86 av. JC), le premier historien chinois, affirmait avec assurance : «Ceux qui n’oublient pas le passé sont maîtres de l’avenir ». Ce qui signifie en d’autres termes que la survie d’un peuple dépend de la sauvegarde de sa mémoire, de son histoire. Comment donc nous construire un avenir certain lorsqu’on nous dénie ce recours au passé qui est nôtre, ce rapport dialectique à notre propre histoire ? Comment être maîtres du futur quand on n’est pas maîtres du passé, quand ce dernier semble même n’avoir jamais existé ? Au-delà donc de toutes ces tripatouilles du sens de l’histoire, la seule certitude vraie est que la Volksseele (âme du peuple) et le Volksgeist (esprit du peuple) se forgent dans le rapport dialectique que ce dernier entretient avec son passé ; Falsifier donc ce rapport, l’occulter ou le renier même, c’est courir le risque de faire des êtres concernés, non plus des hommes et des femmes agissant et pensant, mais de pauvres ombres esclaves au service de l’imposteur.

Lorsqu’on emprisonne les historiens et sages d’un peuple, c’est l’âme de ce peuple qu’on veut emprisonner, c’est son esprit qu’on veut corrompre ; c’est son génie surtout qu’on veut stopper. L’entreprise n’est malheureusement pas récente. Elle a plutôt la peau dure et la nuque raide. Solide comme une forteresse, elle traverse les siècles et les époques, et à chaque fois, transforme et pervertit les mentalités qu’elle influence. Comment croire qu’ils ne le savent pas, que nous avons une histoire, que de toutes les histoires, notre histoire est. Qu’elle est ce qui est. Comment leur faire accepter notre passé une fois pour toutes ? Leur faire respecter nos historiens et hommes sages ?
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24/11/2011

Voici le cancer qui ronge la Côte d’Ivoire-Gbagbo, Ouattara : Qui a gagné la présidentielle ?(Suite et fin)

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Source : Notre voie : Du 23/11/2011

Depuis le 28 novembre 2010, la Côte d’Ivoire est coupée en deux camps partagés entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara ; deux camps convaincus chacun d’avoir gagné le scrutin présidentiel. Comment réconcilier ces deux camps, sans la vérité ? Dans l’analyse qui suit, l’Ivoirien Soro Jean Yves, démontre la nécessité de recoller les morceaux en passant par cette douloureuse vérité que les nouvelles autorités ivoiriennes et leurs parrains étrangers étouffent à la kalachnikov pour espérer régner en « paix ».
«Comme M. Gbagbo était le fils des élections, il fallait le contourner par des élections. Le pays comporte 19 régions. Sur les 14 régions qui représentent 90% de l’électorat, M. Gbagbo avait 7 point d’avance. C’est sur les 17% des 5 régions du Nord ou le scrutin a été faussé parce que la rébellion n’avait pas désarmé, que M. Ouattara a inversé les résultats. M. Gbagbo n’a donc pas perdu le scrutin du 28 novembre » (Interview à Notre Voie, du jeudi 3 novembre 2011, n°3975, p.6).
Sans trancher dans le vif le débat autour de qui, de Laurent Gbagbo et d’Alassane Ouattara, a remporté le second tour de l’élection présidentielle, les avocats français, Maître Jacques Vergès et Roland Dumas reviennent, dans un maître-livre intitulé « Crimes et fraudes en Côte d’Ivoire », sur ce qui s’est passé réellement le 28 novembre 2010 en Côte d’Ivoire. Ils donnent néanmoins des pistes de réflexion qui inclinent à penser que M. Ouattara n’est pas le véritable vainqueur de l’élection présidentielle. En effet, dans une étude sérieusement documentée, ils démontrent que, le jour du vote, dans le Nord du pays, à Korhogo et dans plusieurs villes de la région, les représentants dans les bureaux de vote du candidat Laurent Gbagbo et des électeurs soupçonnés d’être ses partisans ont été chassés des bureaux de vote. D’autres, plus malheureux, ont été copieusement battus ou tués par les éléments de la rébellion armée favorable à M. Ouattara, les Forces nouvelles. Les dérives délictueuses et criminelles ont été à la base d’une fraude massive et grossière qui a entaché gravement la sincérité du scrutin. Les échanges suscités par ces fraudes à la Commission électorale indépendante (Cei) ont paralysé ladite institution qui a été incapable de proclamer les résultats provisoires dans le délai légal. C’est au Golf Hôtel, QG du candidat Alassane Ouattara, que M. Youssouf Bakayoko, président de la CEI, a proclamé hors délai et à titre individuel, ce qu’il a appelé des résultats provisoires. La suite est connue de l’opinion même si les puissants moyens de communication de la communauté internationale ont, avec acharnement, tenté de travestir les faits et la réalité (Notre Voie, des samedi 5 et dimanche 6 novembre 2011, p.6 n°3977, article de M. César Ebrokié : « Crimes et fraudes en Côte d’Ivoire » ; Le livre de Dumas et Vergès sur le 28 novembre 2010).

