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30/12/2011

Bilan d’une année apocalyptique : Quand le camp Ouattara se moque de la souffrance des Ivoiriens


Source : Notre Voie du
Vendredi 30 Decembre 2011


Le Quotidien Le Patriote, pro-Ouattara, s’est essayé, hier, à un exercice bien périlleux. Justifier l’injustifiable, condamner la victime sur fond de mensonges et de récits tronqués.
Chaque Ivoirien devrait avoir lu «Le Patriote » dans sa parution d’hier jeudi 29 décembre. Et particulièrement, chacun devrait avoir contemplé la UNE de ce canard qui semble avoir choisi de se moquer des Ivoiriens qui soufrent depuis 2002. Un journal amnésique, truffé de mensonges, de contre-vérités et de demi-vérités.
«2011, Gbagbo créa la guerre…», a-t-il cru bon de faire avaler aux Ivoiriens. Et effectivement, la surprise était grande devant les kiosques bondés. «Mais ces journalistes-là n’ont-ils pas vécu en Côte d’Ivoire depuis 2002 ?» ou encore «mais, pour qui nous prennent-ils ? On sait qui a créé la guerre en Côte d’Ivoire». L’indignation était grande hier, tant la couleuvre que Le Patriote a tenté de faire avaler aux Ivoiriens est grosse. Et le journal est allé jusqu’à avancer des chiffres voulus lacrymogènes : 3000 morts, 2 millions de déplacés ; terreur et misère à Abidjan ; 11 avril : la capture salvatrice d’un tyran. Les personnes qui ont osé jeter un coup d’œil sur la UNE du Patriote, hier, ont vu des vertes et des pas mûres.
Le plus beau était cependant à l’intérieur du journal. Un article intitulé «De la terreur à l’espoir» est illustré par une photo où on aperçoit clairement des personnes entourant des corps d’étudiants massacrés par les hommes de Ouattara. Avec une légende révoltante : La machine à tuer du FPI s’est mise en branle. La qualifiant d’inoubliable, le journaliste affirme que c’est l’année 2011 qui aura marqué la mémoire des Ivoiriens au cours de cette décennie. Il évoque la peur de voir la nation ivoirienne se disloquer, ses fils et filles s’entretuer. Et dans un raccourci aussi stupide qu’insultant, il avance que « le contentieux électoral de l’élection présidentielle de novembre 2010 s’est déporté sur l’année qui a suivi. Au point de dégénérer dans la pire violence que la Côte d’Ivoire ait jamais connue.
Et c’est le journal qui a divisé le pays en deux parties à sa UNE en janvier 2001 pour faire accepter cette idée macabre, qui s’en plaint aujourd’hui ? Il devrait pourtant se réjouir d’avoir obtenu ce qu’il voulait depuis des années. Mais là où il se montre cynique, c’est quand il ignore totalement que la violence, la pire que la Côte d’Ivoire ait jamais connue, a été déclenchée en septembre 2002. Avec des tueries massives de populations civiles dans le nord, le centre et l’ouest du pays. Le Patriote s’est-il demandé combien de morts il y a eu à Abidjan dans la seule nuit de 18 au 19 septembre 2002 ? Combien de gendarmes ont été froidement assassinés à Korhogo et à Bouaké ? Combien de civils innocents ont été brûlés vifs, jetés dans des puits, égorgés, morts étouffés dans les conteneurs, amputés des membres, etc. ? Sait-il combien de femmes ont été violées par les rebelles depuis 2002 ? Qui rendra justice pour tout cela ?
