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08/12/2011

Nous ne tremblerons plus au son de leur trompette! Un message à l'attention du président Gbagbo et aux peuples d'Afrique

Nous ne tremblerons plus au son de leur trompette!
Un message à l'attention du président Gbagbo et aux peuples d'Afrique

Dans notre tradition africaine héritée jalousement des Ancêtres, le procès a pour but majeur, sinon exclusif, de restaurer la paix dans la communauté divisée mais aussi dans les cœurs. Un dicton burkinatrombé dit d’ailleurs à ce propos que la palabre sauve le village. Car, ainsi que le précise aussi un proverbe wolof : « Il n’y a pas deux personnes qui ne s’entendent pas ; il y a seulement deux personnes qui n’ont pas discuté ». Madiba Mandela, noble fils de l’Afrique, est resté fidèle à cet enseignement des aînés. « Asseyons-nous et discutons ! », aimiez-vous à répéter à vos adversaires ; « Asseyons-nous et recomptons les voix ! », leur aviez-vous martelé des mois durant. Mais ils ne vous ont pas écouté.

Ceci parce qu’un petit nombre prétendument « international » a confisqué la parole, pris la justice en otage au nom des « droits de l’homme ». Mais dans notre Afrique historique et sage, où des mondes, des mentalités et des temps différents se superposent comme l’affirme le savant malien Hampâté Bâ, ils ne peuvent réussir une telle entreprise que par la violence, oubliant que le plus fort, celui qui gagne, le gagneur est peut-être dans l’humanité, celui qui nous amène à la régression. Car la force primaire, la force brute n’est pas primée dans nos sociétés. (Michel Serres).

Dans notre tradition africaine donc, M. le Président, un dicton ibo dit « qu’un procès n’exclut personne ». C’est-à-dire que le public n’est pas simplement présent en spectateur muet, il est autorisé à faire entendre son opinion. La mienne sera à travers cette correspondance mensuelle que je compte établir avec vous ; aussi longtemps que durera votre incarcération.

C’est, à travers ma plume, la voix de millions d’Africains du continent : Ivoiriens, Camerounais, Maliens, Sénégalais, Ougandais, Ghanéens, Algériens, Libyens, etc.

C’est aussi celle de millions d’autres, Africains de la diaspora et Descendants africains vivant dans le monde : en France, en Allemagne, en Chine, en Guadeloupe, en Haïti, au Canada, en Australie, etc.

C’est enfin celle de tous les combattants de la liberté de toutes confessions religieuses ou obédiences politiques: juifs, chrétiens, musulmans, bouddhistes, athées, socialistes, démocrates, républicains, communistes, etc.

Tous nous sommes là, Arc-en-ciel de liberté, défenseurs de notre humanité menacée, symbole de résistance contre l’injustice.

Tous nous voulons écrire cette page de notre histoire africaine avec vous ; Tous nous voulons marcher avec vous sur les traces de note humanité.

En introduction de son livre, Histoire de France, Pierre Miquel déclare : « Il y a des pays sans histoire. La France n’est pas de ceux-là. » Cette affirmation, de la plume même d’un historien, peut paraître choquante. On s’accorderait volontiers à dire que le terme « histoire » revêt une certaine ambiguïté ici, mais c’est sans compter sur cette autre déclaration, tout aussi célèbre, d’un fils d’immigré hongrois, que les Gaulois, pour leur malheur et perte, se sont choisi comme empereur-roi et qui déclarait triomphant à Dakar en 2006 que « le paysan africain n’est pas suffisamment entré dans l’histoire… ».

Mon cher Président, en votre qualité d’historien et de sage africain, permettez-moi de vous poser cette question toute simple : « C’est quoi l’histoire ? Se peut-il que nous n’ayons pas le même sens des réalités historiques que ces gens-là ?».

Ce questionnement, à mon humble avis, mérite d’être posé au préalable, car il nous permet de comprendre, ainsi que le notait déjà l’illustre sage et patriote africain, Cheikh Anta Diop, à son fils spirituel Théophile Obenga que toute réalité sérieuse et profonde ne peut s’expliquer et se comprendre que dans le cadre de règles, d’idées, de valeurs culturelles et de méthodologies que l’on prend pour modèle ou guide et qu’il a désigné par le terme de « paradigme culturel ». En d’autres termes, nous ne pourrions nous comprendre, comprendre nos référents religieux ou socio-culturels, nos valeurs, le sens et la portée de notre destinée, le cours de notre histoire et partant, sa définition même, que si nous ne sacrifions pas tous sur l’autel de la pensée unique, souvent tyrannique et impérialiste occidentale.