Entre vérité et mensonge,
la jeunesse divisée

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08/09/2011

Mandat d’arrêt : Le ministre Dosso répond au Procureur

Nous avons appris par voie de presse le 25 août 2011 qu’il a été décerné contre sept autres proches du Président Laurent Gbagbo des mandats d’arrêt internationaux dont notre modeste personne.
Ces mandats qui n’ont de l’importance qu’aux yeux que de ceux qui les délivrent, appellent toutefois de notre part une réaction afin que l’opinion comprenne encore mieux les incongruités, le cynisme du pouvoir passager installé par la Communauté internationale à Abidjan. Je ne m’attarderai pas sur la forme atypique voire carnavalesque d’émission des mandats d’arrêt par le Procureur de M. Alassane Ouattara. Une procédure qu’un journaliste ivoirien a qualifiée de façon laconique de ‘’Vuvuzela judiciaire‘’. Toutefois, qu’il me soit juste permis de revenir en quelques lignes sur les raisons qui les sous-tendent. Précisément, le mandat à mon encontre. Pour les justificatifs de ce mandat, le pouvoir Ouattara parle sans vergogne de crime économique. Quand on a été, dans un gouvernement, chargé des personnes affectées par la guerre, que pendant votre court exercice, vous n’avez eu la gestion d’aucun budget, il vous est difficilement imputable un délit de crime économique, la nouvelle trouvaille de M. Ouattara et ses juristes. On invoquerait certainement la responsabilité collective des membres du gouvernement pour m’incriminer. Mais, là encore, nous serions dans un cas de poursuite générale de tous les membres du gouvernement. Ce n’est point le cas. Les raisons de cette poursuite sont donc ailleurs.

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24/08/2011

La vie du Président GBAGBO entre les mains de SARKOZY



Source : Telediaspora.net du 24/08/2011

A la proclamation des résultats de l’élection présidentielle de 2010 par le Conseil Constitutionnel, la France comprit clairement l’échec de son coup d’état électoral et qu’il ne lui restait plus que l’option militaire. Sur ce plan, le Président GBAGBO , conscient de la destruction de toute la flotte aérienne ivoirienne en Novembre 2004, par l’armée française et convaincu de la faiblesse de son armée, due au manque de moyens humains et matériels, résultant de la réduction drastique des ressources de l’Etat accaparées en partie par la rébellion, s’est trouvé dans l’incapacité de livrer une guerre militaire à la France et consorts (ONUCI, rebelles, mercenaires de la CEDEAO, etc.).
Il se présentait à GBAGBO deux options : fuir comme l’autre, « athlète olympique du saut à la perche »habitué à sauter les murs, ou bien résister devant cette attaque lâche et barbare. En tant que digne fils de ce pays, attaché fidèlement à son peuple et à l’image des résistants historiques africains, le Président GBAGBO décida de tenir jusqu’au bout.
C’est pourquoi le 11 Avril 2011, après une résistance farouche à plusieurs attaques conduites par la France et le largage de plus d’une centaine de bombes sur sa résidence et en beaucoup d’autres endroits, le Président GBAGBO accepta de se rendre aux forces spéciales françaises. Ainsi, Il fut fait prisonnier par la France qui le confia par la suite aux rebelles de Ouattara.
Ces derniers, dans la manifestation de leur joie, humilièrent le couple présidentiel avant de brandir les époux GBAGBO comme « trophée » de guerre aux médias internationaux et particulièrement français.
Le Président imposé par la France à l’issue du coup d’état, trouvant que GBAGBO était très gênant à Abidjan, décida de le déporter, comme à l’époque coloniale, dans « son Alcatraz » ou « sa Cayenne », au Nord de la Côte d’Ivoire, fief de sa rébellion.
Quelques jours plus tard, avec l’hypocrisie et la complicité notoires de la France et de l’Onuci, plusieurs autres autorités ivoiriennes qui se sont rendus à ces forces soi-disant impartiales pour chercher protection, ont été livrées comme prisonniers à cette dictature naissante.
On comprend aisément que GBAGBO et ses collaborateurs sont dans une prison dont la France est le régisseur et le geôlier, le Chef de l’Etat ivoirien imposé par la Communauté Internationale.