Si les journalistes du Patriote et leurs amis ne le savent pas, les Ivoiriens, eux, savent bien que la guerre a été créée en 2002 par ceux qui exercent le pouvoir aujourd’hui. Alors que le président Gbagbo se trouvait en visite officielle en Italie. Une attaque lâche, sauvage, barbare qui a endeuillé de milliers de familles et placé la quasi-totalité des Ivoiriens dans une détresse sans nom.
La guerre créée donc en 2002, il s’en est suivi une crise grave qui a plombé le pays pendant une décennie. Et au moment où le pays organisait l’élection présidentielle en novembre 2010, aucune garantie de sécurité n’existait car les rebelles n’avaient pas été désarmés et continuaient de menacer le pays. Et chacun savait bien que la présence massive de ces armes allait peser sur le déroulement du scrutin. Cela n’a pas manqué. Et les armes des rebelles aidés par la France et l’ONUCI, ont piétiné la volonté du peuple pour imposer un homme-lige à la tête du pays. Le Patriote sait très bien que la France y tenait plus que tout. Le monde entier sait que le seul moyen que ce pays connaît pour sortir de la grave crise financière est le retour à la pratique coloniale. Cela aussi, le Patriote le sait très bien. Mais les appétits et les ambitions aussi démesurées que malhonnêtes des uns et des autres aidant, la France a trouvé aisément le terreau qu’il lui fallait pour faire prospérer son action. Sans la politique coloniale, la France n’est rien. C’est pour cela qu’elle fait mourir les Ivoiriens depuis 2002. C’est pour cela qu’elle piétine les règles élémentaires de la démocratie et du droit international en venant bombarder, sans déclaration de guerre, le palais du président d’un pays souverain.
Tout cela, Le Patriote qui écrit sans honte que la guerre a été créée en 2011, le sait très bien. Lui qui dit «bravo pour le travail bien fait » quand des policiers sont brûlés vifs à Abobo, quand les pauvres vigiles et agents de la RTI sont brûlés vifs à Abobo, quand des gendarmes sont assassiné partout à Abidjan par un commando invisible, quand près d’un million de personnes sont obligées de quitter la commune d’Abobo pour ne pas périr, quand des villages sans défense sont attaqués en pleine nuit, etc. Bravo pour le travail bien fait également à tous ces traitres de l’armée qui ont trahi la confiance du peuple pour se mettre au service de puissances maléfiques. « Time will tell », dit une chanson célèbre. L’histoire jugera. Et le temps est l’autre nom de Dieu.