Il y a plus de deux mille ans, Sima Quian (145-86 av. JC), le premier historien chinois, affirmait avec assurance : «Ceux qui n’oublient pas le passé sont maîtres de l’avenir ». Ce qui signifie en d’autres termes que la survie d’un peuple dépend de la sauvegarde de sa mémoire, de son histoire. Comment donc nous construire un avenir certain lorsqu’on nous dénie ce recours au passé qui est nôtre, ce rapport dialectique à notre propre histoire ? Comment être maîtres du futur quand on n’est pas maîtres du passé, quand ce dernier semble même n’avoir jamais existé ? Au-delà donc de toutes ces tripatouilles du sens de l’histoire, la seule certitude vraie est que la Volksseele (âme du peuple) et le Volksgeist (esprit du peuple) se forgent dans le rapport dialectique que ce dernier entretient avec son passé ; Falsifier donc ce rapport, l’occulter ou le renier même, c’est courir le risque de faire des êtres concernés, non plus des hommes et des femmes agissant et pensant, mais de pauvres ombres esclaves au service de l’imposteur.

Lorsqu’on emprisonne les historiens et sages d’un peuple, c’est l’âme de ce peuple qu’on veut emprisonner, c’est son esprit qu’on veut corrompre ; c’est son génie surtout qu’on veut stopper. L’entreprise n’est malheureusement pas récente. Elle a plutôt la peau dure et la nuque raide. Solide comme une forteresse, elle traverse les siècles et les époques, et à chaque fois, transforme et pervertit les mentalités qu’elle influence. Comment croire qu’ils ne le savent pas, que nous avons une histoire, que de toutes les histoires, notre histoire est. Qu’elle est ce qui est. Comment leur faire accepter notre passé une fois pour toutes ? Leur faire respecter nos historiens et hommes sages ?
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26/09/2011

Sarkozy peut-il encore être candidat ?

Source : Telediaspora.net : du 26/09/2011

Nicolas Sarkozy peut-il encore être candidat ? La question n'avait pas encore été posée publiquement à droite, même si elle provoque depuis des mois de nombreux conciliabules. Cette fois, la voici au centre de la place publique. Le chef de l'Etat peut-il se représenter ? Peut-il conduire une majorité avec quelque chance de l'emporter lors de la présidentielle du printemps 2012 ? Toujours subtil dans l'art du planter de couteau, l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin l'a énoncé dès dimanche soir sur les télévisions : « S'il est candidat, Nicolas Sarkozy sera notre candidat. »

Tout est bien sûr dans le « si ». Car Nicolas Sarkozy se trouve aujourd'hui dans une situation tout à fait inédite sous la Ve République. La perte du Sénat par la majorité, une première depuis 1958, vient le souligner de manière spectaculaire. Enfin ! Cette alternance vient utilement, même si trop tardivement, montrer que nous sommes bien dans un régime démocratique, avec certes de dramatiques insuffisances, que nous n'avons jamais cessé de dénoncer à Mediapart. Cette Ve République, faite d'un faux présidentialisme (parce que sans contre-pouvoir), ressort plus de la monarchie républicaine, d'un bonapartisme aménagé, bref, elle organise une démocratie de faible intensité.

Le basculement du Sénat, jusque-là réservé à la droite par le biais d'un scrutin quasi censitaire (un corps électoral de 150.000 grands électeurs avec une sur-représentation des zones électorales traditionnellement conservatrices), vient soudain souligner l'usure du régime. Et, surtout, la défaite de l'hyperprésidence Sarkozy. Il y avait eu les défaites des municipales, des régionales, des cantonales. Et voilà maintenant ce qui ressemble fort à un séisme institutionnel. Pour en prendre la mesure, il suffit de se souvenir de la guerre de tranchées engagée dans les années 1980 entre le Palais du Luxembourg et la présidence de François Mitterrand.

Nous en sommes donc là : aucun président avant Nicolas Sarkozy n'a connu une telle combinaison de facteurs politiques négatifs et de dangers judiciaires. Car, il faut bien sûr le souligner : cette défaite politique intervient précisément au moment où l'Elysée se retrouve cerné par un scandale sans précédent, celui de l'affaire Karachi/Takieddine. Une affaire où se mêlent la mort de onze Français, de présumés financements occultes de campagne électorale mais aussi de possibles faits de corruption et d'enrichissement personnel qui ont perduré – par exemple via des contrats avec le dictateur libyen Kadhafi – jusqu'en 2008-2009.

Versant politique, versant judiciaire : c'est le cœur même de la Sarkozie qui semble sur le point d'être emporté. D'où une inquiétude grandissante des responsables de la droite et cette question : peut-il, doit-il y avoir une candidature alternative pour tenter d'échapper au désastre ?

La réponse se construira progressivement dans les semaines à venir. A partir d'un constat qui semble cette fois partagé : il ne reste plus grand-chose de ce qui avait fait la dynamique de victoire de Sarkozy avant et juste après 2007.