Quel sort cette France et son « Préfet » réservent à ces détenus ?
1. L a France, régisseur de la prison de GBAGBO et collaborateurs
Pour rappel, c’est la France aidée de l’Onuci, de mercenaires et des rebelles qui a livré une guerre ouverte, totale et multiforme à la Côte d’Ivoire et qui a capturé le Président GBAGBO. On peut penser que la capture ou « la… capturation » selon un des ministres du gouvernement actuel, de surcroît chargé de la formation, n’était pas l’objectif de la France mais plutôt l’élimination physique du Président. La préservation de la vie de ce valeureux combattant ne tiendrait-elle pas du développement des TIC et de la réaction imprévisible de nombreux ivoiriens ?
Toute guerre finit toujours par l’emprisonnement des vaincus par les vainqueurs militaires. C’est ainsi que GBAGBO est le prisonnier de la France et précisément des industriels et chocolatiers français, européens et américains. Il est aussi le prisonnier des multinationales du secteur pétrolier français et américain ainsi que d’autres multinationales ayant des intérêts en Côte d’Ivoire qui, tous ensemble, ont commandité cette guerre dont l’exécutant principal est l’armée française et le bénéficiaire, Ouattara.
Ces forces étrangères ont choisi d’installer Ouattara, l’homme qui a vendu, au franc symbolique de grandes entreprises ivoiriennes à des intérêts français, au contraire de GBAGBO qui a toujours refusé de brader les richesses de son pays ,optant plutôt pour un partenariat « win-win ».
C’est pourquoi les personnalités partageant cette thèse du partenariat gagnant-gagnant, de la dignité, du développement par nous-mêmes et par nos propres richesses, ont été aussi faites prisonnières. Aujourd’hui, ces femmes et ces hommes ont été officiellement inculpés pour des raisons en tout point applicables à Ouattara, à son parti le RDR et à sa rébellion. Quel paradoxe !
Par une incroyable inversion des responsabilités dans cette crise qui a débuté en Septembre 2002, la France et les rebelles, auteurs de graves violations des droits de l’Homme, de nombreux crimes de tous genres, et particulièrement des casses des agences de la BCEAO qui leur auraient permis, selon des experts, d’engranger plus de quatre cents milliards de nos francs, ont le culot de poursuivre ces innocentes hautes personnalités politiques et intellectuelles pro-GBAGBO.
Considérons seulement quatre des nombreux chefs d’accusation brandis par le Procureur de la République.
En effet, l’atteinte et le complot contre l’autorité de l’Etat ont toujours été du fait de Ouattara, du RDR et de sa rébellion, qui depuis 1999, n’ont fomenté que des tentatives de coup d’état pour arracher de force le pouvoir. D’ailleurs, un membre du gouvernement actuel a même déclaré «la rébellion championne des coups d’état ».
Un deuxième chef d’accusation porte sur la constitution d’une bande armée. Que dire alors de la rébellion avec le MPCI, le MPIGO et le MJP ? Ce ne sont sûrement pas des bandes armées mais plutôt des bataillons et des corps d’armée à la solde du Chef de l’Etat actuel. C’est pourquoi le Chef d’Etat major de la rébellion a été nommé naturellement patron des FRCI , en réalité un agrégat hétéroclite des forces rebelles de Côte d’Ivoire.
Que penser d’un troisième chef d’accusation : tribalisme et xénophobie. Un coup d’œil furtif sur les nominations, les membres du gouvernement, les ambassadeurs, nous montre clairement que le camp Ouattara est tribaliste, xénophobe et peut-être même « ivoirophobe », car aujourd’hui, il s’agit du gouvernement du Nord et de la CEDEAO siégeant à Abidjan.
Le plus cocasse et quatrième chef d’accusation porte sur les crimes économiques : Que dire alors de la « centrale » qui fait office de ministère de l’économie et des finances au bénéfice de la rébellion et de leurs parrains, des exportations par l’intermédiaire des pays frontaliers du nord des matières agricoles et minières par les rebelles de Ouattara ,et enfin de toute cette économie parallèle entretenue au su et au vu des autorités actuelles ! C’est pourquoi l’unicité des caisses est demeurée à ce jour une vue de l’esprit pour le couple Ouattara-Soro ; pire, les crimes économiques s’étendent aujourd’hui sur l’ensemble du territoire. Cette économie clandestine est supervisée de main de maître par le régisseur.
Pour la France, il s’agit de mettre fin à « l’outrecuidance » des ivoiriens conduits par GBAGBO qui veulent d’une Côte d’Ivoire, débarrassée de la Françafrique, d’un pays autonome et libre. Il faut donc tuer dans l’œuf ces velléités d’indépendance réelle afin que l’exemple ivoirien ne fasse pas tache d’huile en Afrique. Il s’agit d’écarter définitivement du pouvoir, GBAGBO et son parti soucieux de la souveraineté de la Côte d’Ivoire.
