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21/09/2011

René Hokou Légré, président intérimaire de la Lidho : “Il faut sanctionner tous les coupables d’exactions sans considération de camp politique”

Source : Notre voie du 21/09/2011


Le 19 septembre 2002, la Côte d’Ivoire a basculé dans la guerre à la suite d’une tentative de coup d’Etat manqué, qui s’est muée en rébellion. Comme tout conflit armé, C’est une situation qui est marquée par de nombreuses violations de droits de l’homme. Qui se sont accentuées à la faveur de la crise post électorale, avec des tueries en masse, et de nombreuses exécutions sommaires. Le président de la Ligue ivoirienne des droits de l’homme (Lidho), Réné Okou Légré, lève, ici, le coin de voile sur la situation des droits humains. Il exige que tous les auteurs des crimes soient sanctionnés, y compris, ceux que le procureur de la République, assimile à des sauveurs.
Notre Voie : Quel est le regard de la Lidho sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire ?
René Hokou Légré : La situation des droits de l’homme au regard de ce que nous avons vécu ces derniers mois, avec la guerre, est préoccupante. La guerre est le sommet des violations. La Côte d’Ivoire n’a pas échappé à la règle. Nous avons connu des situations qu’on ne pouvait pas imaginer dans ce pays épris de paix et de dialogue. On a vu venir les choses, mais les Ivoiriens dans leur foi en l’avenir de leur pays ont toujours pensé qu’il y aurait un sursaut d’orgueil qui pouvait nous permettre d’éviter cette confrontation. Ce conflit a été le cadre de très graves violations des droits de l’homme. Des atteintes graves à la vie. Une mort est une mort, mais une mort qui est causée dans des conditions qui sont celles qu’on a connues, dénote de la déshumanisation d’une partie importante de la population. Des personnes qui sont brûlées vives ; des personnes qui sont écartelées ; des femmes enceintes éventrées. Ce sont des situations qu’on ne pouvait pas imaginer quelques soient les récriminations des uns contre les autres. On a atteint les sommets en terme d’atteinte à la vie ; en terme d’atteinte aux libertés, même les plus élémentaires. On a fait un pas en arrière. Même les acquis les plus élémentaires ont été remis en cause. Liberté d’opinions, liberté de presse, tout y est passé.

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René Hokou Légré, président intérimaire de la Lidho : “Il faut sanctionner tous les coupables d’exactions sans considération de camp politique”

Source : Notre voie du 21/09/2011


Le 19 septembre 2002, la Côte d’Ivoire a basculé dans la guerre à la suite d’une tentative de coup d’Etat manqué, qui s’est muée en rébellion. Comme tout conflit armé, C’est une situation qui est marquée par de nombreuses violations de droits de l’homme. Qui se sont accentuées à la faveur de la crise post électorale, avec des tueries en masse, et de nombreuses exécutions sommaires. Le président de la Ligue ivoirienne des droits de l’homme (Lidho), Réné Okou Légré, lève, ici, le coin de voile sur la situation des droits humains. Il exige que tous les auteurs des crimes soient sanctionnés, y compris, ceux que le procureur de la République, assimile à des sauveurs.
Notre Voie : Quel est le regard de la Lidho sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire ?
René Hokou Légré : La situation des droits de l’homme au regard de ce que nous avons vécu ces derniers mois, avec la guerre, est préoccupante. La guerre est le sommet des violations. La Côte d’Ivoire n’a pas échappé à la règle. Nous avons connu des situations qu’on ne pouvait pas imaginer dans ce pays épris de paix et de dialogue. On a vu venir les choses, mais les Ivoiriens dans leur foi en l’avenir de leur pays ont toujours pensé qu’il y aurait un sursaut d’orgueil qui pouvait nous permettre d’éviter cette confrontation. Ce conflit a été le cadre de très graves violations des droits de l’homme. Des atteintes graves à la vie. Une mort est une mort, mais une mort qui est causée dans des conditions qui sont celles qu’on a connues, dénote de la déshumanisation d’une partie importante de la population. Des personnes qui sont brûlées vives ; des personnes qui sont écartelées ; des femmes enceintes éventrées. Ce sont des situations qu’on ne pouvait pas imaginer quelques soient les récriminations des uns contre les autres. On a atteint les sommets en terme d’atteinte à la vie ; en terme d’atteinte aux libertés, même les plus élémentaires. On a fait un pas en arrière. Même les acquis les plus élémentaires ont été remis en cause. Liberté d’opinions, liberté de presse, tout y est passé.

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