Symbole de ces difficultés présidentielles : la victoire à Paris de Pierre Charon, à la tête d'une liste dissidente contre l'avis du Président. Ce vieil ami de l'ancien maire de Neuilly, reconverti à l'Elysée en bouffon du Roi et protecteur de Carla Bruni, tant ses blagues et ses manœuvres amusèrent, fut limogé il y a quelques mois. Il n'a pas voulu l'entendre ainsi. Et il l'emporte. Comme l'emporta Patrick Devedjian au conseil général des Hauts-de-Seine, lorsqu'il s'opposa frontalement au limogeage décidé par la Sarkozie, emmenée dans ce département par les époux Balkany. Et Isabelle Balkany, après avoir été battue aux cantonales, est d'ailleurs battue ce dimanche aux sénatoriales, doublée par une liste dissidente construite contre les sarkozystes!

Il est ainsi frappant de voir combien de proches ou de ceux qui furent « fabriqués » ou promus par Nicolas Sarkozy ont aujourd'hui basculé dans l'opposition au chef de l'Etat : Rachida Dati, Rama Yade, Jean-Louis Borloo, Hervé Morin, Patrick Devedjian, Pierre Charon, Fadela Amara, Dominique Paillé... De la grande stratégie d'ouverture tant vantée par le président, il ne reste rien – à la notable exception, il est vrai, d'Eric Besson, qui n'est plus grand-chose : Jean-Pierre Jouyet fait désormais la campagne de François Hollande, et Martin Hirsch ne manque plus une occasion de dire le mal qu'il pense de cette majorité. Tandis que d'autres personnalités (Christian Blanc, Bernard Kouchner) ont sombré dans les oubliettes.

Juppé, Borloo, Villepin, Bayrou, Raffarin

Où est donc cette « dream-team » ou cette « Star-Ac » qui permit la dynamique du début de mandat de Nicolas Sarkozy ? Elle s'est dissoute, ne laissant que quelques acteurs comme Valérie Pécresse, Nathalie Kosciusko-Morizet et Xavier Bertrand : on conviendra que l'opinion a du mal à les remarquer...

Hors Nadine Morano – qui reprend avec une conviction sincère le rôle de Frédéric Lefebvre – et Claude Guéant, le chef de l'Etat n'a donc plus de spectaculaires grognards à même de faire vibrer l'opinion. Et ses colères, régulièrement rapportées par la presse, lorsqu'il enjoint aux uns et aux autres de monter en défense de l'Elysée, viennent bien souligner cet isolement nouveau.

Isolé mais aussi cerné désormais par tous ceux qu'il avait négligés, combattus ou humiliés avant et aussitôt après son élection de 2007. Les chiraquiens sont là, tels Juppé, Baroin, Le Maire, Bachelot, certes engagés à plein dans ce gouvernement mais demeurant si ce n'est étrangers, en tous les cas distants.

Ils l'ont déjà fait ou vont le faire savoir plus bruyamment à l'occasion des développements judiciaires du scandale Karachi/Takieddine. Eux ont fait la campagne de Chirac en 1995 et n'ont donc rien à voir, vont-ils souligner, avec le système de financement occulte qui apparaît avoir été construit sur les contrats d'armement. Ils n'ont rien à voir avec ce premier cercle sarkozyste dont les chevilles ouvrières ont été durant plus de vingt ans Patrick Gaubert, Nicolas Bazire, Brice Hortefeux, Claude Guéant et qui sont, aujourd'hui, tous inquiétés à des titres divers par la justice, si ce n'est déjà mis en examen.

Soupçons de financements occultes, corruption, enrichissement, surveillance téléphonique, pressions sur la justice, trafic d'influence : il y a un an l'affaire Bettencourt avait fait surgir ses possibles délits (ils sont encore à l'instruction). Voilà que le scandale Takieddine leur donne une tout autre dimension puisqu'il aide à dévoiler, non pas seulement la seule affaire du financement de la campagne présidentielle de 1995, mais la mise en place d'un système qui pourrait avoir perduré jusqu'en 2009, comme le montrent nos nombreuses enquêtes publiées depuis le début de l'été.

La droite ne pourra pas assumer un scandale de cette ampleur qui s'ajoute à d'incessantes défaites électorales. C'est déjà l'avertissement lancé par Jean-Louis Borloo et Hervé Morin qui se disent déterminés à construire une candidature centriste restant amarrée à l'UMP. C'est aussi en ce sens qu'il faut analyser la trajectoire marginale de Dominique de Villepin, qui a décidé la semaine dernière de saborder son mouvement République solidaire, pour, dit-il, retrouver une pleine et entière liberté. Juppé, Borloo, Villepin, Bayrou, Raffarin : cette configuration fait rire aujourd'hui. Mais dans trois mois ?