C’est ainsi que se précise de plus en plus la menace de la CPI comme pour J. P. BEMBA en RDC. Conduire GBAGBO à la CPI ou au TPI et laisser les criminels Chirac, Sarkozy, Ouattara et ses rebelles libres est inimaginable. Oh ! Quelle justice !
Par la justice des vainqueurs, le régisseur compte mettre fin à la démocratie en Côte d’Ivoire pour nous ramener à l’ère du parti unique pur et dur, c’est-à-dire faire taire par tous les moyens et pour toujours l’opposition, plus de cinquante ans après les indépendances. C’est pourquoi la France fait utiliser le nord du pays, fief de la rébellion pour garder ces personnalités de haute carrure politique et intellectuelle par son geôlier et ces rebelles quasi analphabètes, bafouant totalement les droits humains les plus élémentaires.
2. La responsabilité du geôlier.
Comme dans toute prison, le régisseur est le chef hiérarchique du geôlier. Dans le cas des détenus politiques ivoiriens, le geôlier Ouattara ne fait qu’obéir aux injonctions de la France.
Le geôlier, sur ordre de la France, a fait du nord de la Côte d’Ivoire un goulag pour le Président GBAGBO et ses collaborateurs. Il copie ainsi les anciennes pratiques françaises de déportation des bandits et opposants à Cayennes en Guyane. Cette région septentrionale déshéritée de la Côte d’Ivoire, davantage appauvrie par la guerre déclenchée par certains de ses fils égarés, a été déjà à l’ère du parti unique un lieu de sanctions des opposants. Ce fut le cas pour le Président GBAGBO, transféré dans les années 70 à Séguéla. Il n’en est pas à sa première expérience et s’en sortira ragaillardi comme les fois précédentes. Toutefois, il faut s’inquiéter de la situation actuelle de ces prisonniers qui vivent dans des conditions inhumaines : matelas à même le sol, sans vêtement de rechange, locaux infestés de serpents et de moustiques, baignant dans une atmosphère humide et nauséabonde. Ces prisons de Ouattara ne répondent pas aux critères reconnus de maisons d’incarcération. Ces détenus font l’objet de sévices continus, de railleries, de tortures permanentes morales et physiques ; l’objectif étant manifestement de les tuer à petit feu et leur enlever tout désir de reprise de la bataille politique. Il est même interdit à leurs familles de leur rendre visite. Quelle cruauté !
De plus, quand on sait que les infrastructures sanitaires sont totalement délabrées dans ce nord rebelle, il faut s’inquiéter de la santé de ces détenus d’âges avancés , surtout que la grande majorité des médecins et infirmiers a été chassée par la rébellion du 19 Septembre 2002.
La santé des prisonniers est donc à la merci du geôlier Ouattara. Ce dernier, après seulement quatre mois d’exercice du pouvoir, un nombre limité de conseils des ministres , de nombreux voyages à l’étranger comme pour confirmer qu’il était le « candidat de l’étranger », est en vacances en France, pour prendre sans aucun doute des instructions auprès de son parrain afin de mieux connaître la conduite à tenir vis-à-vis de ces illustres prisonniers. C’est pourquoi, c’est maintenant que des chefs d’accusation sont notifiées au couple présidentiel et cela sans tenir compte des statuts d’ancien président et de député.
Pour les autres détenus, c’est trois mois après leur incarcération qu’ils ont été inculpés.
De plus, c’est seulement à deux reprises que le geôlier a autorisé la visite de certains avocats à leurs clients. En revanche, d’autres se sont toujours heurtés au refus catégorique du nouveau pouvoir politique.
Devant cette parodie judiciaire, où sont passées les ONG de défense des droits de l’Homme : Lidho, Midh, Convention de la Société Civile de Patrick NGOUAN …? Quel silence coupable !
Toutefois, on ne peut se taire sur la différence entre le Président de la Communauté Internationale (PCI) imposé aux ivoiriens et le Président de la Côte d’Ivoire (PCI) élu selon la constitution ivoirienne.
Pour GBAGBO, au lieu de faire des prisonniers, il a pratiqué, au nom de la paix, l’armistice, le retour des exilés, le versement d’indemnités aux anciens dirigeants, le soutien financier aux partis politiques, le rappel de salaires des militaires FDS ayant rejoint la rébellion, l’acceptation de l’augmentation des grades des rebelles ; ceci en raison de sa bonté et de son amour pour son pays. C’est ainsi que doit se comporter le vrai patriote, le vrai homme politique.
GBAGBO fait une application des conseils bibliques «aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent». C’est pourquoi ces criminels de tout genre n’ont pas fait l’objet d’inculpation et d’emprisonnement.
Comment comprendre le comportement de l’actuel Chef d’Etat qui a bénéficié de la mansuétude du Président GBAGBO, l’autorisant à être candidat malgré sa nationalité douteuse ? Rappelons que Bédié, son allié d’aujourd’hui, avait lancé contre lui un mandat d’arrêt international, annulé par GBAGBO mettant ainsi fin à son « exil» doré.
Quelle ingratitude !