Une contribution de Moussa Sié Koffi








18/10/2011

Coup d’état, rébellion, guerre, élections et missions «dozotiques» en Côte d’Ivoire… Vous avez dit réconciliation ?



Source : Telediaspora.net du17/10/2011

Notre pays est dans une merde et toutes les contributions sensées qui peuvent apporter quelque chose de positif doivent être encouragées pour que le peuple retrouve sa quiétude. Pro-gbagbo ou pro-ouattara ce n'est pas cela le plus important, mais plutôt le peuple dans son ensemble et le développement du pays. N’étant ni pro-gbagbo, ni pro-ouattara, j'ai choisi pour la circonstance d'aller contre la politique « de va-en-guerre» de Mr Ouattara. Une politique qu'il a voulu camoufler en clamant sur tous les toits qu'il n'a rien à voir avec la rébellion, pendant que les rebelles eux-mêmes rassuraient leurs parents et partisans qu’ils ont pris les armes dans le seul but de porter Mr Ouattara au pouvoir, celui-là même qui les nourrissait dans le maquis, selon eux...
Aujourd’hui, c’est chose faite et les combattants parlent maintenant de réconciliation tout en continuant de tuer, de violenter, de manipuler, d’intimider…
Ailleurs, pour parler de réconciliation, on parlerait de guerre c'est-à-dire ce qui a déchiré le tissu social. Et si on parle de guerre, alors on parle donc de ce qui a provoqué la guerre. Et si on parle de ce qui a provoqué la guerre, on parle de pourquoi le choix de la guerre et non autre chose. Et puis on parle de qui a fait quoi…
En clair:
1. Ce qui a provoqué (CAUSE) le coup d’Etat du 19 septembre mué en rébellion est un point clé...
2. Le CHOIX d'un coup d'Etat transformé en rébellion est un autre point clé. Pourquoi une rébellion dans un pays comme la Côte d'Ivoire? Pourquoi prendre les armes pour tuer quelqu'un afin de placer un autre? A quelle fin? Pour construire des châteaux au Burkina Faso? Bref...
3. La gestion de cette rébellion et de cette guerre est aussi autre point clé…
4. Le choix des élections sans désarmement des rebelles est un autre point qu’il convient d’examiner…
5. Le conflit après les élections suite à une «victoire bicéphale»: Celle de Gbagbo et celle d’Alassane… Est-ce par cette violence sur le peuple ivoirien qu’il fallait trouver une issue? 3000 MORTS pour qu’une personne soit le Président d’un pays? Je suis bien curieuse de voir ce que nous allons gagner en retour… Plus que ce que le Président Houphouët nous a donné en 33 ans, j’espère!
Dans la vie, lorsqu’on n'est pas conséquent dans ce qu’on fait, on paie cher! Et l'inconséquence dans la politique Ivoirienne a coûté cher au peuple qui en a payé un lourd tribut. Des morts, des morts et des morts…
Maintenant on fait quoi? Après la pluie, vient le beau temps dit l’adage populaire.
Et moi je dis: Après les causes qui ont poussé à un coup d’état, après le coup d’Etat manqué, après la rébellion, après le refus de désarmer ou les élections sans désarmement, après la proclamation de la «victoire à deux tête», après la guerre de l’ONU, de l’Amerique et de la France pour enlever le Président Gbagbo du Palais présidentiel afin d’y installer son adversaire Ouattara, après l’emprisonnement des adversaires politique de Ouattara pour célébrer «la dozocratie», après la double-investiture par Paul yao N’dré, qui est un déni de la constitution… on fait quoi maintenant? Ou alors qu’est-ce qu’on fait maintenant?
Vous avez dit guerre? Vous avez dit réconciliation? C’est quoi au fait le son de vos tam-tams au rythme desquels nous ne savons guère danser? La nouvelle danse ivoirienne baptisée «la paix canon à la main»?
A vous voir et à vous entendre, on dirait qu’y a deux options. Soit on choisit de continuer sur la logique de la guerre ou alors on choisit de faire la paix… Dans les deux cas, le «comment» est la vraie question.
• Si on veut faire la guerre, comment on la fait et qu'est-ce que le peuple gagne ou perd? A quel prix? A quel Sacrifice?
• Si on choisit de faire la paix, comment on la fait et qu’est-ce que le peuple gagne ou perd ? A quel prix? A quel Sacrifice?
Quand on parle de réconciliation, je suppose que c'est le choix de faire la paix qui est ainsi fait. Meilleur choix à priori! La condition de ce choix devrait être qu’il soit fait d'un commun accord, et que les modalités de l'accord soient définies par toutes les parties en conflit dans ce que le pays vient de traverser. Mais on ne joue pas au "brave ou django réconciliateur" dans le cas de la Côte d'Ivoire, où chaque leader a ses partisans qui ne jurent qu'en son nom. Que ces leaders soient bons ou mauvais, qu'ils soient compétents ou non, c'est leur force de représentation qui compte et non notre volonté qui ne peut se réaliser que dans l’illusion; celle de penser que nos marabouts peuvent dompter tout un peuple pour obtenir de lui ce que nous voulons «par tous les moyens…»