19/09/2011

Sarkozy est-il un néocolonisateur? La visite de Nicolas Sarkozy et David Cameron en Libye n’enthousiasme pas outre mesure les observateurs arabes.


Source : Telediaspora.net : du 18/09/2011



«Vous avez voulu la paix, vous avez voulu la liberté, vous voulez le progrès économique, la France, la Grande-Bretagne et l'Europe seront aux côtés du peuple libyen».

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14/09/2011

Bombardement de la résidence du Chef de l’Etat: Le président Laurent Gbagbo porte plainte contre l’armée française

Le président Laurent Gbagbo a porté plainte contre l’armée française depuis le 5 juillet dernier auprès du tribunal aux armées de Paris pour assassinat et tentative d’assassinat. C’est son porte parole Koné Katinan qui a donné l’information dans un courrier daté du 7 septembre dernier qu’il a adressé au président français Nicolas Sarkozy. Notre voie a obtenu une copie de ce courrier qu’il vous propose.

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12/09/2011

Yamoussoukro: Philippe-Rémond enterré dans la broussaille



Source : Notre voie du 11/09/2011


Tué par les éléments des FRCI d’Alassane Dramane Ouattara le 31 mars dernier, lorsqu’ils sont entrés dans la capitale politique de la Côte d’Ivoire, le français Philippe Rémond Gabriel Hervé a été porté en terre jeudi dernier. Ses amis, les enseignants de l’INP-HB où il enseignait les sciences industrielles, les rotariens et quelques ressortissants français vivant à Yamoussoukro lui ont rendu un dernier hommage en présence du Consul de France. La cérémonie de séparation s’est déroulée dans les locaux d’Ivosep, dans la sobriété et la douleur.
Par la volonté du président de la République française, Nicolas Sarkozy, Philippe-Rémond Gabriel Hervé a été traité avec mépris. C'est-à-dire pas comme un ressortissant français. Alors que son père fut un officier (capitaine) de l’armée française. Pilote de son état, son avion a été abattu au cours d’une opération pour le compte de son pays. Sa mère d’un âge très avancé aujourd’hui, fut agent des services de renseignements généraux de la France. Philippe-Rémond a choisi de rester en Côte d’Ivoire après avoir été coopérant au Sénégal.
Malgré tous ces services que ses parents ont rendus à la France, le corps de Philippe n’a pas été rapatrié dans son pays, pour être remis à sa famille. Pire, son cercueil a été jeté dans une fausse dépourvue de toutes les commodités requises, dans un cimetière broussailleux qui risque d’être rasé dans les années à venir. Le président français n’a vraiment que faire d’un Français qui refuse de marcher dans le sillon tracé par son pays des droits de l’homme et des libertés. La preuve, ses assassins qui sont bien des hommes de l’armée de Ouattara jouissent actuellement d’une liberté totale. Aussi, sa mort n’a été annoncée de manière officielle, dans aucun des organes de la place. C’est dans les 24 heures qui ont précédé son inhumation que certains de ses amis et connaissances ont été informés.
On sait que des officiers des ex-FDS ont été inculpés, sous prétexte qu’ils auraient commandité la mort de M. Yves Lambelin. La dépouille mortelle de ce dernier a été rapatriée en France où elle a eu droit à tous les honneurs. Le tort de Philippe est qu’il a été un supporteur du Président Laurent Gbagbo. Sa mort montre bien que dans la France sarkozyenne, un Français n’est pas forcément l’égal d’un autre.



Ouattara Abdul-Mohamed

08/09/2011

Depuis Korhogo : Tout sur l'état d'esprit du président Gbagbo

L’analyse historique du fondateur du FPI est claire et sans concession. La Côte d’Ivoire de 2011 vit une occupation qui ne dit pas son nom. Comme la France de 1940, sous le joug d’Hitler en dépit de l’existence d’un «masque» local.

Plus que jamais debout. Selon des sources qui ont eu un accès direct à Laurent Gbagbo, le président ivoirien renversé par l’armée française va bien. Très bien même. Il jouit d’une «bonne acuité physique et intellectuelle». Privé de journaux par des adversaires qui n’ont décidément aucun sens de la grandeur, l’otage de Korhogo est pourtant toujours 100% politique, et a une conscience très aiguë des enjeux aux points de vue national et international.

Le président Laurent Gbagbo garde sa dignité intacte et est un peu gêné de la – nécessaire – dénonciation de ses conditions de détention par certains de ses avocats. Certes, il n’est pas détenu au sein de la Résidence présidentielle de Korhogo, contrairement aux propos (volontairement ?) inexacts d’Alassane Ouattara lors de l’interview accordée à CNN lors de son récent séjour américain. Mais Gbagbo «n’a pas de problème».

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23:25 Publié dans SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : korhogo, gbagbo, onu, fpi, sarkozy, hitler