Cinquante ans après nos indépendances, devrait-on assister encore aujourd’hui à l’humiliation d’hommes politiques et d’intellectuels d’aussi grande valeur que Laurent GBAGBO et ses camarades prisonniers ? Il s’agit pour la France d’humilier toujours l’Afrique et ses dirigeants susceptibles de libérer ce continent du joug du néo-colonialisme. La solution de la France a toujours été soit d’assassiner les dirigeants africains dignes tels Um NYOMBE, OLYMPIO, SANKARA, NGOUABI… , soit d’éliminer politiquement comme ces nombreux Présidents africains, victimes de coups d’Etat planifiés par la France parmi lesquels figure le Président GBAGBO arbitrairement emprisonné pour ses idées souverainistes. C’est à Sarkozy de libérer au plus vite ces innocentes personnalités.
Pour finir, la vie du prisonnier GBAGBO ne dépend que de la France et de la France seule. C’est pourquoi le peuple de Côte d’Ivoire n’a ses yeux rivés que sur la France et tient Sarkozy responsable de tout ce qui arrivera à ces hautes personnalités ivoiriennes.
A nos illustres autorités politiques et religieuses de l’Afrique en mutation, continuerez-vous de rester si indifférentes à l’emprisonnement arbitraire d’un fils de l’Afrique qui lutte pour le développement de son pays et de tout le continent ?
Frères et sœurs ivoiriens et africains, voilà le travail macabre et diabolique de la France en Côte d’Ivoire pour tuer la démocratie en Afrique ; la vie du Président GBAGBO est donc entre les mains sanguinolentes de SARKOZY.
Une contribution de patriotes seniors