On peut faire la guerre à un peuple contre son gré, mais on ne peut pas faire la paix avec son adversaire ou son ennemi contre son gré tout de même!
Quelle est donc cette réconciliation unilatérale et imaginaire qui emmène à se réconcilier avec l’autre en l’emprisonnant, en le traquant, en le menaçant voire en le tuant? Pire, comment peut-on songer à une réconciliation dans un pays comme la Côte d’Ivoire en maintenant Laurent Gbagbo en prison??? Aké N’gbo en prison??? Affi N’guessan en prison??? Simone Gbagbo en prison??? Vous vous imaginez de voir les parents et partisans de Laurent Gbagbo venir se réconcilier avec vous pendant que vous le traitez comme si c’était lui qui avait financé la rébellion qui a endeuillé la Côte d’Ivoire depuis 2002!!! Nul n’étant parfait à part Dieu, Gbagbo dans sa légitime défense a peut-être fait des erreurs et de mauvais calculs. Néanmoins ces erreurs et mauvais calculs ne sauraient remplacer ou même cautionner cette attaque, ce pillage et cette déstabilisation dont la Côte d’Ivoire est victime. Alors vouloir avoir Gbagbo coût que coût au TPI et songer dans le même temps à une quelconque réconciliation est un faux calcul! Sauf si je me trompe.
«On se réconcilie à condition que vous la boucliez, que vous ne portiez plus de t-shirts à l’effigie de Gbagbo, que vous ne fassiez plus vos meetings ou alors que vous ne voyez plus Gbagbo comme votre leader… sinon, nos dozos baptisés en FRCI vont faire des descentes dans vos campements, vos villages, vos quartiers et dans vos meetings pour vous frapper, vous blesser, détruire tout sur leur passage… » Quelle est cette stratégie de réconciliation!?!
Ce comportement qui renvoie à « la paix canon à la main » est à bannir à mon avis.
Ahhh, j’oubliais que l’Afrique, c’est bien le monde à l’envers où la logique d’ailleurs ne nous sied guère! Néanmoins, faisons l’effort d’être réalistes. Libérez les PRISONNIERS DE LA FRANCE (Gbagbo et son équipe) afin que Gbagbo, Alassane et Bedié se réconcilient d’abord. Et le peuple suivra après. Faites aussi l’effort de former ceux de vos dozo-frci qui ne savent pas que désormais, ils doivent protéger la population et non la tuer… Et puis condamner-les, lorsqu’ils commettent des exactions sur le peuple, si jamais vous n’êtes pas leurs complices ou alors si ce n’est pas qui les envoyez dans ces missions funeste, odieux et «dozotiques».
NB : Au lieu de vous en prendre aux prophéties et aux prophètes par qui Dieu passe pour vous donner ses avertissements, il faut plutôt vous en prendre à Dieu lui-même; car c’est bien lui qui, dans sa Souveraineté, s’apprête à faire sa Justice depuis les lieux célestes… Et vous savez mieux que quiconque, pourquoi Dieu vous frapperait ou non, pour ce que vous avez fait à la Côte d’Ivoire, sa Nation choisie!
Partageons ces enseignements SVP!
A qui Dieu révèle-t-il ses plans définitifs?
• Amos 3:7 - Car le Seigneur, l'Éternel, ne fait rien sans avoir révélé son secret à ses serviteurs les prophètes.
• Luc 11:49 - C'est pourquoi aussi la sagesse de Dieu a dit: Je leur enverrai des prophètes et des apôtres; et ils en tueront et en persécuteront.
• Matthieu 24:11- Plusieurs faux prophètes s'élèveront, et ils égareront beaucoup de gens.
• Actes 2:17 - Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute sorte de chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront.
• Nombres 12:6 - Lorsqu'il y aura parmi vous un prophète, c'est dans une vision que moi, l'Éternel, je me révélerai à lui, c'est dans un songe que je lui parlerai.
• Jérémie 28:9 - Si un prophète prophétise la paix, c'est par l'accomplissement de ce qu'il prophétise qu'il sera reconnu comme véritablement envoyé par l'Éternel.
• 1 Thessaloniciens 5:20, 21 - Ne méprisez pas les prophéties. Mais examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon.
• 2 Chroniques 20:20 - (…) Confiez-vous en l'Éternel, votre Dieu, et vous serez affermis; confiez-vous en ses prophètes, et vous réussirez.
• Esaïe 8:20 - A la loi et au témoignage! Si l'on ne parle pas ainsi, Il n'y aura point d'aurore pour le peuple.
Dieu bénisse et restaure la Côte d’Ivoire!
15 Octobre, 2011

Une contribution de Rosalie Kouamé «Roska»

Présidente Fondatrice - Fondation Roskaroska_net@hotmail.com roska_net@yahoo.com