18/08/2011

OUATTARA N'EST PAS EN VACANCES: IL FUIT UNE MUTINERIE


JEUDI, 18 AOÛT 2011 07:22

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Décidément, cet homme n’a rien perdu de ses réflexes de sauteur de clôture. Il a même amélioré ses performances. C’est normal, avec l’âge, on finit par avoir l’expérience de ces choses. Cependant, je note que cet Imposteur n’a aucun respect pour les Ivoiriens. C’est pourquoi chaque jour, il m’invite par ses actes, à me poser une question fondamentale : comment Houphouët a-t-il présenté les Ivoiriens à cet homme pour qu’il les prenne tous pour des gens très peu intelligents au point qu’il leur mente sans cesse ?

Vous vous êtes posé la même question. Et je vous ai entendu vous interroger comme ci-après : pourquoi seulement après trois mois d’imposture, OUATTARA décide-t-il subitement de décréter des vacances pour tout son "gouvernement" illégitime ? Qu’a-t-il abattu comme travail pour chercher à se reposer alors qu’il n’a ni été capable de provoquer un re-décollage de l’économie nationale ni été à mesure de ramener la sécurité qu’il a compromise avec des hors-la-loi ?

Bien plus grave, le pays sombre chaque jour plus profondément dans la disette ; la plupart des entreprises publiques cumulent entre trois et quatre mois d’arriérés de salaires pendant que les forces armées régulières perçoivent main à main par petites tranches, leurs salaires diminués des primes, comme des ouvriers journaliers. Pendant ce temps, les combattants de sa bande armée baptisée FRCI, ces braconniers habitués à croquer des os de biches et de singes, sont réduits à manger du pain sec avec des sardines froides et sans os pour ces habitués des repas chaud en brousse.

Mais ce n’est point le malaise national que je me garde volontiers de décrire entièrement qui a amené OUATTARA à fuir Abidjan.

La vraie raison, c’est qu’il y a un problème avec la France. Ce pays dont le Premier Ministre a revendiqué fièrement d’être celui qui paie les salaires des fonctionnaires ivoiriens, aurait donné pour la dernière fois, un ultimatum à OUATTARA pour obliger ses Commandants analphabètes à respecter un minimum de légalité pour compter du 31 août 2011.

Cet ultimatum lui impose de les contraindre à reverser l’argent collecté aux postes de Douanes dans les caisses de l’Etat. Il exige également que les tracasseries contre les opérateurs économiques assurant la grande distribution de vivres, notamment le paiement obligatoire de frais de passage d’un montant de 115 000 francs CFA par corridor FRCI et par camion, s’arrête immédiatement. Faute de quoi, elle lui retirerait tout soutien, y compris le paiement des salaires du mois d’août.

La raison de cet acharnement subit, c’est que la France est entrée dans une zone de turbulence économique sans précédent. Le pays est conscient qu’il a de très bonnes chances d’être décrété en état de cessation de paiement bientôt avec une dette avoisinant 90% de son Produit Intérieur Brut (PIB). En d’autres termes, la France elle-même a besoin d’argent en urgence. Donc elle ne peut plus en donner à quelqu’un qui n’a plus aucun avenir d’imposture en Côte d’Ivoire.

L’information a été remontée au niveau de la "hiérarchie" des FRCI. Les petits commandants de brousse et de sous-quartiers ainsi que certains Commandants de zone ont très mal pris cet ultimatum. Ils ont envoyés paître les Commandants d’Abidjan qu’ils accusent de se sucrer tranquillement aux Ports d’Abidjan et de San Pedro et qui par égoïsme, veulent les priver de ce butin de guerre pour lequel ils ont tous donné leur poitrine. Ils ont donc demandé à quiconque se sent "garçon" de les obliger à arrêter cette activité de rançonnage qui fait vivre leurs familles depuis 2002. Mieux, les nouvelles recrues ont exigé que OUATTARA leur paie la somme de 5 millions de francs CFA par combattant qu’il a promise au moment où il leur demandait de rejoindre sa cause contre Laurent GBAGBO.

Alors OUATTARA habitué à sauter les clôtures pour se mettre à l’abri après avoir allumé le feu, a voulu, cette fois-ci, faire un grand bond de sécurité qui l’a conduit auprès du maître blanc. Parce que même les braconniers Dozo recrutés dans toute la région ouest africaine et déployés dans les quartiers d’Abidjan depuis environ trois semaines dans le cadre d’un dispositif tactique qu’ils appellent "Dispositif anti-coup d’Etat", attendent eux aussi le paiement de cette somme de 5 millions de francs CFA. En attendant, ces chairs à canon à qui leurs recruteurs cachent que leurs prédécesseurs sont tous morts au contact des Marins Commandos et des éléments du Commandant Abéhi, ont décidé de faire comme les autres : ériger des barrages, assurer le contrôle de routine en "lisant" à l’envers les pièces des véhicules et, obliger les automobilistes transportant du vivriers, le charbon ou assurant le transport de voyageurs, à leur payer de l’argent avant de traverser leurs barrages.

Comme vous le devinez, ce n’est plus une affaire de Soldats loyalistes réfugiés au Ghana et préparant le retour à l’ordre constitutionnel qui fait fuir OUATTARA, mais un risque réel de mutinerie de braconniers Dozo, d’anciens prisonniers arborant fièrement des tenues de commandos parachutistes, de Commandants de zone illettrés et de mercenaires burkinabés. Alors, ce doyen d’âge de la pègre ivoirienne qui conserve décidément de très beaux restes, n’a pas voulu se faire surprendre. Il a donc pris le large.

Mais ne vous en faites pas. La situation de chaos qu’il a créée en Côte d’Ivoire est devenue une équation à plusieurs inconnues. La malédiction qui le pousse à prendre des décisions impopulaires lui a déjà fait perdre plus de 70% d’opinion favorable dans son propre camp où il est traité désormais comme un moins que rien. En effet, quand tes propres partisans t’appellent "nanfant dé siain", c’est que tu ne vaux plus rien.

Mieux, l’œuvre divinement accomplie par les commandants FRCI en privant les caisses de l’Etat de tout revenu et en détruisant les commerces sous le prétexte d’une opération de "salubrité" urbaine, a aidé beaucoup de militants du RDHP à retrouver leur esprit. Les yeux rouges de honte, la bouche fermée par la crainte de leurs anciennes amours, j’ai nommé les FRCI, ces frères ivoiriens désillusionnés sont ceux qui organiseront les prochaines festivités nationales soit pour le retour à l’ordre constitutionnel d’avant le 11 avril 2011 soit pour quelque chose de beaucoup plus musclé.

Et puis il y a nous autres, acteurs de la Révolution Permanente. Chaque Ivoirien assassiné chaque jour nous donne des raisons supplémentaires de vite faire mais bien faire. Le cri du cœur de chaque ménage privé de revu nous parvient comme un appel de la Patrie. Chaque citoyen emprisonné sous de prétextes fallacieux, nous conforte à l’idée que le Peuple nous prie de venir à son secours.

Alors, sœurs et frères ivoiriens, prenez votre mal en patience. Soyez forts. Soyez sans crainte. Soyez patients surtout. Mais restez debout ! Et préparez vos habits et vos parures pour fêter le grand jour. Le fuyard reviendra. Parce que c’est à Abidjan que tout a commencé ; c’est donc à Abidjan que tout va se terminer. Je vous l’ai déjà dit : Tout est accompli !

A très bientôt.

Hassane Magued ( cameroonvoice)